L’Italie qui demande la suspension de l’Espagne de l’espace Schengen, ce n’est pas une simple dispute diplomatique
C’est le début de la fin de l’Union européenne telle que nous la connaissons
L’Europe aurait pu devenir la plus grande alliance de nations de l’Histoire, la première puissance économique, industrielle, militaire et technologique mondiale
Elle avait tout : 450 millions d’habitants, les meilleurs ingénieurs, une histoire immense, du capital, une industrie, une culture, un marché colossal et le premier bassin touristique mondial, capable d’attirer chaque année des centaines de millions de visiteurs et des dizaines de milliards d’euros
Les bureaucrates de Bruxelles ont réussi à tout gâcher
Ils ont remplacé la coopération entre nations par la soumission à une technocratie opaque, les libertés par les normes, la souveraineté par les règlements, la stratégie par l’écologie punitive et la démocratie par des décisions prises entre consultants, commissaires et lobbyistes
Le lobbying est même devenu une profession respectable alors qu’il s’agit souvent de corruption avec un badge d’accès au Parlement européen
L’Union européenne devait nous rendre plus puissants
Elle nous a désindustrialisés, surréglementés, affaiblis et progressivement dépossédés du droit de décider chez nous
Les tensions entre l’Italie et l’Espagne ne sont qu’un premier craquement
D’autres suivront, parce qu’aucune union ne survit lorsque ses peuples ne partagent plus les mêmes frontières, les mêmes intérêts, les mêmes règles ni la même vision de leur avenir
Cette Union européenne finira par disparaître parce qu’elle a été gérée par des incapables qui ont confondu l’unité avec l’uniformisation
Un nouveau projet pourra renaître de ses cendres
Moins de pays, davantage de souveraineté, des frontières communes réellement défendues et une alliance concentrée sur la puissance, l’énergie, l’industrie, la défense et la technologie
L’Europe aurait pu dominer le XXIe siècle
Ses technocrates sont en train d’organiser son déclin