We need our own Enlightenment to bring about a profound historical shift—a Zeitenwende—where🇭🇹 Haiti can break from cycles of instability, corruption, and dependence, and instead move into a new era of dignity, sovereignty, and progress.
Selon certains économistes, sociologues et historiens , l’Occident produit désormais trop de diplômés, notamment en sciences sociales. [... ] Cette surproduction de diplômés, malheureusement, provoque des effets secondaires. Pour le comprendre, il faut garder à l’esprit que les diplômés surnuméraires ont été formés avant tout aux idées. Ils maîtrisent la science politique et la sociologie, savent analyser les représentations culturelles et les discours, peuvent interroger les rapports entre les sexes, sont éveillés aux structures de domination, ont étudié les limites de nos institutions. Par conséquent, plus nombreux sont les diplômés en « études critiques », plus nombreuses sont les critiques formulées contre notre société. Ces critiques légitiment la création de métiers pour lesquels les diplômés possèdent précisément les compétences : celui de contrôleurs idéologiques. Autrement dit, la surproduction d’individus spécialisés dans l’idéologie entraîne le besoin de politiser l’existence du commun des mortels, pour que les premiers puissent mettre leurs compétences à exécution.
De quels métiers parlons-nous ?
Dans l’industrie littéraire, les diplômés surnuméraires deviennent par exemple lecteurs en sensibilité, chargés de corriger les manuscrits et de gommer ce qui pourrait offenser certaines minorités. À Hollywood, ils deviennent consultants en inclusivité, chargés de vérifier que les scénarios ne véhiculent rien de « problématique ». Dans le cinéma français, ils dispensent des « formations » contre les violences sexistes et sexuelles. Dans le monde académique, ils sont les employés « diversité, équité et inclusion », qui sensibilisent la communauté étudiante aux micro-agressions et à l’utilisation des bons pronoms, créent des plateformes de dénonciations d’incidents liés aux préjugés inconscients , et policent les comportements (certains professeurs de Harvard dénoncent le déploiement d’une « bureaucratie du sexe » dans leur propre institution). Aujourd’hui, les grandes universités américaines comptent presque autant de personnel administratif que d’étudiants de premier cycle. Dans les entreprises, les diplômés surnuméraires rejoignent les départements de ressources humaines interventionnistes, organisent des stages contre les biais inconscients, œuvrent en faveur du respect de certaines statistiques identitaires (notamment au niveau du recrutement) et travaillent à la transformation de la culture de l’entreprise pour la conformer à certains attendus idéologiques. Dans les mairies, ils sont « géographes du genre », experts chargés de concevoir des politiques publiques « inclusives » pour les toilettes et les cours de récréation. Dans les institutions étatiques ou internationales, les diplômés surnuméraires deviennent ceux qui, souhaitant se rendre utiles à la société, débusquent un « problème » et produisent en réponse des normes, des lois ou des impôts pour financer un nouveau poste de dépense.
Ces nouveaux métiers permettent d’absorber une partie des élites surnuméraires, mais pas toutes. Résultat : une quantité trop importante de diplômés se bat pour un nombre trop faible de postes. Avec quelles conséquences ?
Premièrement, les diplômés sont incités à critiquer exagérément la société pour voir ouverts de nouveaux postes pour lesquels ils seront qualifiés. Pour un formateur contre le sexisme, une institution n’aura jamais suffisamment déconstruit les stéréotypes de genre. Il est toujours nécessaire d’aller plus loin. Pour un spécialiste de la régulation des fake news, les réseaux sociaux seront toujours trop permissifs. Les progrès peuvent difficilement être salués. Il est difficile de faire comprendre une chose à un individu qui a intérêt à ne pas la comprendre, dit l’adage. Or un employé du bureau « diversité, équité et inclusion » d’une grande université américaine touche entre 75 000 et 400 000 dollars par an .
Deuxièmement, l’asymétrie entre le nombre de postes valorisants et la quantité de diplômés nourrit peut-être le ressentiment de millions de jeunes gens à l’égard d’une société qui ne leur accorde pas les postes et le statut social qu’ils estiment mériter. Dès 1944, Joseph Schumpeter redoutait « l’expansion vigoureuse de l’appareil éducatif […] au-delà du point fixé par des considérations d’équilibre entre le coût et le rendement de l’éducation ». Il prédisait une « multiplication » de diplômés « psychologiquement inemployables dans des occupations manuelles sans être devenus pour autant employables dans les professions libérales ». Ceux-ci, contraints d’investir des « emplois aux conditions peu satisfaisantes », ne se sentiraient pas reconnus à leur juste valeur et se radicaliseraient. Selon l’historien Peter Turchin, la surproduction d’aspirants à l’élite a été l’un des facteurs précipitant la chute de l’Empire romain et de l’Ancien Régime, mais aussi l’une des causes de la révolution bolchevique .
