@OM_Fada_ Beh la tu le vois qu’à la récupération nadir fait une bonne première mi temps or qu’un vermeeren c’est un peu moins costaud au milieu et on ne tiens absolument le ballon on les laisses faire le jeu.
Je reste sur ma ligne depuis le début : je suis toujours persuadé que ce coach peut réussir ici. Je sais que je vais me faire insulter pour ça. J’ai volontairement attendu de redescendre de la déroute avant d’en parler, parce que comme beaucoup, ça m’a mis une vraie claque.
Depuis le départ, il faut rappeler une chose simple : le projet porté par la direction est un projet sur plusieurs saisons, avec du cadre, de l’exigence, et des qualifications régulières en Ligue des Champions comme base. Pas un one-shot, pas un coup de poker.
Au départ, le coach ciblé n’était même pas Roberto De Zerbi. Et puis l’opportunité se présente. Honnêtement : qui refuse ce coach à l’instant T ? Personne. Aucun club ambitieux ne dit non. Ce n’était peut-être pas le profil le plus simple, mais c’était une opportunité trop forte pour passer à côté.
Le point important : c’est un coach de jeu, de principes, de mécanismes. Pas un coach de système rapide ou de rustine tactique. Son football demande du temps, de la répétition, un groupe stable. Ça ne se met pas en place en claquant des doigts.
Première saison : qualification LDC. Objectif rempli. Pas parfait, pas toujours beau, mais il y avait une continuité et des phases de jeu identifiables.
Ensuite on élève le niveau de l’effectif — logique par rapport au projet — mais gros renouvellement, arrivées tardives, équilibres changés. Pour un coach qui a besoin d’automatismes, ça remet beaucoup de choses à zéro. Concrètement, son vrai cycle repart quasiment en début d’automne.
Le paradoxe est là : la direction semble prête à laisser du temps, mais l’environnement OM ne le permet presque jamais. Les purges, les gifles, Paris, l’Europe ratée — les supporters explosent (et c’est compréhensible). Mais beaucoup raisonnent en “mois passés” et pas en “temps de travail réel avec un effectif stabilisé”.
Et il y a un point qu’on oublie : maintenant le calendrier va s’alléger. Moins d’enchaînements, plus de semaines pleines, plus de séances. Exactement ce dont ce type de coach a besoin pour installer quelque chose. Le faire sauter juste au moment où il va enfin pouvoir travailler serait, à mon sens, incohérent.
Factuellement, l’objectif demandé reste la qualification en Ligue des Champions. Elle est encore atteignable. Donc dire aujourd’hui que le coach doit sauter coûte que coûte, ce n’est pas une analyse de projet — c’est une réaction à la douleur.
Mon seul vrai signal d’alerte, c’est quand le coach dit qu’il n’a pas de solution. Ça, ça m’inquiète. Pas les principes, pas la méthode — cette phrase.
Maintenant la question est simple : soit on assume le choix d’un coach de construction et on va au bout avec de la continuité, soit on recommence encore tout. Mais repartir à zéro tous les ans ne fera jamais gagner de temps.
Moi je pense toujours qu’il peut réussir ici — mais seulement si, pour une fois, on ne détruit pas tout au moment où ça secoue.
#teamOM