Je vous laisse apprécier cet extrait médiatique sur le 8 mars de Juliette Briens, meilleure amie et camarade d’Alice Cordier.
Némésis est un cheval de Troie pour imposer le racisme et s’en prendre violemment au féminisme.
Regarder l’histoire en face est un devoir. Oui, la France a commis des atrocités en Algérie, pendant la conquête puis la guerre. C’est un fait, pas une opinion.
Dire les faits, ce n’est ni de la provocation ni de la repentance, c’est reconnaître ce qui s’est passé pour pouvoir avancer, ensemble, avec l’Algérie. La droite radicale veut réécrire l’histoire, cela fait partie de son combat contre le savoir et la culture. Sanctionner @jmaphatie c’est de la cancel culture, l’entrée dans un nouvel obscurantisme. L’histoire n’est pas une idéologie. L’effacer, c’est nourrir l’ignorance et les extrêmes.
Soutien à #Apathie et pensées à l’Algérie. @RTLFrance #Algérie
- « On vient de m’annoncer que Laure Manaudou quitte Twitter. Laure Manaudou, c’est bien celle qui a la chatte qui sent le chlore ? #Manaudou »
- « Marseille : un ado de 15 ans soupçonné du viol d’une mamie. Ne dit-on pas que ce sont dans les vieux pots qu’on fait les meilleures sauces ? »
- « Bizarrement, dans l’affaire Luka Rocco Magnotta (5), c’est le chien qui a mangé le chinois et non le chinois qui a mangé le chien. Étonnant, non ? »
- « Comme j’ai le cœur à gauche, je donne souvent quelque chose aux clochards de ma rue. Des coups de pied dans la tronche notamment… »
✍️Ce sont les tweets de Kevin Bossuet, enseignant en Seine-Saint-Denis et chroniqueur sur CNews et Sud Radio. Il ne sera pas viré, parce qu'il n'est ni musulman ni pro-palestinien.
#KevinBossuet est professeur d’histoire-géographie dans un collège de Seine-Saint-Denis.
Il me semble que de tels propos devraient retenir l'attention de l'Education Nationale...
➡️Pour en savoir plus⤵️
https://t.co/lmufOJ7KtH
Suite à la publication de cet article sur @blast_france, @kevinbossuet s’est courageusement mis à effacer certains tweets, difficiles à assumer il faut le dire, que nous avons déterrés. C’est pas très sport et c’est surtout inutile, on a des captures d’écran. Quelques exemples.
🇫🇷- Alerte ordure : Propos racistes, misogynes, etc., @kevinbossuet, chroniqueur sur CNews ou encore RMC, efface des dizaines de tweets plus dégoûtants les uns que les autres après la publication d’un article de Blast.
Article complet ici : https://t.co/Hs1dBjZuQW
Peut-on savoir qui a financé les milliers de drapeaux, autocollants etc... ? Qui a financé une banderole arborée par des élus de la République ? Qui a affrété les bus ?
Qui a autorisé une manifestation sur un chantier interdit au public ? #A69@canardenchaine@libe@afpfr
D’où vient la formule de @J_Bardella : « Nous avons donné son indépendance à l’Algerie » ?
L’indépendance est donc un cadeau, elle n’est pas légitime.
C’est le fond du débat : l’esprit colonial toujours vivace, même chez un homme de moins de trente ans.
Etonnant, non ?
Je ne reviendrai pas à RTL. C’est ma décision. Voici pourquoi.
Il y a quinze jours, mes propos sur la colonisation algérienne ont créé le débat. La direction de la radio m’a dit avoir enregistré de nombreuses protestations de la part des auditeurs. Pour faire droit à l’émotion suscitée, il m’a été demandé de ne pas me présenter la semaine suivante, en m’indiquant que je serai le bienvenu, ensuite, pour continuer à défendre mes points de vue sur l’antenne.
J’ai compris et admis la démarche des dirigeants de RTL. Je l’ai trouvé équilibrée et respectueuse à mon égard. Et puis, le jour de suspension est arrivé. C’était mercredi dernier. À partir de là, concrètement confronté à ce qu’il faut bien appeler une punition, ma perception de la situation s’est modifiée.
