Où sont passés nos péchés ?
Ils sont allé là où sont nos déchets comme de bien entendu.
Et ils nous prennent à la gorge avec eux.
Mais pourtant le Fils de l'Homme nous avait promis qu'il s'en chargeait ?
#arbitrarium
Boucler la boucle et ne pas la boucler !
Dieu est Arbitraire mais l'arbitraire n'est Dieu, mais l'arbitraire naît dieux. il nous faut donc assumer nos arbitraires: la réalité c'est ce qu'il faut faire avec.
L'arbitraire c'est l'identité mème.
Ainsi soit-Il.
... A son époque, l'individu est généralement le plus mûr, et, par conséquent, la « culture » est la plus élevée et la plus féconde, non grâce au tyran, ni par lui : quoique ce soit le propre des hommes d'une culture supérieure de flatter leur César en se faisant passer pour son œuvre. La vérité est cependant qu'ils ont besoin de repos du dehors puisque l'inquiétude et le travail se trouvent en eux. En ces temps, la corruptibilité et la trahison sont les plus fréquentes : car l'amour de l'ego qui vient d'être découvert est maintenant beaucoup plus puissant que l'amour de la vieille patrie, usée et rabâchée; et le besoin de se mettre à l'abri d'une façon quelconque contre les terribles ballottements de la fortune, ouvre même les mains les plus nobles, dès qu'un homme riche et un puissant se montrent prêts à y jeter de l'or. L'avenir est alors si incertain qu'il faut vivre au jour le jour : un état d'âme qui donne jeu facile à tous les séducteurs, - car on ne se laisse séduire et corrompre que pour « un jour » et l'on se réserve l'avenir et la vertu! On sait que les individus, ces véritables hommes « en soi » et « pour soi » songent aux choses du moment, bien plus que leurs antipodes, les hommes de troupeau, parce qu'ils se tiennent eux-mêmes pour aussi imprévisibles que l'avenir; de même, ils aiment à s'attacher aux hommes de puissance, parce qu'ils se croient capables d'actions et d'investigations qui, auprès de la foule, ne peuvent obtenir ni compréhension ni grâce, - mais le tyran ou le César comprend le droit de l'individu, même dans ses transgressions, il a intérêt à favoriser une morale privée plus courageuse et même de lui prêter main-forte. Car il pense de lui-même et veut que l'on pense de lui-même [...] - Les époques de corruption sont celles où les pommes tombent des arbres : je veux dire les individus, ceux qui portent la semence de l'avenir, les promoteurs de la colonisation intellectuelle et de la formation nouvelle des liens de l'État et de la société. Corruption - ce n'est là qu'un terme injurieux pour les temps d'automne d'un peuple. 2/2
Nietzsche, Le Gai Savoir #arbitrarium
23. Les symptômes de la https://t.co/rFprqY0XGOêtez votre attention aux symptômes de ces conditions de la société, nécessaires de temps en temps, et que l'on appelle « corruption ». Chaque fois que la corruption se manifeste quelque part une superstition multiple prend le dessus, et la croyance générale qu'un peuple a acceptée jusqu'alors devient pâle et impuissante : car la superstition est une libre pensée de second ordre, - celui qui s'y soumet choisit certaines formes et formules qui lui plaisent et se permet de choisir. Le superstitieux, comparé au croyant, est toujours plus « personnel » que lui; et une société superstitieuse sera celle où il y aura déjà beaucoup d'individus et du plaisir à tout ce qui est individuel. Considérée à ce point de vue, la superstition apparaît toujours comme un progrès par rapport à la foi et comme un signe annonçant que l'intellect devient plus indépendant et veut avoir ses droits. Les partisans de la vieille religion et de la vieille religiosité se plaignent alors de la corruption, - c'est aussi eux qui ont déterminé jusqu'ici l'usage dans la langue et qui ont fait à la superstition une mauvaise réputation, même auprès des esprits les plus libres. Apprenons donc qu'elle est un symptôme de l’émancipation. - En second lieu, on accuse de relâchement une société dont s'empare la corruption : il est visible en effet qu'alors la valeur de la guerre et de la joie de la guerre diminue et qu'on aspire aux agréments de la vie avec autant d'ardeur que l'on aspirait autrefois aux honneurs de la guerre et de la gymnastique. Mais on a l'habitude de passer sous silence que cette vieille énergie populaire, cette passion populaire, qui, par la guerre et les tournois, recevait une visibilité magnifique, s'est transformée maintenant en passion privée divisée infiniment et moins visible; il est même probable que, dans l'état de « corruption », la puissance et la force de l'énergie qu'un peuple dépense sont plus grandes que jamais, et l'individu en use avec beaucoup plus de prodigalité qu'il n'a pu le faire précédemment : - car alors il n'était pas encore assez riche pour cela! C'est donc