C'est très bizarre 🤔
Le 13 juillet 2026, mon compte X dont l'identifiant est @Manekang a été piraté.
Les cybercriminels ont pris le contrôle du compte, puis ils ont changé mon identifiant en @JacksonMariaahX.
J'avais fait l'erreur de cliquer sur le lien d'un message reçu en DM. Ce lien contenait un code malveillant permettant aux cybercriminels de voler mon compte.
Face à cette usurpation d'identité, j'ai contacté le support @Support et après plusieurs jours de relance, j'ai retrouvé l'accès à mon compte. Mais je ne pouvais plus utiliser mon identifiant initial (@Manekang). Il avait été supprimé par les voleurs.
Il semble qu'il fallait que j'attende quelques jours pour pouvoir remettre mon identifiant initial; j'ai donc attendu.
La leçon que j'ai apprise de cette usurpation d'identité a été que mon compte n'était pas suffisamment protégé. Il me manquait notamment une authentification à deux facteurs.
J'ai donc mis une authentification à deux facteurs et j'ai mieux sécurisé mon compte.
Je suis surpris de constater que malgré toutes les sécurités que j'ai activées dans mon compte, dont notamment l'authentification à deux facteurs, hier le 29 juillet 2026, les cybercriminels ont encore usurpé mon identité et volé mon compte.
Ils ont cette fois-ci changé mon identifiant provisoire @JacksonMariaahX en @ChatMayeNow.
J'ai contacté le Support @support et les investigations sont en cours.
La question que je pose par exemple à @XFrance est la suivante:
Pourquoi, malgré la sécurité de haut niveau mise sur mon compte X, il est toujours possible aux cybercriminels d'en prendre le contrôle?
S'il-vous-plaît pouvez-vous relayer ce "dysfonctionnement" incompréhensible: @OndoboGreg@JP_Mbanga@sacripant1@epelboin.
Merci. 🙏
Serge Mbarga Owona (@Manekang).
La performance 🎯
Pendant quelques semaines, je fus en vacances, prenant du bon temps au village; réfléchissant, écrivant ; aérant mon esprit sur les collines magnifiques de Yaoundé.
Ayant repris le travail cette semaine, la notion de performance est l’objet de mon attention.
C’est quoi la performance ? Comment la mesure-t-on ? À quoi sert-elle ? Comment y parvenir ?
Le secteur des télécommunications au Cameroun est un marché performant.
Il l’est parce que les entreprises qui y créent de la valeur sont structurées, sérieuses, orientées vers l’atteinte des résultats ; dirigées par des leaders compétents.
La chose qui n’est pas la moindre est aussi la qualité des ressources humaines qui y travaillent : le processus de recrutement des Camerounaises et Camerounais dans les télécommunications privilégie trois besoins de l’entreprise : la compétence, l’engagement, l’intégrité.
Pour illustrer mon affirmation sur la performance des télécommunications au Cameroun, je m’appuie sur deux choses : le développement des services et les résultats obtenus par les entreprises du peloton de tête de la croissance.
Au début des années deux mille, les services de télécommunications étaient constitués d’appels et de messages courts, les SMS. Progressivement, le transfert des données mobiles fut apporté aux utilisateurs.
Toutes ces transformations sont possibles, car des milliards d’investissements sont réalisés pour apporter de la valeur à tout l’écosystème du marché : impôts pour l’État, emplois dans le pays, qualité de vie pour les salariés, services pour les clients, dividendes pour les investisseurs.
Chaque année, plusieurs milliards sont investis. Ces dépenses sont consacrées à l’extension du réseau, sa densification, son amélioration, la maintenance des équipements et des systèmes d’information. De plus, un réseau de télécommunications a besoin de beaucoup d’énergie électrique pour alimenter les antennes, les centres de données et toute l’infrastructure indispensable à une excellente qualité de service.
Les investissements doivent produire des bénéfices et, pour cela, la rentabilité est le mot clé. Elle n’est pas qu’un mot, mais un processus rigoureux qui exige un plan stratégique bâti avec efficacité sur le long, le moyen et le court terme.
La performance s’appuie donc d’abord sur une vision. Il s’agit de se projeter dans l’avenir et de suivre un cap matérialisant l’objectif stratégique que l’on veut atteindre.
La vision étant construite, il faut élaborer un plan avec toutes les parties prenantes : les dirigeants de l’entreprise, les salariés en charge de son exécution. Un plan incomplet et incompris n’entraînera pas l’engagement de toute l’équipe en charge de sa mise en œuvre.
Le plan stratégique trace la route pour atteindre la vision. Si l’on ne connaît pas le nombre de kilomètres à parcourir sur cette route, si l’on ne connaît pas les obstacles qui peuvent entraver le parcours vers la destination, alors la mise en œuvre du plan s’arrêtera en chemin.
Il faut donc constituer un ensemble d’indicateurs de performance qui permettront d’évaluer la distance parcourue, les résultats obtenus, les obstacles persistants sur la voie.
Chaque début de semestre, des objectifs sont assignés à tous les salariés chez mon employeur. Ce processus concerne également le premier de tous les salariés. À lui, on demande que le chiffre d’affaires, la rentabilité, la satisfaction des clients, la satisfaction des salariés et la disponibilité du réseau soient conformes aux objectifs fixés par les investisseurs. Le plan stratégique est bâti avec l’ambition d’atteindre ces objectifs.
Depuis plus de vingt-cinq ans, les investissements, le chiffre d’affaires et la croissance des abonnés sont en augmentation dans les télécommunications au Cameroun. Au centre de ce triangle de performance, il y a la satisfaction des clients, l’indicateur moteur de la croissance structurelle, pérenne. Il est mesuré régulièrement, en vue de son amélioration.
Manekang. ❤️🙏🏾
La solidarité 🎈
Pour commencer, disons, car nous le pensons (Je pense donc je dis) que l'écriture est un exercice intellectuel utile. On écrit pour mettre à vue ce qu'on a conçu en esprit.
Il n'est pas facile d'écrire, surtout quand le fond et la forme mènent la danse du sens. L'un pour transmettre une opinion, l'autre pour agrémenter la transmission de beauté.
Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément. C'est ainsi que Nicolas Boileau établit le lien fluide entre la pensée et la clarté de sa communication aisée.
Ce matin, la solidarité en milieu de pauvreté m'intéresse. En effet, plusieurs cas d'indifférence m'ont ceint le regard. Cette étreinte a chamboulé le côté sensible de ma pensée.
