Climatisation.
Je le redis, une fois de plus : la France a commis une énorme erreur ! Pourquoi ?
À l'origine, dans le cadre du plan Messmer, le développement de la climatisation était aussi important conceptuellement que le chauffage électrique.
Pourquoi ? Parce que le nucléaire est une industrie de coût fixe, conçue, techniquement et économiquement pour fonctionner à puissance constante, hors arrêts de tranche pour rechargement et maintenance.
Moins vous modulez la puissance du nucléaire, plus vous améliorez sa performance.
Donc, quand vous avez une forte puissance appelée en hiver (chauffage), il est logique de développer des usages d'été, dont la clim, pour "lisser" la courbe de charge et avoir une utilisation rationnelle du nucléaire.
Tout autre raisonnement est une grosse fadaise de personnes qui ne connaissent pas l'économie du système électrique ou, pire, sont des idéologues comme l'ADEME et les écolos, ou, pire encore, sont des affairistes, comme les gaziers.
Donc, sur le plan de l'intérêt général avec le parc nucléaire que l'on a, ne pas développer la clim est une double erreur ! On pénalise le confort et la santé de nos concitoyens en général, et non pas des seuls malades ou personnes âgées ; on pénalise la rentabilité du nucléaire.
On mesure alors l'immense bêtise de cette phrase stupide : "la meilleure énergie est celle que l'on ne consomme pas" répétée à l'envi par des crétins qui n'ont rien compris !
On mesure aussi l'immense erreur (tromperie) commise sous l'influence des écolos et de l'ADEME (pléonasme dont je m'excuse), qui a été de faire porter l'essentiel des efforts de maîtrise de l'énergie sur l'électricité depuis la fin des années 90 !
Sur le plan politique, on est en pleine forfaiture !
J'ajoute que le développement du solaire est évidemment favorable à la climatisation, puisqu'il produit... au moment les plus chauds de la journée lorsque le soleil brille, et chauffe !
Donc, ne pas développer la clim est une immense bêtise sur tous les plans qui démontre l'incapacité d'une classe politique à penser rationnellement dans le cadre de l'intérêt général qui commence par celui des citoyens !
Quand on aura comptabilisé les morts liés à la chaleur, la raison reviendra peut-être.
Très beau texte de Sam Harris ("Pourquoi je ne débattrai pas avec les détracteurs d'Israël") dont je retiens ce paragraphe en particulier parce qu'il répond à ceux qui se demandent pourquoi je combats aussi durement l'antisémitisme, sans aucune considération du prix personnel à payer alors que je ne suis pas juif. Ce qui pas exact au passage: tout comme de nombreux autres citoyens européens, je suis juif et sioniste depuis le 7/10 et le déferlement d'horreurs haineuses portées par LFI et les islamo-gauchistes qui confondent sciemment défense des Palestiniens et antisémitisme.
"Pourquoi la lutte contre l’antisémitisme est-elle importante ? Pour les juifs, la réponse est évidente, mais pour les autres ? Elle est importante parce que, lorsqu’on examine ce que les antisémites haïssent également, on constate qu’ils haïssent tout ce qui rend possible des sociétés culturellement riches, diversifiées et ouvertes. Les antisémites n’apportent pas seulement leur haine des juifs : ils apportent la censure, la répression politique, le complotisme, la déshumanisation, la désignation de boucs émissaires. Dénoncer l’antisémitisme va bien au-delà de la défense des juifs, c'est une défense de l’architecture morale et institutionnelle qui fondent les sociétés libres".
https://t.co/DvRocYzN2f
Rafaël Glucksmann, que nombre de mes amis candides s'obstinent à considérer comme l'espoir de la social-démocratie, moins pire que le reste à gauche, a lancé sa campagne présidentielle hier en lançant (croyant sans doute s'inspirer du fameux "mon ennemi c'est la Finance" de Hollande (à l'époque je m'étais dit "il aurait pu aussi dire "mon ennemi c'est le découvert à la fin du mois"), "mon ennemi c'est Elon Musk". Alors, on peut reprocher bien des choses à Musk, ses ingérences (euh, les milliardaires de gauche aussi, non ?), son flirt avec Trump, etc, mais ne pas oublier aussi qu'il a rendu Internet accessible à des zones reculées de la planète facilitant la vie des gens, qu'il a aidé, malgré quelques anicroches, l'Ukraine à se défendre, divisé par vingt le coût d'envoi d'un satellite dans l'espace, etc, mais l'essentiel n'est pas là ; si un candidat de centre gauche se focalise sur lui mais pas sur les défis de la Chine, les dangers du Kremlin, le risque de banqueroute de l'Etat providence, de disparition de notre industrie faute d'adaptation à l'IA, de l'écologie punitive, et surtout des dangers de l'islamisme, eh bien c'est qu'il n'a RIEN compris. La gauche raisonnable va devoir se trouver un autre champion (Mister Cazeneuve, could you, please, go forward ?)
