Aujourd’hui est le premier vendredi depuis le départ de mon fils Mohamed Akram.
En ce jour de prière, mon cœur de père est éprouvé par une douleur que les mots peinent à décrire. Perdre un enfant est une épreuve redoutable qui bouleverse l’ordre naturel de la vie. Aucun parent ne devrait avoir à porter une telle peine.
Je prie : Qu’Allah, dans Son infinie miséricorde, accueille mon fils Mohamed Akram dans Sa lumière, qu’Il lui accorde la paix et qu’Il l’enveloppe de Sa compassion.
En tant que recteur de la Grande Mosquée de Paris, mais avant tout en tant que père, je veux aussi adresser une pensée fraternelle à toutes les mères et à tous les pères qui ont connu la perte d’un enfant.
Qu’ils soient croyants, d’une autre religion ou sans religion, cette douleur est universelle et elle nous unit dans une même humanité.
Aujourd’hui, je ferai la prière du vendredi sans lui. Mais dans la prière et dans le silence du cœur, je confie mon fils à la miséricorde divine.
Que Dieu accorde patience, consolation et paix à tous les cœurs éprouvés.
Et que la compassion entre les êtres humains nous aide à traverser les épreuves de la vie.
Que Dieu accorde patience et paix aux cœurs éprouvés.
Nos enfants quittent nos regards, mais jamais nos cœurs.
À mon fils Akram, avec l’amour éternel d’un père.
Vendredi 6 mars 2026
Akram, mon fils,
Ton prénom, que ta mère et moi avons choisi avec amour, signifie en arabe « le généreux ». Jamais un prénom n’aura porté une vérité aussi éclatante.
Tu étais la générosité incarnée : généreux de cœur, de présence, de paroles et d’amour.
Tu étais pur et droit, incapable de trahir tes sentiments.
Tu aimais sans détour ni calcul, avec cette sincérité rare qui ne cherche ni retour ni reconnaissance.
Ta famille était ton refuge et ta fierté, ton ancrage et ton honneur.
Tu aimais ta mère d’une tendresse infinie,
tes sœurs avec une protection douce et rassurante,
ton beau-frère avec respect et considération,
et tes nièces et ton neveu avec cette joie lumineuse que seuls les cœurs innocents savent offrir.
Mais ton amour ne connaissait pas les frontières du sang.
Ton cercle était vaste, à l’image de ton cœur.
Cousins, cousines, oncles, tantes… chacun occupait auprès de toi une place unique.
Tu savais créer avec chacun un lien particulier, une attention délicate, une relation sincère.
Tu possédais ce don précieux : faire sentir à chaque personne qu’elle comptait réellement.
Et puis il y avait ton travail, la mairie du 5.
Tes collègues n’étaient pas de simples collègues : ils étaient devenus des compagnons de route, des amis véritables.
Tu les respectais, tu les soutenais, tu partageais avec eux ta bonne humeur, ta loyauté et ton sens profond du devoir.
Partout où tu passais, tu laissais une empreinte de bonté, de pureté, de droiture et d’humanité.
Tu faisais partie de ces êtres rares qui rassemblent sans bruit,
qui apaisent sans effort,
qui donnent sans jamais attendre en retour.
Tu portais en toi cette lumière discrète que notre religion appelle ihsân : faire le bien avec excellence et sincérité, comme si l’on voyait Allah.
Et moi, ton père…
Je suis fier de l’homme que tu es devenu.
Fier de ton intégrité, fier de la noblesse de ton âme, fier de ton cœur immense.
Si j’ai traversé en 1990 la mer Méditerranée pour toi, je le referais mille fois sans hésiter.
Tu as été ma force dans l’épreuve, mon soutien silencieux, mon compagnon de route, mon amour le plus pur.
Je te protégeais en tant que père, et toi, en retour, tu m’élevais spirituellement.
Aujourd’hui, je m’incline devant la volonté d’Allah, avec douleur mais avec soumission.
« Inna lillahi wa inna ilayhi raji’un » — Nous appartenons à Dieu et c’est vers Lui que nous retournons.
Je demande au Très-Miséricordieux de t’envelopper de Sa vaste miséricorde,
de faire de ta tombe un jardin parmi les jardins du Paradis,
d’illuminer ta demeure,
de t’élever parmi les pieux et les véridiques,
et de nous réunir à nouveau dans le Jannat al-Firdaws, là où il n’y a ni séparation ni tristesse.
Mon fils, ton départ est une épreuve immense,
mais ma foi m’enseigne que la séparation n’est pas une fin — seulement un passage.
Je garde au fond de mon cœur l’espérance certaine des retrouvailles auprès d’Allah.
Repose en paix, mon cher Akram.
Ton père t’aime au-delà du temps, au-delà des frontières, au-delà de cette vie éphémère…
jusqu’au jour béni où Dieu nous réunira de nouveau.
Paris, le 3 mars 2026
« Baya n’est que Baya » : l’artiste sans modèle ni tutelle.
Longtemps réduite à une comparaison commode « la Picasso algérienne » Baya Mahieddine échappe à toutes les grilles de lecture héritées d’un regard européano-centré. Dans cette vidéo, l’historienne Naïma Yahi restitue avec justesse la singularité radicale d’une artiste autodidacte, libre, originelle, qui n’imite personne et n’emprunte à aucun maître.
Baya peint sans codes appris, sans références imposées, laissant affleurer une modernité instinctive, onirique et intemporelle. Femme et indigène en contexte colonial, elle renverse les regards, traverse les discriminations et impose une voix plastique unique, aujourd’hui reconnue comme un patrimoine vivant autant qu’un vaste chantier de transmission.
À l’occasion de l’exposition « Et tout devient couleur », ses œuvres sont célébrées à la Grande Mosquée de Paris, lieu de rencontre entre art, mémoire et universalité.
2025 🚀✨️✨️
Ps : les dates 'Conférence' sont des échanges autour de mes trvx et recherches sur les décolonisations et émancipations via les pochettes vinyles et archives sonores 70's @ParDamnes2laTer#memoiredesluttes
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Les larmes stéphanoises coulent.
Un grand homme, un immense footballeur s'en est allé.
Rachid Mekhloufi n'est plus, mais son héritage ne nous quittera jamais. 🖤
Il y a 70 ans débutait la guerre d’indépendance algérienne :
#Algerie en résistance, une histoire coloniale !
4 épisodes dans Le Cours de l’histoire @franceculture#radio#Podcast : les clés de compréhension & les avancées de la recherche
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