Voilà les revendications adoptées à la majorité absolue par une assemblée d'étudiants de l'université de Montpellier. Consternant.
On y trouve un curieux "inventaire à la Prévert" (pauvre Prévert !) : la rupture des relations avec Israël, la fin des partenariats avec TotalEnergies, la suppression de Parcoursup et de Mon Master, l'abrogation de la loi de 2004 sur les signes religieux à l'école, des repas à un euro pour tous, davantage d'APL, la suppression du contrôle de l'assiduité des étudiants boursiers et, bien entendu, une augmentation de du flot d'argent public.
Le problème n'est pas que ces revendications soient de gauche, voire d'extrême gauche. C'est l'absence totale de pensée qui les sous-tend. Elles constituent un assemblage de slogans sans cohérence, sans hiérarchie et sans analyse de la situation.
Ces étudiants veulent supprimer Parcoursup, qui accessoirement ne les concerne pas ou plus, mais ils ne se demandent pas comment on gère une situation où il y a plus de candidats que de places disponibles. Ils réclament davantage de places, sans se préoccuper du coût ni des moyens humains nécessaires, ni des débouchés professionnels qui en réalité n'existent pas. Ils veulent supprimer le contrôle de l'assiduité des boursiers, comme si recevoir de l'argent public n'impliquait aucune obligation : cadeau. Etc.
Et surtout, pas une seule évocation de la qualité de l'enseignement, du taux d'échec (60% des étudiants en licence ne vont pas jusqu'au bout des trois années !), les débouchés professionnels ou l'excellence scientifique. Rien sur ce qui devrait pourtant constituer les préoccupations d'étudiants de l'enseignement supérieur. Aucune réflexion sur ce que l'IA va changer dans leur vie professionnelle à très court terme, et donc sur l'enseignement qu'ils devraient recevoir.
Je ne sais pas combien d'étudiants ont participé à ce vote ni dans quelle mesure ils sont représentatifs de l'université de Montpellier. Mais le fait qu'un tel document puisse être discuté et adopté à la majorité absolue en dit long sur le manque de conscience politique de ces étudiants. Car on peut être jeune, révolté, idéaliste et même radical, mais cela n'interdit pas de réfléchir, de peser les arguments et ce qu'on propose. On peut contester l'organisation de la société sans ignorer délibérément son fonctionnement.
Ces étudiants vont à l'université, où ils sont censés être la crème de la crème, ils devraient apprendre à raisonner, à exercer leur esprit critique et à construire une argumentation. À lire leurs revendications, on peut légitimement s'interroger sur l'écart entre l'ambition et le résultat.
Notre pays reste toujours marqué par le même travers : des droits, pas de devoirs. De la paresse partout.
@TatianaVentose Ces jeunes ont du bon sens,semblent avoir compris toute l'arnaque du système,le système d'esclavage par le salariat,ils pensent à vivre leur vie plutôt qu'à produire toujours plus...
Les générations précédentes ont précipité la France dans le désastre actuel,c'est factuel!
Écoutez cette jeune fille à partir de -0.32 qui exprime le vrai sujet ressenti comme une injustice: la différence de niveau de langage entre les élèves de milieux défavorisés et ceux des lycées favorisés.
Il faut remonter partout le niveau d’exigence, et surtout dans les lycées “défavorisés” où les jeunes n’ont pas grandi avec les livres..
C’est maintenant que les Gilets jaunes doivent revenir, que les pompiers, les infirmières, les agents… doivent se mettre en grève.
Ils sont sur le point de lâcher, on ne lâche RIEN.
Bon hier à l’Assemblée nationale pour le vote crucial sur le Pass numérique, 105 députés RN, censé être le 1er parti d’opposition à la macronie, étaient…absents !
86% d’absentéisme !
Et parmi les rares présents 14 sur 16 se sont courageusement…abstenus ! 🤦🏻♂️
➡️ Ce parti ne prépare manifestement pas 2027 sérieusement.
Tout ça, c’est du spectacle, du pur spectacle !
Les fausses oppositions font autant partie du problème que l’euromacronie au pouvoir.
Tout le monde hurle depuis hier sur l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans... Les uns crient victoire. Les autres crient 1984.
Pourtant quand on lit le texte : Il ne contient NI méthode de vérification, NI sanction, ni RIEN.
Et voila pourquoi je pense que c'est GRAVE, mais pas pour les raisons que tu penses.
Rembobinons :
- 7 juillet 2023. La France vote la loi "majorité numérique". Inscription interdite aux moins de 15 ans sans accord parental, vérification d'âge obligatoire, amende jusqu'à 1% du chiffre d'affaires MONDIAL des plateformes. Les journaux titrent, tout le monde rentre content, les politiques se congratulent en se frottant la nuque... tout pareil qu'aujourd'hui.