"Canceled" ou si vous préférez "effacé" par le gouvernement français en raison de mon combat contre l'antisémitisme, je ne pensais pas connaitre ça en 2026 !
Je devais faire une conférence ce matin devant une soixantaine de hauts dirigeants qui suivent le "cycle supérieur du développement durable" (CSDD) dirigé par Guillaume Leforestier qui dépend du Ministre de la transition écologique, Monique Barbut (aucun des deux n'a de compte X). Sujet: les résistances internes des institutions communautaires au détricotage du Green deal. Tout était calé depuis fin avril.
Vendredi, je reçois un appel de l'une des responsables de la session de formation de ce mardi: une sous-directrice (je ne sais pas qui en dépit de mes demandes) lui a demandé d'annuler ma conférence à cause de la polémique initiée par LFI qui n'a pas supporté que je publie sur ma page FB personnelle, le 29 mai, le mural de @PalomboArtist représentant Hitler portant un keffieh et un brassard "hate". La fonctionnaire, "très peinée" selon mon interlocutrice, craignait que ma seule présence provoque une polémique parmi les étudiants (qui payent). Alors même que ce n'était absolument pas le sujet de la conférence: on me fait payer mes engagements.
Autrement dit, le fait que je combatte l'antisémitisme devenu virulent depuis le 7/10 et que je déplaise à l'écosystème éléfiste est considéré par le gouvernement @SebLecornu comme un problème. Jusque-là la "canceled culture" touchait des évènements privés ou des universités qui expulsaient des juifs parce que juifs. Cette fois-ci, on franchit un seuil: c'est directement une formation gérée par un ministre de la République qui efface un supposé "complice des génocidaires", une expression chère à LFI. Autant pour la liberté d'expression garantie par la Constitution française.
J'ai évidemment demandé que la fonctionnaire ayant pris cette décision m'envoie un mail confirmant cette annulation. Elle l'a envoyé, mais pas à moi directement. Les responsables de la formation me l'ont communiqué sans signature (les pauvres chéris n'assument pas) : "les raisons" de l'annulation, lit-on, sont "techniques". C'est tellement le cas que le mail indique : "je vous remercie d'assurer l'information auprès de Mr Quatremer, de gérer les suites et en gérant également la confidentialité liées aux agents de l'Etat". Quelqu'un a oublié que l'on ne pouvait contraindre au silence un journaliste (surtout moi).
J'ai joint le cabinet de la ministre, Monique Barbut, et je n'ai eu aucun retour pour l'instant.
Cet enchainement de petites lâchetés, de peurs, de volonté de complaire à l'idéologie supposé dominante du moment me rappelle une période historique, mais laquelle?
J’aime beaucoup cette réunion faite par @CarolineFourest de Morin et Hessel, deux vieilles tartines dégoulinantes de confiote bienveillante, adulées par une jeunesse sans histoire en quête d’un combat pour le bien qui pave le chemin vers l’enfer.
[🇮🇹Lacha te mi condouiré 🚙]
Avec plus de 500km parcourus au volant de ma Skoda Merdika dans les Pouilles, je peux enfin vous livrer mon analyse des techniques de conduite à l'italienne.
Autoroute, montagne, ville j'ai tout testé.
Un thread survie routière en milieu hostile 😱
🔴🇫🇷⚡️ | Plus de 500 000 € de fonds européens présumés détournés, un rapport de l’OLAF recommandant des poursuites, une enquête ouverte depuis des années… et pourtant aucune mise en examen de Jean-Luc Mélenchon.
