En France, le tabac est associé à près de 69 000 nouveaux cancers par an.
L'alcool à près de 28 000.
Le surpoids et l'obésité, 18 000.
Les infections, 14 000.
Le soleil, 10 000.
Le radon, gaz radioactif naturel, 4 000.
L'insuffisance d'activité physique, 3 000.
Même la poussière de bois est reconnue comme cancérogène et associée à plusieurs centaines de cancers professionnels chaque année.
Face à cela, les résidus de pesticides autorisés dans l'alimentation européenne relèvent d'un autre registre : les agences sanitaires considèrent que les expositions habituelles ne présentent pas de risque sanitaire attendu pour les consommateurs.
Cela ne signifie pas que la question est sans intérêt.
Mais qu'elle occupe une place médiatique sans rapport avec son poids sanitaire démontré.
Sans doute parce qu'un risque connu est difficile à transformer en récit.
Le tabac ne surprend plus personne.
L'alcool non plus.
En revanche, une substance au nom imprononçable permet d'annoncer une révélation, de désigner des coupables et de proposer un salut.
Les religions promettaient autrefois d'expliquer les malheurs du monde.
Les idéologies ont souvent repris cette fonction.
La science fonctionne différemment.
Elle ne cherche pas des coupables.
Elle cherche des ordres de grandeur.
Ce qui est malheureusement beaucoup moins utile pour bâtir une croisade.
https://t.co/ByKo2JGMmP
30 vs 40
- CDI ❌ vs ✅️
- copine ❌ vs ❌
- épouse ✅️ vs ✅
- appart ✅ vs ❌
- PEA rempli ❌ vs ✅
- parigot ✅ vs ❌
- matos de ski ❌ vs ✅
- bench respectable ❌ vs ❌
- bon guitariste 🤏 vs ❌
- bon batteur ❌️ vs ✅
- mat. latex ✅ vs ❌ (vive les ressorts)
À 30 ans j'avais
- CDI ✅️
- copine ❌
- épouse ✅️
- appart ❌
- PEA rempli ❌ (je n'en ai toujours pas
- bench respectable ❌ (40 kg)
- bon guitariste ❌
(J'ai été viré après avoir échoué en fin de 2e cycle)
- PhD ❌️
- sax ténor ❌️
- mauvais bassiste ✅
- mat.latex❌️
Après les boomers, les no kids c'est vraiment les plus gros passagers clandestins de notre système de retraite.
C'est tout à fait acceptable de ne pas vouloir d'enfants mais il faut assumer derrière.
La répartition à la française est la mère de tous nos maux.
Je ne m'attendais pas à une telle levée de boucliers pour avoir dit que le système de retraites n'est pas adapté au refus de faire famille. Les réactions ont été intenses. Je ne suis que le messager, pas l'architecte.
Notre assurance vieillesse est un transfert avec des gens qui prennent, des gens qui donnent et des gens qui donneront. Assez de personnes rompent cette chaîne historique en trois temps au prétexte du libre exercice de leur égoïsme, par ailleurs rhabillé en fausse vertu suicidaire ("c'est dans l'intérêt des enfants de ne pas naître"), et il ne reste plus rien de la solidarité en France. Plus rien. Banqueroute. Tout saute, des subventions aux services.
Ce n'est pas une perspective lointaine. Regardez les comptes publics. Nous avons déjà sacrifié les services au bénéfice de l'augmentation du temps de retraite.
Pour avoir dit l'incohérence des no kids pro retraite à 60 ans, j'ai lu des insultes assez folles, sorte d'interdictions des désaccords, "connard totalitaire", etc. Il faut être sacrément autocentré pour croire qu'on peut traverser la vie en n'étant entouré que de gens avec qui on est d'accord. Le totalitaire, c'est l'insultant. Qui vous contraint ? Pas moi. Je ne suis que des pixels sur un écran dans vos mains. La contrainte est dans le système. La punition est déjà dans la qualité de votre vie, avec une école moins belle si vous avez 20 ans que celle qu'ont connu ceux qui ont 50. Avec un tribunal qui met six ans pour traiter une affaire de viol, parce que le PS a préféré la prestation de pension pour la génération 1964 plutôt que la requalification de la Justice. Avec un hôpital surchargé. Si on veut s'occuper de beaucoup de vieux, il faut beaucoup de jeunes médecins. Il y a trop peu de gens qui donnent. C'est ainsi.
