Grande Mamaya 2026 : forte mobilisation populaire pour la première journée à Kankan
Kankan, 28 mai 2026 - La première journée de la 86ᵉ édition de la Grande Mamaya de Kankan a connu ce jeudi une mobilisation exceptionnelle des populations venues des différentes régions de la Guinée, de la sous-région et de la diaspora. Dans une ambiance festive, le stade M’Ballou Madina et ses environs ont accueilli des milliers de participants venus célébrer cette grande manifestation culturelle du Mandingue.
Hommes, femmes, jeunes et sages ont pris part à cette grande célébration dans une parfaite harmonie, illustrant l’unité, l’élégance et l’attachement aux valeurs culturelles guinéennes.
Au rythme des instruments traditionnels et des différentes prestations artistiques, la Mamaya a une nouvelle fois confirmé son rôle de cadre de rassemblement, de cohésion sociale et de valorisation du patrimoine culturel national. Cette forte mobilisation populaire annonce une édition 2026 placée sous le signe du partage, de la fraternité et du rayonnement culturel de la Guinée.
Grande Mamaya 2026 : le ministre de la Culture magnifie la renaissance culturelle impulsée par le Président Mamadi Doumbouya:
Kankan, 28 mai 2026 – La ville de Kankan a vibré ce jeudi au rythme de l’ouverture officielle de la 86ᵉ édition de la Grande Mamaya, un événement culturel majeur placé cette année sous le thème « Mamaya, miroir de la renaissance culturelle ». Devant un parterre de personnalités nationales et internationales, le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a livré un discours empreint d’émotion, de reconnaissance et d’engagement en faveur de la valorisation du patrimoine culturel guinéen.
Dans son allocution, le ministre a salué la présence du Président de la République, SEM Mamadi Doumbouya, qu’il considère comme le symbole d’une nouvelle vision accordant à la culture une place centrale dans le processus de refondation nationale. Selon lui, la participation du Chef de l’État à cette célébration traduit la volonté des autorités de réconcilier le développement avec l’identité culturelle du pays.
Moussa Moïse Sylla a rappelé que la Mamaya demeure l’une des plus grandes expressions culturelles de la Guinée, porteuse de valeurs de cohésion sociale, de fraternité et de transmission intergénérationnelle. Il a également souligné que la culture constitue désormais un pilier stratégique du programme Simandou 2040, avec un accompagnement renforcé des grands événements culturels des quatre régions naturelles du pays.
Le ministre a mis en avant les efforts engagés par le gouvernement pour préserver le patrimoine culturel immatériel, développer le tourisme culturel et soutenir durablement les acteurs du secteur. Pour lui, la culture représente aujourd’hui un levier économique, un instrument de souveraineté et un puissant facteur d’unité nationale.
L’édition 2026 de la Grande Mamaya a également été marquée par la participation de la République de Côte d’Ivoire, pays invité d’honneur. Moussa Moïse Sylla a salué la présence de la délégation ivoirienne conduite par Nassénéba Touré, mairesse de la ville d’Odienné, ainsi que celle du ministre délégué chargé des Affaires maritimes. Il a indiqué que cette forte mobilisation illustre les liens historiques, culturels et fraternels entre les peuples guinéen et ivoirien.
Selon le ministre, la venue de plus de 300 membres de la délégation ivoirienne, accompagnés de la danse traditionnelle « Yagba », démontre que la Mamaya dépasse aujourd’hui le cadre national pour devenir un véritable pont culturel entre les peuples africains.
Clôturant son intervention, Moussa Moïse Sylla a réaffirmé l’ambition des autorités guinéennes de faire de la Mamaya un rendez-vous culturel d’envergure africaine et internationale. Il a ensuite déclaré officiellement ouverte la 86ᵉ édition de la Grande Mamaya au nom du Président de la République, avant de lancer un appel à l’unité, à la paix et à la préservation des valeurs culturelles africaines.
Grande Mamaya 2026 : le Président Mamadi Doumbouya communie avec la population de Kankan :
Kankan, 28 mai 2026 – La cérémonie d’ouverture de la 86ᵉ édition de la Grande Mamaya de Kankan a été marquée ce jeudi par la présence remarquée du Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, accompagné de la Première Dame et d’une importante délégation présidentielle. Accueilli dans une ambiance festive au stade M’Balou Mady Diakité, le Chef de l’État est venu témoigner de l’importance qu’accordent les autorités à la valorisation du patrimoine culturel guinéen.