Selon Le Canard Enchaîné, le leader de LFI n’a plus été entendu depuis 2018 malgré les conclusions de l’Office européen de lutte antifraude estimant que plusieurs assistants parlementaires travaillaient davantage pour LFI que pour leur mandat européen. Bruxelles évalue toujours le préjudice à
505 904 €.
Malgré cela, les juges ont clôturé leur instruction le 7 mai sans mise en examen de Jean-Luc Mélenchon ni d'aucun autre responsable insoumis.
Seuls deux anciens assistants restent sous le statut de témoins assistés.
Le parquet de Paris dispose désormais de trois mois pour demander soit des poursuites, soit un abandon de l'affaire.
Dans le même temps, Le Parisien révèle l’existence des « Phrygiens », un réseau discret de hauts fonctionnaires et cadres administratifs proches de Jean-Luc Mélenchon, préparant depuis des années une arrivée de LFI au pouvoir jusque dans les rouages de l’État.
Une question commence donc à émerger chez beaucoup de Français : qui protège réellement Jean-Luc Mélenchon ?
Car pendant que certains citoyens voient la justice agir avec une rapidité implacable, l’affaire des assistants parlementaires insoumis donne, elle, le sentiment d’un dossier enlisé depuis des années malgré les recommandations de l’OLAF et l’importance des sommes évoquées.
📌 Entre réseaux d’influence, relais administratifs, soutiens idéologiques et proximité avec certaines sphères institutionnelles, l’impression d’un système de protection politico-administratif autour du chef de LFI devient un sujet politique à part entière.
#France #Mélenchon #LFI #Politique #SWNews
🔴 Ceux qui ont "génocide" sur les lèvres H24 liront-ils les 300 pages de la Commission Civile du 7 Octobre qui conclut que les atrocités commises par le Hamas & co. 7/10 constituent des actes génocidaires au regard du droit international ?
Un petit 🧵
1/10⬇️
1/9
Pourquoi les raffineries en France semblent-elles toujours en crise alors que le prix à la pompe bat des records ? C’est un paradoxe qui cache une réalité industrielle : le raffinage français est pris entre le marteau et l'enclume. Pas de faucille par contre.
Communiquer par la pensée avec les machines,
Produire de l'eau potable partout,
Dépasser silencieusement le mur du son,
Construire un télescope géant,
Détecter la maladie de Parkinson 7 ans avant les premiers symptômes…
Électroscope #23, par @aympontier ⬇️
🧶1/7
#actualité#géopolitique#LamatinaleduBourdillon aka #CanardHirsute
-----------------
1 Tweeter
Bonjour à tous. C’est une chronique pas du tout géopolitique et un peu personnelle ce matin, la 631ème en 28 mois de Canard Hirsute, pour annoncer…un léger souci. En effet, le changement d’algorithme de Twitter en décembre dernier se traduit par une sorte de shadow-ban (en bon français, limitation de la visibilité d’un compte, exclusion des fils Pour vous et parfois aussi Abonnements, ainsi que des résultats de recherche, des recommandations, des tendances, etc) d’un certain type de comptes, peut-être l’avez-vous constaté pour vous-même ou des proches en termes de réduction d’audience et d’interactions.
L’Algo restreint discrètement la portée des flux de type « broadcast », genre fil d’actu et infos, surtout si pamphlétaire, car il s’agit, décision stratégique, de mettre plutôt en avant les contenus ultra-conversationnels, à base de RT commentés et de commentaires originaux (de type ados sur leur smartphone dans le bus « alors je lui ai dit, alors il m’a dit, puis je lui ai dit », désolé pour les ados du bus avec qui j’entretiens par ailleurs des rapports de confiance et d’amitié). En gros, Tweeter se comporterait comme un diffuseur de journaux freinant la distribution de ceux qui ne consacrent pas la moitié de leur temps et de leur pagination à répondre au courrier des lecteurs. Pourtant les shadow-bannés n’ont commis aucune infraction, pas de haine, pas de spam, pas de violation des règles, et jamais été suspendu. Il s’agit juste une limitation silencieuse, assez courante, de leur audience au détriment notamment des journalistes/médias « old school » qui restent dans un style info pure plutôt que meme/reaction/viral.