Un jeune homme m'a raconté il y a quelques jours le drame auquel il a assisté. En pleine nuit au Cameroun, un camion a traversé un terre-plein central, puis a écrasé un homme et une femme sur une moto.
Il s'est arrêté comme d'autres et a assisté à l'agonie des deux corps. Il en est sorti tout révulsé, revoyant les filets de sang sur la bouche, dans les derniers râles des deux victimes. Il n'a pas su quoi faire. « Je suis allé boire deux bières pour oublier », m'a-t-il dit. Il n'a vraisemblablement pas oublié.
Cette semaine, j'ai aperçu une femme couchée au sol, en bordure de la route. Elle avait enveloppé son corps dans un drap. Son oreiller était un bout de carton posé sur deux grosses pierres. Elle dormait ; je l'ai regardée, surpris. Mes intestins se sont noués. Je n'ai pas su quoi faire, je suis passé.
Pendant longtemps, la solidarité africaine était vantée à répétition. C'était une générosité familiale. L'oncle ou la tante qui a une maison y accueille ceux des siens qui y viennent. Ils y vivent quelques années en harmonie avec le noyau parental. Quelques années plus tard, quand ils peuvent voler de leurs propres ailes, ils s'en vont. Il n'y a pas de dette de reconnaissance, car la culture en Afrique a ainsi bâti solidement sa solidarité.
Tout n'était pas toujours parfait lorsque le neveu, le cousin, la nièce ou l'oncle s'installaient tous sous le même toit. Mais c'était la norme dans l'Afrique d'alors. La division de la richesse multipliait les heureux. Quand il y en avait pour un, il y en avait pour quatre. On se pliait en quatre pour les siens.
Bien évidemment, il y avait le risque du parasitisme, et aussi la tentation de l'exploitation. Telle orpheline ou tel orphelin devenant l'esclave de la maison. Ces abus étaient régulés dans les palabres, sans réseaux sociaux, juste dans le creuset intime de la famille. La honte, celle d'être celle ou celui qui s'écarte de la norme culturelle, était prégnante.
Puis les villes sont devenues des métropoles contenant plusieurs millions d'inconnus, les citoyens. La jungle s'est déplacée au milieu des chaussées, dans les ruelles des quartiers. Les bidonvilles ont été construits par ceux qui n'ont pas eu la chance de pouvoir gagner assez d'argent. La solidarité familiale est devenue insuffisante, impuissante, et elle a même parfois disparu.
Que pourra faire la solidarité familiale quand un camion percute une jeune fille la nuit ? Elle va simplement récupérer le corps et l'enterrer dans une douleur infinie.
Que pourra faire la solidarité familiale quand on ne sait pas que sa tante dort sur un carton dans la rue ? Si elle est dans la rue, c'est peut-être parce qu'on l'a rejetée. On est dans la rue parce qu'on n'a nulle part où aller.
La solidarité moderne est une relation qui exige la conscience. Nous devons être conscients, en tout cas majoritairement. Une société en bonne santé est celle qui réussit collectivement. Elle donne les moyens aux plus faibles de se relever.
La jeune fille écrasée sur la moto par le camion aurait pu agoniser dans une ambulance. D'ailleurs, si par solidarité nationale elle avait pu attendre un transport en commun; bus, tramway, train urbain, métro ; peut-être qu'elle me lirait en silence ce matin.
Manekang ❤️🙏🏾
L’expérience 🙂
C’est quoi l’expérience ? Quelle est son utilité ? Quels sont ses risques ?
Je me pose toutes ces questions dans un but unique : partager ce qu’on a appris, compris. En somme, révéler ce qu’on a expérimenté.
On pourrait répondre que l’expérience, c’est ce qu’on a expérimenté. La décrivant ainsi, c’est comme si l’on posait une lampe dans le noir sans l’allumer. On n’aura pas expliqué ce qu’est l’expérience.
De plus, parlant d’expérience, il faut circonscrire le sujet. Est-ce l’expérience de la vie ? Est-ce la professionnelle ? Celle de la foi, ou du mysticisme ? Est-ce celle de la politique ? Parle-t-on de l’expérience dans l’écriture ? En réalité, chacune est différente. Mais elles ont en commun la pratique d’une activité dans le temps passé et présent.
C’est ainsi que je vais parler d’expérience dans les lignes qui suivent. Dans l’avantage de la vision au moins duale des concepts, c’est un fond commun de connaissances humaines qui en résulte. Ainsi, traduite dans ma langue éwondo, l’expérience est « i dzôm i ngà bôbèn, ou téleu, ou yéneu, ou bô ». Ce qui fut réalisé en ta présence, sous tes yeux, y étant acteur.
L’expérience induit une connaissance pratique. Cela ne signifie pas que ce qui est réalisé l’est de la façon appropriée, d’autant plus que les vérités évoluent dans le temps.
La vérité d’hier n’est pas celle d’aujourd’hui, ni de demain. Cela ne signifie pas qu’elle devient fausse, ou mensonge. Non. Cela signifie tout simplement qu’au fil du temps, les nouvelles briques de connaissance peuvent s’appuyer sur celles de l’expérience. On ne doit pas réinventer la roue. On peut par exemple réduire la vitesse de son usure grâce aux innovations.
L’expérience telle que je la décris dans ces lignes est ainsi : la pratique d’une activité dans le temps passé et présent.
Si on oublie l’expérience, alors elle se perd dans le passé. Il faut donc, quand on le peut et si on le veut, en faire un fonds de partage. L’expérience n’est utile que si on s’en sert. Sinon, la société tout entière risque de tourner en rond. On n’a pas besoin de réinventer la roue pour le constater.
L’expérience est plus utile quand elle devient usage commun en partage. Les vieux médecins savent diagnostiquer un cas de maladie parce qu’ils ont accumulé une somme de pratiques dans le passé. Il en est de même des vieux ingénieurs pour la qualité des projets.
Bien que l’expérience s’appuie sur le temps, on n’a pas toujours besoin d’être âgé pour en détenir, corrélativement à son nombre d’années. En un temps contracté, certains esprits talentueux savent accumuler des bénéfices expérimentaux indéniables. C’est dans la pratique qu’on acquiert et accumule de l’expérience, quelle que soit l’activité, quel que soit le sujet.
