Tout a commencé en mai 1981, et on paie encore la facture.
En 1981, Mitterrand arrive au pouvoir avec un programme commun signé avec le Parti communiste. La France de 1981 est l'une des dernières démocraties occidentales à croire qu'on peut décréter la prospérité. Nationalisations massives des banques et de l'industrie. Retraite à 60 ans. Embauches publiques. Hausse du SMIC par décret. Pendant ce temps, Thatcher et Reagan prennent exactement le chemin inverse.
Résultat : en deux ans, trois dévaluations du franc, fuite des capitaux, inflation, chômage qui explose. En 1983, c'est le tournant de la rigueur. Le socialisme a échoué dans les faits. Mais la gauche ne renonce pas à son logiciel. Elle renonce seulement à le dire. Elle garde la structure : l'État partout, la dépense comme réponse à tout, l'impôt comme morale.
Le budget de la France n'a plus jamais été à l'équilibre depuis 1974. Pas une seule année. Mitterrand a transformé une mauvaise habitude en système.
Ensuite il y a la deuxième compromission, la plus lourde de conséquences : les banlieues.
Dès l'été 1981, les Minguettes brûlent. La réponse de la gauche n'est pas l'exigence, l'ordre et l'intégration par le travail et l'école. C'est la "politique de la ville" : des milliards déversés sur le béton, des associations subventionnées, et une génération entière traitée non pas comme des citoyens dont on attend quelque chose, mais comme des victimes à qui l'on doit tout. En 1984, SOS Racisme naît dans l'orbite du PS. L'antiracisme devient un outil électoral. On ne demande plus aux jeunes de ces quartiers de réussir, on leur explique pourquoi ils ne peuvent pas réussir.
C'est la culture de l'excuse. Le pire mépris qui soit : ne rien exiger de quelqu'un. L'école renonce à transmettre, l'État renonce à faire respecter la loi, et on fabrique des territoires entiers où la République n'est plus qu'une caisse de prestations. Ceux qui en paient le prix sont d'abord les habitants de ces quartiers qui voulaient s'en sortir et à qui l'on a retiré l'échelle.
Puis vient Chirac. On aurait pu croire à l'alternance. En réalité, Chirac a été le gestionnaire du modèle mitterrandien. Il privatise un peu en 1986, puis il gouverne en radical-socialiste : la "fracture sociale", l'immobilisme élevé au rang d'art. Il cohabite avec Jospin, qui impose les 35 heures, et il ne revient jamais dessus. En 2005, les banlieues s'embrasent pendant trois semaines. Vingt-quatre ans de politique de la ville, et le constat est là.
Sarkozy promet la rupture. Il parle de travail, de mérite, d'autorité. C'est le bon diagnostic. Mais la rupture n'a jamais eu lieu. La crise de 2008 sert d'excuse, la dette prend des centaines de milliards, et le mammouth reste intact. Le discours était libéral, la pratique est restée colbertiste.
Hollande, c'est le retour assumé : "mon ennemi, c'est la finance", la taxe à 75 %, le matraquage fiscal qui fait fuir les entrepreneurs, et le pays qui découvre qu'on peut être taxé comme en Scandinavie avec des services publics qui se dégradent.
Macron arrive en promettant de libérer les énergies. Quelques réformes réelles, oui. Mais au final, le "quoi qu'il en coûte", une dette qui dépasse les 3 300 milliards d'euros, une dépense publique autour de 57 % du PIB, l'une des plus élevées du monde développé. Le premier président issu de la banque a présidé l'une des plus fortes hausses de dette de notre histoire.
Quatre présidents. Gauche, droite, "en même temps". Une seule constante : le logiciel de 1981 n'a jamais été désinstallé.
Voilà ce qu'il faut comprendre : aujourd'hui, on paie quarante-cinq ans de socialisme, même quand il ne portait pas son nom.
Et le plus terrible, c'est que tout cela était prévisible. N'importe qui d'intellectuellement honnête et un minimum éclairé en économie pouvait le voir venir. Bastiat l'avait écrit au XIXe siècle. Hayek l'avait démontré. Raymond Aron et Jean-François Revel le répétaient en France pendant que l'intelligentsia les traitait de réactionnaires. Quand on dépense ce qu'on ne produit pas, quand on punit ceux qui créent et qu'on récompense la dépendance, le déclin n'est pas un accident. C'est une équation.