Il s’agit aussi, d’après ce que m’a expliqué Grok, d’éviter de « causer une expérience négative » au public (pov flocons de neige condamnés à n’être confrontés qu’à des expériences positives et doucereuses).
Ce n’est pas personnel, c’est systémique : beaucoup de comptes comme le mien ont vu la même chute depuis 6 mois, selon diverses enquêtes, dont Grok (ironie du sort, IA de tweeter, lui-même propriété d’un libertarien qui n’a pas l’air très soucieux de cette altération de la liberté d’expression). Ainsi, la chronique du matin de Canard Hirsute a vu sa diffusion divisée par SIX depuis janvier, à 800 lecteurs par jour, dont 200 pour l’édition anglaise.
Je suis désolé de ce revers pour ceux qui apprécient sur leur café matinal mon petit brief de l’actu nationale et internationale sarcastique, avec partie pris assumé hyper-libéral atlantiste.
Du coup, je vais essayer de m’adapter à cette nouvelle situation pendant quelques semaines (avant de jeter l’éponge si jamais l’audience ne se redresse pas, parce que 45 minutes de boulot à 8 h du mat pour 800 lecteurs, c’est un peu décourageant, et à ce sujet merci à ceux d’entre vous qui tiennent à Canard Hirsute de le retweeter, ou le clocher).
Notamment, afin d’éviter de susciter une « expérience émotive négative » à ma TL aux yeux de l’Algo, je compte dans un premier temps informer en préambule de mes chroniques que, selon des sources bien informées, des bandes d’oursons bleus courent un peu partout dans le monde après des lapins roses pour leur faire des bisous. Le tout agrémenté de photos de pizzas. Ou d’entrecôte saignante en espérant que l’Algo ne soit pas végétarien. Bonne journée à tous.
La désinformation propagée par @hugoclement, grâce à @FranceTV est subtile... Elle n'est est pas moins ravageuse.
J'ai regardé ce soir son émission "Sur le Front", sur @france5 : un modèle de manipulation "par omission". Du grand art, je dois dire. On décrypte ?
C'est parti. 🧵
Je vais prendre le temps de répondre sérieusement parce que ce tweet est un excellent résumé de pourquoi le débat économique tourne en rond en France. C'est un raisonnement qui a l'air logique, qui sonne juste intuitivement, et qui est faux. Et comprendre pourquoi il est faux c'est comprendre 80% de l'économie.
L'argument repose sur un axiome : "seul le travail crée la richesse." Ça vient de Marx, qui l'a lui-même hérité de Ricardo et Smith (ironie du pseudo). C'est la théorie de la valeur-travail. Et c'est le socle de tout le raisonnement. Si cet axiome est vrai, alors oui, logiquement, le capitaliste "vole" le travailleur. Si cet axiome est faux, tout l'édifice s'effondre. Spoiler : il est faux. Et on le sait depuis 1871.
Premier problème : la valeur ne vient pas du travail, elle vient de l'utilité. Si je passe 10 000 heures à peindre un tableau que personne ne veut acheter, j'ai travaillé, mais j'ai créé zéro richesse. Si je trouve un diamant par terre en 2 secondes, j'ai créé énormément de valeur sans presque aucun travail. La valeur d'un bien est déterminée par ce que quelqu'un est prêt à payer pour l'obtenir, pas par le temps qu'il a fallu pour le produire. C'est la révolution marginaliste de 1871 (Jevons, Menger, Walras), et aucun économiste sérieux dans le monde ne la conteste aujourd'hui.
Deuxième problème : "le capital ne fait que multiplier la productivité du travail." C'est présenté comme si c'était anodin. Mais multiplier la productivité du travail c'est littéralement la chose la plus importante de l'histoire économique humaine. Un ouvrier avec une pelle déplace 1 tonne de terre par jour. Le même ouvrier avec une pelleteuse en déplace 500. La différence c'est quoi ? Le capital. Quelqu'un a investi de l'argent pour concevoir, fabriquer et mettre à disposition cette pelleteuse. Sans ce capital, l'ouvrier est toujours à la pelle. La pelleteuse n'est pas tombée du ciel. Elle existe parce que quelqu'un a renoncé à consommer son argent aujourd'hui pour l'investir dans un outil productif. Ce sacrifice s'appelle l'épargne, et sa mise en oeuvre productive s'appelle le capital. Et c'est ça qui transforme une heure de travail humain en quelque chose de 500 fois plus productif.
