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@lugaricano There is a typo, you meant Germany. Thanks to the Greens now Germany throws x6 more CO2 to the atmosphere, and what is much worse for health, NOX particles.
Dans le manifeste "techno-optimiste" de Marc Andreessen, il y a une phrase qui m'a marqué :
"Our enemies are not bad people – but rather bad ideas."
Nos ennemis ne sont pas des mauvaises personnes. Ce sont des mauvaises idées.
Prenons Jancovici. L'homme est brillant, sincère, travailleur. Il ne se lève pas le matin en se disant qu'il va nuire à l'humanité. Mais l'idée qu'il porte la décroissance, le rationnement, la frugalité érigée en horizon civilisationnel est une idée profondément destructrice. Elle prend des esprits brillants et les transforme en commissaires politiques d'un futur appauvri.
Et le plus fascinant, c'est ce que cette idée fait aux gens qui l'adoptent.
Dans mon entourage, une grosse partie de mes amis est sur cette ligne décroissantiste, avec tout le package qui va avec. L'argent c'est mal mais ils en veulent. Il faut moins prendre l'avion mais ils rêvent de voyager partout. Il faut consommer moins mais ils ne renoncent à rien de ce qu'ils aiment vraiment.
Et tous ont un point commun : ils sont déprimés. L'un d'eux m'a même confié qu'il était sous antidépresseurs.
Ce n'est pas un hasard. C'est mécanique.
Quand tu crois que ton désir de vivre, de créer, de t'élever est moralement suspect tu te détruis de l'intérieur. Tu passes ta vie à t'excuser d'exister. Tu vis dans la dissonance permanente entre ce que ton corps veut (plus, mieux, plus loin) et ce que ton idéologie t'ordonne (moins, sobre, immobile).
D'où ma théorie :
Quand on pense quelque chose de fondamentalement faux décroissance, communisme, extrémisme religieux (de tout ordre) ce n'est qu'une question de temps avant que ça devienne vraiment destructeur.
D'abord pour soi. Puis pour les autres.
Les mauvaises idées tuent. Lentement chez ceux qui y croient, brutalement chez ceux qui les subissent.
C'est pour ça que la bataille des idées n'est pas un luxe d'intellectuel. C'est la bataille la plus importante de notre époque.
Hier, j'ai détruit trois constructeurs de ruines.
Aujourd'hui, je veux célébrer un constructeur français qui a tout compris et qui a façonné l'esprit de l'un des hommes les plus puissants du monde : Peter Thiel.
Cet homme s'appelle René Girard.
Il a enseigné à Stanford pendant que ses contemporains parisiens enseignaient le soupçon. Et il a découvert quelque chose que je considère, en toute sobriété, comme l'une des plus grandes intuitions anthropologiques du XXe siècle : le désir mimétique.
L'idée tient en une phrase. Nous ne désirons presque rien spontanément. Nous désirons ce que les autres désirent. Le désir n'est pas une flèche qui part de moi vers l'objet ; c'est un triangle. Moi, l'autre, l'objet. Et c'est l'autre qui m'apprend ce qui vaut d'être voulu.
Pris au sérieux, ce constat change tout.
Il explique pourquoi les rivalités les plus violentes éclatent entre les plus proches frères, associés, voisins, concurrents directs. Plus le modèle me ressemble, plus son désir devient le mien, plus nous voulons exactement la même chose, plus la haine monte. Caïn et Abel ne se battent pas malgré leur ressemblance. Ils se battent à cause d'elle.
Maintenant, lisez Peter Thiel à la lumière de ça.
Thiel a rencontré Girard à Stanford à la fin des années 80. Il dit lui-même que c'est la rencontre intellectuelle qui a structuré toute sa vie d'investisseur. Et quand vous comprenez le mimétisme, vous comprenez pourquoi Zero to One est essentiellement un livre girardien déguisé en manuel de startup.
Le cœur de la thèse de Thiel "competition is for losers" n'est pas une provocation libertarienne. C'est l'application directe de Girard à l'économie.
Voici l'argument. Quand vous entrez dans un marché compétitif, vous entrez dans une structure mimétique. Tous les acteurs veulent la même chose, fixent leurs prix les uns sur les autres, copient les features les uns des autres, recrutent dans les mêmes écoles, lèvent auprès des mêmes fonds. Les marges s'écrasent. L'innovation meurt. Le secteur converge vers la médiocrité homogène. Vous êtes Caïn et Abel en costume, à vous tuer pour un point de part de marché sur un produit qui aurait pu être génial si quelqu'un avait osé partir ailleurs.