L’expérience n’est pas un avantage spontané qui naît d’une vision ou d’une révolution. Elle est la fille de la connaissance pratique. Ses effets sont le résultat de causes identifiables dans le temps passé. Elle est pratique et permet d’obtenir des résultats concrets. Un ouvrier expérimenté sait quels sont les outils appropriés pour construire un objet donné. Son esprit a retenu les processus au fil du temps.
Cependant, l’expérience seule ne suffit pas. Les Africains disent : « Ce qu’un vieux voit assis, un jeune ne le voit pas debout. » Vieux et jeunes sont donc complémentaires. La connaissance expérimentale doit être confrontée aux réalités contemporaines.
Si l’expérience reste implantée dans ses acquis anciens, alors elle devient une connaissance d’un autre temps. Elle tient sa force dans le partage, la transmission des pratiques, la révélation de la raison des cicatrices. La roue de l’expérience entraîne des courroies, fournissant ainsi les sources d’énergies prospères dans le temps long.
« Je voudrais savoir si ça t’intéresserait de venir parler à une conférence,
Genre parler de ton expérience… »
Cette demande de ma nièce a inspiré ce texte. Je lui ai répondu simplement : « J’en serai ravi. »
Manekang ❤️🙏🏾
Quel est le secret caché dans ce texte? 😎
Attention: 🛑
Les Intelligences artificielles hallucinent quand elles essayent de répondre à cette question. 🤣
Ô Cameroun ❤️🇨🇲
Depuis le berceau
Il est dans nos cerveaux
Notre pays tout beau
C’est la terre de nos ancêtres
De grands visionnaires êtres
Protégeant chaque centimètre
Depuis lors il va debout
Nation aux millions d’atouts
Lions Indomptables partout
Éveillés, fiers et jaloux
Nous sommes ses bijoux
Attelés à le rendre plus doux
C’est le gardien de ta liberté
Dans la paix et la dignité
Pour toute l'éternité
Il brille comme un soleil
Dans le monde, il est sans pareil
En Afrique il sonne le réveil
Aime et agite ton drapeau
Élève-le toujours plus haut
Dans l’espace, la terre et l’eau
Chacun, fier doit être
Travaillant comme un maître
En sciences, arts, ou lettres
C’est un symbole ardent
Puissant dehors et dedans
Au service de tous ses enfants
Ils sont porteurs de foi
Jésus, Mohammed à la fois
Libres de tous leurs choix
Pays de fraternité et d'unité
Sa force est dans la diversité
Dans les stades et universités
Que tous tes enfants
T'aiment en chantant
Apprenant et réalisant
Du nord au sud ensemble
Le drapeau nous rassemble
Alors les ennemis tremblent
Soudés de l’est à l’ouest
Réalisant des prouesses
Célébrées avec allégresse
Qu’ils soient tout amour
Cœurs vaillants chaque jour
Pour le pays, sans détour
Te servir avec allant
Avec Dieu et en priant
Créant, innovant avec talent
Que ce soit sous la pluie
Sous le soleil, malgré la suie
Travaillons jour et nuit
Le progrès est leur seul but
Au-delà de toutes les tribus
Tous africains depuis le début
Pour remplir leur devoir toujours
Impossible n’est pas leur atour
Peuple d’humour et calembours
Tu es notre chère patrie
La mère de notre fratrie
Te louant sans idolâtrie
Tu es notre terre chérie
La matrice de nos féeries
Nous te disons merci
Tu es, Ô Cameroun
Dans le Nyong, le Noun
Indivisible, tout-en-Un
Notre seul et vrai bonheur
Nous nourrissant de ferveur
Nous serons alors meilleurs
Notre joie et notre vie
Sous le soleil et la pluie
Nous sommes bien ici
C’est à toi l’amour
Durant notre séjour
Puis viendra le retour
Et le grand honneur
Cher pays du bonheur
Vivre intègre, sans lire l'heure
Manekang ❤️ 🙏🏾
Ô Cameroun ❤️🇨🇲
Depuis le berceau
Il est dans nos cerveaux
Notre pays tout beau
C’est la terre de nos ancêtres
De grands visionnaires êtres
Protégeant chaque centimètre
Depuis lors il va debout
Nation aux millions d’atouts
Lions Indomptables partout
Éveillés, fiers et jaloux
Nous sommes ses bijoux
Attelés à le rendre plus doux
C’est le gardien de ta liberté
Dans la paix et la dignité
Pour toute l'éternité
Il brille comme un soleil
Dans le monde, il est sans pareil
En Afrique il sonne le réveil
Aime et agite ton drapeau
Élève-le toujours plus haut
Dans l’espace, la terre et l’eau
Chacun, fier doit être
Travaillant comme un maître
En sciences, arts, ou lettres
C’est un symbole ardent
Puissant dehors et dedans
Au service de tous ses enfants
Ils sont porteurs de foi
Jésus, Mohammed à la fois
Libres de tous leurs choix
Pays de fraternité et d'unité
Sa force est dans la diversité
Dans les stades et universités
Que tous tes enfants
T'aiment en chantant
Apprenant et réalisant
Du nord au sud ensemble
Le drapeau nous rassemble
Alors les ennemis tremblent
Soudés de l’est à l’ouest
Réalisant des prouesses
Célébrées avec allégresse
Qu’ils soient tout amour
Cœurs vaillants chaque jour
Pour le pays, sans détour
Te servir avec allant
Avec Dieu et en priant
Créant, innovant avec talent
Que ce soit sous la pluie
Sous le soleil, malgré la suie
Travaillons jour et nuit
Le progrès est leur seul but
Au-delà de toutes les tribus
Tous africains depuis le début
Pour remplir leur devoir toujours
Impossible n’est pas leur atour
Peuple d’humour et calembours
Tu es notre chère patrie
La mère de notre fratrie
Te louant sans idolâtrie
Tu es notre terre chérie
La matrice de nos féeries
Nous te disons merci
Tu es, Ô Cameroun
Dans le Nyong, le Noun
Indivisible, tout-en-Un
Notre seul et vrai bonheur
Nous nourrissant de ferveur
Nous serons alors meilleurs
Notre joie et notre vie
Sous le soleil et la pluie
Nous sommes bien ici
C’est à toi l’amour
Durant notre séjour
Puis viendra le retour
Et le grand honneur
Cher pays du bonheur
Vivre intègre, sans lire l'heure
Manekang ❤️ 🙏🏾
Le monde des réseaux sociaux 🎈
L’appellation « réseaux sociaux » pour nommer l’opportunité donnée à tout le monde d’interagir avec tout le monde, tout le temps, est-elle appropriée?
