C’est en fait le paradoxe de Tocqueville qui nous éclate à la figure.
Dans l’un des pays qui redistribue le plus au monde, le pays qui égalise le plus les conditions objectives d’existence, qui donnent le plus de chance à tous, qui donne culture, éducation et enseignement supérieur gratuitement à tous, qui respecte le plus les droits de l’homme, dans ce pays de cocagne donc, une part significative de la population est persuadée qu’elle vit dans un enfer d’injustices et de violences systémiques.
Comme l’avait très bien montré Tocqueville, plus il y a d’égalité, plus les inégalités qui restent deviennent insupportables. Notamment parce que la société méritocratique, par rapport à l’ancien régime fondé sur la naissance, a cela de terrible qu’elle rend les gens responsables de leurs conditions.
J’ai entendu dire que la France était finie, qu’il était trop tard pour la sauver.
Mais la France est toujours aussi belle, enviable même. Sa grandeur n’a pas disparu, elle ne demande qu’à renaître.
Nous avons surmonté en un an un problème cent fois plus grave, sans avoir les moyens dont dispose la France.
La France pourrait y arriver en une semaine.
Hélas non , la présentation comptable actuelle transforme profondément tous les comptes publics sur l’explication de l’origine des déficits publics :
➡️ non seulement, elle gonfle les dotations des missions de l’Etat de crédits fictifs qui sont non opérationnels et faussent les comparaisons internationales ou l’évolution dans le temps de la masse totale des crédits de chaque mission employeur de fonctionnaires,
➡️ mais elle gonfle aussi les budgets réels des nombreux opérateurs de l’Etat ( Universités , CNRS , CEA etc .. ) qui reversent effectivement à l’Etat des contributions d’équilibre au régime de retraites de leurs 200.000 fonctionnaires détachés, ce qui majore leurs coûts et appellent des subventions de l’Etat sous forme de charges de service public non opérationnelles,
➡️ elles n’apparaissent pas comme des subventions dans les comptes et le déficit de la Sécurité sociale ( le régime des retraites de l’Etat est un régime de Sécurité sociale également voté en LFSS , voir rapport de la commission d’enquête de l’AN de juin 2026 sur « les incertitudes budgétaires de la Sécurité sociale » clair dans son constat : les comptes de la Sécurité sociale ne retracent pas le poids réel de notre modèle social dans les déficits publics d’ensemble),
➡️ elles n’apparaissent pas dans les soldes annuels du @COR_Retraites pour l’ensemble des retraites , pas plus d’ailleurs que n’apparaît dans ces soldes l’incidence de l’autre régime de la fonction publique , celui de la CNRACL financé par des surcotisations à la charge des collectivités territoriales et des hôpitaux publics ( 55% contre 28% pour les salariés privés - 10 Md€ par an ) ni l’incidence des subventions aux autres régimes spéciaux déficitaires ( 8 Md€ par an)
➡️ et ce au nom d’une prétendue convention qui n’existe pas : il s’agit seulement d’une PRATIQUE consistant: -à ne jamais séparer « cotisation » de droit commun ( un coût du travail normal) et « subvention » dans les comptes des deux régimes de retraites de fonctionnaires,
-et de compter comme des prélèvements obligatoires les subventions finançant les autres régimes déficitaires ( SNCF, RATP, MINES, MARINS, OUVRIERS etc , 8 Md€ par an mentionnés ci dessus ) , ce qu’elles ne sont pas . Elles sont le financement de déficits et ne peuvent pas être comptées deux fois dans les dépenses publiques , dans les retraites et dans les dépenses des administrations qui versent ces subventions.
➡️ elle laisse penser que seuls les régimes des fonctionnaires sont déficitaires alors que ce déficit devrait être largement partagé avec le régime général ( base et complémentaire) des salariés privés, qui échappe à une indispensable compensation démographique, grâce aux recettes de cotisations des ex-agents publics devenus privés, dont il bénéficie , tout en laissant la charge des retraites à l’Etat ( exemple du changement de statut des personnels de France Telecom et de La Poste, jamais évoqué jusqu’à récemment par les rapports annuels du @COR_Retraites ou les rapports ponctuels de @Courdescomptes,
➡️ elles surestiment la valeur ajoutée non marchande et donc le PIB d’environ 1,8%, elles surestiment la dépense publique totale du même montant, sans effet donc sur le ratio Dépenses/PIB mais en sous estimant le ratio Dette/PIB .
Il ne s’agit donc pas d’une obscure et ancillaire question comptable mais d’un problème de sincérité de la communication financière globale de l’Etat sur l’ORIGINE des déficits publics (quelles dépenses créent précisément quels déficits sachant que les dépenses des régimes sociaux sont financées de droit par des recettes AFFECTÉES par le Parlement ? )
@Amiel_David_@philippejuvin@EPhilippe_LH@bayrou@BrunoRetailleau@BrunoLeMaire@Nathcogg@V_Delahaye@mvignaud@dseux@BertilleBayart@BeatriceParrino@MatthiasBaccino@DocuVerite
« 95 % des livreurs parisiens n’avaient pas de papiers » : la plateforme Frichti au pénal pour travail dissimulé et recours à des travailleurs en situation irrégulière
➡️ https://t.co/NYDtAoKe3m
Les Échos titrent : "Le monde HLM vent debout contre les propositions de Marine Le Pen".