Troisièmement, les diplômés se livrent peut-être à une compétition féroce mais discrète, qui expliquerait certaines des évolutions idéologiques récentes. Le fait d’invoquer la personnalité ou les opinions d’un individu pour l’exclure du débat public (la cancel culture) serait une façon de libérer une place pour soi-même, tout comme l’accusation de racisme, brandie avec une désinvolture croissante. Le souci affiché pour la parité hommes-femmes pourrait s’inscrire dans une logique de compétition pour des postes. Si certains membres de minorités ethniques mettent en avant des griefs, ce serait pour espérer les voir compensés (admissions préférentielles, emplois…) dans un contexte où le statut de victime est devenu un atout stratégique. Si des militants créent fréquemment de nouveaux concepts (privilège blanc, appropriation culturelle, fluidité de genre, racisme systémique, mansplaining…), ce serait pour disqualifier ceux qui ne se tiennent pas à jour. [...] Enfin, les attaques contre des entreprises coupables de faux pas idéologiques serviraient à montrer à leurs dirigeants que leurs employés n’ont pas les codes, et les inviter à embaucher ceux qui pourront les aider à corriger leurs erreurs : les diplômés surnuméraires.
“Prices must be interpreted as signals of what people ought to do... Marxism blinds you to the essential function of prices in securing a coordination in the market.”
— Friedrich Hayek
Se méfier des idéologues, penseurs patentés.
Idolâtrer ds intellectuels comme certains l’ont fait, avec Sartre, Beauvoir et par embarras ne pas les critiquer, c’est criminel. Les millions de morts des régimes totalitaires ne sont jamais loin. Lire Samuel Fitoussi.
Le problème ne réside pas dans la dénonciation de l’impérialisme comme catégorie analytique ou normative, mais dans son traitement sélectif, qui trahit moins une défense cohérente de la souveraineté qu’une posture idéologique structurée par une obsession anti-américaine.
Forget about the touch... and explain how you, the ref and VAR determined that Vega's touch was unintentional? How did they made that determination?
Do you really think a defender in the 90+12 minute will not try to clear the ball if it goes his way in a Knockout game?
He CLEARLY tries to clear the ball and it goes backwards... the rest is history.
Et si la culture, l’intelligence et l’éducation n’étaient pas gages de sagesse, mais en réalité prédisposaient à l’erreur ? En URSS, les détenteurs d’un diplôme universitaire étaient deux à trois fois plus susceptibles que les diplômés du secondaire de soutenir le Parti communiste. Au Cambodge, les Khmers rouges étaient dirigés par huit intellectuels francophones : cinq enseignants, un professeur d’université, un fonctionnaire et un économiste. Tous avaient étudié en France dans les années 1950, notamment à la Sorbonne, où ils avaient assimilé la pensée sartrienne sur l’engagement et la violence nécessaire.
En Occident, de nombreux intellectuels de premier plan agirent en compagnons de route du régime soviétique, de Jean-Paul Sartre (« Un régime révolutionnaire doit se débarrasser des individus qui le menacent, et je ne vois pas d’autre moyen que la mort. On peut toujours sortir d’une prison ») à Bertolt Brecht (au sujet des fusillés des procès de Moscou : « Plus ils sont innocents, plus ils méritent d’être fusillés ») ou Bernard Shaw (« Staline sera réhabilité par la postérité, comme l’ont été Voltaire et George Washington »), en passant par Althusser, Aragon, André Glucksmann, Edgar Morin, Noam Chomsky…
À son retour de la guerre d’Espagne, George Orwell échoua à faire publier dans des revues influentes le récit des purges, tortures et exécutions commises par le Parti communiste espagnol en raison du soutien tacite de l’intelligentsia britannique au communisme. Il mit ensuite longtemps, pour les mêmes raisons, à trouver un éditeur à sa satire antitotalitaire La Ferme des animaux (le poète T.S Eliot reprocha à Orwell de ne pas présenter le « point de vue trotskiste » avec suffisamment de bienveillance ). « L’intelligentsia anglaise, écrivit Orwell dans la préface du livre enfin publié, a développé une loyauté nationaliste envers l’URSS, et dans son for intérieur, elle a l’impression que mettre en doute la sagesse de Staline est une forme de blasphème. »
Quant au nazisme, soutenu par Martin Heidegger ou Carl Schmitt, c’est au sein de l’élite intellectuelle allemande qu’il suscita le plus d’enthousiasme.