Ne devrait-on pas dire « réseaux sociaux numériques » ou « réseaux sociaux virtuels »? Nommer ainsi ces interactions, sachant qu’il a existé et qu’il existe encore des réseaux sociaux réels.
La réalité est ce qui apparaît dans une interaction directe des sens. Émettre et entendre la voix, regarder sans outil, toucher, sentir les parfums.
Il ne manquerait que le goût dans l’interaction humaine directe. Néanmoins, si l’on mange un délicieux soya dans un bar, on peut le partager avec ses amis. Dans d’autres cultures, les chéris, à cœur joie, se le passeront en bouche.
Entre les réseaux dits sociaux et les réseaux réels, l’absence d’interaction directe des sens humains est une différence. Sur ces objets technologiques virtuels, on a besoin d’outils matériels pour communiquer: le téléphone, l’ordinateur, le modem, les infrastructures techniques des télécommunications.
Les objets technologiques de communication mettent les humains en relation. Ils créent un vaste réseau social de la planète Terre. Mais le choix de leur appellation a supplanté la réalité des réseaux sociaux anciens: ceux qu’il d’une maison, une famille, une association, un quartier, un pays, un continent.
De façon opportune, on dit qu’Internet est un village planétaire. Or, dans la réalité, le village constitue déjà un réseau physique où les villageois se côtoient, se saluent, vivent au quotidien.
Les formulations marketing bien choisies telles que « réseaux sociaux », « village planétaire » ont installé une nouvelle idée: le monde virtuel est la nouvelle réalité. D’ailleurs, ne parle-t-on pas de réalité virtuelle? Un oxymore choisi fort à propos. Si « virtualité réelle » avait par exemple été choisi, l’immatérialité du monde numérique aurait été plus accentuée. Ce qui est immatériel n’est pour autant pas inexistant.
Les réseaux fabriqués à l’aide d’objets numériques communicationnels sont sociaux, mais il leur manque un qualificatif indispensable: virtuel. Le virtuel n’est pas le réel et cette distinction évidente a des conséquences. On ne discute pas avec quelqu’un sur Facebook, Twitter, Instagram ou tout autre objet de cette nature comme on le ferait dans la réalité.
Il y a dans le virtuel plusieurs contraintes: l’outil (téléphone), le service (connexion), la qualité de l’expression écrite, celle de l’expression orale (voix) ; l’anonymat, la langue, l’audience potentiellement exponentielle etc. À cause de ces contraintes, les réseaux sociaux virtuels ont leurs propres codes et règles qu’il faut connaître et maîtriser.
Les réseaux sociaux virtuels sont une mine d’or pour la liberté d’expression. En effet, toutes celles et tous ceux qui étaient réduits au silence, pour une raison ou une autre, peuvent exprimer librement leurs passions, leurs idées, leurs opinions, leurs frustrations, leurs folies.
Les réseaux sociaux virtuels encouragent le développement de la transparence. Grâce à eux, il est difficile d’agir dans son coin, sans rendre compte, si on détient une responsabilité publique. Ces nouveaux objets d’interaction sont comme l’argent numérique pour le cash. Internet laisse toujours une trace ; même dans l’ordinateur de celui qui l’efface.
Chaque médaille ayant toujours son revers, c’est sur les réseaux sociaux virtuels que tous les démons ont aussi leur meilleure caisse de résonance. Les démons de la haine, du tribalisme, du racisme, de l’intolérance, du grand banditisme, de l’escroquerie.
À mon avis, il y a trois règles primitives efficaces pour vaincre les dérives dans la société : la prévention, la régulation, la sanction. Prévenir en informant et en éduquant les usagers. Réguler en créant des lois et des structures de contrôle. Sanctionner le cas échéant, car la punition met les bandits au pas, pour préserver et développer le mieux-vivre ensemble.
Manekang. ❤️🙏🏾
Vocabulaire éwondo 🎈
La langue éwondo (kolo-beti) charme par la douceur et la musicalité de ses sonorités.
Exemple:
Outili: écriture
Afiri: espoir
Oyili: entente
Okiri: demain
Minsili: questions
Avini: noirceur
Ivindi: noir
Ndibgui: ténacité
Nsili: question
Issili: chevelu
Bezimbi: soldats
Ifirgui: compote
Minsingui: regrets
Obili: obligé
Dans cette liste de mots composée sur l'instant, j'ai particulièrement aimé la répétition en "i".
Pour s'exprimer avec clarté, aisance et précision, quelle que soit la langue, il est essentiel de disposer d'un riche vocabulaire.
Manekang. ❤️🙏🏾
Poings levés 😊❤️
Lundi après-midi, j’ai assisté avec enthousiasme au retour tropmphal des Lionnes Indomptables du Cameroun, au Cameroun.
Les championnes d’Afrique du football. ⚽️🏆🦁
C’était un moment de grande joie et de belle émotion collective. Le football est un puissant opiacé bienfaisant.
Les joueuses et le public avaient en commun les poings levés.
C’était notre façon à nous tous, gens heureux du beau Cameroun de dire: Nous sommes forts. 🇨🇲❤️
Les paradoxes camerounais
C’est le titre d’un chapitre de mon livre Quel Cameroun pour nos enfants ?. Je l’écrivis il y a déjà plusieurs années. J’y menais une réflexion sur l’avenir de mon pays: quelles sont nos opportunités, nos problèmes, les solutions favorisant notre développement collectif.
J’ai repensé à ce livre en lisant un discours récent du président gabonais et les commentaires qu’il suscita. Il s’adressait alors à ce peuple frère lors de sa fête nationale. La thématique de la formation supérieure de la jeunesse y a attiré mon attention.
Très clairement, le général Nguema annonce que désormais, l’État gabonais accordera des bourses d’études en étant plus attentif à trois critères :
- le coût de la formation;
- la pertinence de la compétence;
- la probabilité du retour au Gabon.
A-t-il raison? Je pense que oui.
La formation des élites dans nos pays est un investissement très coûteux. Il faut donc un retour sur investissement. Cette valeur ajoutée ne se mesure pas à la fierté de travailler en France, en Angleterre, aux États-Unis, au Canada ou en Allemagne, etc., ni à l’afflux des capitaux des émigrés.
