Ça a commencé avec notre mépris des classes. On n’aimait pas les kaw kaw, on n’aimait pas les castes jugées inférieures. Quand il y a eu un exode, le mépris s’est accentué et il s’est matérialisé dans l’exploitation des jeunes ruraux, employés comme domestiques, payés au lance-pierre.
Les propriétaires ont décidé de louer leurs biens à des étrangers plutôt qu’à des senegalais, à cause de leurs préjugés.
Avec l’evolution des transports on supporte de moins en moins que la banlieue monte en ville.
Les banlieusards sont abrutis, les ruraux sont incultes. On refuse de donner une chance, on refuse des premiers emplois, on refuse le transfert de compétences.
Les propriétaires commencent à louer aux étrangers, parce qu’ils seraient plus fiables. Ce qui est faux. Ils sont d’aussi mauvais payeurs, sinon pires parce qu’ils quittent le pays avec des arriérés.
Le mépris de classe se transforme en méfiance. À tort ou à raison. On ne veut plus avoir affaire à un « doorkat » Sénégalais alors on s’empresse de vendre ou louer à des étrangers.
Pendant qu’on donne les emplois étudiants aux étrangers, la jeunesse sénégalaise finit par intégrer les stéréotypes qu’on lui a imposé.
Les centres d’intérêts sont précaires. Il y a un temps tous les garçons étaient journaliers, puis tailleurs. Les filles employées saisonnières. Puis tout le monde voulait être danseur ou mannequin, puis acteur dans les séries, lutteur, footballeur, puis influenceurs, puis commerçants…
Quand une infime partie perce, la majorité sombre dans des dérives. Emigration massive, prostitution, délinquance. Maintenant on voit la drogue dure faire des ravages en plein jour.
De l’autre côté, les quartiers comme centenaire ou la SICAP, le Point E se sont paupérisés. Les parents fonctionnaires sont à la retraite ou sont morts. Ils laissent derrière des enfants qu’ils n’ont pas préparés à la vie active et qui ont à peine les moyens d’éduquer leurs propres enfants. À la 1ere occasion, ils vendent ou louent à des étrangers. Des villas se transforment en dortoirs pour étudiants africains. Des quartiers sont eux progressivement loués ou vendus à des commerces chinois parce que c’est de l’argent rapide et relativement safe. Imagine encaisser 6 mois à 1 an de loyer. Et qu’au bout de 2 ou 3 ans on te propose d’un coup un gros montant pour vendre. Surtout si il y a toute une famille à entretenir.
Et puis il y a une réalité au Senegal. Dans ces familles aisées, les enfants, surtout les garçons ne sont pas du tout autonomisés. Ils sont pris en charge par leurs parents âgés. Eux, leur(s) femme(s) et enfants. Donc si on peut penser gagner plus, parce qu’on est persuadés que les ruraux qui nous ont envahi ne méritent pas nos biens… ah! On prend pour redistribuer
Donc dans tout ça, il y a la réalité géopolitique. De l’extérieur, il parait que le Senegal est un pays d’opportunités pour les indigents de la sous-région. Ils viennent, ils font comme nos commercants, nos vendeurs de sommeils, nos délinquants. Ils se font leur place.
Et c’est maintenant qu’on voit la face visible de notre mépris, on veut faire de l’étranger le coupable de notre désordre.
Ça fait plus de 30 ans qu’on sape notre cohésion sociale. Tout ce qui se passe aujourd’hui, des jeunes qu’on attrape pour extortion de fonds, aux fils à papa qui coulent l’entreprise familiale, aux étrangers qui dorment dans la rue, tout est lié.
Dans un monde où notre maman Soda Mama FALL est sénégalaise. Sûrement pas! Et encore, y a encore plein de niveaux en dessous de Soda Mama avant d’arriver à Adja
Snapchat doit créer une demande de flammes. Tu envoies la demande. Tant que la personne n’a pas accepté la demande, impossible de lancer une flamme.
On est fatigués d’être enrôlés dans des flammes de recevoir des snaps sans notre accord.
Rick Ross new girlfriend really got him working out. Wedding on the way. Bro needed a woman like this from the jump.
He’s tired, but his mouth is still moving faster than his legs. 😭😂😂
Adouna lgui bi loumou metti metti boul meussa diss saye sokhla nitou réseau sociaux
Ahh doom biss dina nieuw nguen am problème loumoula defal yeup wakh ko
Sokhna si nga bayantél bouko nexone xawi sa soutoureu mais defouko daf la soutoural
Kone nagnouy soutouralanté gayi
Le plus surprenant dans notre société c’est de voir certains minimiser celui qui transpire pour gagner son argent tout en valorisant celui qui tend la main
On oublie parfois que la vraie valeur ne se mesure pas seulement à la somme gagnée mais aussi aux efforts aux et sacrifices
Sénégalais pour mom mo gueune gneup. Bo wakhé tu vis dans un pays de la sous région sakh on te dit « wa yow loy def ci deuk gnak yi ». Té khamougn ni deuk yoyou nim lenn gueuné sakh dou ben’.
Sortez de votre tanière. Sortez de dakar déja. Mane mom legui kou meussoul guenn deuk bi douma debattre ak yow ci yenn sujets yoyou. Nopal sama bop