Blanc, Noir, Jaune, Gris, Vert; le sang reste rouge #universaliste et Français l'#amour sauvera le monde, mais faudra quand même distribuer d'la mandale avant !
Comment se projeter dans un monde productiviste et consumériste massifié, poussé toujours plus par des firmes carnivores répandant leur avidité et leur cannibalisme dans les esprits les plus formatés
@Thinker_View Mouais je l’ai commencé et j’ai arrêté direct au tutoiement …
Ça décrédibilise énormément de pas mettre de distance avec la médiocrité la plus crasse
Déçu
Prochaine fois
Plage de Carnon, un 28 juillet. Le cœur exact de la haute saison. Personne.
Après Argelès, après Port Leucate, c'est la troisième plage du sud que des vacanciers filment vide en un mois. Ce n'est plus une anecdote : c'est une série. Mais Carnon a quelque chose de plus que les autres — quelque chose qui élimine, une par une, toutes les explications confortables. Suivez le raisonnement.
Car Carnon n'est pas une destination de vacances. C'est la plage du peuple.
À 13 kilomètres de Montpellier, accessible en tramway et en navette pour le prix d'un ticket, c'est la plage préférée des Montpelliérains — la première citée dans les études locales. Ici, pas de billet d'avion, pas d'hôtel, pas de péage, pas de location saisonnière : on vient l'après-midi, on rentre dormir chez soi. La sortie de plage la moins chère de France. Si les stations lointaines se vident, on peut incriminer le prix du voyage. Quand Carnon se vide un 28 juillet, l'excuse tombe : ce n'est pas le coût d'y aller qui a tué la fréquentation. C'est le coût d'y être — et la chaleur d'y rester.
Et les deux sont documentés, cette semaine même, dans la presse locale.
Sur le port de Carnon, à 22 heures en plein juillet, une serveuse résume : « Il n'y a presque personne, c'est décourageant. » À Palavas, à côté, des restaurateurs racontent des matinées « sans même 1 euro » de recette, des boutiques qui ferment l'après-midi faute de chaland. Même le feu d'artifice du 13 juillet a été annulé. La note de conjoncture officielle de la région confirme l'ampleur : 45 % seulement des professionnels du tourisme satisfaits — seize points de moins qu'un an plus tôt, un des pires niveaux en deux ans — et un taux d'occupation du littoral de 44,5 % en juin. Juin qui fut, au passage, le plus chaud jamais enregistré en France : +3,8 degrés au-dessus des normales. La plage aux heures d'affluence est devenue un endroit où l'on cuit ; la terrasse, un luxe qu'on regarde.
Alors assemblez la série complète, car elle forme un tableau.
Le vacancier qui ne part plus : c'est le carburant à 2 euros et le caddie. Le vacancier qui part mais ne dépense plus : ce sont les restaurateurs à -25 %. Et maintenant le local qui ne descend même plus à sa plage gratuite : c'est l'étage le plus profond de la contraction — celui où la sortie du dimanche, la glace des enfants, le demi en terrasse sont devenus des arbitrages. Quand un pays en est là, les nuitées et les communiqués de « destination qui résiste » ne mesurent plus rien. La vérité est dans le sable : sept kilomètres de plage municipale, gratuite, desservie par le tramway — et déserte au sommet de l'été.
Cette vidéo n'est pas une carte postale ratée. C'est la photographie du pouvoir d'achat français au 28 juillet 2026, prise là où il ne peut pas mentir : à l'endroit où ne rien dépenser était déjà le plan.
Sources : Hérault Tribune (juillet 2026 : Carnon, Palavas, La Grande-Motte — témoignages des professionnels, feu d'artifice annulé), note de conjoncture AD'OCC (45 % de professionnels satisfaits, -16 points ; taux d'occupation littoral 44,5 % en juin), Météo-France (juin 2026, mois de juin le plus chaud jamais enregistré, +3,8 °C), études héraultaises (Carnon, première plage des Montpelliérains).
Le 3 novembre dernier, Damien Maudet, député LFI, avait fait adopter un amendement prévoyant une commande de kits de largage anti-incendie pour les Airbus A400M.
Les macronistes l’ont annulé par 49.3.
Les socialistes ont refusé de voter la censure.