Devant des milliers de citoyens mobilisés pour l’événement, le Président de la République a pris part aux différentes articulations de cette grande célébration culturelle, devenue un symbole d’unité et de cohésion sociale en Guinée. Sa présence à Kankan a été largement saluée par les sages, les autorités locales ainsi que les acteurs culturels venus des différentes régions du pays.
Moment fort de cette cérémonie, le Président Mamadi Doumbouya s’est invité sur la pelouse du stade pour esquisser quelques pas de danse de la Mamaya sous les ovations du public. Dans une atmosphère de communion populaire, le Chef de l’État a partagé cet instant de ferveur culturelle avec les citoyens, illustrant ainsi son attachement aux traditions et aux valeurs culturelles nationales.
À travers cette participation, le Président de la République réaffirme sa volonté de faire de la culture un levier de rassemblement, de paix et de développement. La Grande Mamaya, inscrite parmi les plus grandes manifestations culturelles du pays, continue ainsi de renforcer son rayonnement national et sous-régional, grâce à l’engagement des autorités et à la mobilisation des populations.
Mamaya 2026 : la délégation ivoirienne chaleureusement accueillie à Kankan :
Kankan, 28 mai 2026 – En prélude à la célébration de la Grande Mamaya 2026, la ville de Kankan a accueilli une importante délégation venue de Côte d’Ivoire, conduite par la mairesse de la ville d’Odienné, la ministre Nasseneba Touré Diané. À leur arrivée, les hôtes ivoiriens ont été reçus par le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, dans une atmosphère marquée par la fraternité et le rapprochement culturel entre les deux peuples.
Prenant la parole, la mairesse d’Odienné a exprimé sa joie de fouler le sol de Kankan, qu’elle a qualifiée de ville historique profondément liée à Odienné par l’histoire, la religion et les traditions culturelles héritées de l’Empire mandingue. Elle a indiqué être porteuse d’un message de fraternité au nom des autorités ivoiriennes, notamment du Vice-président et du ministre d’État chargé de la Défense, parrain de la délégation.
La responsable ivoirienne a également annoncé l’arrivée prochaine d’une forte délégation de plus de 300 personnes, accompagnées de la danse traditionnelle « Yagba», venue spécialement pour faire découvrir cette expression culturelle au peuple de Guinée. Selon elle, cette participation permettra de mettre en lumière les nombreuses similitudes culturelles entre les peuples guinéen et ivoirien.
De son côté, le ministre Moussa Moïse Sylla a salué la présence de cette importante délégation ivoirienne, qu’il considère comme une illustration parfaite de l’excellence des relations entre la Guinée et la Côte d’Ivoire. Il a rappelé que la culture demeure un puissant levier de rapprochement entre les peuples, favorisant le partage des identités, le renforcement de la paix et la consolidation des liens historiques entre les communautés.
Pour le ministre, la Mamaya constitue aujourd’hui l’un des meilleurs vecteurs de rayonnement de la République de Guinée à l’échelle internationale, s’imposant comme l’un des plus puissants instruments de branding culturel du pays. Événement emblématique ancré dans les traditions mandingues, elle incarne la richesse et la singularité de l’identité guinéenne sur la scène africaine et mondiale. À ce titre, son développement s’inscrit pleinement dans le cadre de la vision Simandou 2040, le programme de développement ambitieux que le chef de l’État met en œuvre pour faire de la Guinée une nation moderne, prospère et rayonnante. En investissant dans la culture, la Guinée affirme que son patrimoine immatériel est une ressource stratégique au même titre que ses richesses minières.
Le ministre a enfin réaffirmé la volonté des autorités guinéennes de faire de cet événement un symbole d’unité, de fraternité sous-régionale et de promotion du patrimoine culturel commun.
Kindia : le ministre Moussa Moïse Sylla lance officiellement la 7ᵉ édition de Kania Soli
Kindia, 27 mai 2026 – La ville de Kindia a officiellement donné le coup d’envoi de la 7ᵉ édition de Kania Soli ce mercredi, un rendez-vous culturel devenu incontournable en Basse-Guinée.
Placée sous le signe de la cohésion sociale, de la valorisation du patrimoine et du développement local, la cérémonie a mobilisé une forte affluence ainsi que plusieurs membres du gouvernement, dont le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, la ministre de l’Industrie et du Commerce et le ministre des Infrastructures.
