La guerre de l’IA a déjà commencé.
Et il n’y aura que deux camps : les gagnants et les perdants.
La prochaine élection présidentielle ne pourra pas faire l’impasse sur ce sujet, au risque de la vassalisation totale de la France.
Nous avons des atouts : une impulsion politique depuis plusieurs années, des pépites françaises comme Mistral, et des capacités de recherche.
Mais il faut changer d’échelle.
C’est l’un des quatre chantiers capitaux de ma campagne.
À tous ceux qui méprisent ce sujet, nous disons que l’IA doit être traitée comme l'énergie ou les matières premières. Nous ne pouvons pas compter sur d'autres car cela nous rend vulnérables, la décision des États-Unis le montre. Anthropic est leur détroit d'Ormuz.
C'est pourquoi je porte l'ambition que la France et l'Europe maîtrisent les compétences, l'énergie décarbonée, et considèrent la dépendance aux modèles étrangers comme un risque de sécurité économique. Je souhaite aussi agir pour que notre pays dispose des leviers de financement nécessaires pour passer à l’échelle, notamment à travers le développement de la retraite par capitalisation que je propose.
Nous pouvons y arriver.
Mais cela doit commencer maintenant.
Ce mardi, à Herat, une ville à l'Ouest de l'Afghanistan, les talibans ont fait tirer à balles réelles sur une petite foule de femmes et d'hommes descendus dans la rue, au cri de : « éducation, travail, liberté. » Le bilan n'est pas connu, ni celui des morts ni celui des blessés. On sait seulement que parmi ces derniers, beaucoup ont préféré fuir plutôt que d’être pris. La raison de ce rassemblement dans le quartier de Jebrail (80 000 habitants) était que, quelques jours avant, entre le 5 et le 7 juin, plusieurs dizaines de femmes y avaient été arrêtées. Emmenées par la police des mœurs, rattachée au ministère de la répression du vice et de la promotion de la vertu. Elles avaient été arrêtées, ces femmes, pour non-respect du code vestimentaire : plutôt que la burqa intégrale prescrite par cette lecture fanatique de l’islam, certaines portaient le voile accompagné d'un masque FFP2 qui pourtant cache une bonne moitié du visage. Mais même la moitié, ce n'est pas assez. Il faut traquer jusqu'au moindre cil, jusqu'au moindre éclat d'iris, jusqu'au moindre bout de front ou d'affront.
L’Afghanistan est un pays où les femmes n'ont plus le droit de rien : ni d’étudier, ni de travailler, ni de faire entendre le son de leur voix, ni d'être vues chez elles, depuis l'extérieur. C'est un enténèbrement. Des femmes. Mais aussi des filles. Un récent décret ayant autorisé de facto le mariage de ces dernières avant la puberté.
Ce que démontre la répression de mardi dernier, cependant, c'est qu'il existe, désormais, des poches de résistance. Le quartier de Jebrail, ai-je appris, est historiquement peu favorable aux islamistes. Et clandestinement, une contre-vie s'y organise, faite d'écoles cachées, de soins dispensés, ou de musiques discrètes lors de célébrations secrètes.
Depuis que les talibans ont repris le pouvoir en 2021, les femmes ont été emmurées, et le pays s’effondre. Je l'ai déjà dit ici : une nation qui maltraite ses femmes court au désastre. Ce n'est pas un slogan. C'est un fait. Aucune nation qui maltraite ses femmes ne s'en sort politiquement, ni économiquement. Le régime taliban ne prive pas simplement le pays de la moitié de l’humanité, de la moitié de sa richesse, mais il y produit le chaos de la misère affective et sexuelle, l'agressivité d'une frustration systémique, et l’étouffement de toute joie. Le régime est un mort à crédit, dont on démantèlera un jour les pick-up de l’effroi. Quand ? Le niveau effroyable de la répression qui sévit laisse peu d'espoir pour le court terme. En attendant, parlons autant que nous pouvons de ces poches de résistance. Car on sait que le courage est contagieux, et donc qu'il doit être dit, partout, pour qu’il soit répété, su, et que l’information revienne au pays, par des canaux de fortune. Parlons autant que possible de ces flammes de la liberté. Et de ce qu’il en coûte à ceux qui ont le courage de les allumer.
La militance idéologique rend idiot, y compris l’éminent Daniel Schneidermann. Pour nourrir le récit d’une France raciste et obsédée par la blanchitude, il vient nous raconter que les deux tiers d’arabes et de noirs de l’armée d’Afrique ont été effacés du très beau film sur De Gaulle.
