🇫🇷 ☨ 25 août 1944, il y a 81 ans, Libération de Paris, discours historique du Général de Gaulle à l’Hôtel de Ville :
« Pourquoi voulez-vous que nous dissimulions l'émotion qui nous étreint tous, hommes et femmes, qui sommes ici, chez nous, dans Paris debout pour se libérer et qui a su le faire de ses mains. Non ! nous ne dissimulerons pas cette émotion profonde et sacrée. Il y a là des minutes qui dépassent chacune de nos pauvres vies.
Paris ! Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! mais Paris libéré ! Libéré par lui-même, libéré par son peuple avec le concours des armées de la France, avec l'appui et le concours de la France tout entière, de la France qui se bat, de la seule France, de la vraie France, de la France éternelle.
Eh bien ! Puisque l'ennemi qui tenait Paris a capitulé dans nos mains, la France rentre à Paris, chez elle. Elle y rentre sanglante, mais bien résolue. Elle y rentre, éclairée par l'immense leçon, mais plus certaine que jamais, de ses devoirs et de ses droits. Je dis d'abord de ses devoirs, et je les résumerai tous en disant que, pour le moment, il s'agit de devoirs de guerre. L'ennemi chancelle mais il n'est pas encore battu. Il reste sur notre sol. Il ne suffira même pas que nous l'ayons, avec le concours de nos chers et admirables alliés, chassé de chez nous pour que nous nous tenions pour satisfaits après ce qui s'est passé. Nous voulons entrer sur son territoire comme il se doit, en vainqueurs.
C'est pour cela que l'avant-garde française est entrée à Paris à coups de canon. C'est pour cela que la grande armée française d'Italie a débarqué dans le Midi et remonte rapidement la vallée du Rhône. C'est pour cela que nos braves et chères forces de l'intérieur vont s'armer d'armes modernes. C'est pour cette revanche, cette vengeance et cette justice, que nous continuerons de nous battre jusqu'au dernier jour, jusqu'au jour de la victoire totale et complète.
Ce devoir de guerre, tous les hommes qui sont ici et tous ceux qui nous entendent en France savent qu'il exige l'unité nationale. Nous autres, qui aurons vécu les plus grandes heures de notre Histoire, nous n'avons pas à vouloir autre chose que de nous montrer, jusqu'à la fin, dignes de la France. Vive la France ! »
« Paris ! Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! Mais Paris libéré ! »
Le 25 août 1944, Charles de Gaulle prononçait ces mots depuis l’Hôtel de Ville de Paris, au terme d’une semaine d’insurrection héroïque qui permit à la capitale de se libérer du joug nazi. Il y a 81 ans jour pour jour, ces paroles résonnaient dans une ville éprouvée mais debout.
Dès le 18 août, dans un contexte de tension extrême et de pénurie, les Parisiens, soutenus par les réseaux de la Résistance, engagent un mouvement de soulèvement général. Dans les ateliers, les administrations, les imprimeries et les commissariats, les grèves se multiplient tandis que les premières barricades surgissent dans les rues. Malgré les risques, les habitants s’organisent, affrontent les troupes allemandes, et tiennent tête, sans relâche, pendant sept jours, à une armée lourdement équipée, composée de 20 000 soldats appuyés par des chars, des canons et des mitrailleuses.
Face à la détermination du peuple de Paris, les généraux de Gaulle et Leclerc parviennent à convaincre le général Eisenhower de lancer une offensive décisive. Le 25 août, les soldats de la 2ème division blindée du général Leclerc et de la 4ème division d’infanterie américaine font leur entrée dans Paris. La capitale est rendue à la France. Cet engagement spontané qui vaudra à la ville d’être nommée compagnon de la Libération quelques mois plus tard.
En ce 25 août 2025, le #BleuetdeFrance, fidèle au devoir de mémoire et à la reconnaissance de la Nation envers ceux qui ont combattu pour elle, rend hommage à toutes celles et tous ceux qui ont donné leur vie pour libérer Paris. Ils furent près d’un millier à périr durant ces journées décisives, dans les rues, sur les toits, aux carrefours, dans l’anonymat souvent, mais jamais dans l’oubli 🙏
Un organisme bancaire vient de se faire condamner par la Cour d’appel de Rennes pour manquements à l’obligation de sécurité, harcèlement moral, licenciement frappé de nullité, indemnité de préavis, article 700 et remboursement des allocations de chômage.
Une clause conditionnant des indemnités à l’absence de recours en justice est nulle. Quid pour les transactions ?. A suivre car le droit d’agir en justice est une liberté fondamentale. Cassation, sociale, 22 janvier 2025 no 23-11033
#Communiqué
L'EHESS a appris avec beaucoup d'émotion la panthéonisation de l'historien et résistant #MarcBloch. Il a notamment fondé avec Lucien Febvre la revue @AnnalesHss et l'EHESS lui rend hommage chaque année lors de sa Conférence Marc Bloch.