Dans son intervention, le président de la délégation spéciale de Kindia, Django Cissé, a salué une manifestation qui contribue au renforcement des liens entre les communautés et à la transmission des valeurs culturelles aux jeunes générations.
Il a rappelé que Kania Soli s’impose désormais parmi les grandes expressions culturelles nationales, aux côtés de la Mamaya de Kankan et d’autres traditions emblématiques du pays.
Prenant la parole à son tour, le ministre Moussa Moïse Sylla a mis en avant l’importance stratégique de la culture dans le développement économique et touristique de la Guinée. Selon lui, investir dans la culture permet non seulement de préserver l’identité nationale, mais aussi de créer des emplois, d’attirer des visiteurs et de dynamiser l’économie locale.
Le ministre a également réaffirmé l’engagement des autorités à soutenir l’ensemble des événements culturels du pays dans le cadre de la vision Simandou 2040. Pour lui, Kania Soli dépasse le cadre festif pour devenir un puissant symbole d’unité nationale, de brassage culturel et de rayonnement de la Guinée.
Kania Soli à Kindia : accueil triomphal pour le ministre Moussa Moïse Sylla et inauguration d’un arc de bienvenue à Friguiagbé
Kindia, 27 mai 2026 — Le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, est arrivé ce mercredi à Kindia pour prendre part aux festivités de la 7ᵉ édition de Kania Soli, à la tête d’une délégation de cadres de son département et d’acteurs culturels.
À l’entrée de la ville, il a été chaleureusement accueilli par le préfet de Kindia, les membres de l’association Kaniadiyé et de nombreux citoyens mobilisés pour la circonstance.
Le cortège a marqué une halte significative à Friguiagbé, localité située à une quinzaine de kilomètres du chef-lieu, où l’Association Kania Diyé a officiellement inauguré un imposant arc de bienvenue, érigé pour valoriser l’identité culturelle de la région.
La cérémonie s’est tenue en présence de Fatima Camara, ministre de l’Industrie et du Commerce, du gouverneur de la région administrative ainsi que du préfet de Kindia.
Prenant la parole, le ministre Sylla a salué l’initiative comme un acte de patriotisme exemplaire. « Cette œuvre démontre que chacun peut apporter sa pierre à la construction nationale », a-t-il déclaré, félicitant les membres de l’association pour leur engagement en faveur du développement local.
Il a également profité de l’occasion pour appeler les populations à se mobiliser massivement pour les élections du 31 mai prochain, afin de choisir leurs représentants au Parlement et leurs futurs dirigeants communaux.
Par cette double célébration, Kindia affirme son attachement aux valeurs de solidarité et de culture, tout en confirmant la place de Kania Soli dans l’agenda culturel national.
Fête de Tabaski à Forécariah : le ministre de la Culture appelle à la paix et à l’unité nationale :
À l’occasion de la Tabaski célébrée ce mercredi 27 mai 2026, le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a accompli sa prière de l’Aïd à Forécariah, sa préfecture natale, entouré de ses proches et de plusieurs cadres de son département.
Dans son prêche, le grand imam a exhorté les fidèles à cultiver la paix, la tolérance et la cohésion sociale, formulant des prières pour la stabilité de la nation et ses autorités.
Le préfet de Forécariah, le colonel Mamadou Lamarana, s’est félicité de la forte mobilisation des ressortissants et a rassuré les populations quant aux dispositifs sécuritaires mis en place pour le bon déroulement des festivités.
Prenant la parole, le ministre Sylla a rappelé que la Tabaski est un moment de communion et de partage au service de l’unité nationale. « Nous avons prié pour le pays, pour la paix et pour le Président de la République, afin qu’Allah continue de le guider dans son programme de développement de la Guinée », a-t-il déclaré, avant d’inviter les filles et fils de Forécariah à renforcer leur solidarité pour le développement de leur préfecture.
À l’occasion de la fête de Tabaski, le Ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat souhaite une excellente célébration à toute la communauté musulmane et au peuple de Guinée.
Que cette fête soit un moment de paix, de partage et de fraternité.
Bonne fête de Tabaski à toutes et à tous.
