En raison des fortes chaleurs, la Bibliothèque de l’Arsenal ferme au public aujourd’hui 24 juin à 18h ainsi que les jeudi 25 et vendredi 26 juin toute la journée https://t.co/Va3EtUJY1Z
Le 9 juin, nous vous donnons rendez-vous pour le colloque "Le jeu vidéo en ligne : jouer, étudier, préserver
". Il porte sur l’évolution des jeux vidéo en ligne et analyse les enjeux de leur conservation https://t.co/9posWcb5mF
Réviser le bac ou le brevet à la BnF, c’est possible !
Sur le site François-Mitterrand, la Bibliothèque tous publics propose des espaces de travail en accès libre et des ressources pour réviser
Retrouvez toutes les informations pratiques par ici https://t.co/5MSlmkIoRe
Le 21 mai, notre nouveau rendez-vous du politique s’intéresse à la manière dont l’Europe peut affirmer son identité et son modèle dans un monde en mutation.
Ouverture @GillesPecout, pour retrouver le programme complet : https://t.co/4bGpNNCfvB
Grands habitués des festivals internationaux, cinéastes multi-primés ou nouvelle figure majeure du cinéma, découvrez à la BnF l’univers des réalisateurs présentés cette à Cannes !
Rendez-vous sur le portail Son, vidéo, multimédia dans nos salles de lecture 🎬
Des vases grecs : pour quoi faire ? Notre cours du 12 mai propose une exploration croisée des sources écrites, des images et des contextes archéologiques pour mieux comprendre la fonction des vases dans le monde grec https://t.co/eGYzLof03g
#Attention Tous les sites de @laBnF sont fermés ce vendredi 8 mai, à l’exception du musée et de la salle Ovale sur le site Richelieu !
Retrouvez toutes les fermetures du printemps 2026 : https://t.co/NpTbUDA2Tu
Merci à Christophe Clavé pour cet éclairage sur l’appauvrissement de la langue et la ruine de la pensée 🙌
"La disparition progressive des temps (subjonctif, passé simple, imparfait, formes composées du futur, participe passé…) donne lieu à une pensée au présent, limitée à l’instant, incapable de projections dans le temps.
La généralisation du tutoiement, la disparition des majuscules et de la ponctuation sont autant de coups mortels portés à la subtilité de l’expression.
Supprimer le mot «mademoiselle» est non seulement renoncer à l’esthétique d’un mot, mais également promouvoir l’idée qu’entre une petite fille et une femme il n’y a rien.
Moins de mots et moins de verbes conjugués c’est moins de capacités à exprimer les émotions et moins de possibilité d’élaborer une pensée.
Des études ont montré qu’une partie de la violence dans la sphère publique et privée provient directement de l’incapacité à mettre des mots sur les émotions.
Sans mot pour construire un raisonnement, la pensée complexe chère à Edgar Morin est entravée, rendue impossible.
Plus le langage est pauvre, moins la pensée existe.
L’histoire est riche d’exemples et les écrits sont nombreux de Georges Orwell dans « 1984 » à Ray Bradbury dans « Fahrenheit 451 » qui ont relaté comment les dictatures de toutes obédiences entravaient la pensée en réduisant et tordant le nombre et le sens des mots.
Il n’y a pas de pensée critique sans pensée. Et il n’y a pas de pensée sans mots.
Comment construire une pensée hypothético-déductive sans maîtrise du conditionnel ? Comment envisager l’avenir sans conjugaison au futur ? Comment appréhender une temporalité, une succession d’éléments dans le temps, qu’ils soient passés ou à venir, ainsi que leur durée relative, sans une langue qui fait la différence entre ce qui aurait pu être, ce qui a été, ce qui est, ce qui pourrait advenir, et ce qui sera après que ce qui pourrait advenir soit advenu ? Si un cri de ralliement devait se faire entendre aujourd’hui, ce serait celui, adressé aux parents et aux enseignants : faites parler, lire et écrire vos enfants, vos élèves, vos étudiants.
Enseignez et pratiquez la langue dans ses formes les plus variées, même si elle semble compliquée, surtout si elle est compliquée. Parce que dans cet effort se trouve la liberté. Ceux qui expliquent à longueur de temps qu’il faut simplifier l’orthographe, purger la langue de ses «défauts», abolir les genres, les temps, les nuances, tout ce qui crée de la complexité sont les fossoyeurs de l’esprit humain. Il n’est pas de liberté sans exigences. Il n’est pas de beauté sans la pensée de la beauté."
Christophe Clavé
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Basit ve güzel bir anlatımla " tüm çokgenlerin dış açılarının toplamının neden 360 derce olduğunun ispatı. Hiç bir çocuk bu şekilde anlatıldığında bunu unutmaz.