précisément aux époques de « relâchement » que la tragédie court les maisons et les rues, que naissent le grand amour et la grande haine et que la flamme de la connaissance s'élève avec éclat vers le ciel. - On prétend, en troisième lieu, que, pour compenser en quelque sorte le reproche de superstition et de relâchement, aux époques de corruption, les mœurs sont plus douces et que, comparée aux époques anciennes, plus croyantes et plus fortes, la cruauté est maintenant en diminution. Mais je ne puis pas non plus accéder à cet éloge, tout aussi peu qu'au blâme qu'il contient : je ne reconnais qu'une chose, c'est que la cruauté s'affine maintenant et que les formes qu'elle revêtait anciennement lui sont dorénavant contraires : la blessure et le supplice, cependant, au moyen de la parole et du regard, atteignent, en temps de corruption, leur développement complet, - c'est maintenant seulement que la méchanceté se crée et la joie que procure la méchanceté. Les hommes de la corruption sont spirituels, et calomniateurs; ils savent qu'il y a encore d'autres façons d'assassinat que par le poignard et la surprise, - ils savent aussi que l'on croit tout ce qui est bien dit. - En quatrième lieu : lorsque « les mœurs se corrompent », ces êtres que l'on nomme tyrans commencent à surgir : ce sont les précurseurs et, en quelque sorte, les précoces avant-coureurs des individus. Encore un peu de patience : et ce fruit, qui est le fruit des fruits, sera suspendu, mûr et doré, à l'arbre d'un peuple, - et ce n'est qu'à cause de ces fruits que cet arbre existe! Lorsque la décomposition a atteint son apogée, de même que la lutte des tyrans de toute espèce, le César arrive toujours, le tyran définitif, qui met fin à ce combat épuisé à la conquête de la prépondérance, en faisant travailler pour lui la fatigue. 1/2 #arbitrarium
... A son époque, l'individu est généralement le plus mûr, et, par conséquent, la « culture » est la plus élevée et la plus féconde, non grâce au tyran, ni par lui : quoique ce soit le propre des hommes d'une culture supérieure de flatter leur César en se faisant passer pour son œuvre. La vérité est cependant qu'ils ont besoin de repos du dehors puisque l'inquiétude et le travail se trouvent en eux. En ces temps, la corruptibilité et la trahison sont les plus fréquentes : car l'amour de l'ego qui vient d'être découvert est maintenant beaucoup plus puissant que l'amour de la vieille patrie, usée et rabâchée; et le besoin de se mettre à l'abri d'une façon quelconque contre les terribles ballottements de la fortune, ouvre même les mains les plus nobles, dès qu'un homme riche et un puissant se montrent prêts à y jeter de l'or. L'avenir est alors si incertain qu'il faut vivre au jour le jour : un état d'âme qui donne jeu facile à tous les séducteurs, - car on ne se laisse séduire et corrompre que pour « un jour » et l'on se réserve l'avenir et la vertu! On sait que les individus, ces véritables hommes « en soi » et « pour soi » songent aux choses du moment, bien plus que leurs antipodes, les hommes de troupeau, parce qu'ils se tiennent eux-mêmes pour aussi imprévisibles que l'avenir; de même, ils aiment à s'attacher aux hommes de puissance, parce qu'ils se croient capables d'actions et d'investigations qui, auprès de la foule, ne peuvent obtenir ni compréhension ni grâce, - mais le tyran ou le César comprend le droit de l'individu, même dans ses transgressions, il a intérêt à favoriser une morale privée plus courageuse et même de lui prêter main-forte. Car il pense de lui-même et veut que l'on pense de lui-même [...] - Les époques de corruption sont celles où les pommes tombent des arbres : je veux dire les individus, ceux qui portent la semence de l'avenir, les promoteurs de la colonisation intellectuelle et de la formation nouvelle des liens de l'État et de la société. Corruption - ce n'est là qu'un terme injurieux pour les temps d'automne d'un peuple. 2/2
Nietzsche, Le Gai Savoir #arbitrarium
23. Les symptômes de la https://t.co/rFprqY0XGOêtez votre attention aux symptômes de ces conditions de la société, nécessaires de temps en temps, et que l'on appelle « corruption ». Chaque fois que la corruption se manifeste quelque part une superstition multiple prend le dessus, et la croyance générale qu'un peuple a acceptée jusqu'alors devient pâle et impuissante : car la superstition est une libre pensée de second ordre, - celui qui s'y soumet choisit certaines formes et formules qui lui plaisent et se permet de choisir. Le superstitieux, comparé au croyant, est toujours plus « personnel » que lui; et une société superstitieuse sera celle où il y aura déjà beaucoup d'individus et du plaisir à tout ce qui est individuel. Considérée à ce point de vue, la superstition