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80e anniversaire de la libération de Strasbourg. 🇫🇷
Le 23 novembre 1944,après quatre années d’occupation, la capitale alsacienne était libérée par les forces françaises de la 2e division blindée du Général Leclerc, tenant ainsi le serment de Koufra.
Récit de cette page d’histoire ⤵️
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« Nous avons procédé à la première décolonisation jusqu’à l’an dernier. Nous allons passer maintenant à la seconde. Après avoir donné l’indépendance à nos colonies, nous allons prendre la nôtre. L’Europe occidentale est devenue, sans même s’en apercevoir, un protectorat des Américains. Il s’agit maintenant de nous débarrasser de leur domination. Mais la difficulté, dans ce cas, c’est que les colonisés ne cherchent pas vraiment à s’émanciper. Depuis la fin de la guerre, les Américains nous ont assujettis sans douleur et sans guère de résistance.
En même temps, ils essaient de nous remplacer dans nos anciennes colonies d’Afrique et d’Asie, persuadés qu’ils sauront faire mieux que nous. Je leur souhaite bien du plaisir.
Les capitaux américains pénètrent de plus en plus dans les entreprises françaises. Elles passent l’une après l’autre sous leur contrôle.
Il devient urgent de secouer l’apathie générale, pour monter des mécanismes de défense. Les Américains sont en train d’acheter la biscuiterie française. Leurs progrès dans l’électronique française sont foudroyants. Qu’est-ce qui empêchera IBM de dire un jour : « Nous fermons nos usines de France, parce que l’intérêt de notre firme le commande » ? Qu’est-ce qui empêchera que recommence ce qui s’est passé l’autre année pour Remington à Vierzon ? Les décisions se prennent de plus en plus aux États-Unis. Il y a un véritable transfert de souveraineté. C’est comme dans le monde communiste, où les pays satellites se sont habitués à ce que les décisions se prennent à Moscou.
Les vues du Pentagone sur la stratégie planétaire, les vues du business américain sur l’économie mondiale nous sont imposées.
Bien des Européens y sont favorables. De même que bien des Africains étaient favorables au système colonial : les colonisés profitaient du colonialisme. Les nations d’Europe reçoivent des capitaux, certes ; mais elles ne veulent pas se rendre compte que ces capitaux, c’est la planche à dollars qui les crée ; et qu’en même temps, elles reçoivent aussi des ordres. Elles veulent être aveugles. Pourtant, à la fin des fins, la dignité des hommes se révoltera. »
Charles de Gaulle, Discours au Salon doré de l’Élysée, 4 janvier 1963
Charles de Gaulle cité par Alain Peyrefitte, C’était de Gaulle (1997), éd. Éditions de Fallois/Fayard, 1997 (ISBN 9782213594583), t. 2, p. 15-16
Malestroit. Evadés, maquisards, juifs : "C'est simple, dit-elle, il faut accueillir tous ceux qui sont en danger". En juin 1944, 2 paras, blessés, pourchassés, sont vite déguisés en religieuses. La Gestapo exige d'entrer. Pas d'homme au couvent ! tonne-t-elle. Mère Yvonne-Aimée.
Résister.
C’était un 17 juin.
En 1940, Jean Moulin, préfet d’Eure-et-Loir, se tranche la gorge.
Refusant les injonctions allemandes, il tente de se suicider plutôt que de sombrer dans la compromission.
Photo by Marcel Bernard, Montpellier, mars 1940.
LORIENT - Communauté des dominicaines du Saint-Esprit. La presse italienne:
"décrets d'exclusion puis de licenciement de Mme Baudin de la Valette, rédigés par le cardinal Ouellet, non respect du droit canonique et des droits fondamentaux de la personne "
https://t.co/jFm5ge0l5E
A l’occasion du décès de l’amiral Philippe de Gaulle m’est revenu à l’esprit (association d’idées) un exemple que je donnais autrefois (pourquoi l’ai-je abandonné ?) aux étudiants comme illustration de lois non générales et non impersonnelles... c’était lors du décès de son père.
"Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège", le 19 décembre 1964, discours historique d’André Malraux en hommage à Jean Moulin. Cette formule prononcée à la fin de son allocution a fait du discours de Malraux l’un des plus célèbres de la Ve République.
Il s’agit donc bien d’une marche politicienne qui dévoie le combat indispensable contre l’antisémitisme à des fins partisanes.
Les luttes intestines à la macronie ont fini par dégoûter Macron lui même.
📜 Jean-François Moufflet (prom. 2007), conservateur du patrimoine aux @ArchivesnatFr, est commissaire scientifique de l’exposition «Le procès des templiers. 1307, Le rouleau d’interrogatoire», organisée à partir du 13 septembre 2023 ➡ https://t.co/GVJJj1lDPR