@FraincartSarah Mais bien sûr on est tous d'accord le respect de la plupart des femmes passe par le voilement une femme respectable cache son corps ses cheveux ses ongles pour son mari oui mais sinon faut tout couvrir un peu de respect tout de même
La joie non dissimulée avec laquelle Amine Elbahi a énoncé les prénoms des assassins de Louis en martelant le fait qu'ils sont français et selon lui non issus de l'immigration 🙄 ! Vous avez entendu ça aussi ?
@Francois_Ruffin Tu sais depuis qu'on a écouté l'audio où tu t'arranges avec Macron pour fabriquer des séquences,
ta crédibilité est passée de pas grand-chose à moins que rien.
@MrLePresiden Non ne crois pas ça, les bobos préfèrent vivre l'enfer que de changer de logiciel,
de devenir hérétique est bien plus grave que de se faire bolosser
Toujours rester anti raciste
@MachaoTelemChao@humanite_fr Incroyable, tes arguments,
j'étais un turbo nazi perdu dans les heures les plus sombres,
mais grâce à tes visuels extrêmement drôles et pertinents je change d'avis et je deviens moi aussi progressiste au grand cœur et
@p_duval Tu disposes déjà du budget de l'état et tu en as fait de la merde avec tes amis socialo communisto, progressiste plus d'argent ne changera pas le problème de ton logiciel qui est complètement à la ramasse
Louis avait 17 ans.
Vendredi soir, il a été lynché par une bande de 5 racailles qui l’ont laissé inconscient dans une rue de Narbonne. Touché lourdement au crâne, il avait été placé dans un coma artificiel.
Hier après-midi, il a rendu son dernier souffle.
J’ai fini de regarder les quatre épisodes du documentaire de Zemmour : c’est vraiment un excellent récapitulatif de l’évolution de la France depuis les années 1970. Faites-le connaître autour de vous, car tout semble fait pour qu’il reste invisible au plus grand nombre.
https://t.co/sN2slyUgkt
🚨 Périscolaire, ASE, ramifications Epstein, affaire Lyhanna…
💥 Frontières va consacrer plus de 160 pages d’enquêtes sur les violences sexuelles contre les enfants en France.
📍 Sortie le 9 juillet.
👉 Précommande : https://t.co/OhhyD26Q9a
Comment Raphaël Arnault a-t-il pu s'en sortir malgré tout : l'analyse rhétorique
Il y a des échanges qui se terminent sans vainqueur clair, et pourtant l'un des deux protagonistes repart avec quelque chose.
C'est exactement ce qui s'est passé lors de cette interview de Raphaël Arnault par un journaliste du Quotidien.
Arnault était en position d'une fragilité rare : deux de ses assistants parlementaires et un ancien stagiaire sont mis en examen pour homicide volontaire dans la mort de Quentin Deranque, un jeune homme de 23 ans roué de coups à Lyon.
Ces assistants sont membres de la Jeune Garde, organisation qu'Arnault a lui-même cofondée. Le contexte ne pouvait pas être plus défavorable. Et pourtant il s'en est sorti. Voici pourquoi.
1. Le renversement de la charge de la preuve
La première chose qu'Arnault fait, dès les premières secondes, c'est retourner l'arme contre son interlocuteur. Le journaliste sous-entend : pourquoi reparaissez-vous en public ? Arnault ne répond pas. Il attaque : "Ça vous dérange pas trop que ce soit contre l'extrême droite, Le Quotidien ?"
En pragma-dialectique, on appelle ça le renversement de la charge de la preuve. Celui qui accuse en premier oblige l'autre à se défendre. L'asymétrie est immédiate : le journaliste se retrouve à justifier la ligne éditoriale de son émission au lieu de creuser ses questions.
2. Le déplacement de stase
C'est la technique la plus sophistiquée de cet échange, et la moins visible pour un spectateur non averti.
La rhétorique classique distingue plusieurs états de cause, ce que les Grecs appelaient les stases.
La stase du fait : que s'est-il passé ?
La stase de la définition : comment appeler ce qui s'est passé ?
La stase de la qualité : était-ce bien ou mal ?
La stase de la procédure : comment en parler ?
Le journaliste opère au niveau de la stase du fait : deux collaborateurs d'Arnault ont participé à la mort d'un homme. C'est un fait judiciaire établi. C'est là que le débat devrait avoir lieu.