apparaît toujours comme un progrès par rapport à la foi et comme un signe annonçant que l'intellect devient plus indépendant et veut avoir ses droits. Les partisans de la vieille religion et de la vieille religiosité se plaignent alors de la corruption, - c'est aussi eux qui ont déterminé jusqu'ici l'usage dans la langue et qui ont fait à la superstition une mauvaise réputation, même auprès des esprits les plus libres. Apprenons donc qu'elle est un symptôme de l’émancipation. - En second lieu, on accuse de relâchement une société dont s'empare la corruption : il est visible en effet qu'alors la valeur de la guerre et de la joie de la guerre diminue et qu'on aspire aux agréments de la vie avec autant d'ardeur que l'on aspirait autrefois aux honneurs de la guerre et de la gymnastique. Mais on a l'habitude de passer sous silence que cette vieille énergie populaire, cette passion populaire, qui, par la guerre et les tournois, recevait une visibilité magnifique, s'est transformée maintenant en passion privée divisée infiniment et moins visible; il est même probable que, dans l'état de « corruption », la puissance et la force de l'énergie qu'un peuple dépense sont plus grandes que jamais, et l'individu en use avec beaucoup plus de prodigalité qu'il n'a pu le faire précédemment : - car alors il n'était pas encore assez riche pour cela! C'est donc précisément aux époques de « relâchement » que la tragédie court les maisons et les rues, que naissent le grand amour et la grande haine et que la flamme de la connaissance s'élève avec éclat vers le ciel. - On prétend, en troisième lieu, que, pour compenser en quelque sorte le reproche de superstition et de relâchement, aux époques de corruption, les mœurs sont plus douces et que, comparée aux époques anciennes, plus croyantes et plus fortes, la cruauté est maintenant en diminution. Mais je ne puis pas non plus accéder à cet éloge, tout aussi peu qu'au blâme qu'il contient : je ne reconnais qu'une chose, c'est que la cruauté s'affine maintenant et que les formes qu'elle revêtait anciennement lui sont dorénavant contraires : la blessure et le supplice, cependant, au moyen de la parole et du regard, atteignent, en temps de corruption, leur développement complet, - c'est maintenant seulement que la méchanceté se crée et la joie que procure la méchanceté. Les hommes de la corruption sont spirituels, et calomniateurs; ils savent qu'il y a encore d'autres façons d'assassinat que par le poignard et la surprise, - ils savent aussi que l'on croit tout ce qui est bien dit. - En quatrième lieu : lorsque « les mœurs se corrompent », ces êtres que l'on nomme tyrans commencent à surgir : ce sont les précurseurs et, en quelque sorte, les précoces avant-coureurs des individus. Encore un peu de patience : et ce fruit, qui est le fruit des fruits, sera suspendu, mûr et doré, à l'arbre d'un peuple, - et ce n'est qu'à cause de ces fruits que cet arbre existe! Lorsque la décomposition a atteint son apogée, de même que la lutte des tyrans de toute espèce, le César arrive toujours, le tyran définitif, qui met fin à ce combat épuisé à la conquête de la prépondérance, en faisant travailler pour lui la fatigue. 1/2 #arbitrarium
@Attilio013740@Dark_Emi_ Les gens crevaient encore plus la dalle au temps d'Edison. En quoi ça aurait dû l'empêcher ? Vous avez de ces arguments pourris !
@brivael Derrida : le sens mobilise bien davantage que la pure signification, il n'y a pas d'univocité mais cela n'implique pas pour autant le relativisme total, de renvois en renvois on se perd mieux vaut se concentrer sur des contrastes de sens qu'il nomme différances.
"Foucault a enseigné que la vérité n'existe pas, qu'il n'y a que des rapports de pouvoir déguisés en savoir"
Plutôt : la divulgation est dépendante des chicanes des structures de pouvoir. (l'ordre du discours)
C'est très différent.
@brivael Dommage de devoir lire un tel aveu d'impuissance sous pétitions de principe.
Les auteurs en question sont des héritiers qui ne viennent pas de nulle part, mais poursuivent et prolongent des gestes qui viennent de beaucoup plus loin que 68. Rousseau, Nietzsche, Hegel. Et d'autres
Les fuites massives de données des Français, ce n’est pas une fatalité.
C’est un choix technologique absurde.
Oui, un choix.
Il existe une autre façon de faire.
Elle marche déjà.
Elle n’est juste pas utilisée.
Ça s’appelle le zero knowledge.
Fondamental : le pèse-inertie, focus existentiel ou Dasein, se travaille de sa riposte à son essentielle disconti-nuitée; le pèse-inertie du langage s'aligne sur des temps morts, des temps passé et des temps renaissants, des temporalités imaginaires, et aussi sur l'inertie la plus lourde, l'inertie vécue, l'individuum, le continuum en son genre en fait.