Ce n'est pas une suite d'erreurs. C'est un système.
La gauche a toujours voulu fabriquer un homme nouveau. Elle ne fait pas confiance à l'individu, elle veut le rééduquer. Elle ne supporte pas l'exception, elle veut l'égaliser. Elle se méfie du mérite parce que le mérite crée des différences. Elle préfère gérer des foules que libérer des personnes. Et pour gérer des foules, il faut toujours plus de règles, plus d'impôts, plus de contrôle.
Au fond, il n'existe que deux systèmes.
Le premier repose sur le contrôle et la coercition. L'État décide, planifie, redistribue, surveille. Il promet la sécurité et il produit la stagnation.
Le second repose sur la liberté et l'ordre. Liberté d'entreprendre, de créer, de réussir, de garder le fruit de son travail. Et l'ordre, parce qu'il n'y a pas de liberté sans loi respectée, sans frontières, sans école qui transmet, sans État qui protège au lieu d'administrer.
La France a choisi le premier pendant quarante-cinq ans. La facture arrive. Et je suis convaincu que nous allons revenir au second, pas par idéologie, mais parce que les chiffres ne laisseront bientôt plus d'autre choix.
La question n'est pas de savoir si ce retour aura lieu. C'est de savoir si on le fera par choix, ou par effondrement.
Voilà une photo que Médiapart n'aurait pas montré avant l'élection de Mitterrand. 😡 Soutien total à @J_Bardella .. vivement le @RNational_off 🇨🇵 🇨🇵 🇨🇵 🇨🇵
Javier Milei se lâche dans les colonnes de Le Point sur la gauche et la dette :
"Si la gauche française manifeste contre moi, je l’en remercie : c’est une médaille. La dette est profondément immorale. La dette n’est rien d’autre qu’un impôt différé.
Cela signifie que vous faites payer vos fêtes d’aujourd’hui par vos enfants, vos petits-enfants et des générations qui ne sont même pas encore nées et n’ont aucun moyen de se défendre.
Regardez l’Argentine : à notre arrivée, la dette consolidée atteignait 100 % du PIB. Elle est aujourd’hui sous les 40 %. Notre déficit était de 15 points de PIB. Nous sommes à l’équilibre strict.
Les médias sont corrompus, littéralement corrompus. Dès mon arrivée, je leur ai supprimé la manne de la publicité officielle. Alors, évidemment, ils me vouent une haine viscérale ! Ils me haïssent parce qu’ils sont majoritairement de gauche." (Le Point)
En France, on s'écharpe sur les « bassines ». En Espagne, personne ne conteste l'utilité de l'irrigation.
J'ai interrogé Miguel Riesgo, conseiller agricole de l'ambassade d'Espagne. Les chiffres font réfléchir :
• 22,3 % des terres cultivées irriguées… qui fournissent 71 % de la production végétale en valeur
• 58,6 % en goutte-à-goutte, soit environ 30 % d'eau économisée
• 612 hm³ d'eau de mer dessalée par an
• 360 hm³ d'eaux usées recyclées pour l'agriculture
• 2,7 Md€ investis entre 2018 et 2027
Par hectare, l'irrigation y multiplie par 6 la productivité et par 4 le revenu des agriculteurs, et crée 3 fois plus d'emplois.
L'agriculture consomme 75 à 80 % de l'eau disponible. Et Madrid ne cherche pas à réduire cette part : elle cherche à mieux l'utiliser.
La décroissance agricole n'y est tout simplement pas une option.
Le modèle n'est pas transposable tel quel. Mais il montre qu'un pays européen peut assumer l'irrigation sans en faire une guerre idéologique.
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https://t.co/mN0guaSZkt
Moissons 2026 terminées… la pyrale, contre laquelle tous les moyens de lutte sur soja ont été interdits, a tout ravagé derrière la sécheresse. Impossible de récolter.