Coopération culturelle : le comité scientifique lance le rapprochement entre le CCFG et l’Institut français de Guinée
Conakry, 22 mai 2026 — Le Ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a présidé ce vendredi la première réunion du comité scientifique consacrée au rapprochement entre le Centre culturel franco-guinéen (CCFG) et l’Institut français de Guinée. Cette rencontre stratégique s’est tenue au CCFG en présence de l’Ambassadeur de France en Guinée, Luc Briard, des responsables des deux institutions ainsi que de plusieurs partenaires engagés dans le développement culturel en Guinée.
Au cours des échanges, les participants ont examiné les différentes pistes visant à renforcer et moderniser les institutions culturelles franco-guinéennes. Les discussions ont notamment porté sur l’amélioration de la gouvernance, le développement des infrastructures culturelles et la mise en œuvre de nouveaux projets structurants autour de la médiathèque et de la valorisation du livre.
Les travaux ont également permis d’aborder les mécanismes de renforcement de la coopération culturelle entre la Guinée et la France, avec une attention particulière accordée aux initiatives en faveur de la jeunesse. Les acteurs présents ont souligné l’importance de créer des espaces culturels modernes, accessibles et adaptés aux besoins des jeunes créateurs et du public guinéen.
À travers cette démarche, les autorités guinéennes et leurs partenaires entendent insuffler une nouvelle dynamique au secteur culturel national. Ce rapprochement entre le CCFG et l’Institut français de Guinée s’inscrit dans une volonté commune de promouvoir les échanges artistiques, la diffusion du savoir et l’accompagnement des talents locaux.
Cette première réunion du comité scientifique marque ainsi une étape importante dans la consolidation des relations culturelles franco-guinéennes et dans la mise en place d’une vision durable pour le développement des industries culturelles et créatives en Guinée.
Tourisme et Hôtellerie : le Ministre Moussa Moïse Sylla reçu par Kerfalla Camara KPC
Le Ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a effectué ce mercredi une visite de plusieurs chantiers d’infrastructures hôtelières du groupe Guicopres.
Reçu par le Président-Directeur Général du groupe Guicopres, Kerfalla Camara KPC, à la résidence Kinsi, située dans le quartier de Nongo, les deux hommes ont échangé sur les projets lancés par Guicopres, mais aussi et surtout sur les projets de construction d’hôtels de moyenne gamme dans les différentes capitales régionales de la Guinée, conformément au programme Simandou 2040.
L’amélioration de l’offre hôtelière de la Guinée, la dynamisation du secteur touristique ainsi que la valorisation de l’offre d’accueil s’inscrivent dans les objectifs de la vision du Président Mamadi Doumbouya, dans laquelle le groupe Guicopres entend jouer pleinement sa partition.
Cette visite s’inscrit dans une dynamique de rapprochement entre les acteurs publics et privés afin de promouvoir les investissements dans les secteurs hôtelier et touristique, véritables leviers de développement et meilleures alternatives à l’exploitation minière.
Journée mondiale des musées : restitution des biens culturels, la Guinée renforce le dialogue avec des experts venus d’Afrique et d’Europe
Conakry, 18 mai 2026 – À l’occasion de la Journée internationale des musées, les autorités guinéennes, accompagnées de partenaires français et d’experts du patrimoine, ont réaffirmé leur ambition de faire du Musée national de Guinée un véritable espace de conservation, de mémoire et de valorisation culturelle.
En marge de cette célébration, le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a échangé avec des experts venus de plusieurs pays africains et européens autour de la question des biens culturels spoliés. La rencontre s’est tenue en présence de représentants de la Présidence, de l’ambassadeur de France en Guinée, de l’AFD, d’Expertise France ainsi que de plusieurs cadres du département.
Les discussions ont porté sur les avancées liées à la restitution des œuvres africaines conservées en Europe. Les participants ont notamment salué les expériences du Bénin et de la Côte d’Ivoire, tout en soulignant la portée historique et symbolique des objets réclamés par les États africains, considérés comme des éléments essentiels de la mémoire collective des peuples.
Dans cette dynamique, la Guinée poursuit la modernisation de son patrimoine muséal grâce à plusieurs projets structurants, dont la création d’un musée virtuel recourant à la technologie 3D. Cette plateforme numérique permettra aux Guinéens d’accéder aux premières œuvres numérisées du patrimoine national d’ici la fin de l’année.
L’ambassadeur de France en Guinée, S.E.M. Luc Briard, a particulièrement insisté sur la dimension symbolique des objets réclamés par les États africains. Bien au-delà de simples pièces de collection, ces œuvres représentent des ancêtres, des totems et des éléments essentiels de la mémoire collective des peuples. Selon lui, les témoignages et récits autour du retour de certains biens culturels ont suscité de vives émotions.