Quand l’État investit dans les cerveaux, il doit absolument éviter la fuite de ces cerveaux.
C’est une question de survie pour nos pays économiquement pauvres. Mais il ne suffit pas de dire qu’on va empêcher la fuite des cerveaux. Il faut une stratégie permettant à ces élites intelligentes et compétentes de s’épanouir dans leur pays, en travaillant pour leur pays.
Le chef de l’État gabonais parle aussi du champ des possibilités de formation qui doivent être envisagées en Afrique. C’est une position très honorable, car, en fonction des objectifs attendus, il existe des formations de qualité dans les pays africains. Pourquoi n’en serait-il pas ainsi ? Depuis plusieurs dizaines d’années, des centaines de milliers de têtes africaines bien faites ont acquis leur expertise en Europe, en Amérique et en Asie. Il faut transmettre ce que l’on a appris, compris et maîtrisé.
Dans mon essai Quel Cameroun pour nos enfants ?, je parle de trois paradoxes absurdes :
- l’investissement à perte dans les formations à l’étranger;
- l’inadéquation de certaines formations d’outre-mer avec les besoins vitaux camerounais;
- l’installation confortable de certaines élites locales et émigrées dans cette absurdité ruineuse pour le Cameroun.
Que faire? Ne surtout pas dire : « On va faire comment ? » Cette phrase-constat est prononcée par celles et ceux qui ont baissé les bras, à tort ou à raison.
Je pense qu’il faut aussi être moins bavards. Celles et ceux qui ont la responsabilité concrète d’allumer les moteurs de notre transformation doivent bien penser, agir plus souvent et rendre compte.
Le service du bien commun exige de la transparence. Transparence et contrôle sont les deux faces de la même pièce de notre développement.
Sans contrôle, chacun installe sa chefferie dans le bureau, le service, le département, l’entreprise publique, le ministère. L’État devient alors cette expression longtemps usitée : la vache à lait.
Sans transparence, les chèvres et les vaches broutent l’herbe là où elles sont attachées. La confusion n’est jamais bonne, surtout celle des biens publics et privés. La vache à lait devient alors la chèvre brouteuse. Cela va sans dire…
Le président gabonais a parlé. S’ensuivra-t-il des actes ?
Y aura-t-il une stratégie de formation des élites gabonaises en lien avec les besoins réels de leur pays ? Dans son discours, il incita ses compatriotes à s’intéresser aux métiers de l’hôtellerie, de la restauration, de l’accueil et des services. C’est sans doute un fonds de besoins connus là-bas.
Dans le chapitre de mon essai consacré aux questions de formation au Cameroun, je reprends une question posée à mon ami ingénieur et docteur en microélectronique : « Qu’est-ce qui nous empêche de fabriquer des autoradios au Cameroun ? »
Autoradios, intelligences artificielles… Des innovations toujours actuelles.
Manekang. ❤️🙏🏾
Championnes ⚽️🎊
Pour la première fois de son histoire, le Cameroun est champion d’Afrique de football féminin. Cet événement sportif constitue une performance étincelante.
Le pays a gagné la Coupe d’Afrique des Nations. Trois buts à zéro contre le Malawi, le 16 août de l’an de grâce 2026, au Maroc.
Ce fut du grand art. L’art d’être des Lionnes Indomptables. Cette consécration arrive après quatre finales perdues : en 1991, 2004, 2014, et 2016.
Fut-ce un coup de chance ?
En football, on dit que « la balle est ronde ». Cela signifie-t-il que tout le monde peut gagner contre tout le monde ?
C’est scientifiquement impossible. On ne gagne pas au football comme au lancer de dé. La rondeur de la balle vient d’ailleurs s’opposer à la forme cubique du dé. Le dé a six faces carrées. Elles ont toutes la même chance d’apparaître au-dessus quand on les jette en l’air.
Or, si on jette un ballon de football en l’air, ce n’est pas le hasard qui le mettra dans les buts adverses. D’ailleurs, quand la gardienne s’appelle Bihina, le ballon n’entre pas! Cette Lionne a stoppé quatre penalties au cours de la demi-finale contre le Maroc. Les gants de Bihina sont en or.
Les Lionnes Indomptables ont montré et démontré l’art d’être des guerrières pendant toute cette compétition sportive au Maroc. Elles ont exécuté une danse mêlant sueur et sang. L’effort est capital dans ce ballet sportif.
Le football est d’abord un art. L’art de l’élégance dans la conduite de la balle avec tout le corps, sauf les mains. On ne manie pas la balle dans cette belle activité ludique.
On joue de la tête : tête piquée, tête brossée, tête smatchée. Ngah Manga marque le premier but du Cameroun d’un beau jeu de tête bien ajusté dans les filets adverses. Ce coup de tête survient quasi instantanément après une puissante tête piquée de la joueuse numéro 9, Mendoua.
Au-dessous de la tête, les épaules ne sont pas en reste. Les meilleurs jonglent avec la balle, d’une épaule à l’autre, en passant par la tête. En 1990, Maradona, le meilleur joueur de la meilleure équipe du monde, voulut ainsi nous impressionner avant le match d’ouverture de la Coupe du monde. On n’impressionne pas les Camerounaises et les Camerounais.
Le football, c’est du grand art. Un spectacle artistique réservé aux meilleurs talents. Celles qui savent être adroites et agiles de leurs pieds, chaussés de cuirs étincelants, cramponnés. Il faut être Naomie Eto pour marquer le deuxième but du Cameroun, d’une retournée acrobatique, dos contre les buts. Un geste d’une pureté sans égal. Un régal.
L’art est une affaire d’esthétique. C’est la recherche de la beauté. Voilà pourquoi les artistes du ballon rond sont des dribbleurs. Pour dérouter un adversaire, il faut le dribbler. Soit en bougeant agilement le ballon, ou alors en réalisant une feinte des pieds avec magie. Le troisième but du Cameroun est la conséquence d’un dribble de la bien nommée Eto sur la gardienne malawite.
Le football est un art et le football est une science.
Il y a des faits et des réalités scientifiques dans ce sport collectif. On y gagne tous ensemble.
Il faut un plan permettant de construire les victoires sur le terrain. Il contient une vision, un objectif, une organisation structurée munie de moyens convenant à la politique sportive souhaitée.