Et pour cause. Le film se termine en 42, juste après le débarquement allié en Algérie. Jusque-là l’armée d’Afrique est fidèle à Pétain et ne se se ralliera qu’ensuite aux forces gaullistes, notamment lors de la reconquête de la Tunisie. C’est là et là seulement, que Leclerc, impressionné par l’engagement de cette armée largement noire et arabe, l’inclura dans ses forces, jusqu’en Italie puis sur les côtes de Provence sous le commandement de De Lattre de Tassigny.
Donc dans toute la période racontée par le film, l’armée de Leclerc était encore essentiellement aussi blanche que De Gaulle, même si ça ne colle pas avec le raccourci racialiste de Schneidermann
"Canceled" ou si vous préférez "effacé" par le gouvernement français en raison de mon combat contre l'antisémitisme, je ne pensais pas connaitre ça en 2026 !
Je devais faire une conférence ce matin devant une soixantaine de hauts dirigeants qui suivent le "cycle supérieur du développement durable" (CSDD) dirigé par Guillaume Leforestier qui dépend du Ministre de la transition écologique, Monique Barbut (aucun des deux n'a de compte X). Sujet: les résistances internes des institutions communautaires au détricotage du Green deal. Tout était calé depuis fin avril.
Vendredi, je reçois un appel de l'une des responsables de la session de formation de ce mardi: une sous-directrice (je ne sais pas qui en dépit de mes demandes) lui a demandé d'annuler ma conférence à cause de la polémique initiée par LFI qui n'a pas supporté que je publie sur ma page FB personnelle, le 29 mai, le mural de @PalomboArtist représentant Hitler portant un keffieh et un brassard "hate". La fonctionnaire, "très peinée" selon mon interlocutrice, craignait que ma seule présence provoque une polémique parmi les étudiants (qui payent). Alors même que ce n'était absolument pas le sujet de la conférence: on me fait payer mes engagements.
Autrement dit, le fait que je combatte l'antisémitisme devenu virulent depuis le 7/10 et que je déplaise à l'écosystème éléfiste est considéré par le gouvernement @SebLecornu comme un problème. Jusque-là la "canceled culture" touchait des évènements privés ou des universités qui expulsaient des juifs parce que juifs. Cette fois-ci, on franchit un seuil: c'est directement une formation gérée par un ministre de la République qui efface un supposé "complice des génocidaires", une expression chère à LFI. Autant pour la liberté d'expression garantie par la Constitution française.
J'ai évidemment demandé que la fonctionnaire ayant pris cette décision m'envoie un mail confirmant cette annulation. Elle l'a envoyé, mais pas à moi directement. Les responsables de la formation me l'ont communiqué sans signature (les pauvres chéris n'assument pas) : "les raisons" de l'annulation, lit-on, sont "techniques". C'est tellement le cas que le mail indique : "je vous remercie d'assurer l'information auprès de Mr Quatremer, de gérer les suites et en gérant également la confidentialité liées aux agents de l'Etat". Quelqu'un a oublié que l'on ne pouvait contraindre au silence un journaliste (surtout moi).
J'ai joint le cabinet de la ministre, Monique Barbut, et je n'ai eu aucun retour pour l'instant.
Cet enchainement de petites lâchetés, de peurs, de volonté de complaire à l'idéologie supposé dominante du moment me rappelle une période historique, mais laquelle?
The growing risk of a collapse of the Atlantic Meridional Overturning Circulation system, of which the Gulf Stream is part, is nothing less than the number one long-term security threat to our way of life in Britain, Europe and the Western world in the era in which we live.
The consequences on our societies of an AMOC collapse would be simply devastating for Britain especially, beyond anything imaginable but a full blown super pandemic or nuclear war — with scientists modelling temperatures dropping around 15.c and half of our arable land being lost.
This is just one of many climate catastrophes starring at us of the modelling and the observed data and is why it is why Labour has continued to place such importance on Net Zero and international climate talks despite the Greens and progressive activists now looking elsewhere post-October 7th and the Conservatives joining Reform in now campaigning against them.
It is also one of the most important areas our foreign policy has and must continue to diverge from Trump’s America, an active opponent to progress on this agenda. It is also why despite the huge security, technological and industrial risks they pose we need an active and substantive dialogue here as far as is possible with China — which Labour has pushed for.
