Mon premier article publié dans la Nouvelle Revue Politique. La liberté académique commence quand on pense… comme il ne faut pas. Avec deux cas concrets,ceux de Nathan Cofnas et d'Éric Muraille.
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Elle est pas belle la liberté de pensée, à laquelle tous les démocrates étaient attachés (jusqu'il y a encore quelques années). Ou comment apprendre aujourd'hui à penser comme il faut... sous une pression bienveillante de collègues dont la paie dépend du soutien de l'Etat. C'est magnifique : un subside à l'intolérance.Pendant combien de temps cela va-t-il encore durer ?
Je viens de la quitter il y a 2 jours. Irrespirable depuis le début de l'année. En dépit d'ex-collègues que je continuerai d'apprécier. C'est avant tout la faillite d'une université. On ne s'est plus ce qu'elle est : ONG, syndicat, groupuscule militant, politburo, temple du wokisme, de la censure bien pensante, de l'islamo-gauchisme, de l'antisémitisme, de l'antisionisme, du radicalisme antireligieux, etc. La liste est longue. Un seul fil conducteur ? De la politique encore et toujours, sur tous les sujets. La parole est d'argent, le silence est d'or... car il autorise la parole libre de chacun de ses membres.
Depuis 1995, le PIB par habitant ralentit en France et ce ralentissement est expliqué entièrement par la productivité du travail, pas par l'emploi. La productivité du travail croit en moyenne de 0,8% par an, contre 1,1% en zone euro et surtout 1,7% aux Etats-Unis
@EricMuraille@NordineSaidi1 Magnifique. Un remplaçant tout trouvé pour le cours "Science, éthique, histoire et société". Il faut postuler. Vive la pluralité à la belge.
Une autre étude, à paraître dans le Journal of Urban Economics, confirme ce que d'autres ont déjà montré.
Construire des logements pour le haut du marché permet de réduire les prix des logements plus modestes. Ce n'est qu'un jeu de chaises musicales.
Ce qui compte, en première approximation, c'est de construire. Dès lors, si forcer la construction de logements pour le bas du marché aboutit simplement à moins construire, l'effet est négatif pour tout le monde.
Bienvenue au grand concours de beauté de la dette publique. (Dernier article de presse, texte ci-dessous).
Le plus grand concours de beauté au monde se tient chaque jour sur le marché obligataire, mais il est unique en son genre: les concurrents tiennent moins de la sculpture antique que du buste replet.
Les États souffrent presque tous d’un sérieux embonpoint. La bonne nouvelle, c’est qu’ici il n’y a nul besoin de resplendir. Il suffit d’être moins laid que les autres.
La dette publique a retrouvé un prix. Pendant plus d’une décennie, les États ont vécu sur l’idée d’une épargne mondiale abondante et de banques centrales prêtes à absorber, au besoin, une part importante des émissions.
La dette retrouve un prix
L’évolution récente des taux n’arrange rien. Le Treasury à trente ans a dépassé 5,3 %, au plus haut depuis 2007. Le Bund à dix ans a franchi 3,27%, record en quinze ans, et le taux français a passé 4,1%, comme en 2008. Devrait-on y voir les prémices d’une crise des dettes souveraines? Seuls les gourous aiment répondre à ce genre de question, tant les économistes de salon se trompent.
Il se passe quelque chose de plus prosaïque: la dette publique a retrouvé un prix. Pendant plus d’une décennie, les États ont vécu sur l’idée d’une épargne mondiale abondante et de banques centrales prêtes à absorber, au besoin, une part importante des émissions. La crise sanitaire a poussé cette logique jusqu’au bout: la BCE a retiré du marché une masse considérable d’obligations, conservées jusqu’à échéance puis réinvesties. Le coût immédiat était neutralisé; la dette, elle, n’avait pas disparu. Elle revient aujourd’hui peser de tout son poids.
Les États doivent refinancer des dettes contractées à des taux proches de zéro tout en payant le vieillissement, la défense, l’énergie et les infrastructures.
Beaucoup de vendeurs face à des acheteurs plus exigeants
Les États doivent refinancer des dettes contractées à des taux proches de zéro tout en payant le vieillissement, la défense, l’énergie et les infrastructures. L’Allemagne elle-même a rompu avec sa retenue: ses émissions pourraient atteindre 400 milliards d’euros en 2027, et Barclays anticipe 1.540 milliards d’émissions brutes pour la zone euro l’an prochain.
Au même moment, la BCE laisse s’éteindre son portefeuille sans le remplacer. Davantage de papier doit donc trouver preneur chez les investisseurs privés. Aux États-Unis, s’ajoute la soif des hyperscalers qui bâtissent les centres de données de l’intelligence artificielle. Ce n’est pas la cause principale de la hausse des taux souverains, mais l’offre de dette longue s’alourdit au moment précis où le Trésor emprunte massivement.