Apparu dans les années 1950, le brutalisme ne se limite pas à une esthétique du béton. Il révèle le chantier, les matériaux et le travail des ouvriers, tout en cherchant à rendre lisibles les usages et les structures du bâtiment : https://t.co/yJwtPq3TdG
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Derniers jours pour candidater et devenir chercheur associé ou chercheuse associée de @laBnF pour l'année 2026-2027 !
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Demain matin à 5h30, sortez dans le jardin. Sans téléphone, sans casque. Asseyez-vous. Écoutez dix minutes.
🌿 Ce que vous entendez n'est pas du bruit de fond — c'est un concert avec un ordre précis. Chaque espèce commence à chanter à un niveau de lumière différent. La séquence est la même chaque matin.
Le rougegorge familier (Erithacus rubecula) ouvre le chœur. Il commence quand le ciel est encore presque noir — jusqu'à quarante minutes avant l'aube. Phrases mélodie uses, fluides et variées, depuis la branche d'un arbre ou un arbuste bas. Si vous entendez un chant flûté et riche dans l'obscurité totale, c'est lui qui déclare son territoire avant tout le monde.
Le merle noir (Turdus merula) entre juste après, dans la semi-obscurité. Son chant est lent, riche et improvisé — phrases longues et musicales avec une qualité flûtée profonde depuis la cime d'un arbre ou une corniche. Le mâle chante depuis les points les plus hauts du jardin.
La grive musicienne (Turdus philomelos) arrive quand la lumière commence à grandir. Elle se distingue par une habitude unique : elle répète chaque phrase deux à quatre fois avant de passer à la suivante. Si vous entendez une phrase répétée avec insistance, c'est elle.
La mésange charbonnière (Parus major) entre quand le ciel est déjà clair. Son sifflement en deux notes — "ti-ti-ti" strident et régulier — s'installe depuis la même branche en boucle. Toujours la même structure, répétée avec confiance.
🐦 La raison de cet ordre est biologique. Chaque espèce a un seuil minimum de lumière pour démarrer — déterminé par la taille des yeux, la sensibilité rétinienne et l'habitat qu'elle préfère. Le chœur de l'aube est une horloge naturelle que vous pouvez lire sans regarder le ciel.
L'expérience dure dix minutes. Première espèce : obscurité. Deuxième : pénombre. Troisième : lumière diffuse. Quatrième : soleil à l'horizon. En dix minutes, votre jardin s'est présenté — sans avoir vu un seul oiseau.
Chaque mois, un grand nom de la littérature contemporaine est invité par la BnF, le @LeCNL et @franceculture à parler de sa pratique de l’écriture.
L’autrice Marie-Hélène Lafon est à l’honneur de notre nouvelle séance le 7 avril https://t.co/E3a7cAPJH9
Prolongez votre découverte de l'imaginaire des cartes avec le catalogue « Cartes imaginaires. Inventer des mondes » 📖
Julie Garel-Grislin et Cristina Ion, commissaires de l'exposition, le présenteront à la @LibraireVoyage le mercredi 8 avril à 18h30 !
Quand il était président, Charles de Gaulle estimait que l’argent public devait être strictement intouchable.
Au Palais de l’Élysée, il était impensable que l’État prenne en charge la moindre dépense personnelle.
Son épouse, Yvonne de Gaulle, tenait un petit carnet dans lequel elle notait avec rigueur toutes les dépenses du foyer : électricité, nourriture, vêtements, savon… rien n’était laissé au hasard.
Chaque mois, le couple envoyait un chèque au Trésor public afin de rembourser ces frais strictement privés.
Un jour, le comptable de l’Élysée lui fit remarquer que cela n’était « pas nécessaire ».
Elle répondit avec fermeté :
« Tout ce qui n’est pas public est privé, et ce qui est privé, c’est à nous de le payer. »
Leur exigence allait encore plus loin :
leurs enfants et petits-enfants n’avaient pas le droit d’utiliser les voitures officielles pour des déplacements personnels.
Charles de Gaulle refusait les privilèges liés à sa fonction.
Il réglait lui-même toutes ses dépenses à l’Élysée — jusqu’au savon ou aux repas de famille — et avait même choisi de renoncer à son salaire présidentiel, vivant uniquement de sa pension de général.
À sa mort, il ne laissa aucune fortune, seulement sa maison à Colombey-les-Deux-Églises, acquise avant la guerre.
On raconte même qu’il envoyait spontanément des chèques au Trésor public dès qu’un doute existait sur une dépense privée réglée par l’État.
Un sens de l’intégrité et du devoir qui force encore aujourd’hui le respect…
et qui rappelle que le véritable prestige ne réside pas dans les privilèges, mais dans l’exemplarité. 🇫🇷🙏🏻