Monsieur le maire de Paris, Monsieur Emmanuel Grégoire,
Vous vous souvenez de Patrice ? Il a ému toute la France. Le 22 mai, au lendemain de la diffusion d'Envoyé spécial, "Appartements séniors, un scandale à huis clos," vous êtes venu le rencontrer à la résidence. Vous lui avez promis devant témoins une solution. il vous a cru. Depuis, l’unique réponse qui lui a été proposée, c’est l’EHPAD, Il a 58 ans. Une plaisanterie de mauvais goût. Patrice tient aujourd’hui des propos très alarmants, il a perdu 10 kg, il ne s'alimente plus en raison de cette infestation. J’ai saisi la préfecture. Je vous ai adressé un mail. Silence. S’il devait lui arriver quelque chose, ce ne serait pas faute d’alerte, ce serait faute d’action. Votre responsabilité est désormais engagée.
Soyez nombreux à partager ce post, pour Patrice s'il vous plaît. #emmanuelgregoire #maximecrosnier #ars #ministeredelasanté #mairiedeparis #envoyespecial
Je vais écrire à chaque sénateur qui a voté contre la loi sur la fin de vie pour expliquer c’est quoi un cancer stade 4. Je vais leur expliquer ce que vivent certains malades qui souffrent et qui ne peuvent pas partir avec dignité. Je vais essayer de rester calme et respectueux face à ces gens déconnectés de la réalité, mangeant du homard dans de magnifiques restaurants parisiens pendant que des français souffrent dans les hôpitaux. Parfois, la médecine ne peut rien faire. Mon cancer est à un stade 4 et il continuera de se développer malgré les traitements. J’ai le droit de partir avec dignité le jour où la douleur sera insupportable. Je le dis avec sincérité, vous êtes des monstres. Si vous n’êtes pas des lâches rendez-vous en soins palliatifs et dites en face de ces gens concernés que vous avez voté contre leur liberté de choisir de partir. Arrêtez votre lâcheté, et faites le ! A tous ces malades dont la médecine ne peut plus rien, je vous soutiens profondément ! Restez fort face à l’ingratitude de ces gens. ❤️
@ZeClint Chez un de mes clients une salariée très prévenante a informé son employeur qu’elle « se mettrait » en arrêt de maladie en juin parce que sa sœur se marie et qu’elle n’a plus de jours de congés…
@FredericLefevre Quand on est un sportif grossier, on est exclu du relais de la flamme des JO. Quand on est un député Français grossier, on reste à l’assemblée nationale. 🤷🏻♀️
Texte de Béni Beeri Issembert
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Il est monté dans un bus, ce matin-là.
Sans doute en route vers son fournil.
Vers le pain. Vers la paix.
Mais la mort l’attendait sur la banquette.
Il s’appelait Dr Mark.
Avant d’être boulanger, il fut médecin.
Cardiologue en Pennsylvanie. Un homme des machines, des diagnostics et des hôpitaux.
Il aurait pu y rester. Continuer à faire battre les cœurs dans le confort technologique de notre monde moderne.
Mais quelque chose en lui cherchait autre chose. Une autre forme de soin.
Moins clinique. Plus profonde.
Il a tout quitté pour Israël, non pas pour soigner les corps, mais pour nourrir les âmes.
Il est devenu boulanger.
Non pas boulanger par commerce, mais boulanger par philosophie.
Par vocation lente. Par fidélité au sol, au feu, à la pâte.
Il a troqué les lignes d’électrocardiogrammes pour les lignes de mie tiède.
Les couloirs stériles pour le souffle chaud du levain.
Il a fait du pain avec des farines anciennes, résistantes.
Des farines d’avant les pesticides. D’avant l’urgence.
Des farines qui portaient en elles la mémoire du sol et des pluies.
Comme Giono, il savait que les vraies richesses ne se pèsent pas.
Elles se respirent. Elles se pétrissent. Elles se donnent.
Il travaillait lentement, comme on prie.
En silence, comme on aime.
Ses pains n’étaient pas parfaits, mais ils étaient pleins. Pleins de terre, pleins de soin, pleins de lui.
Et ce matin-là, il a pris le bus.
Pas pour fuir. Pas pour se battre.
Pour rejoindre son four.
Pour faire du pain.
Mais des hommes qui ne savent ni lire ni pétrir, des hommes nourris de haine et de bruit, l’ont abattu.
Dans un bus. À Jérusalem. Ce matin.
Un homme qui faisait du pain est mort comme un roi, sans couronne, mais debout.
Ils ont voulu tuer le silence.
Ils ont touché la farine, la bonté, le feu lent du cœur humain.
Et pendant que d’aucuns parlent de contexte, d’équilibre, de géopolitique, nous, nous nous taisons.
Car il n’y a rien à dire quand un homme pétrit la vie et qu’on l’abat comme un chien.
Le four reste vide.
La pâte ne lèvera pas aujourd’hui.
Mais l’histoire, elle, se lèvera.
Nous la dirons à nos enfants.
Nous leur dirons qu’il y avait un homme, qui venait d’un pays lointain, et qui avait compris que le vrai pouvoir, ce n’est pas de commander.
C’est de nourrir.
Nous leur dirons que Dr Mark n’était pas un héros.
Mais qu’il était juste.
Et que la justice, parfois, prend la forme d’un pain encore chaud, posé au centre de la table.
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