Cette loi n'a jamais existé.
Zéro décret d'application. Jamais entrée en vigueur. Pourquoi ? Parce qu'une loi qui régule les plateformes doit être notifiée à Bruxelles AVANT d'être votée. La France a voté d'abord, demandé ensuite.
Le 14 août 2023, la Commission répond par courrier : procédure non conforme, contraire au DSA et au principe du pays d'origine. On ne régule pas TikTok Irlande depuis Paris.
2 Traductions GRAVES :
1/ Nos législateurs ne connaissent même pas les règles du jeu auquel ils prétendent jouer.
2/ Bruxelles nous tient par les cacahuètes (mais ça, c'est un problème pour un autre post)
Le plus beau : la loi contenait son propre cercueil. L'article 7 conditionnait l'entrée en vigueur au feu vert de Bruxelles. Feu vert jamais venu.
Le gouvernement l'a admis noir sur blanc au Journal officiel en mai 2025 : la loi "n'a pas pu prospérer".
Trois ans de travail parlementaire pour produire... un PDF !
Personne n'a démissionné. Personne ne s'est excusé. Ils ont juste recommencé.
Car cette fois pour éviter le veto de Bruxelles, ils ont retiré du texte... tout ce qui fâche.
- La méthode de vérification d'âge ? Pas dans la loi.
- Les sanctions contre les plateformes ? Aucune.
- L'Arcom ? Non plus.
Au passage : la "reconnaissance faciale obligatoire" qui panique la moitié de X n'est PAS DANS LE TEXTE non plus. Il n'y a RIEN dans le texte.
C'EST ÇA, le scandale.
Ne me croyez pas sur parole. Croyez la rapporteure du texte au Sénat, avant-hier.
Je cite : une loi à la "portée normative assez limitée", un "marqueur", dont l'application dépendra "quasi exclusivement de la Commission européenne".
Un marqueur. 577 députés, 348 sénateurs, pour voter des "marqueurs". Je veux bien que la cantine soit bonne, mais faudrait peut-être voir à justifier un poil son salaire.
EN PLUS : ils ont voté le 21 juillet alors que la période de gel imposée par Bruxelles courait jusqu'au 10 août.
LE MÊME vice de procédure qui a tué la loi de 2023.
Ils le savent : le vice-président de la commission l'a dit texto la veille du vote : "nous avons tous en tête le précédent de 2023". Ils ont voté quand même.
Ce n'est plus de l'incompétence. C'est du mépris.
Pendant ce temps, dans le monde réel :
- L'Australie a interdit les réseaux aux moins de 16 ans en décembre.
Bilan officiel : 4,7 millions de comptes fermés.
Bilan réel, mesuré par une étude publiée dans le British Medical Journal : 85% des ados toujours connectés 3 mois après.
- Le Royaume-Uni a imposé la vérification d'âge en juillet 2025 : +1400% d'inscriptions VPN le jour même.
- La France l'a fait pour les sites porno : +1000% en 30 minutes.
Vos enfants seront connectés quoi qu'il arrive. Avec un VPN à 3€, sur des plateformes moins regardantes et hors de tout contrôle de facto.
Hier, Gabriel Attal parlait de "victoire décisive".
Victoire contre quoi ? Le texte est vide, ils le disent eux-mêmes en commission. Puis ils montent à la tribune se congratuler devant les journalistes.
Voilà la classe politique française de 2026 : elle se masturbe en séance sur des lois qu'elle sait inapplicables, elle parle de grande victoire alors que c'est creux.
Et pendant ce temps-là : 3 536 milliards de dette. Les intérêts devenus premier poste du budget de l'État, devant la Défense. Tout le régalien se délite dans le pays et pas un budget à l'équilibre depuis 1974.
Le pays crève la bouche ouverte, et eux fêtent une loi fantôme. La deuxième.
Ils ne protègent pas vos enfants. Ils protègent leur carrière.
Une loi sans méthode et sans sanction, ce n'est pas une loi.
Et c'est Nico qui paie.
"Ingérence intérieure" est un concept fabuleux pour qualifier l'opposition politique dans le pays.
"Vous n'êtes pas d'accord avec le pouvoir en place, vous êtes une ingérence intérieure, nous devons pouvoir vous réduire au silence au nom de la liberté et de la démocratie".
Un psiquiatra de Stanford afirma que la ansiedad moderna no la provoca el peligro, sino pequeños hábitos diarios que te hacen entrar en pánico.
6 hábitos que están disparando tu ansiedad sin que te des cuenta:
1. Coger el móvil en cuando te sientes incómodo.