Troisième problème : "il y a toujours un travailleur pour actionner la machine." Oui. Et il y a toujours quelqu'un qui a conçu la machine, quelqu'un qui a financé sa fabrication, quelqu'un qui a identifié le besoin du marché, quelqu'un qui a organisé la production, quelqu'un qui a trouvé les clients, quelqu'un qui a pris le risque que tout ça foire. Le travailleur qui actionne la machine est un maillon indispensable de la chaîne. Mais il n'est pas le seul maillon. Et dire que seul son maillon compte c'est nier l'existence de tous les autres.
Quatrième problème : "le milliardaire s'accapare les fruits d'un travail qu'il n'a pas réalisé." Le milliardaire n'a pas réalisé le travail manuel. Mais il a réalisé autre chose : l'allocation du capital. C'est-à-dire décider où investir les ressources pour qu'elles produisent le maximum de valeur. Et c'est un travail extraordinairement difficile et rare. Si c'était facile, tout le monde serait milliardaire. Pour chaque Elon Musk qui réussit, il y a 10 000 entrepreneurs qui ont tout perdu. Le milliardaire qui reste milliardaire c'est celui qui alloue le capital mieux que les autres, c'est-à-dire celui qui prédit mieux que les autres ce dont la société a besoin. Quand il se trompe, il perd tout. Quand le salarié se trompe, il touche quand même son salaire.
Et c'est ça la réalité que cet axiome de départ masque. Le capitaliste ne "prend" pas au travailleur. Le capitaliste fournit au travailleur les outils sans lesquels son travail ne vaudrait presque rien. L'ouvrier à la pelleteuse est 500 fois plus productif qu'à la pelle. Le "profit" du capitaliste c'est une fraction de ces 499 unités de productivité supplémentaire qu'il a rendues possibles en fournissant la pelleteuse. Sans lui, l'ouvrier a toujours sa pelle et sa tonne de terre par jour.
La vraie question c'est pas "est-ce que le milliardaire mérite sa fortune." C'est "est-ce que le système qui produit des milliardaires produit aussi une amélioration des conditions de vie de tout le monde." Et la réponse, factuelle, empirique, répliquée sur 200 ans de données dans tous les pays du monde, c'est oui.
Et un dernier mot pour les plus jeunes qui lisent ça. Je sais que le marxisme est séduisant quand t'as 18 ans. J'y suis passé aussi. L'idée que le monde se divise en exploiteurs et exploités, c'est simple, c'est beau, ça donne un sens, ça désigne un ennemi. C'est confortable intellectuellement. Et quand t'as jamais eu de thune, quand tu vois des gens riches et que tu comprends pas comment ils le sont devenus, c'est tentant de conclure qu'ils ont forcément volé quelqu'un.
Mais la réalité est plus complexe et plus intéressante que ça. Et le meilleur service que vous pouvez vous rendre c'est de lire les deux camps. Lisez Marx, oui. Mais lisez aussi Hayek, Bastiat, Mises, Friedman, Sowell. Lisez les marginalistes. Lisez l'histoire économique réelle des pays qui ont essayé le socialisme. Pas les versions romancées, les faits. Confrontez les théories au réel. Et faites-vous votre propre avis avec toutes les cartes en main, pas avec la moitié du jeu.
On passe presque tous par une phase où on croit que le système est contre nous. Et puis un jour tu te mets à créer, à entreprendre, à prendre des risques, et tu comprends. Le capital c'est pas ton ennemi, c'est l'outil qui te manque. Et le capitalisme c'est le seul système qui te laisse aller le chercher.
Dans mon livre Pourquoi les intellectuels se trompent :
Selon certains anthropologues et psychologues évolutifs, les croyances servent avant tout à souder un groupe, et plus elles sont absurdes, plus elles soudent efficacement. Pourquoi ?