La compétition, dans le sens où la pensée managériale standard la célèbre, est un piège mimétique. C'est exactement le mécanisme que Girard décrit : la convergence des désirs produit la violence, puis l'épuisement, puis le sacrifice sauf qu'ici la victime sacrificielle, c'est la valeur économique elle-même.
Le monopole, à l'inverse, est ce qui se passe quand vous refusez le triangle mimétique. Vous ne regardez plus ce que veut le voisin. Vous regardez ce que personne ne voit. Vous construisez quelque chose que personne d'autre ne peut construire, sur une vérité que personne d'autre n'a remarquée. Thiel appelle ça la "secret" question : quelle vérité importante très peu de gens partagent avec vous ? C'est une question girardienne pure. Elle vous demande de sortir du désir collectif pour accéder à un désir propre.
Et c'est exactement pour ça que Thiel a fait 26 ans de paris qui ressemblent, vus de l'extérieur, à de la chance, et qui sont en réalité une discipline anti-mimétique appliquée avec une rigueur quasi monastique.
PayPal en 1999 quand tout le monde construisait des portails. Facebook en 2004 quand personne ne croyait aux réseaux sociaux post-Friendster. Palantir en 2003 quand l'idée de vendre du logiciel d'analyse au gouvernement faisait rire la Silicon Valley. SpaceX, Stripe, chaque pari majeur a la même signature : tout le monde dans la pièce pense que c'est stupide, lui voit la structure que les autres ne voient pas parce qu'il a passé sa vie à se demander qu'est-ce que je désire qui ne soit pas simplement le reflet de ce que désirent les autres ?
C'est ça, l'investissement girardien. Ce n'est pas un truc d'analyse financière. C'est une hygiène du désir.
Et c'est pour ça que Girard est l'inverse exact de Foucault, Derrida, Deleuze. Là où la French Theory enseigne que tout est pouvoir, donc tout est soupçon, donc rien ne vaut d'être construit, Girard enseigne que tout est désir, donc tout dépend de qui vous écoutez, donc votre liberté commence le jour où vous arrêtez d'écouter la foule. Ce n'est pas une philosophie de la déconstruction. C'est une philosophie de l'élection au sens premier : choisir, depuis un point qui n'est pas dicté par les autres, ce qui mérite votre vie.
Pour un entrepreneur, le message est brutal et libérateur à la fois.
Si vous êtes en train de construire dans un marché bondé contre des concurrents directs, en optimisant les mêmes métriques qu'eux, en levant les mêmes rounds, en répétant les mêmes pitchs, vous êtes dans le mimétisme jusqu'au cou. Et le mimétisme, en startup, est un jeu à somme négative. Vous brûlez votre capital, votre temps, votre santé mentale, pour gagner une part d'un gâteau qui rétrécit pendant que vous vous battez.
Si au contraire vous identifiez une vérité que vos concurrents refusent de voir par paresse, par conformisme, ou parce que leur propre désir mimétique les empêche de la voir et que vous construisez à partir de là, vous accédez à un espace où la compétition n'existe pas, parce que personne d'autre n'a la même boussole.
C'est ça, le monopole girardien. Ce n'est pas une position de marché. C'est un état mental.
Alors voilà. La France a donné au monde des déconstructeurs qui ont enseigné à toute une génération à soupçonner. Mais elle a aussi donné Girard, qui a enseigné à un homme à Stanford comment construire en regardant ailleurs que la foule et cet homme a financé une part non négligeable du monde dans lequel nous vivons aujourd'hui.
Le yin de la French Theory, c'est le soupçon généralisé. Le yang, c'est Girard. Et le yang gagne, parce qu'il bâtit.
À ceux qui construisent : arrêtez de regarder vos concurrents. Trouvez le secret. C'est là que la valeur vous attend.
Je me rappelle au lycée, j'avais une prof de français qui me répétait : « Rousseau, c'est mon auteur préféré. » À l'époque, j'étais complètement illettré, je n'avais pas lu un roman.
Depuis, j'ai rattrapé un peu le retard. Et force est de constater : Rousseau est lui aussi un poison pour l'esprit français.
Tu as raison de remonter à lui. Le geste fondateur est là. L'homme naît bon, c'est la société qui le corrompt. La propriété, la hiérarchie, la tradition, l'institution, tout ce qui structure une civilisation devient suspect. Le mal n'est plus dans l'homme, il est dans l'ordre. Donc il suffit de défaire l'ordre.