Le système de retraite a été pensé pour une société de forte croissance, avec plein de jeunes parents avec quatre enfants. Ce que je dis simplement est que si vous en désirez zéro, tout en proposant la fin de la croissance comme le font certains écolos et Piketty depuis peu, alors les règles ne peuvent pas être les mêmes. C'est une forme de grève anti solidarité accélerant la chute.
Il n'y a pas de sous-traitance de notre vie ensemble. C'est le vieux principe de Kant. Il faut se comporter d'une façon qui si elle était généralisée, le résultat en serait heureux pour la société. Évidemment que quand je dis qu'il faut conditionner la prestation, je cherche un électro-choc rhétorique. Je n'ai pas déposé de proposition de loi. Je dis qu'il faut choisir une position cohérente. Et si je devais écrire une règle, effectivement je renforcerais des dispositions à la faveur de ceux qui donnent leur temps et leur argent à des enfants.
Si la liberté de ne pas faire d'enfant (en laquelle je crois, pour moi ici c'est affaire de mentalité, pas de loi) l'emporte sur les autres libertés, alors il faut changer des solidarités faites pour un monde où la parentalité n'était pas si souvent optionnelle.
Je finirai là-dessus. Des comptes présentant les signes de la gauche politique (les drapeaux, les symboles) ont répété "les droits ne sont pas conditionnés à des devoirs". Les gars. C'est fake news. Ton droit à la securité, c'est l'obligation d'un policier de te protéger. Ton droit à l'université, c'est mon obligation de passer du temps à mettre à jour le contenu de mon cours. C'est ça une société. On interagit, on échange. Les droits sans les devoirs, c'est un rapport infantile à la réalité. La libre articulation des égoïsmes n'est pas toujours harmonieuse, il faut du droit et parfois il faut de la morale. Quelqu'un qui se ligature les trompes n'a pas à contraindre ma fille à s'occuper de moi et de lui à la fois. Ce que je dépense dans la crèche ne doit pas se répercuter jusqu'à sa consommation de cosmétiques dans league of legends. La liberté à disposer de son corps ne peut pas induire la servitude économique des enfants des autres. Nous n'avons pas de droit sur une génération dont nous ne prenons pas soin.
C'est drôle et un peu triste : tant de gens pensent que ce n'est pas si grave pour les finances publiques de ne pas avoir d'enfants, puisque les célibataires payent plus d'impôts et consomment moins de services publics et d'aide.
Sauf qu'en réalité quand on fait les calculs, ça ne compense absolument pas le coût privé d'élever des enfants addionné à l'apport fiscal et social de ces enfants.
Oui, les couples sans enfants sont - en moyenne - des coûts nets pour la société. C'est une vérité de base qu'on voudrait oublier car elle nous met mal à l'aise : le premier apport quel'on fait à la société, c'est lui permettre de se perpétuer.
Alors bien sûr, un milliardaire sans enfant contribue plus qu'une famille nombreuses dont les enfants sont en prison. Mais en moyenne, la chose la plus contributive que l'on peut faire pour son pays, c'est avoir des enfants.
Le but n'est pas de stigmatiser les couples sans enfants ou avec peu d'enfants, qui souvent ne l'ont pas choisi. C'est de rétablir dans le débat public une vérité qui si elle est oubliée mène tout le système à sa perte : la société ne tient que parce qu'à chaque génération, des familles prennent en charge le coût de préparer la génération suivante.
Sans cela, tout s'effondre.
@bwul_@Scintigraphiste Tu peux changer de boîte. Si tes conditions ne te conviennent pas et que ton travail rapporte tant à un patron, ça ne sera pas compliqué
Rappel à ceux qui dénoncent le manque de moyen de la justice
Regardez la légèreté de cette magistrate du tribunal de Bobigny qui traite le cas d'un jeune s'étant fait tabasser extrêmement violemment, coupé et brûlé les cheveux : elle veut remettre dehors les auteurs de l'agression
Source : Documentaire "Mineurs en peine, des procureurs en première ligne"