Après Trump, Poutine chez Xi : Pékin s’impose comme le nouveau centre du monde. Entre gaz russe, composants chinois et vision d’un monde multipolaire, les deux "taiseux" avancent ensemble face à l'Occident. La chronique d'@oravanello.
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Pourquoi une telle levée de boucliers face à l’autorisation d’ouvrir certains commerces le 1er mai ? L’éclairage de @oravanello qui revient sur les origines de ce jour de mémoire ouvrière, né d’une manifestation des ouvriers de Chicago en 1886.
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La complexité de la mission des casques bleus résumée en une image : le convoi de la FINUL vient de franchir un pont du Sud Liban visé par une frappe israélienne qq jours plus tôt et doit désormais avancer au milieu des drapeaux du Hezbollah qui jalonnent la route. @GranonClement
La complexité de la mission des casques bleus résumée en une image : le convoi de la FINUL vient de franchir un pont du Sud Liban visé par une frappe israélienne qq jours plus tôt et doit désormais avancer au milieu des drapeaux du Hezbollah qui jalonnent la route. @GranonClement
“Zelensky est en train de dire faisons une guerre plus intelligente et redonnons de l’importance à la vie humaine” : @oravanello s’intéresse au discours du président ukrainien, en faveur de l’utilisation de robots sur le front, qui a suscité une “vague d’adhésion inédite” . #ChaqueVoix
"53 ans après, les Américains envoient ce soir une nouvelle fusée habitée vers la Lune" : le jeu des différences entre la mission Apollo 17 de 1972 et le programme Artémis II de 2026 par @oravanello. #ChaqueVoix
À gauche, entre les deux tours, tout est affaire de mots : "accord", "fusion". Derrière ces nuances, des stratégies à géométrie variable selon les villes. Quand le vocabulaire devient tactique politique. L'analyse d'Olivier Ravanello dans les tractations.
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Des caricatures du dix-neuvième siècle aux vidéos générées par l'IA, Olivier Ravanello revient dans "Quelle histoire !" sur les manières alternatives de raconter la guerre et ses acteurs. #ChaqueVoix
Olivier Ravanello revient sur l’utilisation du jeu Call of Duty dans la communication de la Maison-Blanche autour de l’opération "Epic Fury" :
"Les images réelles de bombardements sont mélangées avec celles du jeu (…) et la guerre devient cool, en quelque sorte." #ChaqueVoix
À l’adresse de Jean-Luc Mélenchon.
Ce que j’ai à vous dire ne va pas vous plaire.
Nous sommes à un point de non-retour de la vie politique française, un moment où chaque geste inconsidéré peut faire basculer vers l’inconnu. J’ai eu l’occasion de donner la semaine passée ma lecture des jeux d’épouvantails politiques autour du drame de la mort de Quentin Deranque.
C’est pourquoi, Jean-Luc Mélenchon, je veux vous parler aujourd’hui directement, avec franchise et exigence républicaines. Je veux en appeler à vous. Il importe que vous mesuriez le malaise profond que produisent vos paroles, chez moi, qui n’ai jamais été du même bord politique que le vôtre, comme chez de nombreux Français. Si elles relèvent de qualifications pénales, c’est à la justice d’en décider. Mais qu’elles relèvent de l’irresponsabilité politique, voilà qui ne fait pas de doute. Car ces mots écartèlent un peu plus la France et aggravent encore la dérive des continents politiques, annonciatrice de l’affrontement sans merci de 2027.
Parmi ceux qui ont cru à la promesse d’émancipation républicaine, au cours de vos trois dernières candidatures aux élections présidentielles et ont été attentifs à votre discours sur la République de 2017, beaucoup se sentent aujourd’hui orphelins politiques.