Les acheteurs ne font pourtant pas grève: les adjudications trouvent preneur. Ils exigent simplement d’être mieux payés. C’est une hausse rationnelle du coût de la dette. Les initiatives de Scott Bessent se lisent dans ce cadre. Le Trésor a doublé, à 4 milliards de dollars par opération, ses rachats de titres longs devenus peu liquides. Rapportés aux 32.000 milliards de dette détenue par le public, ces montants pèsent peu.
Toutes les dettes ne se valent pas. Un emprunt qui finance une infrastructure productive ou une université performante n’a pas la même qualité qu’une dette contractée chaque année pour couvrir des dépenses courantes.
Très endettée, toujours irrésistible
Les finances publiques américaines ne sont pas saines. La dette fédérale brute vient de franchir 40.000 milliards de dollars. Le Congressional Budget Office prévoit pour 2026 un déficit de 1.900 milliards, soit 5,8% du PIB, et encore 2,6% hors intérêts.
La dette détenue par le public atteint 101 % du PIB et pourrait toucher 120% en 2036. Les intérêts nets en absorbent déjà 3,3%, peut-être 4,6% dans dix ans. Et pourtant les capitaux affluent vers les emprunts d'État américains. Le dollar et la profondeur unique du marché américain expliquent une part de ce paradoxe. Reste la variable que certains Européens feignent d’ignorer: la capacité d’une économie à produire demain davantage et mieux.
Le privilège américain, c’est aussi la productivité
Toutes les dettes ne se valent pas. Un emprunt qui finance une infrastructure productive ou une université performante n’a pas la même qualité qu’une dette contractée chaque année pour couvrir des dépenses courantes. La soutenabilité tient moins au montant qu’au contenu en croissance.
Un point de productivité de plus chaque année pendant vingt ou trente ans transforme le PIB, les revenus, les recettes fiscales, et donc la capacité à servir une dette.
La comparaison transatlantique en devient embarrassante. Entre 1995 et 2024, la productivité horaire a progressé de 63% aux États-Unis, contre 25,5% en France et en Belgique; le niveau européen ne représente plus que les trois quarts du niveau américain en parité de pouvoir d’achat. Rien de théorique là-dedans: un point de productivité de plus chaque année pendant vingt ou trente ans transforme le PIB, les revenus, les recettes fiscales, et donc la capacité à servir une dette.
L’IA illustre bien le paradoxe. À court terme, elle dispute au Trésor l’épargne disponible. À long terme, si les gains espérés se matérialisent, elle rendra la dette américaine plus supportable. Rival aujourd’hui, allié possible demain.
Rien n’est gagné d’avance
La mécanique est pourtant simple à comprendre: lorsque le taux d’intérêt effectif dépasse durablement la croissance nominale, un État très endetté doit dégager un excédent primaire pour stabiliser son ratio. Plus la croissance est faible et la dette lourde, plus l’effort devient rude.
Aucun État ne fait longtemps l’économie d’une restructuration douloureuse lorsqu’il cumule une dette élevée et une productivité qui stagne.
Ne dramatisons pas la hausse des taux; ne la banalisons pas davantage. Les marchés rappellent seulement que le capital n’est pas illimité et que son prix dépend de la confiance accordée à l’emprunteur.
Tant qu’une économie dégagera plus de gains de productivité, d’investissement et de croissance que ses rivales, elle restera la moins affreuse de la bande, dont plusieurs membres feraient bien de s’interroger sur ce que produisent réellement leurs dépenses sociales. Car aucun État ne fait longtemps l’économie d’une restructuration douloureuse lorsqu’il cumule une dette élevée et une productivité qui stagne.
Mikael J. K. Petitjean
Chief Economist Waterloo Asset Management
Professeur extraordinaire (UCLouvain)
My own rector, Petra De Sutter, turned the “Gaza genocide” into official university policy, threatening anyone who dared to question it. Multiple professors emailed the previous rector behind my back, urging disciplinary action against me. Philosopher and former friend @StijnBruers tried to get me fired and cancelled wherever he could. Invitations to give lectures were withdrawn; debates on completely unrelated topics were cancelled. I’ve never experienced this level of intolerance from self-proclaimed "progressives". And all to prop up an obscene lie that has now completely collapsed. Will any of these people ever apologize?
Le journal @Nature consacre un éditorial à Jason Arday sans mentionner ses fraudes, ni le fait qu’il a été nommé professeur à Cambridge dans le cadre d’un programme DEI. L’article se résume à présenter Arday comme la victime du « racisme systémique » des universités.
https://t.co/HvX1yIbZ2l