Ma banque m’a proposé un crédit à la consommation pour financer mes vacances.
Moi, Jean-Jacques, 52 ans, trente ans de cotisations.
On en est là.
La clochardisation, ce n’est pas un mot d’extrême droite.
C’est une trajectoire comptable.
Ça commence doucement.
Tu ne t’en rends même pas compte.
D’abord tu renonces au restaurant.
Pas par principe, par arithmétique.
Puis tu renonces au dentiste, parce que la couronne c’est 900 balles et que la Sécu te rembourse le prix d’un sandwich.
Puis tu renonces à changer la voiture, alors tu la répares.
Encore.
Encore une fois.
Puis tu renonces au chauffage à 20 degrés, et tu appelles ça “faire un geste pour la planète” pour te donner une contenance.
Voilà.
Tu es devenu pauvre sans jamais avoir cessé de travailler.
C’est ça, la grande innovation française : on a inventé le travailleur pauvre à 3 200 euros brut.
Pendant ce temps, l’État s’endette pour financer des dispositifs que personne n’a demandés, des agences dont personne ne connaît le nom, des rapports que personne ne lira.
Et quand il manque de l’argent, il ne coupe jamais dans son propre gras.
Il coupe dans le tien.
Une taxe ici.
Un plafond qui ne bouge pas là.
Une niche qu’on rabote.
Un point de CSG qui glisse.
Toujours la même méthode : jamais frontal, toujours par petites tranches.
On ne te tond pas, on t’épile.
Et le plus beau, c’est qu’ils appellent ça la solidarité.
La solidarité, c’est quand tu paies.
Quand tu demandes des comptes, c’est de l’égoïsme.
Alors on descend.
Lentement.
Une marche par budget.
Nos parents ont acheté leur maison avec un salaire.
Nous, on négocie un prêt sur 25 ans à deux revenus.
Nos gosses, eux, loueront un studio jusqu’à 40 ans en remerciant le ciel d’avoir un garant.
Trois générations. Une seule direction : vers le bas.
Ce n’est pas un accident.
C’est un choix politique répété quarante ans de suite par des gens qui, eux, n’ont jamais eu à choisir entre le dentiste et les vacances.
Si toi aussi tu bosses depuis trente ans et que tu te demandes où est passé l’argent, bienvenue. 🥖
@FrDesouche Monsieur Sautarel, soyez béni pour ce travail essentiel et courageux que vous menez depuis si longtemps.
Reconnaissance éternelle à nos pionniers.
MC
Je me suis longtemps passionné pour la psychologie, et une période m'obsède plus que toutes les autres.
L'après-guerre.
Le moment où des chercheurs se sont posé la question la plus dérangeante du siècle: comment l'Allemagne nazie avait-elle transformé des pères de famille ordinaires en bourreaux de camp?
La réponse, ils ne l'ont pas trouvée chez des monstres. Ils l'ont trouvée chez des hommes parfaitement banals.
Hannah Arendt a appelé ça la banalité du mal. L'historien Christopher Browning, en étudiant le bataillon de réserve 101 (des policiers d'âge mûr, des pères, des commerçants), a montré que ce ne sont pas des fanatiques qui ont fusillé des civils, mais des hommes normaux incapables de désobéir au cadre dominant.
Puis vint Milgram. À Yale, environ deux tiers de gens ordinaires ont infligé ce qu'ils croyaient être des décharges mortelles, simplement parce qu'une autorité en blouse blanche le leur ordonnait. L'expérience de la prison de Stanford a montré la même chose sous un autre angle: donnez à quelqu'un un rôle et un cadre, et il s'y conformera jusqu'à l'inhumain.
La leçon n'est pas allemande. Elle est humaine.
Le mécanisme s'active dès qu'un cadre moral dominant fait craindre la sanction sociale plus que ne compte le témoignage de ses propres yeux. L'individu cesse de voir ce qu'il voit. Il voit ce que le cadre l'autorise à voir.
Maintenant, regardez Southampton.
Henry Nowak, 18 ans, poignardé, allongé au sol, répète aux policiers « j'ai été poignardé », « je ne peux plus respirer ».
Réponse de l'officier: « I don't think you have, mate. »
Pendant ce temps, son meurtrier retourne la situation d'une phrase: il aurait été victime d'une agression raciste. Quatre mots ont suffi pour déplacer le soupçon de l'agresseur vers la victime.