Commençons par rappeler que l’être humain se distingue de la plupart des animaux par sa capacité à coopérer avec d’autres membres de son espèce. Plus qu’une capacité, la coopération a longtemps été une condition de la survie. Aujourd’hui encore, nous composons sans cesse des équipes pour coopérer autour d’objectifs communs : partis politiques, syndicats, équipes de sport, entreprises… Or, le plus grand défi lié à la coopération est celui du tricheur, du passager clandestin. Sous certaines conditions, un individu peut cesser de supporter le coût de la coopération (par exemple, il peut éviter de prendre des risques au combat) tout en continuant à bénéficier de ses fruits (la protection conférée par la victoire militaire de sa tribu). Si trop d’individus le peuvent, la coopération devient impossible (l’armée ne se bat plus) et tout le monde perd. C’est pourquoi l’évolution nous a dotés d’une propension à valoriser les signes indiquant qu’une personne fait partie de notre coalition, et à nous méfier des individus qui ne semblent pas attachés aux objectifs que s’est fixés la communauté. Corollaire : nous avons tendance à vouloir signaler notre attachement à ces objectifs. Or, partager et exprimer les croyances du groupe est un bon moyen d’afficher notre loyauté, notre foi dans le bien-fondé des missions qu’il s’assigne, de nous positionner en bon coopérateur. Comme l’écrit Peggy Sastre, « vous pouvez croire et affirmer que la lutte des classes est la structure fondamentale des sociétés humaines parce que vous avez potassé votre Petit Marx illustré depuis la maternelle, mais aussi parce que cela équivaut à un clin d’œil en direction de vos copains communistes pour qu’ils vous viennent en aide en cas de coup dur ».
Les croyances communes servent donc souvent à souder un groupe ; leur contenu est secondaire. Une idée (il faut augmenter les impôts) soude un groupe, l’idée opposée (il faut baisser les impôts) en soude un autre. C’est pourquoi, comme l’écrit Steven Pinker, celui qui professe sa foi dans la théorie de l’évolution n’exprime pas toujours une opinion scientifique ; souvent, il exprime « son allégeance à une sous-culture séculaire et libérale, par opposition à une sous-culture religieuse et conservatrice ».
Mais alors, pourquoi l’adhésion à des idées fausses permet-elle de démontrer efficacement sa loyauté envers son groupe ? Parce qu’elle envoie un signal : je suis plus fidèle au groupe qu’à la réalité. Signal que n’envoie pas l’adhésion à des idées valides. Kevin Simler et Robin Hanson, spécialistes de psychologie et d’économie comportementale, l’expriment ainsi :
« Nous ne considérons pas qu’un employé soit loyal à son entreprise s’il y reste uniquement car elle lui verse un salaire deux fois supérieur à celui qu’il pourrait toucher ailleurs ; cela relève simplement du calcul d’intérêt. De même, on ne dit pas d’un homme qu’il est loyal s’il reste avec sa conjointe faute d’opportunités avec d’autres femmes. Ces attaches ne se transforment en loyauté que lorsqu’une personne reste engagée malgré la tentation de faire défection. De la même manière, croire à la vérité n’est pas gage de loyauté, car nous avons toutes les raisons de le faire. La loyauté n’est démontrée que lorsque nous croyons en une chose à laquelle nous ne croirions pas si nous n’étions pas loyaux. »
De ce point de vue, ce sont les croyances irrationnelles qui soudent le mieux les groupes : moins elles sont plausibles, plus chacun est tenté d’y renoncer, et plus ceux qui n’y renoncent pas prouvent qu’ils placent la fidélité au groupe avant toute chose. Les religions, parce qu’elles remplissent ces conditions, pourraient répondre à notre besoin de composer et d’appartenir à des coalitions. En signalant notre dévotion à un Dieu qui n’existe peut-être pas, nous entrons dans un cercle de solidarité, signalons que nous sommes prêts à sacrifier une dose de rationalité pour notre communauté. Encore aujourd’hui, les individus religieux ont en moyenne davantage de relations sociales et d’enfants, vivent plus longtemps, gagnent plus d’argent, souffrent moins de dépression, et se déclarent plus heureux que les athées.
Au-delà de la religion, nous avons besoin de croyances irrationnelles pour servir de liant entre les membres d’une même « coalition » ; c’est pourquoi il est si difficile pour différentes communautés idéologiques de tomber d’accord, y compris sur des questions empiriques : parfois, c’est précisément la résistance à l’évidence qui soude et unit ce camp. (Selon l'anthropologue Pascal Boyer, nous avons un faible pour les croyances qui comportent une charge morale forte, qui contiennent un jugement moral négatif sur l’exogroupe, car ce sont celles qui permettent le plus efficacement de former une coalition et de convaincre les autres qu’ils ont le devoir moral de la rejoindre.)