« Pendant son ascension, raconte l’historien Paul Johnson, Hitler a constamment rencontré le plus grand succès sur les campus. Il obtenait toujours de bons scores auprès des enseignants et des professeurs d’université. De nombreux intellectuels furent attirés par les hautes sphères du parti nazi et participèrent aux excès macabres des SS. Les quatre Einsatzgruppen comptaient une proportion exceptionnellement élevée de diplômés universitaires parmi leurs officiers. Otto Ohlendorf, qui commandait le bataillon « D » [et qui assassina 33 721 Juifs en deux jours] était diplômé de trois universités et détenait un doctorat en jurisprudence. »
Dans la deuxième moitié du 20ème siècle, l’intelligentsia parisienne ne brilla pas par sa clairvoyance. Fidel Castro reçut la visite d’Agnès Varda (qui réalisa un film de propagande le comparant à Gary Cooper), de Sartre (qui en tira seize articles élogieux pour France-Soir) ou de Simone de Beauvoir (qui décrivit le dictateur cubain comme un philanthrope surdoué et bienveillant).
De Beauvoir n’en était d’ailleurs pas à sa première compromission avec le totalitarisme. Quelques années plus tôt, elle s’était rendue en Chine. Pour, à son retour, publier un livre de cinq cents pages à la gloire du maoïsme. « Le programme appliqué par le régime, analysait-elle, est celui qu’aurait adopté n’importe quel gouvernement moderne et éclairé, soucieux de faire progresser son pays. » En Chine, écrivait-elle, « la liberté est une très concrète réalité ». La philosophe s’indignait du mythe véhiculé par la « presse bourgeoise » selon lequel le pays était une dictature.
« La fonction officielle de Mao n’implique que des attributions assez limitées. Le prestige personnel de Mao, ses qualités, sa compétence lui assurent cependant un rôle prépondérant ; en particulier il est depuis 1927 le spécialiste incontesté des questions paysannes. Mais le pouvoir qu’il exerce n’est pas plus dictatorial que celui qu’a détenu par exemple un Roosevelt. La Constitution de la Chine nouvelle rend impossible la concentration de l’autorité entre les mains d’un seul : le pays est dirigé par une équipe dont les membres sont unis par une longue lutte en commun et une étroite camaraderie. »
De Beauvoir louait « l’inimitable naturel » du Grand Timonier « qui vient peut-être de ses profondes attaches paysannes – et de la sereine modestie d'un homme trop engagé dans le monde pour s’occuper de sa figure ». Elle insistait : « Puissant ou subtil, son visage manifeste une personnalité hors-série. Non seulement il séduit, il inspire un sentiment bien rare : du respect. » Comme chacun sait, Mao se rendit responsable de 40 à 80 millions de morts, ce qui en fait sans doute le plus grand criminel de masse de l’histoire de l’humanité.
Deux décennies plus tard, Sartre acclama la révolution islamique iranienne, tout comme le fit Michel Foucault, qui décrivit avec une certaine naïveté la politique progressiste que mènerait selon lui le régime des mollahs :
« Par "gouvernement islamique", personne, en Iran, n’entend un régime politique dans lequel le clergé jouerait un rôle de direction ou d’encadrement. […] On peut trouver dans le Coran des directions générales : l’islam valorise le travail ; nul ne peut être privé des fruits de son labeur ; ce qui doit appartenir à tous (l’eau, le sous-sol) ne devra être approprié par personne. Les libertés seront respectées dans la mesure où leur usage ne nuira pas à autrui ; les minorités seront protégées et libres de vivre à leur guise à condition de ne pas porter dommage à la majorité ; entre l’homme et la femme, il n’y aura pas inégalité de droits, mais différence, puisqu’il y a différence de nature. Pour la politique, que les décisions soient prises à la majorité, que les dirigeants soient responsables devant le peuple et que chacun, comme il est prévu dans le Coran, puisse se lever et demander des comptes à celui qui gouverne. »
Si la postérité n’est pas tendre avec certains des grands penseurs du siècle dernier, qui sait quel sort elle réserve aux nôtres ?
Football has become a powerful escape from daily struggles of violence and political instability in Haiti. The national team’s return to the global stage has sparked a rare sense of hope, joy, and anticipation across the country.
Al Jazeera’s Theresa Bo reports.
La décision de renvoi a été prise sur la base de l’article 4-50, alinéa 7 des règlements généraux des FAd’H, qui confère au commandant en chef le pouvoir de renvoyer un soldat pour indiscipline sans qu’un jugement préalable soit requis. Une commission d’enquête, présidée par le lieutenant-colonel Flobert Guillaume, avait été convoquée dès le 5 mai 2026 pour établir les faits.»
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