Il est devenu miraculeux de gagner sans infrastructures, sans détection et formation des talents, sans ressources humaines compétentes. Les joueuses ont besoin d’appliquer les tactiques de jeu issues de la stratégie conçue par leur encadrement technique.
Le Cameroun est champion d’Afrique parce que Valentine Nguele, Dimitri Lipoff, Frédéric Anikine et tous les autres ont su entraîner les athlètes avec les méthodes scientifiques idoines.
Ce qu’il se passe sur le terrain de foot est le résultat d’une préparation minutieuse pour gérer l’énergie, l’espace, le temps. Les balles vont alors dans les filets adverses et tout le monde est content.
Merci à nos championnes Indomptables.
Manekang. ❤️🙏🏾
Le Leadership
Il est plaisant d’avoir plusieurs yeux pour observer le monde. D’office, celles et ceux qui ne sont pas privés de la vue ont deux yeux : un œil gauche et un œil droit. Tous les deux convergent, donnant une image unique. Les deux yeux convergent de vue.
La culture est meilleure quand elle est plurielle. Ainsi, comme les yeux, elle permet de regarder le même objet en partant de plusieurs perspectives. Il se forme alors une idée unique de l’objet dans l’esprit. Notons que l’esprit est un ensemble contenant les facultés intellectuelles.
J’évoque la pluralité des vues sous le thème du Leadership, me questionnant : c’est quoi un grand leader ? À quoi ça sert ? Comment peut-on le reconnaître ? En somme, c’est quoi le leadership, sous trois piliers : grandeur, utilité et signes distinctifs.
Sans avoir besoin d’aller lire dans un dictionnaire, ou de s’inspirer des réponses certes pertinentes des intelligences artificielles, il est nécessaire de comprendre le Leadership.
Dans ma langue éwondo, plus précisément kolo-beti, une langue bantoue d’Afrique centrale au Cameroun, comment nomme-t-on le Leadership ?
Est-ce :
Ndjoé ? Le commandeur.
Nteubeu ossou : le meneur.
Ngouamena : le gouverneur.
Nyeumeu : le savant.
Nkukuma : le riche.
Mfeufeug : le sage.
Nnom Ngui : le protecteur.
Zoomeloo : le diseur.
En vérité, je ne sais pas comment on dit « leader » en éwondo. Dans la langue anglaise où ce mot a été défini, l’image du leader est très particulière.
Le leader est une femme, un homme, jeune, vieux. Il inspire. On ne veut pas forcément être comme lui, quand on imagine modestement l’effort, la grâce et peut-être la chance qu’il faut détenir pour être ainsi. Alors, on l’observe, on le lit, on l’écoute pour calquer certains actes de sa propre vie sur la sienne.
Ma vieille branche me disait récemment qu’il ne faut pas dire plus qu’il n’en faut. Plusieurs fois, cette attitude est revenue dans la description du leader. Il ne parle pas par ennui. L’ennui n’est pas une nécessité de son discours. Le silence est son ami ; la parole, son allié.
Le leader est épanoui dans son terrain de jeu : les principes et les valeurs. Il est honnête, consciencieux, altruiste. On n’est pas leader pour soi. C’est le choix de la responsabilité collective. Il me souvient la phrase choc d’une femme très éduquée, aux responsabilités publiques critiques : « Je défends les intérêts de ma patrie », affirma-t-elle. Elle aurait pu fournir une réponse convenue face à une question engageante qui lui fut posée : « J’aime ma patrie » aurait-elle pu dire.
Pour reconnaître le leader, il faut le situer dans une perspective historique. C’est un esprit qui met en relation son temps avec le passé, le présent et le futur. Il vit dans une perspective d’éternité morale. Le leader est soucieux de ses agissements. Il veut durer dans les mémoires pour ce qu’il réalisa, réalise et qu’il réalisera, si possible.
L’habit du leader n’en fait pas le moine, mais il est soucieux de son apparence. Non du paraître, mais de l’apparence. C’est un iceberg dont le fond soutient la forme. Cette dualité constitutive est indispensable afin qu’il ne fonde pas face aux luttes qu’il doit mener au profit de celles et ceux qui comptent pour lui et sur lui. C’est une bijection.
Pour reconnaître vos leaders, il faut spontanément trouver celles et ceux qui vous inspirent. Ceux en qui il vous semble avoir confiance. Celles dont la parole vibre de vérité. Ils savent être en avant quand c’est indispensable. Mais, à mon avis, leur position est souvent en arrière. Pour mieux voir, il faut avoir une perspective plus large sur les siens dans l’horizon.
Pour connaître vos leaders, leurs visions doivent vous paraître nettes, même si elles sont inexactes. Cependant, l’honnêteté est une qualité indispensable du vrai et grand leadership. C’est une condition sine qua non.
C’est grâce à elle qu’un leader qui se tromperait l’avouera, puis changera au profit de ceux qu’il mène au succès.
Manekang ❤️🙏🏾
Waaa! 😊
Marchant ce matin pour mon sport matinal, j’ai voulu faire un selfie de Ndômàn.
Mon selfie a semblé tomber mal. J’étais sur le trottoir marchant sur la route de l'ambassade 🇺🇸.
Un type m’a seulement dit "Monsieur! Monsieur c’est interdit".
Je suis "moi go nayor". 🤣
Il faut être responsable 🎈
De façon simple, les valeurs sont toutes choses de l’ordre des attitudes qui sont bonnes, belles et vraies. Peut-être qu’au Bien, à la Beauté et à la Vérité, il faut ajouter la Justice.
C’est un « peut-être », car on peut, je le pense, considérer que les choses bonnes, belles et vraies sont justes. Et par conséquent, penser que la justice est incluse en elles.
Qu’est-ce qui est bien, beau, vrai ?
Procéder par l’exemple, par les exemples, permet de délimiter le cercle, la circonférence et le rayon du champ de ses priorités en termes de valeurs.
Il est bien d’aimer :
S’aimer soi-même d’abord; pas dans une poussée fiévreuse narcissique. Avoir de la considération pour soi : humain pensant, ayant une histoire, égal à tous les autres humains. Cultiver son jardin physique, celui du corps ; cultiver son jardin moral, celui de l’âme.
Aimer l’autre, le considérer comme un autre soi, avec son histoire, son apparence, ses valeurs, sa différence. Aimer l’autre à la mesure de l’amour qu’on a pour soi. Savoir étalonner ces amours, en toute conscience.