Et l'officier a obéi. Pas à un ordre. À un cadre.
Un cadre qui lui a appris, pendant des années, qu'une plainte pour racisme est l'accusation la plus dangereuse de sa carrière. Plus dangereuse, dans son réflexe conditionné, qu'un corps qui se vide de son sang devant lui.
Exactement le mécanisme de Milgram, de Browning. Un homme normal qui cesse de croire ses propres yeux parce qu'un cadre moral lui a appris ce qu'il devait craindre.
C'est précisément ça qui me terrifie.
Souvenez-vous: le monde entier s'est agenouillé pour quatre mots, « I can't breathe ». Des entreprises, des gouvernements, des stades entiers.
Henry a prononcé les mêmes mots, en train de mourir. Il n'y aura ni genou à terre, ni hashtag, ni minute de silence.
Parce que sa mort ne sert pas le cadre. Elle le contredit.
Et un système qui apprend à une société entière à faire passer l'accusation de racisme avant les faits, avant le corps, avant la vie, n'est pas une posture morale inoffensive.
C'est une machine à fabriquer des hommes qui, face à un enfant en train de mourir, choisissent les menottes.
A la place il a reçu Daniel Cohn-Bendit, Patrick Bruel, Gabriel Matzneff, Jack Lang, Gérard Miller, etc...
Mais pas d'extrême droite !
L'honneur est sauf Michel !
Je crois qu'on ne mesure pas ce qu'Elon Musk est en train de construire avec X.
Tous les médias de l'histoire ont été couplés à une culture, une langue, une bulle géographique. Le Monde parle aux Français. Le NYT parle aux Américains. NHK parle aux Japonais. Chaque média filtre le réel à travers le prisme de sa culture locale.
X est en train de devenir le premier média de l'humanité. Pas d'un pays. De l'espèce.
Je le vis en temps réel. Mes posts en français se font RT par des Japonais, répondre par des Brésiliens, citer par des Américains. Des conversations qui n'auraient jamais existé il y a 5 ans. Un libertarien français qui débat avec un ingénieur de Tokyo et un entrepreneur de Sao Paulo sous le même tweet. Pas traduit par un éditeur. Traduit instantanément par l'IA, en un clic.
Les bulles de filtre culturelles sont en train d'exploser.
Et je pense qu'on sous-estime massivement les effets composés de ça.
Quand une idée peut traverser un océan en 3 secondes, quand un argument sourcé posté à Paris peut être vérifié par un économiste à Singapour et amplifié par un développeur à Austin dans la même heure, le coût de propagation d'une bonne idée tend vers zéro.
Et c'est catastrophique pour un type d'acteur très précis : les médias qui ont construit leur business model sur le monopole de l'information locale. Ceux qui pouvaient raconter n'importe quoi sur "ce qui se passe ailleurs" parce que personne ne pouvait vérifier.
Quand un journaliste français écrit que "le modèle américain ne marche pas", maintenant il y a 50 Américains dans les réponses avec des sources. Quand un éditorialiste dit que "le Danemark prouve que le socialisme fonctionne", il y a un Danois qui explique que le Danemark est 10e en liberté économique mondiale.
Le fact-checking n'est plus un département. C'est un effet réseau.
Les médias honnêtes n'ont rien à craindre de ça. Les médias qui vendaient une narration protégée par l'ignorance géographique de leur audience vont avoir un problème existentiel.
Parce qu'on ne peut plus mentir à l'échelle locale quand le monde entier regarde.
"Il avait un gros ventre de boutiquier, rien qu’un ventre où semblait réfugié le reste de son corps, un de ces ventres mous d’hommes toujours assis qui n’ont plus ni poitrine, ni bras, ni cou, le fond de leur chaise ayant tassé toute leur matière au même endroit."
Maupassant
Le seul homme d'état français actuel !
Le seul capable de sauver la France !
Le seul capable de fédérer les droites françaises !
Ne me parlez pas de son âge, il a 3 ans de moins que Trump et se situe dans la fourchette des présidents russe, chinois, etc..
Lui ou le chaos...
C'est quand même ouf que ce soit plus facile de récupérer @RimaHas des mains des méchants israéliens mais qu'on galère autant à récupérer Boualem Sansal des mains du gentil Démocrate Tebboune...
Chelou