Même décidée dans le cadre d’un dialogue serein et compréhensif, une punition reste une punition. Si je reviens sur l’antenne de RTL, je la valide, donc je reconnais avoir fait une faute. C’est un pas que je ne peux pas franchir.
J’attache un prix particulier à la question de la présence française en Algérie entre 1830 et 1962. Je ne suis pas concerné personnellement. Ni mon père, ni mes oncles, ni d’autres membres de ma famille n’ont participé à la guerre d’Algérie. Je n’ai pas non plus de connexions ou de liens avec des Français rapatriés de ce pays. J’ai découvert cette histoire de manière banale. Je me suis intéressé, voilà déjà longtemps, aux conditions du retour au pouvoir du général de Gaulle, en mai 1958. La question du maintien de l’Algérie dans la France était au cœur de la crise politique. Je me suis alors demandé ce qu’était cette situation, quelle était la nature de la présence française et aussi celle de la cohabitation des communautés sur ce territoire.
Ce que j’ai lu dans les livres écrits par des historiens méticuleux m’a horrifié. Les massacres de musulmans se sont succédés tout au long des 132 ans d’occupation. Un statut dit d’indigénat, appliqué à partir de 1881, a privé les premiers occupants de l’espace de tous droits et leur a imposé des servitudes archaïques et injustes. Chassés des terres les plus riches, ils ont végété dans l’extrême pauvreté. La scolarisation des enfants a été parcimonieuse. Tout ceci dresse un tableau indigne de la France au regard des valeurs d’humanité qui font sa réputation dans le monde.
J’ai vécu comme une injustice maintenue l’absence de reconnaissance officielle par le colonisateur des traitements dégradants infligés à cette population. Les propos que je tiens sur ce sujet depuis des années sont liés à ce sentiment. Pour cette raison, et pour cette raison seulement, je ne peux pas accepter d’être puni pour les avoir répétés.
Je regrette la situation qui s’est créée. J’ai passé de belles années professionnelles à RTL. C’est une radio que j’aime. Mais c’est ainsi.
Une précision pour terminer, parce que j’ai vu à l’œuvre durant ces derniers jours ces faux nationalistes qu’effarouchent les vérités de l’histoire. Le pouvoir algérien d’aujourd’hui est une dictature. Il l’est depuis 1962. Le peuple algérien mérite, comme tous les peuples, la liberté et la justice. Il en est, hélas, privé depuis trop longtemps. Par ailleurs, je m’associe, comme je l’ai fait depuis le début, aux demandes de libération de Boualem Sansal, injustement emprisonné à Alger.
Un jour, c’est mon espoir, la France, mon pays, conviendra de sa part d’inhumanité dans l’histoire.
Etonnant, non ?
Les tabous tombent, les digues cèdent, il n’y a plus de limite. Délire égotique et culte de la personnalité, provocations, ingérences, confusion entre intérêts privés et publics, mépris des institutions, racisme, sexisme, autoritarisme … La violence devient un discours légitime et la haine un programme.
C’est une catastrophe qui se prépare. Une menace existentielle qui pèse sur la France et l’Europe. La droite radicale européenne est complice par opportunisme et naïve par aveuglement. Elle devrait avoir honte. Nul ne pourra dire qu’il ne savait pas
Face à cette vague qui monte, il y a une démission quasi-générale : une gauche absente, des médias qui banalisent, une grande partie des milieux économiques qui applaudit.
La gauche doit s’unir, être un rempart moral, une force, une espérance. Elle doit parler de l’Etat et des services publics, de justice sociale, d’égalité, de pouvoir d’achat, de sécurité, de transition écologique. Elle doit proposer un avenir meilleur.
L’urgence est de répondre aux souffrances d’aujourd’hui et aux angoisses de demain. Un nouveau modèle social est à construire, dans le respect des valeurs qui nous réunissent. Il faut s’engager.