“Glucksmann, il faut peut-être qu’on lui retire son titre de séjour”, lance sur @CNEWS le vicomte @PhdeVilliers. On revient aux fondamentaux du fascisme. Reconduire les juifs à la frontière. En wagon plombé ?
On le voit tous les jours : beaucoup de Français d’origine maghrébine, même nés ici, même après deux ou trois générations, restent largement étrangers à la culture démocratique. Ce n’est pas une question de peau ou d’origine ethnique, c’est avant tout une affaire de vision du monde forgée par l’islam.
Cette religion ne se contente pas d’être une affaire privée entre le croyant et son Dieu. Elle se présente comme un ordre complet, une loi totale qui régit tout : la morale, le droit, la politique, les relations sociales. Elle affirme que sa charia est la seule acceptable parce qu’elle vient directement de Dieu, et que ceux qui la rejettent sont dans l’erreur, promis à l’enfer. Quand on grandit avec cette certitude, il devient extrêmement difficile d’accepter vraiment les idées des autres, de les considérer comme légitimes. On les tolère au mieux, tant qu’on est minoritaire, mais on ne les respecte pas en profondeur. L’autre devient vite une menace ou un objectif à convertir.
C’est exactement l’inverse de ce que suppose la démocratie occidentale. Celle-ci repose sur l’idée qu’on peut vivre ensemble tout en pensant différemment, que l’État protège la liberté de conscience et d’expression, même quand les opinions heurtent les convictions de la majorité. Accepter le pluralisme, c’est accepter que personne n’a le monopole de la vérité. Or l’islam, dans sa logique classique, refuse cette idée dès qu’il en a les moyens. La dissidence religieuse ou idéologique n’y est pas vue comme un droit, mais comme un problème.
C’est d’ailleurs pour cela qu’on ne trouve presque jamais de véritables démocraties libérales et stables dans le monde musulman. Ce n’est pas un hasard, ni simplement le résultat du colonialisme ou de la pauvreté. Un musulman sincère aura du mal à accepter durablement que la loi du peuple prime sur la loi d’Allah. Il peut s’y plier par nécessité, mais son référentiel reste ailleurs.
Et ce n’est pas étonnant, dans ces conditions, de constater que la grande majorité des musulmans en Europe vote de manière monolithique, très majoritairement à gauche, là où l’islam est le plus protégé et promu. Quand une communauté vote massivement dans le même sens, génération après génération, cela révèle précisément l’absence d’une vraie culture démocratique : une difficulté profonde avec l’altérité idéologique. On reste groupé autour de ses références religieuses plutôt que de choisir librement en fonction des idées.
Ce vote massif entraîne d’ailleurs un phénomène intéressant et préoccupant : la gauche elle-même s’islamise progressivement, poussée par le militantisme actif et croissant de musulmans au sein de ses partis. Ce rapprochement tire la gauche vers un sectarisme et une intolérance à l’altérité qui ne feront que s’accentuer. D'ailleurs, quand on y pense, la tolérance réelle à la différence de pensée n’a jamais été une vertu naturelle de la gauche : elle a toujours préféré imposer sa propre vision morale et politique, souvent avec une certaine intransigeance. L’alliance avec l’islam ne fait que radicaliser cette tendance.
On peut tourner autour du pot tant qu’on veut, la réalité est brutale : assimiler pleinement un musulman pratiquant au modèle occidental (c’est-à-dire en faire un citoyen qui adhère sincèrement à la laïcité, à la liberté individuelle, à la primauté de la raison et de la loi commune) relève de l’illusion tenace. L’islam n’est pas une culture comme les autres qu’on pourrait faire fondre dans le creuset européen. C’est un projet de civilisation concurrent, porteur de valeurs radicalement opposées à celles qui ont construit l’Occident depuis l’Antiquité, en passant par le christianisme et les Lumières.
Là où nous avons placé l’homme libre et sa raison au centre, l’islam place Allah et sa Loi. Là où nous avons séparé le politique et le religieux, l’islam les unit. Ces deux mondes ne peuvent coexister durablement sur le même territoire sans que l’un finisse par absorber ou dominer l’autre. Continuer à faire comme si c’était possible, c’est non seulement nier la nature même de l’islam, mais aussi trahir notre propre héritage. La lucidité commande aujourd’hui de le reconnaître clairement, avant que la cohésion de nos sociétés ne soit définitivement brisée.
Si « la fortune des 500 familles les plus riches de France est passée de 12% à 42% du PIB en 14 ans », la fortune du reste des Français est-elle passée de 88% à 56%?