Merci à Monique Barbut et à ses prédécesseurs ! On continuera à importer des millions de tonnes de soja ogm depuis les pays du mercosur pour assurer la souveraineté protéique de la france. On continuera à voir les experts de l’Anses prendre leur salaire, pendant que nos agriculteurs crèvent du dogmatisme vert et des mauvaises décisions politiques.
Écœurement.
@AnnieGenevard
[PRÉSIDENTIELLE 2027 🇫🇷]
Je n’ai jamais cru au macronisme.
Je ne l’ai jamais soutenu.
Je n’ai jamais pensé que la droite gagnerait à s’y diluer.
Une décennie plus tard, le bilan est terrible. La France est surendettée, déclassée, affaiblie, moquée. L’école, la santé, la sécurité, la justice, la gestion migratoire, nos finances, notre industrie, notre armée, notre indépendance... Tout s’effondre.
Nous sommes devenus le vilain petit canard de l’Europe, plombés par un État techno gangrené de sachants qui nous expliquent matin, midi et soir comment réformer nos vies sans jamais toucher aux leurs. Et dans cette France déconstruite, nos entreprises crèvent de toutes ces normes, charges, contrôles et réglementations.
Je le vis au quotidien comme Maire !
Cette hyper-bureaucratie d’État crée chaque jour des machins, empile des trucs, des procédures, des CERFA, et nous fait perdre un temps fou et un pognon de dingue.
Il est plus qu’urgent de rompre avec cette vieille lune qui consiste à réformer en ajoutant une règle à une règle, une dépense à une dépense et un organisme à un organisme. L’État-providence est mort de cinquante ans de fuite en avant, dont le « n’importe quoi qu’il en coûte » n’a été que l’aboutissement.
Alors, face à ceux qui cherchent encore le vingt-cinquième accommodement pour se maintenir, drapés dans la vertu des solutions qu’ils proposent aux maux qu’ils ont causés, David Lisnard est aujourd’hui le candidat le plus crédible et le plus disruptif.
Ancien commerçant, Maire de Cannes et président de l’Association des Maires de France, il a les mains dans le cambouis. Il est de ceux qui font, qui comptent et qui décident, loin des petits hommes gris et des « yakafocon ».
Et puisque tout le monde répète à l’envie que les Maires sont les piliers de la République, il serait temps de prendre au sérieux l’expérience de celui qui les représente quand il propose de gouverner autrement.
David Lisnard n’a par ailleurs jamais été ministre et n’est comptable d’aucun bilan gouvernemental, d’aucun échec national ni d’aucun renoncement. J’y vois une liberté politique rare à droite.
Il porte un projet de rupture libérale et décentralisatrice pour tout refonder, de la cave au grenier.
Il veut notamment diviser par deux le stock de normes et de lois, supprimer une grande partie des 1200 organismes publics dont les ARS, introduire la capitalisation dans les retraites et rendre aux Maires un véritable pouvoir réglementaire.
Il veut supprimer la carte scolaire et permettre aux chefs d’établissement de choisir leurs équipes. Il assume la comparution immédiate des mineurs délinquants et les internats disciplinaires fermés. Il veut que les parents répondent enfin des actes de leurs enfants.
Sur l’immigration, il veut diviser par huit les titres de séjour, mettre fin à l’automaticité du droit du sol, rétablir le délit de séjour irrégulier et rendre à la France le pouvoir de décider qui entre, qui reste et surtout qui doit partir, quitte à sortir de la CEDH (Convention Européenne des Droits de l’Homme).
Sur le nucléaire, la défense, l’écologie ou tout autre secteur stratégique, il refuse que Bruxelles ait le dernier mot. Si une règle européenne affaiblit la France, il assume de s’en affranchir.
Il a surtout le courage de dire qu’une large partie de ce que l’État a empilé depuis des décennies doit tout simplement disparaître.
Au fond, c’est juste du bon sens.
Voilà pourquoi je soutiens @davidlisnard.
À tous ceux qui m’ont noyé sous les insultes après mon tweet sur Édouard Philippe : je vais le redire encore plus clairement et sans langue de bois.