Prenant la parole, le ministre Moussa Moïse Sylla a rappelé que la restitution du patrimoine s’inscrit dans une démarche de dialogue et de coopération. Il a également annoncé que, dans le cadre du programme Simandou 2040, des musées seront construits dans les capitales régionales afin de renforcer la conservation et la valorisation du patrimoine culturel guinéen.
Journée mondiale des musées : la Guinée fait du patrimoine un levier d’unité et de souveraineté culturelle
La Guinée a célébré, ce lundi 18 mai 2026, la Journée internationale des musées sous le thème : « Les musées unissent un monde divisé ». Organisée au Musée national de Guinée, la cérémonie a mobilisé autorités gouvernementales, diplomates, chercheurs, experts africains et européens du patrimoine ainsi que plusieurs acteurs du monde culturel.
Dans son allocution de bienvenue, le directeur général du Musée national de Guinée, Amirou Conté, a rappelé que cette journée est célébrée simultanément dans plus de 37 000 musées répartis dans 158 pays. Selon lui, le thème retenu cette année par le Conseil international des musées (ICOM) constitue « un appel à l’action » dans un contexte mondial marqué par les divisions sociales, culturelles et générationnelles.
« Le musée existe précisément pour recoudre ce que le monde déchire », a-t-il affirmé, insistant sur la mission des musées guinéens : conserver le patrimoine pour mieux le transmettre aux générations futures.
Le directeur général du Musée national a également mis en avant les progrès réalisés dans la numérisation des collections patrimoniales guinéennes, tout en soulignant la nécessité de transformer le musée en un espace vivant, ouvert à la jeunesse, à la création artistique et à l’innovation culturelle.
Amirou Conté a notamment évoqué le projet d’extension du Musée national de Guinée, soutenu par l’Agence française de développement (AFD), qui doit aboutir à l’horizon 2028 à la création du « Territoire du Futur », un complexe moderne destiné à accueillir les œuvres patrimoniales dans des conditions conformes aux standards internationaux.
Prenant la parole à son tour, l’ambassadeur de France en Guinée, Luc Briard, a salué le vote récent du Parlement français sur le nouveau cadre juridique relatif à la restitution des biens culturels africains. Il a qualifié cette décision d’« historique », estimant qu’elle marque une avancée majeure dans la reconnaissance du droit des peuples africains à retrouver leur patrimoine.
Dans la même dynamique, le directeur général de l’IRPLA, Ismailou Baldé, a présenté les avancées du projet PROV-GUI – REPATGUI, consacré à la recherche de provenance des collections guinéennes conservées à l’étranger. Selon lui, plus de 3 000 objets guinéens ont déjà été identifiés dans plusieurs institutions européennes.
Le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a quant à lui insisté sur le rôle des musées comme espaces de dialogue, de cohésion nationale et de réconciliation avec l’histoire. Il a particulièrement plaidé pour le retour des œuvres emblématiques guinéennes, notamment le célèbre masque Nimba, estimant que « la restitution est un acte de paix et de vérité ».
À travers cette célébration, les autorités culturelles guinéennes ont réaffirmé leur ambition de faire du Musée national de Guinée un véritable carrefour du patrimoine africain et un symbole de souveraineté culturelle.
À l’occasion de la Journée internationale des musées 2026, le ministre Moussa Moïse Sylla a exposé la vision de la Guinée pour un patrimoine culturel mieux préservé et transmis aux générations futures, appelant à en faire un véritable levier du développement national.
Journée internationale des musées : les communautés placées au cœur de la valorisation du patrimoine guinéen au Musée national
Conakry, 17 mai 2026 – À l’occasion de la Journée internationale des musées, le Musée national de Guinée a consacré, ce dimanche 17 mai 2026, sa deuxième journée d’activités à une initiative innovante baptisée « La voix des communautés ». Cette rencontre a réuni chercheurs, acteurs culturels et représentants venus de plusieurs régions du pays autour d’un objectif commun : renforcer l’implication des communautés dans la préservation, la transmission et la valorisation du patrimoine culturel guinéen.