C’est sur ce genre de manipulation de l’information statistique que surfe l’extrême gauche dans notre pays.
⚔️🪖🇫🇷 Ce jour-là | Le 7 juin 1940, le capitaine Charles N'Tchoréré est exécuté d'une balle dans la nuque par les Allemands.
Quelques instants plus tôt, cet officier français, encerclé et à court de munitions après de violents combats à Airaines, s'était rendu avec ses hommes. Lorsque les Allemands décident de séparer les prisonniers noirs des blancs, il refuse catégoriquement d'être traité autrement qu'en officier français et s'insurge contre cette discrimination. Il est alors emmené à l'écart et abattu. Ses assassins ne provenaient de la 7e division blindée allemande, sous les ordres d'Erwin Rommel. Son corps aurait ensuite été broyé sous les chenilles d’un char.
Né à Libreville en 1896, engagé volontaire durant la Première Guerre mondiale, Charles N'Tchoréré gravit les échelons jusqu'au grade de capitaine. Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, il demande à rejoindre le front et se distingue par sa bravoure, repoussant quatre assauts allemands successifs à Airaines et permettant à son bataillon de se replier.
Son fils Jean-Baptiste, caporal au 2e Régiment d'infanterie coloniale, est tué au combat à Remiencourt.
Père et fils tombent ensemble pour la France le 7 juin 1940, il y a 86 ans aujourd'hui.
« L’islam a 700 ans de moins que le christianisme et vit sa période inquisitoire. Est-ce que l’inquisition chrétienne est défendable ? Non. Eh bien l’islam inquisitoire ne l’est pas non plus. J’ai entendu que moi et mon Persepolis étions aussi islamophobes. Alors que j’ai vécu sous la dictature religieuse. Qu’ils ont exécuté une bonne partie de ma famille. Sans compter ceux qui étaient “juste” torturés. Quelle phobie ? Je n’aime pas l’islam politique comme n’importe quelle personne saine d’esprit. »
Marjane Satrapi, mars 2026
@le_Parisien
Que se passera-t-il si les progrès de l'IA se poursuivent au même rythme, et si le niveau humain est dépassé aussi facilement qu'aux échecs ?
@A_G_I_Joe : pour les quelques prochaines années, ce sera un âge d'or pour la physique et les sciences ; à long terme, "dur de prédire"...
"Elon arrivera jamais à faire des usines de puces."
Je vois ce take dix fois par jour. C'est l'erreur de raisonnement la plus prévisible qui existe, et elle se démonte en deux minutes.
Les sceptiques raisonnent par analogie. Jamais par premiers principes.
Leur argument complet : personne ne l'a fait en moins de 40 ans, TSMC a brûlé 165 milliards en Arizona, une fab 2nm coûte 28 milliards et prend 38 mois rien qu'à construire, Tesla a zéro expérience des semis. Donc impossible.
Tout est vrai. Et tout est non pertinent.
"Ça a toujours pris 40 ans" n'est pas une loi de la physique. C'est juste la vitesse d'une industrie ossifiée qui n'a jamais été attaquée par quelqu'un qui pense aux atomes plutôt qu'au précédent.
Alors on décompose la chaîne, du sable au chip qui calcule.
Matière première (sable, silicium, wafers) : zéro contrainte physique, juste du capital et de l'énergie. Design : Tesla le fait déjà (FSD, Dojo). Lithographie EUV : le seul vrai goulot, mais c'est un problème de chèque et de file d'attente, pas de faisabilité. Process et yield : le vrai moat. Packaging, mémoire, test : coordination et capacité, pas de physique fondamentale.
Question de premier principe sur chaque ligne : contrainte dure, ou contrainte molle ?
Réponse : un seul goulot dur. Tout le reste est mou. Capital, coordination, yield, aversion au risque. C'est-à-dire, mot pour mot, la maison d'Elon.
Et voilà le coup que tout le monde rate.
TSMC est lent parce que c'est une foundry généraliste : 305 process différents, 12 000 produits, 500 clients. Chaque variante détruit le yield.
Terafab fait l'inverse exact. Une fab, un seul design de puce. Le problème combinatoire qui rend le yield infernal s'effondre. Ce n'est pas TSMC qu'il reconstruit, c'est In-N-Out face à un restaurant de 300 plats.