De cette intuition découle tout le reste. La Terreur, qui croit pouvoir régénérer l'homme par le décret. Le socialisme utopique, qui croit pouvoir abolir l'égoïsme par l'organisation. Le wokisme, qui croit pouvoir purifier la société en démantelant ses normes. À chaque fois la même logique : l'homme est innocent, l'institution est coupable, donc il faut casser l'institution.
C'est faux. L'homme n'est pas né bon. Il est né pulsionnel, ambivalent, capable du meilleur et du pire. Les institutions n'oppriment pas une nature angélique, elles canalisent une nature ambiguë. Détruire les institutions ne libère pas un bon sauvage, ça libère un homme livré à ses pires instincts.
Foucault, Derrida, Deleuze n'ont fait que radicaliser Rousseau avec les outils du XXᵉ siècle. La matrice est la même : soupçon de toute autorité, dissolution de toute hiérarchie, fantasme d'un état originel pur que les structures auraient trahi.
Donc oui, le péché originel commence avec lui. Et la France a une double dette : avoir donné Rousseau au XVIIIᵉ, et avoir donné la French Theory au XXᵉ. Deux fois le même poison, juste recombiné.
Au travail.
Je veux présenter mes excuses, au nom des Français, pour avoir enfanté la French Theory (qui a enfanté la pire des merdes idéologiques : le wokisme).
Nous avons donné au monde Descartes, Pascal, Tocqueville. Et puis, dans les ruines intellectuelles de l'après-68, nous avons donné Foucault, Derrida, Deleuze. Trois hommes brillants qui ont fabriqué, dans l'élégance de notre langue, l'arme idéologique qui paralyse aujourd'hui l'Occident.
Il faut comprendre ce qu'ils ont fait. Foucault a enseigné que la vérité n'existe pas, qu'il n'y a que des rapports de pouvoir déguisés en savoir. Que la science, la raison, la justice, l'institution médicale, l'école, la prison, la sexualité, tout n'est qu'une mise en scène de la domination. Derrida a enseigné que les textes n'ont pas de sens stable, que tout signifiant glisse, que toute lecture est une trahison, que l'auteur est mort et que le lecteur règne. Deleuze a enseigné qu'il fallait préférer le rhizome à l'arbre, le nomade au sédentaire, le désir à la loi, le devenir à l'être, la différence à l'identité.
Pris isolément, ce sont des thèses discutables. Combinées, exportées, vulgarisées, elles forment un système. Et ce système est un poison.
Car voici ce qui s'est passé. Ces textes, illisibles en France, ont traversé l'Atlantique. Les départements de Yale, de Berkeley, de Columbia les ont absorbés dans les années 80. Ils y ont trouvé un terreau qui n'existait pas chez nous : le puritanisme américain, sa culpabilité raciale, son obsession identitaire. La French Theory s'est mariée à ce substrat, et l'enfant de ce mariage s'appelle le wokisme.
Judith Butler lit Foucault et invente le genre performatif. Edward Said lit Foucault et invente le post-colonialisme académique. Kimberlé Crenshaw hérite du cadre et invente l'intersectionnalité. À chaque étape, la matrice est française : il n'y a pas de vérité, il n'y a que du pouvoir, donc toute hiérarchie est suspecte, toute institution est oppressive, toute norme est violence, toute identité est construite donc négociable, toute majorité est coupable.
Voilà comment trois philosophes parisiens, qui n'ont probablement jamais imaginé leurs conséquences pratiques, ont fourni le logiciel d'exploitation à une génération entière d'activistes, de bureaucrates universitaires, de DRH, de journalistes, de législateurs. Voilà comment on a obtenu une civilisation qui ne sait plus dire si une femme est une femme, si sa propre histoire mérite d'être défendue, si le mérite existe, si la vérité se distingue de l'opinion.
C'est de la merde pour une raison simple, et il faut la dire calmement. Une civilisation se tient debout sur trois piliers : la croyance qu'il existe une vérité accessible à la raison, la croyance qu'il existe un bien distinct du mal, la croyance qu'il existe un héritage à transmettre. La French Theory a entrepris de dynamiter les trois. Pas par méchanceté. Par jeu intellectuel, par fascination du soupçon, par haine de la bourgeoisie qui les avait nourris. Mais le résultat est là. Une génération entière a appris à déconstruire et n'a jamais appris à construire. Une génération entière sait soupçonner et ne sait plus admirer. Une génération entière voit le pouvoir partout et la beauté nulle part.