Nos retraités ont déjà payé leur part, et ils l’ont payée cher. Ils ont trimé 45 heures par semaine, souvent 48, pendant 40 ou 45 ans, sans les 35 heures, sans les RTT à foison, sans télétravail et sans toutes les protections actuelles. Usines bruyantes, chantiers exposés, cadences infernales, salaires qui servaient encore à élever une famille.
Ils ont reconstruit la France d’après-guerre, fait tourner l’économie et cotisé sans jamais rechigner. Foutez la paix aux retraités. Ils méritent le respect total, la dignité et la tranquillité. Pas qu’on vienne encore les emmerder.
Maintenant c’est à nous de prendre la nôtre. Pas en leur demandant un effort supplémentaire, mais en ayant le courage de faire de vraies réformes.
Parce que notre système par répartition est devenu une pyramide de Ponzi démographique pure et dure : de moins en moins d’actifs pour financer de plus en plus de retraités, avec des promesses de retraite qui ne sont plus financées. Continuer comme ça, c’est mentir à tout le monde et préparer un crash qui touchera tout le monde, anciens comme futurs retraités.
On arrête la démagogie. Les solutions qui fâchent mais qui sont inévitables :
• Passage progressif et obligatoire à la retraite par capitalisation, pour que chacun ait des droits réels et non des promesses creuses
• Âge légal à 66 ans, aligné sur la réalité démographique et sur ce que font la plupart de nos voisins européens
• Suppression totale et définitive des régimes spéciaux, ces privilèges scandaleux qui coûtent une fortune et créent une France à deux vitesses
• Exceptions strictes et justifiées uniquement pour les métiers vraiment pénibles qui commencent à 16-18 ans et usent le corps prématurément (et pas pour des catégories confortables qui partent à 52-55 ans)
Et que l’effort commence par le bon bout : une coupe massive et sans pitié dans les dépenses publiques. Fin des gaspillages, des doublons administratifs absurdes, des niches fiscales pour amis, des subventions inefficaces, des administrations pléthoriques et des privilèges en tout genre. C’est là qu’il faut tailler, pas dans la pension de ceux qui ont déjà donné 40 ans de leur vie.
Nos retraités ont déjà payé leur part.
À nous de prendre la nôtre avec lucidité, courage et honnêteté.
Il ne s’agit pas d’opposer les générations, mais de les respecter toutes en sortant enfin la tête du sable. Respect total pour ceux qui ont construit. Courage pour réformer avant que la pyramide de Ponzi ne s’effondre sur nos enfants et petits-enfants.
Ceux qui préfèrent hurler des insultes plutôt que d’affronter cette réalité sont juste en train de creuser la tombe du système.
Foutez la paix aux retraités. Ils l’ont mérité au centuple. Réformons maintenant, sérieusement, ou on coule tous ensemble.
#Retraites #ReformeRetraite #Capitalisation #PyramideDePonzi
« Contamination ». 119 fois. C'est le mot utilisé par Que Choisir pour parler de résidus de pesticides... sous les limites réglementaires. Dans mon entretien accordé à Atlantico, je décortique ce choix de vocabulaire : 98,2 % des échantillons européens respectent les LMR, et 58,4 % ne présentent AUCUN résidu détectable. Détecter une trace n'est pas synonyme de danger, sinon nos billets de banque (90 % avec traces de cocaïne) seraient aussi « contaminés ». À lire absolument 👇 https://t.co/VMlk3UyDtF
Le monde musulman est dans un état catastrophique sur le plan des libertés et de la condition des minorités.
Il n'y a donc rien d'étonnant que les signes culturels islamiques - comme le voile ou autre - fassent l'objet d'un rejet croissant des opinions publiques.
🗣️@GarbariniPascal, avocat corse : "la croix elle est chez elle et toi tu rentres chez toi. C'est aussi simple que cela, la Corse est une terre chrétienne, c'est simple. A toutes les entrées des villages, à la sortie, il y a une croix. On ne va pas venir nous enlever nos croix au prétexte que il y aurait eu la séparation de l'Eglise et de l'Etat, d'accord, c'est 1905, pas de problème mais j'ai chez nous il y a des exceptions parce qu'on a des spécificités, c'est notre cœur, voilà, c'est notre foi, donc, on ne va pas à nous apprendre comment on doit vivre et comment surtout, on doit choisir notre religion !"