Ajoutez l'IA. La courbe de yield, ce truc qui prenait des années d'essais empiriques, c'est un problème d'optimisation et de détection de défauts. Exactement ce que l'IA compresse. Et qui a la flotte de GPU pour le faire ? Le mec qui construit la fab justement pour nourrir son IA. La boucle se referme sur elle-même.
Et le edge personnel, ce n'est pas du folklore.
SpaceX lui a appris à intégrer verticalement la supply chain la plus "impossible" qui existe et à diviser les coûts par 10. Tesla lui a appris le scaling manufacturing. Personne d'autre sur Terre n'a les deux cicatrices en même temps.
"Aucune expérience des semis." Il n'avait aucune expérience des fusées en 2002, aucune de l'auto en 2008. Le pattern est toujours identique : il entre dans une industrie mature qui le prend de haut, il la décompose, il intègre, il gagne.
"Qui va licencier l'IP de process ?" Intel a rejoint Terafab avec son node 18A. Le moat de 40 ans, il l'achète en un partenariat.
"Trop de capital." 55 milliards en phase 1, jusqu'à 119 au total. Et la demande est captive (Tesla, SpaceX, xAI), pas un pari spéculatif externe.
"Ses timelines slippent." Oui. C'est la seule concession honnête. Mais c'est un argument sur le quand, jamais sur le si. SpaceX était en retard. Tesla aussi. Les deux ont gagné. En retard n'a jamais voulu dire échec chez lui.
Décompose la chaîne : pas une seule impossibilité physique. Que du capital, de la coordination et du yield.
Les PNJ raisonnent par précédent. Le précédent vient de se faire annuler par premiers principes.
Comme d'hab.
En France, on serait « riche » à partir de 4300 € nets par mois. C'est ce que vient de décréter l'Observatoire des inégalités. Mais quelle blague !
4,8 millions de Français viennent donc d'apprendre qu'ils sont des nantis. C'est quoi l'étape d'après ? Les taxer davantage ?
Car pendant qu'on cherche de nouveaux « riches » à montrer du doigt, on évite le vrai débat : celui de l'appauvrissement de la France.
Aujourd'hui, la France est tombée au 29ème rang mondial en PIB par habitant. En parité de pouvoir d'achat, nous sommes désormais sous la moyenne de l'Union européenne selon Eurostat. Le salaire médian français est de 2190 € nets par mois. En Allemagne, il dépasse 2700 €. En Suisse, il approche 5000 €.
Le problème de la France n'est pas qu'il y ait trop de riches.
Le problème, c'est qu'il y a de moins en moins de Français réellement prospères.
À force d'opposer les Français entre eux, on finit par oublier l'essentiel : une nation ne s'enrichit pas en traquant la richesse. Elle s'enrichit en la créant.
C'était hier soir sur le plateau d'Yves Calvi sur LCI.
3 ans de perdus… mais mieux vaut tard que jamais !
Quand je pense qu’on m’a taxé « d’inaction climatique » pour avoir appelé à s’adapter au réchauffement climatique en cours…
« Si on développe trop l'IA, on n'aura pas assez d'électricité pour le reste. Il faut limiter fortement le développement des data centers », affirme Jean-Marc Jancovici sur RTL. Ahurissant !
Cette sortie résume à elle seule le mal qui condamne la France : face à un défi, notre premier réflexe n’est plus d'oser, d’inventer ou d’ouvrir de nouveaux possibles. C’est de limiter, rationner, plafonner.
Pour mémoire, c'est le même Jancovici qui veut limiter le nombre de vols en avion à 4 par personne pour toute une vie. Moins voyager, moins innover, moins industrialiser... Subir, toujours.
La vérité, c’est que les grandes civilisations n’ont jamais répondu à une pénurie d’énergie en freinant l’intelligence. Elles ont repoussé les limites technologiques pour accéder à une énergie plus abondante.
La France fut précisément une grande puissance énergétique parce qu’elle a osé le nucléaire quand d’autres hésitaient. Nous devrions aujourd'hui viser à devenir la base énergétique de l'IA mondiale. Notre horizon, c'est la fusion, pas les quotas !
Du reste, quelle misère de voir des esprits réputés brillants (je pense aussi à Luc Julia sur un autre registre) ne pas saisir l'ampleur de la révolution qui est en cours...
Pendant que d'autres construisent le siècle, certains, en France, veulent plafonner les rêves.
Nous ne les laisserons pas faire.
J'ai décidé avec mon collègue @RolandLescure de faire une opération transparence inédite.
4 économistes indépendants vont faire un état des lieux des finances publiques à l'horizon 2030.