Je m'excuse parce que nous, Français, avons une responsabilité particulière. C'est notre langue, nos universités, nos éditeurs, notre prestige qui ont donné à ce nihilisme son emballage chic. Sans la légitimité de la Sorbonne et de Vincennes, ces idées n'auraient jamais traversé l'océan. Nous avons exporté le doute comme d'autres exportent des armes.
Ce qui se construit maintenant, en silicon valley, dans les labos d'IA, dans les startups, dans les ateliers, dans tous les lieux où des gens fabriquent encore des choses au lieu de les déconstruire, c'est la réponse. Une civilisation se reconstruit par les bâtisseurs, pas par les commentateurs. Par ceux qui croient que la vérité existe et qu'elle vaut qu'on s'y consacre. Par ceux qui assument une hiérarchie du beau, du vrai, du bon, et qui n'ont pas honte de la transmettre.
Alors pardon. Et au travail.
Cuando estuve firmando libros por Sant Jordi muchos lectores aprovecharon para decirme que seguían y admiraban a @Jongonzlz. “Menudo crack” repetían jóvenes doctorandos, ingenieros, politólogos… intelectualmente retados por sus gráficos. Les ayudaba a entender el Estado del Bienestar en España, cansados de tantos relatos prefabricados que no han solucionado ni UNO de sus problemas reales.
Jon: has hecho pensar a la gente y les has generado entusiasmo porque las cosas cambien, que en los tiempos que corren es un milagro. No han podido desmontarte ni UN análisis. Nada. Expusiste verdades, defendiendo un sistema PÚBLICO de pensiones basado en cuentas nocionales; promoviendo deflactar el IRPF a la gente humilde; construyendo vivienda para que los jóvenes puedan emanciparse.
Aquí te esperamos, Jon González. Gracias por hacerme el prólogo de LOS HIJOS DE LOS BOOMERS. Te lo volvería a pedir todas las veces porque eres el MAYOR experto en reto generacional que hay en este país. Nada va a hacer que deje de valorar a la gente brillante, que aporta rigor y datos. Ojalá podamos volver a leerte, pero de mientras, aquí el enlace para que no se pierda tu legado: https://t.co/lI9tCben4A
¿Creían que el trabajo de Jon quedaría en un cajón? Se equivocaban.
Transformamos su ingenio en la herramienta definitiva para derribar los mitos de la izquierda. Elevamos su legado al siguiente nivel: que su esfuerzo no sea en vano.
¡Honor!
https://t.co/KhFZI5hIS2
Lo de la cobertura del crucero del Hanta en España es para un estudio sobre el fenómeno del rebaño mediático televisivo. En Chile el virus es endémico desde hace 30 años. La paciente cero fue una mujer de Segundo Corral, localidad prepatagónica. En 2025 hubo 44 casos, 8 mortales.
Este post de apoyo a @Jongonzlz está escrito y publicado conjuntamente con @lugaricano.
El sistema público de pensiones contributivas en España se encuentra en una situación muy complicada.
El sistema actual ofrece a los cotizantes una rentabilidad real implícita anual del 3,63 %. Dado el crecimiento de los cotizantes y de la productividad en España, esta tasa está al menos dos puntos porcentuales por encima de la que garantiza la sostenibilidad del sistema a largo plazo. De manera más sencilla: el valor presente descontado de las pensiones contributivas es aproximadamente un 60 % mayor que el valor presente descontado de las cotizaciones. Los jubilados contributivos en España están recibiendo mucho más de lo que pagaron.
Esta rentabilidad excesiva ha generado un problema fundamental: un déficit del sistema contributivo de unos 61.000 millones de euros (el de verdad, no el de las cuentas del Gran Capitán que incluyen las transferencias del Estado) y que no deja de crecer. Este déficit genera presiones sobre las cuentas públicas que limitan la capacidad de las administraciones públicas para implementar muchas políticas necesarias, desde la educación hasta la infraestructura. Y desde el punto de vista de la equidad intergeneracional, esta rentabilidad excesiva nos ha colocado en la paradójica situación de que las personas de 65 a 85 años tienen la renta disponible más alta de todos los grupos de edad en España.
El sistema necesita una reforma profunda. Por ejemplo, es clave reintroducir un factor de sostenibilidad en el valor de las pensiones que considere el crecimiento de los cotizantes, la productividad y la esperanza de vida. Muchas economías avanzadas han introducido estos factores e incluso España avanzó en esa dirección hasta la reforma Escrivá de 2021-2023.