Placée sous la conduite de Marie-Evonne Curtis, anthropologue spécialisée dans l’art des Bagas et des Manos, cette journée d’échanges a mis en avant la nécessité d’associer les communautés à la recherche de provenance et à la restauration des biens culturels conservés dans les collections nationales. Pour la chercheuse, ces objets demeurent avant tout porteurs de mémoire et d’identité pour les peuples dont ils sont issus, notamment les Malinkés, les Kissi, les Tomas ou encore les Bagas. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique internationale soutenue par le Fonds franco-allemand en faveur de la création d’un réseau collaboratif autour du patrimoine guinéen.
Au cours des travaux, plusieurs ateliers interactifs ont permis aux représentants de Béyla, Kankan, Siguiri, Kouroussa, Boké, Kindia ou encore Labé de participer activement à la médiation culturelle. Répartis en groupes, les participants ont été invités à sélectionner des objets emblématiques des collections du musée afin d’en proposer une lecture adaptée à différents publics. Balafon de Haute-Guinée, tabala, flûte de la Basse-Côte, coiffe bassari et masque Nimba ont ainsi servi de supports d’échanges pour réfléchir aux meilleures approches de transmission du patrimoine auprès des jeunes générations, des visiteurs nationaux et du public international.
Prenant part aux discussions, le Dr Ali Gilbert Ifono, maître de conférences, ancien ministre de la Culture et écrivain, a salué une démarche qui permet d’étudier, de manière méthodique, les productions culturelles des différentes communautés du pays. Selon lui, chaque groupe de travail a été amené à analyser les usages, les modes de fabrication ainsi que les perspectives de conservation des objets patrimoniaux présentés. Les résultats issus de ces échanges devraient contribuer à l’élaboration de futurs projets dédiés à la sauvegarde du patrimoine national sur l’ensemble du territoire.
La célébration s’est poursuivie dans une ambiance festive à travers un grand spectacle organisé dans la cour du Musée national. Prestations artistiques, danses traditionnelles et concerts ont offert au public une immersion dans la richesse et la diversité culturelle guinéenne. En associant mémoire, création contemporaine et expressions artistiques, cette soirée a illustré la volonté du Musée national de faire du patrimoine un espace vivant de dialogue, de transmission et de rassemblement.
À travers cette approche participative, le Musée national de Guinée affirme son ambition de construire une nouvelle dynamique culturelle où les communautés deviennent pleinement actrices de la conservation et de la valorisation de leur héritage. Bien au-delà d’un simple cadre d’exposition, l’institution entend désormais renforcer les passerelles entre recherche scientifique, mémoire collective et participation citoyenne au service du patrimoine national.
Journée internationale des musées en Guinée : Conakry ouvre le débat sur la restitution du patrimoine africain
Conakry, 16 mai 2026 – À l’occasion de la Journée internationale des musées, célébrée le 18 mai, le Musée national de Guinée accueille depuis ce 16 mai une série d’activités consacrées à la préservation, à la valorisation et à la restitution du patrimoine culturel africain. Chercheurs, diplomates, conservateurs et acteurs culturels prennent part à cette rencontre dédiée à la recherche de provenance des biens culturels africains conservés à l’étranger.
Cette initiative constitue un cadre d’échanges autour des enjeux liés à l’identification, à la conservation et au retour des œuvres africaines dispersées à travers le monde. Les participants ont notamment insisté sur la nécessité de renforcer la coopération entre institutions culturelles, chercheurs et communautés afin de mieux retracer l’histoire de ces objets.
Lors de l’ouverture des travaux, Luc Briard a salué le partenariat culturel entre la Guinée et la France, notamment autour du projet de musée virtuel et de la réhabilitation du Musée national de Guinée avec l’appui de l’AFD. Pour Ida EL-MAJDOUBI-YASSIR, cette démarche vise à mieux comprendre l’origine des objets culturels, leurs conditions d’acquisition ainsi que leur parcours historique.
Porté par le Ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat avec l’appui d’Expertise France, le projet de musée virtuel a déjà permis d’inventorier plus de 1 800 objets issus des collections du Musée national de Guinée dans une base de données numérique. L’objectif est de rendre ce patrimoine accessible au public tout en favorisant sa réappropriation par les communautés.
Intervenant lors du colloque, Franck Ludwig William Pacere a rappelé que la restitution des œuvres africaines repose sur un travail rigoureux d’identification et sur une coopération étroite entre les États concernés. Il a également souligné l’importance du renforcement des capacités techniques et infrastructurelles des musées africains pour garantir la bonne conservation des œuvres restituées.