Mais qui est ce "monde HLM" interrogé ?
Emmanuelle Cosse : ex-patronne d’EELV et ancienne ministre de François Hollande.
Michel Ménard : ancien député socialiste pendant dix ans, aujourd’hui président de la Fédération des offices publics de l’habitat.
La vraie question est donc : pourquoi les principales organisations du logement social sont-elles dirigées par d’anciens responsables politiques de gauche ?
Ce qui est terrible dans cette intervention c’est qu’elle confirme tous les soupçons que l’on pouvait avoir sur la personnalité d’Edouard Philippe :
- dilettante (Président d’accord mais sans sacrifier la dolce vita)
- hors sol (pourquoi parler et même penser à un tel sujet ?)
- narcissique (la maison brûle mais il pense à ses vacances)
- centriste mou consensuel qui croit que Présider c’est consulter les partenaires sociaux (comme s’il fallait leur demander leur autorisation de diriger alors que l’on vient de recevoir un mandat du peuple français)
- pusillanime (il faudrait faire comme ça mais bien sûr on ne va pas le faire)
- content de lui qui s’écoute parler et croit que les Français vont le juger sur sa capacité à analyser les sujets et à donner une réponse balancée comme s’il repassait l’oral de l’ENA (thèse, antithèse, synthèse)
Il est cuit 😵
This is amazing. The Left has been trashing this guy all week only to find out that he was the only black person on the jury, getting hounded by bossy white women. Just perfect.
Pompidou ? « Pfff j’ai pas d’souvenir, j’peux pas vous dire, j’ai pas connu »
Pour info @marinetondelier c’est sous sa présidence, en 1971, qu’est créé un ministère chargé… de la Protection de la nature et de l'Environnement
Fausse écologiste, vraie gauchiste
L’avortement est devenu une blague legit pour les sous-doués de la première radio de France.
La transgression d’un interdit naît dans la gravité puis prospère dans l’hilarité. Un jour, bientôt, on se tapera la cuisse sur l’euthanasie
«Je prends l'avion et ça pollue mais pour l’environnement j'ai déjà fait ma part, j'ai avorté»
Rarement une chronique aura montré un tel niveau de déconnexion. Un monde de plages et de trajets Paris-New York dans lequel les vrais problèmes sont la transphobie et le vide existentiel de la chroniqueuse.
Depuis le remplacement de l’ISF par l’IFI en 2018, seules 🇪🇸, la 🇨🇭, la 🇳🇴 et la 🇨🇴 conservent, parmi les pays de l’OCDE, un impôt sur la fortune globale. Ils étaient encore la moitié en 1990.
Les exemples de l’🇪🇸 et de la 🇨🇭 sont intéressants car l’impôt y est prélevé au niveau local. Il varie donc selon les régions ou les cantons, ce qui permet de mesurer les effets de la concurrence fiscale. Dans les deux cas, la littérature constate une forte mobilité des contribuables fortunés.
En 🇪🇸, après le rétablissement de l’impôt sur la fortune en 2011, la région de Madrid a choisi de fixer le taux à… 0 %. Résultat : les personnes fortunées se sont pressées à Madrid. 5 ans après la réforme, leur nombre avait augmenté de 10 % par rapport aux autres régions. Voir : https://t.co/0IUVXdp2Fg
Même phénomène en 🇨🇭, où la littérature a comparé les effets de réformes fiscales sur la fortune entre cantons limitrophes (Lucerne et Berne en l’occurrence) : https://t.co/S9QvTOql64
Quid de la 🇫🇷 et de l’ISF avant sa suppression ?
Si l’exil des redevables de l’ISF était quantitativement faible, celui des plus hauts revenus était loin d’être résiduel. Un rapport de Bercy de 2016 faisait état d’un triplement, en seulement 4 ans, des départs de contribuables au revenu fiscal supérieur à 100 000 € : plus de 4 100 en 2014, contre 1 330 en 2010. Avec un effet négatif important sur les recettes fiscales du fait de la forte concentration de l’IR.
Rétablir l’ISF pour redresser les comptes publics est donc une mauvaise idée : non seulement l’ISF rapportait à peine plus de 0,4 % des recettes totales, mais surtout il érodait les autres assiettes fiscales, au détriment donc des finances publiques.
🇫🇷 29 août 2007, mort de Pierre Messmer : un véritable héros de notre temps.
En 2005, alors que Messmer quittait sa fonction de chancelier de l'Institut de France, Maurice Druon lui rendait hommage dans un superbe discours intitulé Le courage et l'exemple et rappelait la vie de Messmer : héros de la France libre, grand administrateur de la France d'outre-mer, grand ministre des Armées, grand Premier ministre qui a notamment lancé notre programme nucléaire civil, député de la Moselle, président de la région Lorraine, maire de Sarrebourg et chancelier de l'Institut de France.