Non c’est juste que de payer 20 € l’entrée, 14€ le verre, pour transpirer dans une salle surchauffée au son de la même playlist standardisé depuis 10 ans, dans une ambiance de creuvard tinder. Les videurs y décident qui “a le droit” de s’amuser selon la tenue ou le physique, pendant que, à l’intérieur, les meufs doivent composer avec des mains baladeuses et un sentiment d’insécurité trop souvent ignoré.
Ce n’est plus une expérience culturelle ou musicale : c’est devenu un produit standardisé, cher et excluant, où la consommation prime sur l’émotion. Pendant ce temps, avec le même budget, les jeunes peuvent aller en festival, en open air ou dans certaines soirées de collectifs, voir les artistes qu’ils aiment vraiment, entourés de leurs potes, dans une ambiance plus détendu où personne ne juge ou discrimine à la porte d’entrée.
Les discothèques ne meurent pas parce que la jeunesse a changé, mais parce que le produit qu’on leur vend est devenu hors de prix et sans âme.