Je ne crois pas vous en avoir déjà parlé, ce qui m’étonnerait.
Dans le cas contraire, je ne me répéterai jamais assez :
Courez lire Dali. Entendez cette langue que jalouse le silence. Courez lire ce blog comme on en fait plus.
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Pour exemple : lire le scan d'un Pléiade laisse de côté sa fabrication, son contexte, la qualité et l'origine du papier chosi, la reliure, ainsi que l'histoire et les références qui s'y rattachent. Pas d'idôlatrie ici, juste un morceau d'hostoire qu'on assume d'ignorer.
Oui, et c'est bien pire que celà.
Au-delà de ne plus avoir accès à la matière du livre détruit, c'est la matière même qui fait notre intelligence qu'on laisse détruire.
L'interaction avec un livre ne se limite pas à sa lecture, mais se propage à :
Ceci est plus le signe d'une incompréhension du fonctionnement des LLMs qu'autre chose.
Lire un livre et consulter un LLM à son propos ne sont pas pareils puisque que le LLM ne mémorise pas le livre mais plutôt les relations entre des tokens qu'il recalcule à chaque prompt.
Et dernière chose : croire que lire un scan remplace l'acte de lire un livre est illusoire. Certes, la lecture numérique sauve un espect de la lecture. Mais elle "a" une sinéité existentielle : elle laisse en rade une partie importante de l'édition elle-même.
@Soumeylane je ne sais pas si tu as vu Anatomie D'Une Chute aussi, mais dans la liste des contre-champs catastrophiques, je ne pardonnerai jamais le cut sur Samuel pendant la tirade de Sandra...
@Soumeylane Tu as peut-être raison, il y a effectivement, peut-être, un moralisme. Maintenant que j'y repense, la fin d'Oppenheimer en est une preuve, avec les réminiscences de culpabilité après la rencontre avec Einstein, comme exact reflet à l'Athéna de ce film.
@Soumeylane C'est pour cela que je trouve un point positif à son totalitarisme : celle de tout recentrer sur notre propre banalité.
Son biais, certes, est américain (avec le pseudo-humanisme qui va avec). Mais c'est un biais nihiliste, que je peux comprendre.
@Soumeylane Ou alors, comme nous, croyants sans culte, on craint plus l'immédiate sanction sociale et humaine que divine (comme Ulysse craignant plus le châtiment d'Agammemnon que de Poséidon). Ce qui rééquilibre le côté bancal dont je parlais plus haut.