Selon certains scientifiques, boire du bon vin rend plus heureux. Moi, je le savais déjà 😊 🍷 ***Scientists prove drinking good wine 'makes you happier' - The Drinks Business https://t.co/RnpzY0NyH3
Le kouign-amann. Le gâteau le plus gras du monde, pour notre gourmandise.
Il naît à Douarnenez, dans le Finistère, vers 1860. Cette année-là, la farine manque, mais le beurre abonde. Le boulanger Yves-René Scordia ne veut pas perdre sa pâte à pain. Il y ajoute du sucre et une quantité astronomique de beurre. Il plie, étale, replie. La technique du feuilletage appliquée à trois ingrédients bruts. Il le met au four. Le miracle opère.
En breton, kouign veut dire gâteau, amann signifie beurre. Le breton ne s’embarrasse pas. L’équation est simple : le résultat est une bombe atomique de croustillant et de caramélisation.
La recette refuse l’approximation. C’est une pâte à pain levée, travaillée en feuilletage comme une pâte feuilletée, mais où le beurre et le sucre s’insèrent à chaque tour. Trop de chaleur et le beurre fuit, pas assez, et le sucre ne caramélise pas.
Face au succès, les copieurs arrivent. Pour protéger leur savoir-faire contre les versions industrielles ramollies, les artisans de Douarnenez s’unissent en association. Leur leitmotiv : « Le fait qui veut, le réussit qui peut ».
Aujourd’hui, il a conquis les pâtisseries de luxe de la planète. En 2011, le New York Times le consacre pâtisserie la plus grasse d’Europe (!).
Mais le véritable kouign-amann de Douarnenez se déguste encore tiède, le jour même, là où le beurre salé fusionne avec l’océan.
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La sauce béarnaise. La reine des sauces françaises, née d’un pur hasard et d’un mensonge de cuisinier.
Elle naît à Saint-Germain-en-Laye, dans les cuisines du Pavillon Henri IV, un bâtiment qui fut résidence royale sous Henri IV et Louis XIII, où Louis XIV vit le jour en 1638, et que la Compagnie des chemins de fer de l’Ouest transforma en restaurant au XIXe siècle.
Nous sommes en 1836 ou 1837. Jean-Louis-François Collinet est le chef. Un jour, une réduction d’échalote rate. Il la rattrape en réalisant une émulsion au jaune d’œuf. Les clients goûtent et demandent le nom. Son regard tombe sur le buste d’Henri IV, natif de Pau, capitale du Béarn. Il improvise : « sauce béarnaise ».
Échalotes, vinaigre de vin blanc, estragon, cerfeuil, jaunes d’œufs et beurre clarifié : une émulsion chaude, fragile, qui demande du feu doux et du poignet. Sa texture doit être nappante, son parfum d’estragon et de cerfeuil immédiatement identifiable.
Aujourd’hui, elle accompagne indéboulonnablement le chateaubriand ou le tournedos. Elle figure à la carte des meilleurs steakhouses, de New York à Tokyo. Plus humblement, elle est une pièce maîtresse de nos grillades au barbecue.
Pas de terroir sud-ouest, mais une invention parisienne qui honore le Béarn. Une sauce qu’on a failli rater et qu’on a eu la sagesse de sauver.
Le saviez-vous ?
Anadabijou, chef innu de Tadoussac en 1603, déclara à Champlain lors de la conclusion de la Grande Alliance : «Vous êtes les bienvenus ici, vous pouvez peupler ces terres si vous le souhaitez, mais à une condition : vous allez combattre nos ennemis à nos côtés.»
Je sais pas si ça peut intéresser certains d'entre vous mais j'ai trouvé une super appli pour reconnaître les cris d'oiseaux. Ça s'appelle Merlin Bird ID. C'est développé par le Cornell Lab dépendant de l'université Cornell et c'est très performant. L'appli capture très rapidement les cris dans l'environnement et donne à voir les espèces. Pratique quand on a pas l'oreille absolue !
«Avant de vous énerver contre les personnes âgées à cause de ce qu'elles ne peuvent plus faire, arrêtez-vous et pensez à comment elles doivent se sentir frustrées de ne plus pouvoir le faire.
Parce que derrière chaque geste qui devient difficile, il y a une histoire.
Une vie entière passée à aider, à porter, à courir, à travailler sans jamais se plaindre.
Aujourd'hui, leurs corps ralentissent... mais leur cœur, lui, se souvient encore de tout ce qu'ils faisaient avant.
Et croyez-moi, il n'y a rien de plus douloureux pour eux que d'avoir besoin d'aide pour des choses qu'ils faisaient autrefois en un clin d'œil.
On vit dans une société où l'on s'impatiente pour un rien, où l'on oublie que nous aussi, un jour, nous marcherons plus lentement, nous tremblerons un peu plus, nous répéterons peut-être les mêmes questions.
Alors avant de soupirer, avant de lever les yeux au ciel, ayez un peu de douceur.
Le respect ne coûte rien... mais il change tout pour ceux qui en reçoivent encore un peu.»
Respect des anciens
Le pain au chocolat (ou chocolatine !), prince des viennoiseries françaises.
Dans les années 1830, August Zang, ancien officier autrichien, ouvre la « Boulangerie Viennoise » rue de Richelieu à Paris. Il y introduit le Schokoladencroissant, une brioche allongée fourrée au chocolat.
Ce n’est qu’au début du XXe siècle que les boulangers français ont le coup de génie : ils remplacent la pâte briochée d’origine par de la pâte feuilletée levée, celle du croissant. La pâte est pliée et repliée plusieurs fois pour créer ces fines couches feuilletées qui donnent au pain au chocolat sa texture croustillante. Il prend alors sa forme définitive, croustillante et beurrée, avec deux barres de chocolat.
Derrière cette gourmandise se cache une fracture géographique célèbre. Dans le Sud-Ouest, on l’appelle « chocolatine », terme hérité du gascon chocolatina. La rivalité est telle qu’en 2018, des députés tentent, en vain, d’inscrire « chocolatine » dans le Code rural.
Aujourd’hui, c’est le deuxième produit de viennoiserie le plus consommé en France, juste derrière le croissant.
Un classique intemporel qui, malgré les débats de clocher, rassemble tout le monde au petit-déjeuner et au goûter.