Ce 13 août 2026 restera comme l’une des journées les plus chaudes jamais observées en France depuis le début des mesures.
Pour la SEPTIEME fois de l'été 2026, la station de Bordeaux-Mérignac a atteint le seuil des 40°C. Jusqu'en 2025, cette station n'avait connu que cinq journées à plus de 40°C... depuis son installation en 1920. Donc 5 fois en 102 ans contre déjà 7 fois en 2026 !
Une nouvelle journée hors norme : 138 records de chaleur ont été battus ou égalés, tandis que 235 stations ont atteint ou dépassé les 40 °C, avec des maximales comprises entre 40 et 43 °C.
Non, ce n’est pas parce que ces événements se répètent qu’ils deviennent normaux. Forêts, agriculture, écosystèmes : tous sont à bout, soumis à des chocs de plus en plus fréquents, intenses et rapprochés, sans même avoir le temps de récupérer entre deux épisodes.
Cette photo mérite absolument tous les prix. Elle a même sa place au Louvre.
Elle relate précisément l’inertie de l’individu face à l’effondrement.
Regardez la composition. Un chef-d’œuvre involontaire.
Au premier plan, le sable doré, les tongs abandonnées, la glacière. Le décor ordinaire du bonheur estival. Deux personnages assis, de dos, comme dans un tableau de Caspar David Friedrich. Sauf que Friedrich peignait des hommes contemplant le sublime. Ici, ils contemplent la catastrophe. Et ils ne bougent pas.
Au centre, le parasol. Publicitaire, criard, dérisoire. Un pastis face à l’apocalypse. C’est presque trop parfait : la France qui prend l’apéro pendant que le monde brûle. Aucun scénariste n’aurait osé.
Et puis le ciel. Les deux tiers de l’image. Cette muraille de fumée qui avale la lumière, ce dégradé d’ocre et de noir digne d’un Turner. La nature qui reprend la palette des maîtres pour peindre notre propre fin.
La femme photographie l’incendie avec son téléphone. Mise en abyme totale : nous documentons notre disparition au lieu de l’empêcher.
Cette image dit tout. Le déni, le confort, l’habitude. Nous sommes tous sur cette plage. Nous voyons tous le nuage. Et nous restons assis, parce que l’eau est bonne et qu’on a posé nos congés.
Les historiens de l’art parleront un jour de cette photo comme on parle du Radeau de la Méduse.
Sauf que cette fois, le naufrage, c’est nous qui le regardons depuis la plage.
💔🌍
Je considère que les réserves agricoles en eau sont nécessaires dans un contexte d'adaptation au changement climatique. Mais les canicules de 2026 m'auront aussi conforté dans une conviction que je défends depuis longtemps : on ne luttera pas contre les stress thermiques uniquement avec l'irrigation. Il faut aller beaucoup plus loin.
C'est là que se situe le véritable débat. A mon goût, la question n'est pas seulement de savoir s'il faut stocker de l'eau car ça sera inévitable. Elle est surtout de savoir dans quel projet agricole cette eau s'inscrit.
Cette image satellite (source : sentinel, centre-ouest de la France) montre deux choses :
1⃣ Les parcelles irriguées sont, bien sûr, en meilleur état que les parcelles non irriguées.
2⃣ Mais en 2026, elles souffrent malgré tout beaucoup plus qu'en 2025. L'irrigation ne compense pas les effets des chaleurs extrêmes lors de l'implantation, de la croissance ou de la reproduction des cultures. Lorsque certains seuils thermiques sont dépassés, l'eau ne suffit plus à éviter les pertes de rendement.
Cet exemple n'est malheureusement pas isolé. J'ai consulté plusieurs dizaines de situations similaires dans le Centre-Ouest, et le constat est le même.
L'irrigation n'est donc qu'une pièce du puzzle de l'agriculture de demain. Elle doit s'accompagner d'autres évolutions majeures :
1⃣ Faire évoluer les filières.
Il faudra progressivement transitionner vers des espèces et des variétés plus tolérantes à la chaleur et moins exigeantes en eau. Cela implique aussi de construire de nouvelles filières. Cette transition ne peut pas reposer uniquement sur les agriculteurs (notamment en terme économique) : industriels, distributeurs, consommateurs, recherche et pouvoirs publics doivent avancer ensemble, de manière coordonnée. On a besoin d'une vision étatique soutenue à long terme.
2⃣ Repenser les paysages agricoles.
Haies, arbres, bandes enherbées ou mosaïques paysagères permettent de ralentir le vent, de limiter l'évaporation, de favoriser l'infiltration de l'eau et de créer des microclimats plus favorables. Là encore, ces services rendus à la société devraient être rémunérés. En Suisse, par exemple, certains services écosystémiques assurés par les agriculteurs sont financés par les collectivités. Il est hors de question que ces transitions reposent uniquement sur le dos des agriculteurs.
3⃣ Restaurer les sols.