Jon González, @Jongonzlz, de manera casi solitaria, ha acometido una labor impagable de documentar esta situación (y otros temas clave de nuestra economía), y ha conseguido poner a la sociedad frente al espejo de la insostenibilidad de la situación actual.
Desgraciadamente, el sistema político no tiene ninguna gana de enfrentarse a este problema. La edad mediana del votante español está en torno a los 51 años. Uno de cada tres electores tiene 60 años o más; uno de cada cuatro ha cumplido 65 años. Si se suman a los 15 millones de inactivos en edad de votar los casi 3 millones de empleados públicos, el resultado es que más de la mitad del censo electoral residente en España vive de una transferencia o de una nómina pagada con impuestos. La aritmética básica de cualquier elección en España descansa, por tanto, sobre un electorado en el que la minoría la constituyen los asalariados del sector privado en edad activa.
Pedir a un partido con vocación de gobierno que recorte la rentabilidad implícita de las pensiones contributivas es pedirle que confronte directamente a su votante mediano. Ningún sistema político hace eso voluntariamente y el español no es la excepción.
Por eso, en lugar de hablar de números, se busca descalificar al mensajero. Desafortunadamente, las narrativas maniqueas de buenos y malos—si eres bueno, prefieres pensiones altas; si no eres malo o estás a sueldo de los malos, tienen éxito en España porque nuestra conversación nacional se centra siempre en la “justicia” o la “moralidad” y nunca en los números.
Es normal: somos un país con poca tradición de análisis riguroso y, menos aún, de análisis basado en los números. “Mi abuela merece una pensión más alta” siempre es más fácil de explicar que “la rentabilidad real implícita del sistema está por encima de lo que nos podemos permitir”, y, además, le coloca a uno en el “lado bueno”: el de los que quieren dar más dinero, no menos, como los malvados economistas.
Pero lo realmente preocupante no es que se intente descalificar al mensajero en lugar de analizar sus argumentos. Lo que se busca es poner en riesgo su situación profesional. Ante las órdenes de la Moncloa, cualquier trabajo en España es precario. Nosotros mismos lo experimentamos en carne propia cuando, en 2012, se nos despidió de FEDEA, una fundación con la que colaborábamos, por orden directa y explícita de Moncloa.
Ya no es una cuestión de si uno está de acuerdo o no con Jon. Es algo mucho más importante. ¿Se puede analizar la realidad económica de España sin que las jaurías mediáticas busquen tu “cancelación” profesional?
Es este el momento de decir las cosas claras y mostrar nuestro apoyo absoluto y total a Jon. Por eso hemos tomado la decisión inusual de publicar este post simultáneamente.
Jon, te agradecemos profundamente lo que haces.
✍🏼 «Se trata de construir un sistema que no castigue sistemáticamente el empleo, que no dependa siempre de los mismos contribuyentes y que sea capaz de sostener el Estado del bienestar sin comprometer el crecimiento» @Jongonzlz
https://t.co/X16YG2Hob3
La degradación moral de la política —que atestiguamos a diario en actitudes, zascas y tribunales— ha expulsado de lo público a las personas más rectas, preparadas e inteligentes.
¿Quién, en su sano juicio, detraería energías de su camino profesional y vital para descender al ruido, a la reyerta perpetua, e implicarse en lo colectivo?
Todo mi aprecio a quienes lo han hecho pero, por cada uno de ellos, el zeitgeist político vigente repelió a nueve.
Nuestro país —el que legaremos a nuestros hijos— no lo salvará otro partido, otro mesías. Solo lo salvará que seamos capaces de atraer de nuevo hacia lo público a las personas más rectas, preparadas e inteligentes que en las últimas décadas hemos reemplazado por hinchas y mediocres.
🔷ENTREVISTA🔷
🗣️ @Jongonzlz : «El debate público está dominado por la narrativa, no por datos y evidencia reales»
ABC entrevista al divulgador que ha dinamitado el debate fiscal al demostrar, a partir de fuentes oficiales, que la rentas bajas pagan más IRPF ahora que en 2019
✍️@bpvazquez
https://t.co/mDHrP4oLEU
Three years since the first flight of Starship, the next generation is here. New ship. New booster. New engines. New pad and new test site. SpaceX engineers are working to solve one of the most difficult engineering challenges in history: developing a fully, rapidly reusable rocket