💥Ecoutez bien @ChdOrnellas, elle récapitule l'ensemble des aides que nous payons pour les étrangers, demandeurs d'asile ou clandestins même sous OQTF, c'est juste hallucinant, et on parle encore d'augmenter les impôts pour combler le déficit...
Tout y passe. Ces aides sont cumulatives ! Ils ont les mêmes droits que nous...
Minima sociaux (RSA : 15 % des bénéficiaires sont étrangers extra européens, minimum vieillesse : 1/3 sont étrangers), santé (450 000 bénéficient de le l'Aide Médicale Etat).
Logements : les clandestins peuvent bénéficier des hébergements d'urgence même sous OQTF... plus aides au logement pour les étrangers en situation irrégulière plus le droit opposable au logement.
Prestations familiales : même pour les étrangers en situation irrégulière dès leur arrivée Transport : dans certaines régions, les clandestins peuvent bénéficier d'une remise de 50 %.
Les tarifs sociaux sont les mêmes pour les français que pour les clandestins...
Quand Dominique Voynet expliquait au prix Nobel de physique Georges Charpak qu’il faudrait préférer le gaz au nucléaire, celui-ci présentant selon elle « un risque bien moindre d’accentuer l’effet de serre »...
"Il y a 48% de cadmium en moins dans l'alimentation bio. Une des réponses immédiates, c'est de consommer bio", nous dit @BenoitBiteau, député écologiste.
Ce chiffre, il l’a trouvé dans une méta-étude scientifique.
Devinez-ce qu’elle vaut ?
🌱 Pesticides et vie des sols : une étude européenne bouscule quelques idées reçues
Que reste-t-il de la vie biologique des sols lorsqu’on utilise des pesticides ?
Une étude européenne publiée en août 2026 apporte une réponse beaucoup plus nuancée qu’on ne l’entend souvent.
🔬 200 sols agricoles analysés dans 10 pays européens, dont la France, en agriculture biologique et conventionnelle.
Premier résultat intéressant : le principal facteur expliquant les différences entre les microbiomes n’est pas le mode de production.
👉 Ce sont d’abord la géographie et le pH du sol.
À l’échelle européenne, le système de conduite bio ou conventionnel n’explique qu’environ 0,9 à 1,1 % de la variation de la composition des communautés microbiennes.
Mais l’étude ne dit pas pour autant que les pesticides sont sans effet.
Certaines molécules et certains résidus — notamment des fongicides, le glyphosate ou l’AMPA — sont bien associés à des modifications de certaines communautés microbiennes.
Autre résultat particulièrement intéressant :
➡️ des mélanges de résidus ont été détectés dans 96 % des sols conventionnels, mais également dans 79 % des sols biologiques étudiés.
Cela rappelle surtout une chose essentielle en agronomie :
un sol est un écosystème complexe.
Réduire son fonctionnement à une opposition « bio = sol vivant / conventionnel = sol détruit » n’est tout simplement pas ce que montrent ces données.
Le pH, le climat, le type de sol, l’histoire de la parcelle, les pratiques culturales et les produits phytosanitaires interagissent.
👉 La science montre des effets des pesticides.
👉 Elle montre aussi que ceux-ci ne sont pas le seul facteur, ni nécessairement le facteur dominant, structurant le microbiome des sols agricoles européens.
C’est précisément cette nuance qui rend cette étude intéressante.
⚠️ Et comme toujours : association statistique ne signifie pas automatiquement causalité.
https://t.co/z2MGKA4ZRe
✅ Pédagogie utile : Non, les bovins français ne sont pas uniquement « nourris au maïs ».
Regardons leur ration réelle.
🥩 BOVINS VIANDE
🐄 79,9 % d’herbe
→ 48,8 % pâturée
→ 31,1 % conservée (foin, ensilage…)
🌽 8,0 % de maïs ensilage
🌾 9,8 % de concentrés
🥛 BOVINS LAIT
🌱 49,8 % d’herbe
→ 20,3 % pâturée
→ 29,5 % conservée
🌽 33,2 % de maïs ensilage
🌾 15,5 % de concentrés
La différence est importante : les systèmes laitiers utilisent davantage de maïs ensilage pour répondre aux besoins énergétiques liés à la production de lait. Mais même chez les vaches laitières, l’herbe représente environ la moitié de la ration moyenne.
