Où termine le bien,
Où commence le mal,
Je ne sais pas vraiment
Et je me suis perdu.
Dans le nœud des remords
Mes émotions s'emballent,
Je ne sais plus penser
Et je ne ressens plus.
J'ai beau sourire et vivre, je ne suis jamais là,
Je m'enfuis dans le jour et me cache la nuit,
J'emprunte des visages qui ne sont pas à moi,
Et m'invente un ailleurs dans lequel je m'oublie.
Te souviens-tu d’hier, quand nous étions ensemble,
Et que nous parcourions sans crainte le présent,
Unis. Deux âmes esseulées qui se ressemblent,
Rencontrés par hasard sur le chemin du temps.
Embrasse moi encore avant de disparaître,
Que je garde le goût de cette nuit trop brève,
Où nos corps s’embrasaient, à travers la fenêtre,
Où chacun de tes souffles se rapprochait des rêves.
Je t’écris ces mots doux, que j’ai cueilli pour toi,
Dans le creux de mon cœur, que ton reflet inonde,
Et je ne sais encore, jusqu’où tout ça ira,
Mais nul doute qu’un jour nous parcourrons le monde.
Mon monde s’est détruit et s’est construit cent fois,
Et ceux malgré le doute qui rongeait tout mon corps,
Émotions, torrent, joie, sentiments en émoi,
Plus je goûte à la vie et plus j’en veux encore.
C’est alors éreinté que je songea enfin,
N’être plus que poussière et m’éclipser sans bruit,
M’endormir dans le soir sans connaître matin,
Faire taire mes jours pour apaiser mes nuits.
Elle éclaire mes nuits,
Ces soirs où la lune
Ne m’écoute plus,
Elle est l’insomnie,
Qui souvent rallume,
Mes rêves déchus,
Son visage pâle,
Est comme un poème,
Qui viendrait des cieux,
Elle est les étoiles,
Elle est l'éternel,
Un joyaux des dieux
Habillé par les muses que ses songes raniment,
Il se noie dans l'ivresse de beautés éphémères,
Puis s'enfuit vers les rives que ses pensées dessinent,
Pour maquiller de rêves la douceur de ses vers.
Entre ces quatres murs, j’y ai connu l’amour ;
Des rancoeurs oubliées et des rires esseulés ;
La douceur d'une mère à l'aube des beaux jours,
Et les soirées d’été sous le ciel étoilé.
Où sont passées les muses qui habillaient mes nuits,
Ma plume est asséchée, mes vers sont endormis,
Et je lutte, impuissant, face à cette insomnie,
Qui m’entraine chaque soir aux tréfonds de l’ennui.
Que savais-je de l'amour avant qu'il ne m'enivre ?
Pour vrai dire peu de choses si l'on omet les livres,
J'ouissais ici là qu'il délivrait les âmes,
Des êtres esseulés dans la forêt des larmes.
Un jour je ne serai qu'un souvenir perdu,
Une image. Egarée. Dans un meuble endormi,
Le présent m'oubliera, j'embrasserai la Nuit,
Et même le silence ne me connaîtra plus.