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Hier, la France a honoré un homme qui a compris une chose : savoir, c’est aussi agir 🇫🇷
Le 23 juin, lors de la cérémonie de panthéonisation, les citations militaires de Marc Bloch ont été lues devant la Nation par le général d'armée (2S) Thierry Burkhard.
Un choix particulièrement symbolique.
Médaillé de la Résistance française, plus de 80 ans après son engagement, les mots qui saluaient son courage militaire ont ainsi été portés sous la coupole du Panthéon par celui qui veille aujourd'hui sur l'héritage de cette distinction.
Le 21 juin 1943, l'homme le plus recherché de France arrive à un rendez-vous. Avec trois quarts d'heure de retard.
Ce retard ne le sauvera pas. La Gestapo aussi est en retard.
Caluire, dans la banlieue de Lyon. Une maison discrète, celle du docteur Dugoujon. Un cabinet médical où l'on entre sans attirer l'œil. Le lieu parfait pour une réunion clandestine.
Huit résistants doivent s'y retrouver. Il faut nommer en urgence un nouveau chef à l'Armée secrète, arrêtée à Paris douze jours plus tôt.
Parmi eux, un homme aux multiples fausses identités. Rex. Max.
Son vrai nom : Jean Moulin. L'envoyé du général de Gaulle, celui qui a unifié toute la Résistance sous une seule autorité.
Début d'après-midi. Les tractions avant noires surgissent place Castellane. Klaus Barbie encercle la maison.
En quelques minutes, tout est fini. Les huit sont pris.
Moulin ne parlera pas. Torturé à Lyon, puis transféré. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne. Il avait 44 ans.
On ne sait toujours pas avec certitude qui l'a trahi.
Aujourd'hui, il repose au Panthéon. Son visage, écharpe au cou, est devenu celui de la Résistance tout entière.
"Je l'ai fait, car mon cabinet l'a fait (...) C'est du bon sens, non ?". Sébastien Lecornu veut instaurer des dépistages de drogue dans les cabinets ministériels, chez les hauts fonctionnaires et chez les ministres. Il s’est lui-même soumis à un dépistage.