Mieux : plus une croyance est coûteuse pour l’individu, plus elle implique pour lui des sacrifices, et plus il indique qu’il place la collectivité avant son bien-être personnel, qu’il sera un bon coopérateur et non un passager clandestin. En effet, il est facile d’affirmer que l’on partage les idées des autres, mais il est plus probant de consentir à des sacrifices par dévotion à celles-ci. C’est sans doute pour cela que les communautés religieuses exigent interdits alimentaires, prières régulières, pèlerinages…
Élever les barrières à l’entrée et le prix de l’appartenance au groupe, c’est s’assurer que seuls les plus dévoués en deviennent et en restent membres. Dans les communautés où l’idéologie a pris le rôle de la religion, il est possible que certaines idées et pratiques sacrificielles, ayant pour unique fonction d’indiquer que son propre bien-être est secondaire, s’imposent aisément. Par exemple, le phénomène des changements de sexe chez les adolescents pourrait être lu sous ce prisme. Transformer son corps, prendre des hormones, subir une opération chirurgicale irréversible, c’est montrer que l’on est prêt à aller loin par fidélité aux codes du groupe.
(Ajoutons que tout cela vaut aussi pour les goûts esthétiques. Se rallier à un jugement artistique contre-intuitif (par exemple, apprécier une toile vide, ou l’urinoir renversé de Marcel Duchamp) permet d’envoyer un message : je choisis le groupe, ses codes, ses jugements collectifs, plutôt que mes intuitions esthétiques les plus élémentaires. Aller jusqu’à exposer chez soi une œuvre dépourvue de valeur esthétique montre que l’on consent à des sacrifices par fidélité à son identité culturelle. Au-delà de l’art contemporain, certaines tendances culturelles remportent peut-être un succès chez certains segments de la population non pas en dépit de leur inélégance, mais en vertu de celle-ci : le beau, parce qu’il est unanimement apprécié, ne permet pas de se distinguer, n’offre pas le plaisir de pouvoir réaffirmer sa loyauté et son appartenance à un groupe.)
🗣️À l’heure où la désinformation prospère, je refuse que le débat public sur l’agriculture et la santé se réduise à des slogans, des anathèmes et des contre-vérités.
Je m’adresse ici au pouvoir public, parce qu’il est temps, selon moi, de passer au niveau supérieur.
Vous le savez : le Président de la République avait promis de mettre un terme aux fausses informations et aux manipulations. Or, sur ces sujets, elles continuent de circuler, souvent sans contradiction, et finissent par peser sur les décisions, sur l’opinion, et sur ceux qui produisent et nourrissent le pays.
C’est de l’ordre du sabotage et c’est très grave démocratiquement.
Je le dis avec gravité : ceux qui, sciemment, désinforment ne font pas que dévoyer les données de la science. Ils fragilisent notre agriculture, alimentent la défiance, et contribuent à affaiblir notre indépendance alimentaire. L’enjeu est stratégique : une nation qui renonce à sa capacité de produire s’expose.
C’est pourquoi j’attends désormais des actes :
👉une dénonciation claire et publique des fausses informations, quand elles sont avérées ;
👉une exigence de pluralisme réel dans le débat, notamment sur les antennes du service public : il n’est pas acceptable qu’une seule grille de lecture domine, au détriment d’approches scientifiques, nuancées et contradictoires.
Je ne pense pas être seul à penser cela.
Une nouvelle pétition contre le loi Duplomb (qui cristallise à lui seul une haine aveugle inédite et insensée) atteint déjà 100 000 signatures !
Or je suis certain qu’une communauté importante (scientifique, médicale, agricole, et issue de la zététique) partage la nécessité de remettre les faits au centre.
Si vous soutenez ce message merci de 👍et 🔁
Aucun intérêt personnel
Mais si on amplifie peut être que ça servira …
On s’est battu contre la désinformation depuis la Covid
On ne désertera pas aujourd’hui
🙏🙏