Il est bien de travailler:
Travailler à l’image de la nature, toujours conquérante, se reposant, puis reprenant son exercice à l’infini. Travailler pour vaincre la pesanteur, rester debout, s’envoler. Il y a de l’énergie à prendre, à fournir. C’est dans cet échange qu’il y a la vie. Le cœur infatigable en est l’exemple. Le travail est la base pour atteindre la satisfaction. Celle du travail accompli, par exemple.
Il est bien de ne pas voler :
Voler, c’est prendre ce qui n’est pas à soi. Que ce soit parce qu’on le peut, ou parce qu’on le veut. Même si on peut arracher et s’en vanter, il ne faut pas voler. Même en distrayant l’autre pour lui soustraire son bien, ce qui lui appartient, il faut s’abstenir de voler. Quand on devient voleur, on perd son honneur.
Et si le vol est vital, que dira-t-on ? Dans le jeu de Songo, il est interdit d’affamer l’adversaire. Néanmoins, il est possible d’y arriver sans enfreindre la règle. Le Songo est une métaphore sociale. Si un enfant se retrouve dans un supermarché, le ventre vide, et qu’il vole un gâteau, il sera pris pour un enfant voleur. Il est donc indispensable que de telles situations ne puissent arriver, autant que possible. « Que celui qui n’a jamais péché jette la première pierre » ; mais prévenir vaut mieux que guérir.
C’est quoi la beauté ?
L’humain vu tel un roseau, une œuvre capable de plier sans rompre, un élastique vibrant : l’humain est la première manifestation de la beauté. Celle qui plaît au regard, accélère le rythme cardiaque, touche les sens. Tous à la fois, ou juste certains. Les arts savent être la matrice ouverte de cette force qui soulève l’esprit, lui rendant sa légèreté.
La beauté est dans l’ensemble des possibles qui mettent de la poésie dans la vie. Elle est l’influx qui parcourt les âmes afin qu’elles sourient spontanément. Le beau transforme le visage. Il attire dans une contemplation incontrôlable qui suspend le temps. En cherchant la beauté, on fuit la guerre ; on vainc sans haine, ni combat.
C’est quoi la vérité ?
La vérité, « bebela » en langue éwondo, est l’ennemi du mensonge « minal ».
Bebela, c’est ce qu’on tient fermement. C’est une assurance, une confiance absolue grâce à laquelle on marche tête haute. Sûr d’avoir Dieu avec soi ; sûr de soi.
Bebela autorise chacun à dire « me beleu », je tiens. C’est illustré en stratégie dans le Songo par l’expression « me beleu wā ā Bidoua ». La vérité est mathématique, philosophique. Elle est la raison des plus sages.
Les plus sages cherchent la vérité, puis ils la détiennent comme Engong détenant le secret de l’immortalité dans le Mvett. Toute vérité n’est pas bonne à dire. Mais il faut absolument la connaître.
La responsabilité est une obligation morale. C’est grâce à elle qu’on assume pleinement les conséquences heureuses et malheureuses de ses actes. Elle est une valeur ; une attitude essentielle : bonne, belle, vraie.
Manekang. ❤️🙏🏾
Le sens des choses 😊🎈
L’écriture procure le plaisir de la réflexion. Ce qui signifie que l'acte d’écrire en lui-même, parce qu’il nécessite de réfléchir, est plaisant.
En d’autres termes, la réflexion engendre son propre plaisir. Elle est bien évidemment un bonheur. Il est nécessaire de l’affirmer, car il y a des plaisirs qui sont des malheurs, autant pour soi que pour autrui.
Ceci étant dit en introduction, comme pour planter le décor de cette écriture nocturne, je me pose la question du sens des choses. Toutes ces choses qui viennent souffler dans mon esprit tel le vent puissant des vibrations de l’air, source de vie. On ne le voit point, ce doux esprit du Dieu nature, mais il donne la vie dans son invisibilité.
Par exemple, le sens de la vie.
Lors d’une conférence sur les savoirs mystiques africains et leurs parallèles avec la physique quantique, je posai la question de l’absence de commencement. « Et s’il n’y avait jamais eu de commencement ? », exposais-je.
Avons-nous l’horizon mental assez vaste pour envisager les choses ainsi ?
S’il n’y avait pas de commencement, alors peut-être que la question de l'éternité ne se poserait pas, car ce qui est a toujours été. Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme.
La physique des énergies le montre : l’énergie mécanique qui devient thermique, l'électrique qui devient mécanique, le nucléaire qui devient rayonnant, le chimique qui devient électrique...
La vie elle-même se transforme au bout d’un moment en mort, puis la mort devient la vie. Tout ceci évolue dans un cycle des infinis que nous devons comprendre. Il faudra peut-être que d’autres consciences soient activées dans l’esprit pour que ces nouvelles réalités soient connues, sans être de l’ordre de la spéculation fantasmagorique.
Peut-être que les indéterminations devront alors être levées, nous permettant d'additionner les contraires tels les infinis négatifs et positifs. Peut-être...
Bien évidemment, le préalable pour éprouver le plaisir de la réflexion en écrivant, c’est d’aimer les mots. On construit la réflexion écrite avec des mots précis. Il faut en posséder beaucoup, comprendre les sens qu’ils portent dans leur essence fondamentale.
Décrire ce qu’on imagine avec eux, grâce à eux, et alors, entrer dans le vaste monde exaltant de la conceptualisation — défier son cerveau de chercher la vérité au-delà de la boîte conformiste dans laquelle les certitudes dansent de joie. Il faut aller plus loin que la danse. Observer les notes qui vibrent de moins l’infini à plus l’infini ; chercher leurs additions pour que s'ouvrent de vastes champs exaltants.
L’Homme est un univers de la pensée dans les univers matériels et immatériels.
J'écoutais récemment un curé catholique qui parlait dans la bouche muette du gisant. Il disait alors : « Hier j’étais comme vous. Demain vous serez comme moi ». J’ai alors entrevu ce temps-là, le mien d’abord, sans penser à ma culture.
En effet, Engong a vaincu la mort au carrefour des foyers éteints. Là, il s’agit du Mvett, une façon culturelle de donner du sens aux choses. Celle-là permet de réveiller ce que mon mystique de père appelle « le vieil Homme ». Il est celui qui ne meurt pas, qui ne finit pas. Le vieil Homme est l’idée de la transformation hier, aujourd'hui, demain.