Le sol est une ressource stratégique. Toutes les pratiques qui renforcent sa structure, sa vie biologique et sa capacité à stocker l'eau (réduction du travail du sol, couverts végétaux lorsque les conditions le permettent, augmentation de la matière organique) devront être privilégiées. Mais cette transition entraîne souvent, selon les contextes pédoclimatiques, une baisse de rendement pendant plusieurs années. Ce risque économique ne peut pas être assumé par les seuls agriculteurs : il doit être partagé par l'ensemble de la chaîne alimentaire et accompagné par les politiques publiques.
4⃣ Poursuivre les progrès génétiques.
La sélection variétale devra continuer à améliorer l'efficience de l'utilisation de l'eau, la capacité des systèmes racinaires à explorer le sol, la régulation de la transpiration ainsi que la résistance des cultures aux fortes chaleurs, notamment pendant la floraison et le remplissage des grains. En revanche, je ne me prononce pas sur les nouvelles techniques génomiques : je ne maîtrise pas suffisamment ce sujet pour avoir un avis éclairé.
5⃣Repenser l'élevage.
Le lien entre élevage et cultures est essentiel au fonctionnement d'un terroir : fertilisation organique des sols, entretien des zones humides, limitation du risque d'incendie par le pâturage, maintien des paysages bocagers et de nombreux services écosystémiques.
En revanche, dans les régions où les ressources fourragères estivales deviennent de plus en plus limitées sous l'effet du changement climatique, il faudra adapter progressivement les systèmes d'élevage. Cela pourra passer, selon les territoires, par des races plus rustiques, des animaux de plus petit gabarit ou encore des espèces moins exigeantes en fourrage, comme les caprins.
En parallèle, une évolution de notre consommation est également nécessaire. Réduire les importations de viande produite dans des conditions parfois moins durables et privilégier une viande française, issue de systèmes plus résilients, constitue un levier cohérent pour limiter les émissions de gaz à effet de serre tout en soutenant notre agriculture.
En résumé, l'irrigation est une composante importante de l'adaptation, mais elle ne constitue en aucun cas une solution miracle. En agriculture, les solutions sont presque toujours multifactorielles. Miser sur un seul levier serait prendre le risque d'une maladaptation. C'est en combinant plusieurs approches que nous construirons une agriculture réellement résiliente face au changement climatique.
L’incroyable phrase d’accroche de @vincentduluc dans L’Équipe du jour (ça vaut la peine de tout lire) :
« À part le prix scandaleux des places, le chaos des visas, l’interdiction faite aux Iraniens de dormir dans la ville américaine où ils jouent et à un arbitre somalien de participer à la Coupe du monde pour laquelle il avait été sélectionné, le coût écologique exorbitant, la menace de voir la police anti-immigration aux portes des enceintes sportives, la nécessité de casser son PEL pour aller au stade en transports en commun, le bouleversement du football en quatre quart-temps pour plaire au marché publicitaire et le sentiment qu’en étant prête à toutes les compromissions avec Donald Trump, la FIFA a perdu à la fois son pouvoir et son honneur, LA COUPE DU MONDE, VRAIMENT, VA ÊTRE UNE BELLE FÊTE. » 😭🥶
🗞️ @lequipe
Plus de 12 heures en direct et nous continuons à explorer le dossier Epstein.
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Malgré les incertitudes, mon inquiétude concernant l’établissement d’un des plus puissants épisodes El Niño jamais mesurés reste intacte depuis mon premier tweet du 6 avril. Et je maintiens le terme : dans l’état actuel des prévisions, la situation est « alarmante ».
Le puissant El Niño de 1877-1878 a contribué, parmi d’autres événements météorologiques cocomittant, à la Grande Famine mondiale de 1876-1878 via d’importantes perturbations hydriques autour du Pacifique. Selon l’étude de Deepak Ray et collègues publiée dans le Climatology (« Climate and the Global Famine of 1876-78 », 2018), cette famine aurait causé entre 30 et 60 millions de décès, soit environ 2 à 3,5 % de la population mondiale de l’époque.
Certaines analyses décrivent cet événement comme possiblement « la pire catastrophe environnementale ayant frappé l’humanité » au cours des derniers siècles, avec un bilan humain comparable à celui des guerres mondiales ou de la pandémie de grippe de 1918-1919.
Évidemment, dans une économie agricole mondialisée, les conséquences d’un El Niño comparable ne seraient probablement pas équivalentes aujourd’hui. Mais plusieurs éléments distinguent notre contexte actuel de celui de 1877 : nous faisons face à une polycrise mêlant tensions géopolitiques, instabilités sur les engrais et l’énergie, ainsi qu’au changement climatique qui ajoute un réchauffement de fond supplémentaire aux anomalies liées à El Niño. Le tout dans un contexte de réchauffement dont la pente est accélérée depuis 7 ans (sur de récentes études, mais dont les conclusions ne sont pas encore partagées par toute la communauté).
Même si les modèles persistent à signaler un épisode potentiellement inédit par son intensité, l’incertitude demeure importante jusqu’à l’été. Cependant, lorsqu’il s’agit d’agriculture et de sécurité alimentaire, mieux vaut anticiper que subir, en particulier pour les pays en développement qui restent les plus vulnérables aux chocs climatiques.
