Perquisitionné avec une violence inouïe, tabassé devant ses petits enfants, matériel de journaliste confisqué, compte bancaire bloqué...
Bobigny, 10 septembre, 12h.
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Cette discussion de Guillaume Pley avec Yossi Cohen, l’ancien patron du Mossad israélien, est ignoble. Pendant 1h45, il a pu dérouler sa propagande sans aucune contradiction.
Le média n’a jamais parlé du génocide à Gaza, ni des milliers de morts au Liban, mais décide de faire la propagande d’Israël. C’est un choix politique d’inviter cette personne, de la présenter comme un « invité exceptionnel » et de rigoler avec lui plusieurs fois pendant l’entretien.
L’ensemble de l’interview est catastrophique mais sur l’opération des bipeurs, Guillaume Pley annonce 42 morts et 3500 blessés et parle d’une très « grosse mission » alors que c’est une attaque terroriste. Yossi Cohen lui répond que seulement des membres du Hezbollah ont été tué alors qu’on sait que plusieurs civils sont morts dont deux enfants. Il dit ensuite que c’était « très ciblé et précis » comme attaque alors qu’il y a eu 3500 blessés, vous imaginez ? 3500 putain de blessés et Guillaume Pley enchaîne comme si de rien n’était, pas de contradiction. Il parle même de « victimes collatérales ». On va le répéter pour la centième fois, ce terme n’a pas sa place dans le journalisme. Ce sont des civils qui ont un nom, une histoire et qui ont été tués volontairement. Des bipeurs ont explosé dans des lieux publics, des familles sont traumatisées. Sans parler de tout le contexte actuel au Liban où l’armée israélienne a rasé des villages entiers et annexé une partie du pays. Tout cet entretien est un naufrage éditorial en plus de cracher sur la tombe des milliers de victimes du Mossad. Le présentateur dit qu’il ne fait que des interviews « bienveillantes » sur Legend. On n’est pas bienveillant sur des sujets pareils, le tout avec 10 placements produits avant de parler de crimes de guerre, pitié quoi. C’est une honte de faire une discussion pareille.
@DjibinhoPvris_ Ceux qui rient sont nés après 2000. Quand t’as joué au Barca et au Milan AC dans les 90’s, t’es tout sauf un clown. La culture de l’instant.
@BFMTV Le mec qui a peur de rien. Il t’explique à l’aide que le but n’est pas de faire la guerre au Liban. Et nous on doit manger ces paroles sur une chaîne française.
NICOLAS, VICE-PRÉSIDENT D’EUROPALESTINE EN GARDE À VUE !
Grands coups frappés à 6 H du matin jusqu’à ce que l’on comprenne que c’était la police. Huit personnes cagoulées entrent chez nous à l’Ile Saint-Denis et immobilisent Nicolas Shahshahani, m’interdisant de m’approcher de lui. Puis se mettent à fouiller la maison mettant nos affaires sens dessus dessous.
Motif : « apologie de terrorisme, des propos tenus lors d’une manifestation le 7 octobre 2025 ».
Au cours de la perquisition, un des policiers se permet de dire « Ils n’ont pas l’air d’aimer les juifs », avant de savoir que nous sommes juifs et que je lui fasse remarquer son amalgame dangereux entre juifs et politique israélienne.
Ni armes, ni drogue trouvées, mais deux keffiehs brandis comme des trophées ! De terribles pièces à conviction !
En l’emmenant sans lui laisser prendre ses médicaments, alors qu’il est très malade et qu’il a un rendez-vous important ce jour à l’hôpital Bichat, ils ont le culot de me dire « On vous le ramènera mercredi ». Donc avec l’intention de le faire dormir en cellule, avant même de l’avoir auditionner !
Après mon procès pour apologie de terrorisme le 26 février dernier, où la présidente du tribunal, Martine Timsit, a mené toute l’audience à charge contre moi, apparemment décidée à me condamner avant même d’entrer dans le tribunal, cette garde à vue de mon mari et co-fondateur d’Europalestine, s’appelle de l’ACHARNEMENT.
M. Darmanin voudrait interdire notre association CAPJPO-Europalestine, qui milite depuis 24 ans pour les droits des Palestiniens et le respect du droit international, qu’il ne s’y prendrait pas autrement.
Mais le mot « droit » a-t-il encore un sens dans ce pays ?
par Olivia Zémor
@apollineWakeUp De la médiocrité professionnelle mêlée à de la malhonnêteté intellectuelle. Vous savez que nous savions que vous saviez. Vous avez voulu profiter de la brèche fasciste, mais vous vous êtes pris les pieds au tapis. Vous êtes le symbole du naufrage du journalisme de notre pays.
"J'ai vécu et voyagé en Iran pendant des mois. À Téhéran, j'ai logé chez la famille d'un ancien employé de banque qui m'avait vu chercher un logement. J'ai partagé la chambre de son fils pendant des mois, j'ai pris tous mes repas avec eux, et ils n'ont jamais accepté d'argent. Une fois, j'étais malade et je vomissais ; ils sont tous venus dans la salle de bain, et le père m'a caressé la tête pendant que je vomissais en me disant « Aybi nadare » (pas de honte, ce n'est pas grave). J’ai parcouru la majeure partie du pays en avion, en train, en bus, en taxi collectif, etc. Finalement, j’ai arrêté de réserver des hôtels, car je rencontrais toujours des gens dans le train, le bus, etc., qui insistaient pour que je reste chez eux. La famille de vétérans de la guerre Iran-Irak originaire de Yazd qui m’a emmené à Taft pour un barbecue dans les montagnes. Le chauffeur de taxi de Rasht qui m’a préparé un lit par terre dans son minuscule appartement parce que tous les hôtels étaient complets. La seule fois où un policier m’a adressé la parole, c’était pour s’assurer que j’allais bien. Je ne me suis jamais sentie en danger, ni le jour ni la nuit. Le territoire iranien est aussi incroyablement diversifié que sa population. On y trouve des forêts tropicales montagneuses et des salines désertiques. J’y ai rencontré des gens parmi les plus libéraux et les plus conservateurs, ainsi que tous les nuances intermédiaires. Tout le monde était si gentil que j’en ai les larmes aux yeux de honte."
Témoignage d'un professeur à Georgetown (USA).