Arnault, lui, monte immédiatement à la stase de la qualité abstraite : êtes-vous pour ou contre l'antifascisme ? En une phrase, il a évacué le fait concret pour le remplacer par un principe général où il est en terrain favorable. Personne ne peut raisonnablement se déclarer pro-fasciste. Le journaliste n'a pas su nommer ce déplacement, et c'est ce qui lui a coûté l'échange.
3. La définition persuasive
Le philosophe Charles Stevenson a décrit dans les années 1940 une manœuvre rhétorique qu'il a appelée la définition persuasive. Le principe est simple et redoutable : vous annexez un terme émotionnellement chargé positivement, vous y faites rentrer ce que vous voulez défendre, et toute critique de l'objet réel devient impossible sans paraître s'opposer à la valeur positive.
Arnault fait exactement cela avec "antifascisme." La Jeune Garde n'est plus une organisation dont les membres sont mis en examen pour meurtre. Elle devient une expression de l'antifascisme. Critiquer la Jeune Garde revient donc à critiquer l'antifascisme. Et critiquer l'antifascisme, dans ce cadre sémantique, c'est se rapprocher du fascisme.
Le journaliste insiste : "Jeune Garde, pas Jeune Garde ?" Arnault répond : "Antifascisme." Il ne répond pas à la question. Il remplace l'objet concret par son étiquette flatteuse. C'est un bouclier rhétorique quasiment impénétrable tant que l'adversaire ne le nomme pas explicitement pour ce qu'il est.
4. La disqualification préventive
Tout au long de l'échange, Arnault ne répond pas aux questions. Il disqualifie celui qui les pose. Si Le Quotidien pose des questions qui le gênent, c'est parce que Le Quotidien penche vers l'extrême droite. Si quelqu'un s'inquiète de la violence de ses proches, c'est parce qu'il est contre l'antifascisme.
Schopenhauer décrivait ce stratagème dans "L'Art d'avoir toujours raison" comme l'un des plus brutaux et des plus efficaces : vous ne réfutez pas l'argument, vous attaquez la personne qui l'émet pour rendre son argument irrecevable avant même qu'il soit formulé.
L'effet est puissant : si toute critique d'Arnault est de l'extrême droite, alors le sympathisant de gauche qui ne se veut pas d'extrême droite est incité à ne pas critiquer Arnault. Le bouclier ne protège pas Arnault des journalistes. Il protège Arnault de son propre électorat.
5. Pourquoi le journaliste n'a pas gagné
Le journaliste du Quotidien a été pugnace. Il est revenu plusieurs fois sur les mêmes points. Mais il a commis une erreur structurelle : il n'a jamais nommé les manœuvres qu'il subissait.
Quand Arnault déplace la stase, la bonne réponse n'est pas de suivre le déplacement et de débattre d'antifascisme. C'est de dire explicitement : "Je ne vous parle pas d'antifascisme, je vous parle d'un homme de 23 ans mort à Lyon et de vos deux assistants parlementaires mis en examen pour homicide."
Remettre le fait concret sur la table, refuser le déplacement vers l'abstraction, c'est ce qui aurait coincé Arnault dans une position sans issue.
Il en était proche à plusieurs reprises. Mais à chaque fois qu'il approchait du fait brut, Arnault relançait la disqualification et le journaliste repartait en mode défensif.
Ce que cet échange révèle
La rhétorique d'Arnault dans cet échange n'est pas improvisée. C'est un répertoire défensif construit et rodé : renversement de la charge de la preuve, déplacement de stase, définition persuasive, disqualification préventive. Quatre techniques qui permettent de traverser n'importe quel échange sans répondre à une seule question de fond.
Ce répertoire est caractéristique d'une certaine gauche radicale qui a compris qu'elle n'avait pas à convaincre ses adversaires, seulement à les neutraliser. Et la neutralisation passe par un seul levier : faire en sorte que toute question posée apparaisse comme une attaque contre les valeurs progressistes.
La seule parade efficace, c'est de nommer les mécanismes en temps réel. Un contradicteur qui dit "vous êtes en train de changer de sujet" ou "vous me demandez si je suis antifasciste alors que je vous parle de deux assistants parlementaires mis en examen pour meurtre" reprend immédiatement le contrôle de l'échange.
C'est ce qu'Arnault a compris. Et c'est ce qui lui a permis de s'en sortir.
Si vous en avez assez de vous faire marcher dessus par la gauche, il temps de vous former.