Je maintiens donc ma position : à ce stade, les prévisions et les observations continuent d’aller dans le sens d’un épisode potentiellement majeur et préoccupant.
Pour ce thread, je me suis notamment appuyé sur des échanges avec le compte @MystereMeteo, qui m’a transmis l’article scientifique cité plus haut. Je vous conseille vivement de le suivre.
L'image est tirée du Washington Post.
Qu’est-ce que je suis fatigué de lire, ces derniers jours, que « le GIEC abandonne les pires scénarios de réchauffement » pour son 7e rapport (à savoir les scénarios RCP8.5 du 5e rapport et SSP5-8.5 du 6e rapport). En mode : "tout va bien, on vous avait dit, le réchauffement ne va rien faire". "Les ecolos sont des escros". "Les scientifiques sont payés par des lobbys".
Euh… non. Ces scénarios étaient déjà considérés depuis longtemps comme improbables. Ils reposaient sur une hypothèse très extrême : continuer à augmenter indéfiniment les émissions de gaz à effet de serre sans transition énergétique, sans évolution technologique, sans changement des usages ou de la consommation. Bref, un monde en mode « business as usual » poussé à l’extrême...
Oui, les dynamiques sociales, technologiques et énergétiques ont évolué. Et c’est une bonne nouvelle. Mais faut-il pour autant sauter de joie ? Eh bien non. Car il n’y a rien de vraiment nouveau : les climatologues le savaient déjà. Ces scénarios étaient déjà décrits comme improbables.
Le vrai sujet aujourd’hui, ce sont les scénarios intermédiaires à élevés. Et selon les trajectoires actuelles (ce que confirment d’ailleurs beaucoup de mes collègues climatologues) nous nous situons probablement entre un scénario modéré et un scénario élevé, c’est-à-dire entre SSP2-4.5 et SSP3-7.0.
Alors, pour illustrer concrètement ce que cela signifie, regardons la biogéographie (i.e. aire de répartiton) de la pomme Golden en Europe :
➡️Dans le scénario SSP5-8.5 (le fameux scénario « abandonné »), le déplacement est spectaculaire : la Golden devient quasiment une pomme balte.
➡️Dans le scénario SSP3-7.0, considéré aujourd’hui comme plus crédible, la Golden… devient aussi une pomme balte. La différence ? Elle remonte simplement un peu moins vite vers le nord : environ 100 à 200 km de moins.
➡️Et même dans le scénario modéré SSP2-4.5, la remontée vers l’Europe de l’Est et le nord de l’Europe reste extrêmement marquée.
Autrement dit : dans tous les scénarios, y compris les plus « modérés », les bouleversements agricoles restent majeurs. Cela signifie :
➡️une transformation profonde de la géopolitique alimentaire mondiale ;
➡️la disparition ou le recul de nombreuses productions dans le sud-ouest et le sud-est de la France ;
➡️des bouleversements économiques encore difficiles à anticiper ;
➡️une concurrence agricole accrue avec l’Europe de l’Est ;
➡️une aridification et une désertification croissantes du bassin méditerranéen ;
➡️et probablement des mouvements de population importants liés à ces transformations.
Alors oui, on peut se réjouir que le pire scénario devienne moins probable. Évidemment. Et j'en suis ravi ! Mais attention aux discours rassuristes du type : « Vous voyez, on vous l’avait dit, il ne va rien se passer. ». Abandonner le pire scénario ne signifie absolument pas qu’il ne va rien se passer et que nous n'avons pas un long chemin devant nous !
Les françaises ont réalisé le GRAND CHELEM des Globes sur le circuit international
Général :
🔮 Jeanmonnot
🔮 Botet
Sprint :
🔮 Jeanmonnot
🔮 Botet
Poursuite :
🔮 Jeanmonnot
🔮 Botet
Individuel :
🔮 Jeanmonnot
🔮 Galmace Paulin
Mass Start :
🔮 Simon
🔮 Mengin
C’est donc un grand chelem !
Les 4 gros globes du circuit international saison 2025/2026 :
🔮 Éric Perrot 🇫🇷
🔮 Gaetan Paturel 🇫🇷
—
🔮 Lou Jeanmonnot 🇫🇷
🔮 Paula Botet 🇫🇷
Trump posted a disgustingly racist video depicting the Obamas as apes.
Are my Republican colleagues going to continue to bend the knee to a racist, authoritarian president who wants the American people to bow down before him?
Louis, Louis 🤦♂️
- 50 mètres parcourus
- 3 défenseurs à ses trousses
- prise de balle arrêtée
- il trébuche et glisse sur les genoux
- il se relève en une demi seconde 🤯
- il rebombarde comme si rien de tout ce que vous venez de lire n’était arrivé
🧨
C’est l’heure de faire un point sur les classements après les 6 premières étapes de la saison.
La France 🇫🇷 détient 11 des 15 globes !
Les leaders actuels ⬇️⬇️