Et pour les bovins viande, c’est encore plus clair : 4 kg de matière sèche consommée sur 5 proviennent de l’herbe.
Le bovin est avant tout un ruminant capable de valoriser l’herbe, une ressource que l’être humain ne peut pas consommer directement.
👉 Parler des « bovins nourris au maïs » sans distinguer élevage laitier et élevage viande donne donc une image très déformée de la réalité française.
Et pour l’irrigation : D’après le Recensement agricole 2020 d’Agreste, l’ordre de grandeur est d’environ 6 % des surfaces de maïs fourrage irriguées, donc ≈ 94 % non irriguées.
📚 Source : B. Rouillé, J. Devun & P. Brunschwig, L’autonomie alimentaire des élevages bovins français, Institut de l’Élevage, OCL, 2014, 21(4), D404. DOI : 10.1051/ocl/2014017.
Trois leviers pour mobiliser mieux l'eau en France. Aucun n'est nouveau.
• Le stockage hivernal. Chaque hiver, des volumes considérables rejoignent la mer sans avoir servi. Et Explore2 projette environ +20% de pluies hivernales en fin de siècle : la ressource à stocker augmente.
• La réutilisation des eaux usées traitées. Elle irrigue sans prélever un litre de plus dans le milieu. L'Espagne et Israël en réutilisent une part importante. La France, une fraction infime.
• Le dessalement. Éprouvé depuis des décennies à Chypre, Malte, en Espagne, en Israël. Coût énergétique réel, à assumer. En France continentale : aucune unité en service. Ce n'est pas une filière sous-exploitée. C'est une filière jamais engagée – dans un pays qui a des milliers de km de côtes.
➡️ Ce qui manque n'est ni l'eau ni la technique. C'est la décision.
➡️ L'objection de l'évaporation : « 20 à 60% de l'eau stockée s'évapore ». Le chiffre vient d'une étude sur des lacs nord-américains, mal lue : elle dit 20 à 60% DES PERTES, pas du volume stocké. La perte nette réelle : 2,3 à 5% du volume, 7,7% au plus fort d'une canicule extrême (Académie d'agriculture de France). Loin du gouffre annoncé.
➡️ Et le GIEC inclut explicitement le stockage parmi les solutions d'adaptation – à condition qu'il ne soit pas l'unique réponse.
À verser au débat : des travaux de l'université d'Orléans concluent que l'évaporation d'une retenue est inférieure à celle d'une zone humide de surface équivalente. L'argument de l'évaporation, appliqué avec constance, condamnerait aussi les milieux qu'on prétend défendre.
#Irrigation #Eau #Dessalement
La décision du Conseil constitutionnel confirme aujourd’hui le vote du parlement : la loi d’urgence agricole est conforme et peut entrer en vigueur.
Pour les agriculteurs, dans la période extrêmement difficile que nous connaissons, c’est un pas en avant.
Sur le sujet crucial de l’eau, le Conseil constitutionnel valide les objectifs que nous nous étions fixés : mieux organiser, mieux anticiper, mieux sécuriser. Pour les Sages, le stockage hivernal, l'irrigation, la simplification des procédures et la protection du potentiel productif répondent à l’objectif d’intérêt général.
Continuer à opposer agriculture et ressource en eau n'a plus de sens.
L’eau stockée en période d’abondance, c’est l’eau qui permet de produire en été sans pression supplémentaire sur les milieux. Il est temps de mettre fin aux caricatures de ces 30 dernières années.
Les agriculteurs n’ont pas besoin de discours anxiogènes : ils ont besoin d’outils que cette loi, souhaitée par des milliers d’agriculteurs en janvier dernier, participe à nous donner.
Maintenant, place à l’action : la loi doit être promulguée au plus vite et les acteurs dans les bassins hydrologiques doivent s’en emparer pour bâtir des solutions concrètes. Personnellement, avec l'engagement de notre réseau, je contribuerai au mieux à leur déploiement.