Voir Jean-Luc Mélenchon et la gauche insoumise se pavaner à Avignon en hurlant que « le budget de la culture n'est pas assez élevé » est la plus belle performance théâtrale de l'été.
Ayant bossé 15 ans comme ingénieur du son sur ces plateaux, je connais l'envers du décor. Et vous n'êtes pas prêts.
Avignon, ce sont deux mondes étanches : le ON et le OFF.
Le ON, c'est l'aristocratie d'État. Des compagnies invitées, payées par l'impôt pour venir. Qu'elles soient géniales ou ringardes, leur budget est garanti par le ministère de la Culture. Zéro risque financier.
Le OFF, c'est le capitalisme le plus sauvage déguisé en fête populaire.
Pour les propriétaires de théâtres privés locaux, c’est le jackpot absolu. Ils font leur chiffre d'affaires annuel en 3 semaines. Une salle se loue entre 5 000 et 15 000 € le créneau d'une heure trente pour le mois. Les bailleurs y font défiler jusqu'à 10 spectacles différents par jour. Les compagnies ont exactement 15 minutes pour monter leur décor et 15 minutes pour tout démonter sous 40 degrés.
Des centaines de petites compagnies indépendantes s’endettent à hauteur de 20 000 ou 30 000 € pour s’offrir ce créneau d'une heure. Elles croient au mérite. Elles espèrent se faire remarquer par un « programmateur » de théâtre public pour décrocher une tournée.
Sauf que les dés sont pipés depuis le départ.
La majorité des directeurs artistiques des scènes subventionnées ont déjà bouclé leur programmation bien avant d'avoir posé le pied en gare TGV. Le reste se joue au copinage pur : l'ami de l'ami de l'ami. On s'échange et on se refile des artistes entre structures amies pour justifier les subventions croisées.
Pendant que les comédiens se ruinent et jouent devant des salles vides, ces directeurs s'offrent trois semaines de vacances dorées sous le soleil du Midi. Tout est pris en charge par le budget de fonctionnement de leurs théâtres municipaux ou nationaux : trains, restos, et Airbnb surévalués passés en notes de frais.
Le système vit de l'exploitation pure : des techniciens payés au lance-pierre et des artistes précarisés, tous maintenus sous perfusion grâce au régime de l'intermittence, lui-même financé par les cotisations des actifs du secteur privé.
Rajouter du budget public, comme le réclame LFI, ne sauvera aucun artiste indépendant. Cela financera simplement des bouteilles de rosé supplémentaires pour cette aristocratie de fonctionnaires de la culture qui s'auto-congratule sur votre dos.
Allez-vous continuer à croire que la culture d'État défend la création, ou allez-vous enfin ouvrir les yeux sur ce cartel de rentiers ?
Est-ce qu’il existe des femmes qui rêvent de vivre une vraie vie de soumise ?
J’ai toujours voulu avoir une femme qui vivrait une vie normale avec moi à l’extérieur et qui me serait entièrement dévouée à l’intérieur…
Je pense que la soumission est la plus belle forme d’amour…
🇫🇷 FLASH | Mourad, âgé de 37 ans, est celui qui a été violemment tabassé à la tête par deux individus à Cessy, dans l’Ain, après avoir demandé à ces derniers de baisser le volume vers 22h45, car des femmes et des enfants dormaient. L'un d'eux lui a lancé : "Je parle comme je veux. Je suis Français. Descends si tu es un homme, moi je t’encule, sa mère la pute. Tu n'es pas chez toi ! Descends, je t’attends." Mourad est resté inconscient de 23 heures jusqu’à 5 heures du matin et souffre d'une incapacité totale de travail de 10 jours. L’avocat de la victime, Maître Ilyacine Maallaoui, est "abasourdi" qu’une affaire aussi grave puisse être jugée en comparution immédiate. Selon lui, il s’agit d’une tentative de meurtre, et il demande l’ouverture d’une information judiciaire. Les deux hommes seront jugés en comparution immédiate ce lundi. (@IMaallaoui / Le Parisien)