⚡️🇫🇷INFO - En février 2024, Gabriel #Attal, Bruno #LeMaire et Thomas #Cazenave, [alors ministre délégué aux Comptes publics], ont signé la suppression de 10 milliards d’€ de crédits, dont près de 53 millions pour la sécurité civile, rappelle Le Canard enchaîné. Selon un rapport parlementaire, ces coupes ont notamment retardé le renouvellement des #Canadair. Ironie du sort : devenu depuis maire de #Bordeaux, Thomas Cazenave doit aujourd’hui faire face aux flammes qui approchent de sa ville…
❌ Non, vous n’avez pas « doublé le budget de la sécurité civile ». Le budget total de la sécurité civile est de 6,5 milliards par an, dont quasiment 5,4 à 6,2 milliards sont financés, selon les années… par les SDIS (collectivités locales).
Vous avez en 9 ans augmenté d’environ 75% la (toute petite) part de l’État, quand celle des collectivités locales a augmenté de 15-20 % depuis 2017.
Votre présentation est volontairement trompeuse, l’augmentation du programme 161 est au final très faible sur 9 ans et ne modifie en rien la réalité structurelle : la France dépend très majoritairement des financements locaux pour ses pompiers, et les moyens aériens restent extrêmement limités en période de crise majeure, avec plus de la moitié de la flotte des Canadairs clouée au sol.
⚡️🇫🇷RÉCAP - Loin de son discours en faveur des classes populaires, le Rassemblement national entretient un double discours : il prétend défendre les plus modestes, mais ses votes favorisent régulièrement les patrimoines et les contribuables les plus aisés. Le parti d’extrême droite a voté CONTRE le rétablissement de l’#ISF, l’imposition des #holdings à l’impôt sur les sociétés, la taxe #Zucman sur les patrimoines ultrariches, l’augmentation du #SMIC, l’indexation des salaires sur l’#inflation, l’#égalité salariale entre les femmes et les hommes et la création d’un #salaire minimum européen. À l’inverse, il a voté POUR la suppression des #allocations chômage après le refus d’un CDI suivant un CDD et le relèvement de l’abattement sur les successions et #donations, tout en s’opposant à la pérennisation de l’encadrement des #loyers. Des choix économiques qui révèlent une politique bien plus favorable aux plus fortunés que ne le laisse entendre son discours…
Je me demande si la police de macron est fière d'avoir gazée,matraquée les pompiers qui demandaient plus de moyens, avec le soutien inconditionnel de l'extrême droite ?
Aujourd’hui l’heure à la mobilisation. Demain, il faudra se pencher sur les responsabilités. Et ce décret, qui annule notamment 52,7 M€ de crédit au programme de sécurité civile, pèsera lourd.
Le Cap-Ferret, bastion des ultra riches en séparatisme financier, détruit par les flammes d’un mega incendie que la sécurité civile ne parvient pas à fixer par manque de moyens du aux ultra riches qui refusent de contribuer aux services publics.
Qui aurait pu prédire ?
Cette photo mérite absolument tous les prix. Elle a même sa place au Louvre.
Elle relate précisément l’inertie de l’individu face à l’effondrement.
Regardez la composition. Un chef-d’œuvre involontaire.
Au premier plan, le sable doré, les tongs abandonnées, la glacière. Le décor ordinaire du bonheur estival. Deux personnages assis, de dos, comme dans un tableau de Caspar David Friedrich. Sauf que Friedrich peignait des hommes contemplant le sublime. Ici, ils contemplent la catastrophe. Et ils ne bougent pas.
Au centre, le parasol. Publicitaire, criard, dérisoire. Un pastis face à l’apocalypse. C’est presque trop parfait : la France qui prend l’apéro pendant que le monde brûle. Aucun scénariste n’aurait osé.
Et puis le ciel. Les deux tiers de l’image. Cette muraille de fumée qui avale la lumière, ce dégradé d’ocre et de noir digne d’un Turner. La nature qui reprend la palette des maîtres pour peindre notre propre fin.
La femme photographie l’incendie avec son téléphone. Mise en abyme totale : nous documentons notre disparition au lieu de l’empêcher.
Cette image dit tout. Le déni, le confort, l’habitude. Nous sommes tous sur cette plage. Nous voyons tous le nuage. Et nous restons assis, parce que l’eau est bonne et qu’on a posé nos congés.
Les historiens de l’art parleront un jour de cette photo comme on parle du Radeau de la Méduse.
Sauf que cette fois, le naufrage, c’est nous qui le regardons depuis la plage.
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