Dans ce texte nocturne, j’écris pour m'interroger avec plaisir sur le sens des choses. Le plus beau cadeau que nous a fait le Dieu éternel incréé fut de nous doter de la conscience de la pensée intellectuelle. Alors, pensons avec bonheur pour bâtir des ailes véloces, belles et multiples aux anges de nos esprits solaires et minéraux.
Le sens des choses, quand on y pense, est une chose dont l’essence est sans limite.
Puissent les intelligences créatives s'abreuver de ces nobles énergies se mouvant dans l’espace, dans le temps et dans l’espace-temps.
Manekang. ❤️🙏🏾
Mobutu, un livre de Jean-Pierre Langellier. 🎈
J’ai lu ce livre attentivement, calmement. Je pensais qu’il serait ennuyeux, truffé de mots inintéressants, écrits pour remplir les lignes. Ce ne fut pas le cas.
J’ai consommé rapidement les presque 400 pages de cette biographie avec plaisir. Depuis lors, je conseille la lecture de ce livre très documenté.
J’ai un peu compris le Congo d’avant l’indépendance et les défis auxquels son peuple et ses étaient confrontés: la colonisation et son lot d’injustices, les divisions ethniques, la violence politique, les enjeux de l’affrontement entre les capitalistes et les Soviétiques.
Quelles étaient les forces sociales, économiques et politiques au moment où Lumumba luttait pour la dignité de tous les Congolais ? Comment les forces économiques ont-elles encouragé la sécession des régions riches pour mieux régner sur leur sous-sol ? Ce beau livre répond à ces questions et à d’autres, pour celles et ceux qui veulent comprendre cette Afrique-là. J’ai retiré de cette partie du livre le sentiment que plusieurs dizaines d’années sont passées depuis 1950. Mais certains problèmes sont omniprésents ; au Congo, au Zaïre; ailleurs en Afrique.
Le Congo d’avant l’indépendance était déjà un pays violent. En lisant cette biographie de Mobutu, j’ai eu cette impression. Ce fut toujours par centaines et par milliers que les gens mouraient déjà à l’époque. Les malheurs du Kivu ne datent pas d’hier. C’est d’une tristesse infinie.
Kasa-Vubu, Tshombe, Mobutu, la royauté belge, les mercenaires, les rebelles, les militaires : le livre en parle longuement. Des gendarmes katangais dans les années 70 aux kadogos de Laurent-Désiré Kabila, c’est une mine d’informations sur les causes des révoltes. Les intérêts, les idéologies, les stratégies.
J’en retire le sentiment que ces leaders africains du Congo ont eu des responsabilités très jeunes. Mobutu est né en 1930. Lui et Lumumba furent proches. Lumumba tomba car devant le boulevard de son idéalisme nationaliste panafricain, il y avait des forces puissantes armées. Les armes étaient létales, financières, communicationnelles, ethniques.
Dans ce livre, il y a des leçons machiavéliques qui sont exposées. D’ailleurs, il y est dit que le livre de chevet du citoyen Sese Seko Kuku Ngbendu Wa Za Banga était Le Prince de Machiavel. Plusieurs fois, le militaire journaliste zaïrois, porteur de canne sculptée, de peau de léopard et d’abacost, a privilégié la peur au détriment de l’amour.
Cette biographie montre le rôle de l’argent pour faire avancer les dossiers ; tous les dossiers imaginables, souvent au détriment de l’intérêt général. Le Maréchal a beaucoup utilisé l’argent pour lui, les siens et ceux dont il partageait les causes, les intérêts ponctuels ou à plus long terme.
Je n’ai pas trouvé que cette biographie le plaçait devant un tribunal. Elle a relaté des faits très documentés sur le Congo, son histoire avant, pendant et après son indépendance. J’ai un peu compris les causes des génocides rwandais et ceux toujours en cours dans la belle région aux larmes de sang : le Kivu.
Puis vint la chute. Elle fut progressive, la conséquence de la lassitude des citoyens, de l’échec des politiques économiques hasardeuses. La gabegie. Pendant que la population augmentait, ce pays scandaleusement riche s’appauvrissait.
Plus précisément, les misérables étaient celles et ceux qui n’avaient pas la chance d’être des Zaïrois ayant accès à la manne financière n’avaient aucune issue viable.
Mobutu de Jean-Pierre Langellier est une biographie que j’ai pris plaisir à lire pendant mes vacances. Un livre que je conseille à celles et ceux qui sont curieux de cogiter sur les raisons de la défaite de l'authenticité mobutiste.
Néanmoins, les esprits agiles, conscients de la nécessité d’être Africains pluriels, au service du bien utile, prospèrent en houle naturellement puissante. Ces esprits authentiquement africains prospèrent partout en afrique, pour toute l’afrique.
Manekang. ❤️🙏🏾
C'est quoi l'intelligence? ☺️
Elle, je l'associe toujours à la raison et à la sagesse.
Je pense que l'intelligence est la raison des plus sages.
Il y a donc en réalité:
- La raison des plus forts.
- La raison des plus sages.
Laquelle est la meilleure?
Akom Bikoé 🎈😎
Ce mercredi, je vais dans mon village en forêt.
Là-bas, il n’y a que les arbres, les fleurs, les fleuves, les rivières, les animaux, le soleil, la pluie, le ciel, le vent, la terre accueillante.
Akom Bikoé, c’est la terre des femmes et des hommes ouverts sur le monde, vivant en paix dans la forêt dense.
Manekang. ❤️🙏🏾
Le jeu de Songo: la stratégie du Bidoua et le nombre d'or.
Titre de mon prochain livre.
Chapitre 3: la stratégie du Bidoua dans le jeu.
J'introduis l'importance de la stratégie, la nécessité de son exécution dans un plan rigoureux.
Le hasard en devient variable sous contrôle.
Nsili Awu 🙂
Dans ma culture Ékang, le Nsili Awu est un rituel de la tradition.
C'est un des moments importants du deuil.
Celui pendant lequel les familles, les lignages et les amis viennent poser des questions à propos de la vie du défunt et de sa succession.
Hier à Okola, chez les éton du lignage Tom, j'ai représenté les miens du lignage Mvog Nakoa.
En tant que neveu Mvog Nakoa et aîné digne de confiance, les miens m'ont confié la parole.
Ce fut un exercice oratoire précis, concis. Mbassi, mon cousin et héritier Mvog Nakoa fut ma bouche silencieuse derrière moi. 🙏❤️