Mohamed Amirou Conté a pour sa part présenté un programme riche, mêlant colloques, expositions, projections et ateliers numériques. Le point culminant des activités est prévu le 18 mai avec une cérémonie officielle présidée par Moussa Moïse Sylla.
Ces initiatives s’inscrivent pleinement dans le cadre du Programme Simandou 2040 la vision du président de la République, Son Excellence Mamadi Doumbouya dont le deuxième pilier est précisément consacré à l’éducation et à la culture, deux composantes au cœur de ce projet. À travers ces initiatives, la Guinée réaffirme sa volonté de faire du patrimoine culturel un outil de mémoire, de transmission et de dialogue entre les peuples.
Pavillon de la Guinée à la 61e Biennale Internationale d’Art de Venise :
Une première historique, fruit d’une coopération guinéo-italienne
Le 9 mai 2026, sur l’île de San Servolo, la République de Guinée a écrit une page inédite de son histoire culturelle : pour la première fois en 130 années d’existence de la Biennale Arte de Venise la plus grande exposition d’art contemporain au monde la Guinée y prend place comme nation créatrice à part entière.
Parmi les sept pays participant pour la première fois à cette 61e édition, le pavillon guinéen marque une entrée à la fois historique, politique et profondément symbolique pour le pays et pour le continent africain.
L’exposition : Le Son de l’Art — L’Écho de la Matière :
Cinq artistes guinéens Sékou Oumar Thiam, Bella Bah, Pépé Michel Ange Lama, Fatoumata Kouyaté et Papa Youssoupha Seck issus du territoire national et de la diaspora, portent devant le monde l’âme d’un peuple et la profondeur d’une civilisation longtemps tenue à l’écart des grandes scènes internationales. Leur exposition est traversée par une intuition fondatrice : L’aube dans les entrailles des ténèbres la lumière ne vient pas après la nuit, mais à travers elle. Cette conviction irrigue chaque œuvre et confère à l’ensemble une cohérence esthétique et philosophique à la fois enracinée dans la pensée guinéenne et universelle.
Un dialogue entre deux cultures :
Ce Pavillon ne se contente pas de présenter la création guinéenne : il l’inscrit dans un dialogue vivant. Les œuvres des artistes guinéens entrent en résonance avec celles d’artistes italiens, dessinant les contours d’une coopération culturelle inédite fondée sur le respect mutuel et la conviction que l’art transcende les frontières. Cette aventure repose sur l’engagement de la Fondazione de Claricini Dornpacher et d’Artestruttura di Cividale del Friuli, partenaires italiens déterminants.
La direction curatoriale a été confiée à Carlo Stragapede, et le commissariat à Bilia Bah, Directeur général des ICC. Ensemble, leurs expertises complémentaires ont permis de tisser ce dialogue inédit entre deux traditions artistiques. Ce ne sont pas seulement deux peuples qui se rencontrent à San Servolo : ce sont deux mémoires, deux gestes, deux manières de regarder le monde qui se reconnaissent et se répondent.
Une vision présidentielle, une ambition nationale :
Ce moment historique est l’incarnation directe de la vision de Son Excellence le Président de la République, Mamadi Doumbouya, qui a élevé la culture au rang de deuxième pilier du programme Simandou 2040, convaincu que le rayonnement d’une nation se mesure autant à sa création qu’à ses ressources naturelles.
Le Ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat traduit cette vision en actes, en ouvrant aux créateurs guinéens les plus grandes scènes d’expression internationale. Dans son éditorial du catalogue du Pavillon, il rappelle avec force :
« La culture n’a jamais été un luxe. Elle est la première langue par laquelle un peuple s’exprime et se présente au monde, bien avant la diplomatie, l’économie ou les traités. »
Et aux artistes du Pavillon, il adresse ces mots :
« Vous n’êtes pas les ambassadeurs d’un pays en quête de reconnaissance. Vous êtes les voix d’une nation résolue à se faire entendre. »
Une promesse pour l’avenir :
Ce pavillon n’est pas une fin, mais une promesse : bâtir, en Guinée, l’écosystème qui permettra à la prochaine génération de n’avoir plus à attendre une biennale pour exister. Il est aussi le premier jalon d’une amitié culturelle guinéo-italienne appelée à durer.
De Conakry à Venise, en passant par Cividale del Friuli l’art unit ce que les frontières séparent.