Parmi ceux qui ont cru, sincèrement, à votre nouvelle promesse républicaine quand vous repreniez les mots de Mendès-France, quand vous citiez en 2012 le « génie de la Bastille », quand vous faisiez de l'Olivier de la paix votre emblème, quand vous parliez d'universel, de liberté, de souveraineté, aujourd'hui, beaucoup se demandent quel sera le prochain mot de trop. Les jeux de mots sur les noms de famille à consonance juive rappellent trop de mauvais souvenirs pour laisser les rieurs de votre côté. Comment ne pas comprendre les doutes qui s’installent ? On ne joue pas avec des allumettes dans une station-service, même pour un hold-up.
Ce meeting de Lyon était le pas de trop, celui qui laisse entrevoir une tactique de terre brûlée, une politique prête à sacrifier jusqu’à la République pour faire triompher, pensez-vous, votre mouvement plus tard.
Ce faisant, vous aurez sacrifié l’essentiel. Vous aurez sacrifié votre image à un fantasme stratégique. Vous pensez sans doute qu’il sera toujours temps de faire marche arrière quand cela sera utile. Vous pensez que vous maîtrisez votre monture, que comme d’autres vous chevauchez les tigres. Mais ce sont toujours les tigres qui décident où les mènent leurs appétits.
Vous aurez sacrifié l’avenir de votre mouvement à son présent. Cette tactique de terre brûlée, elle condamnera ceux qui vous suivent à se retrancher, à se durcir, à se rétrécir. Elle chassera de vos rangs ceux qui souhaitent le dialogue et renforcera au contraire, année après année, une avant-garde de combat et de repli, obligée de donner des gages d’une férocité toujours plus grande.
Vous aurez sacrifié la sécurité de nos concitoyens juifs en laissant s’installer des ambiguïtés, des ambivalences. Il n’en faut souvent pas plus pour déchaîner la violence irrémédiable. L’augmentation massive des actes antisémites en France dans les deux dernières années n’est pas une illusion d’optique. C’est une réalité quotidienne, celle d’un sentiment d’insécurité, de rejet, d’accusation qui n’a pas lieu d’être et qui doit être combattu par tous les républicains, comme toutes les formes de discrimination et de racisme.
Vous aurez sacrifié la gauche de la gauche, sa mémoire et son espoir, en la faisant sombrer hors du spectre politique légitime, à terme hors du Parlement, nourrissant ainsi l’émergence de groupuscules prêts à la violence politique et sociale, dans une logique brigadiste qui ne conduit qu’au nihilisme et à des décennies de défaites, comme l’Italie des « années de plomb ». Vous aurez arraché durablement toute légitimité aux causes que vous avez défendues. Vous emporterez la mémoire de 1793, des Quarante-huitards de la Sociale, des Communards de 1871 et même des Soixante-huitards de ce siècle vers la condamnation et l’oubli. Mais c’est le sacrifice aussi des militants de la gauche tout entière, celle de Jean Jaurès, de Léon Blum, de François Mitterrand. Cette gauche sincère, républicaine, qui veut véritablement changer la vie des Français. Ces millions de femmes et d'hommes qui s'engagent pour la justice sociale, pour l'égalité, pour des combats de vertu. Nous devons tous veiller à la sauvegarde des génies juchés sur nos épaules. Ce n’est pas un gaulliste qui oubliera ce que pèsent les dettes du passé.
Vous aurez sacrifié les principes de la République. Les sacrifier à quoi ? À un calcul hasardeux.
Aujourd’hui, votre responsabilité est engagée devant l’Histoire. Non parce que vous seriez sur le point d’emporter une victoire– je n’y crois pas et les sondages ne laissent guère de doute sur la question - mais parce que vous risquez de légitimer l’extrême-droite au-delà de toutes ses espérances et de stériliser durablement et pour des décennies le vote de républicains ardents et sincères, de gens qui doutent, hésitent, mais perçoivent tout le reste comme une trahison pire que la dérive dont vous faites preuve.
Même si la sensibilité que vous portez n’est pas la mienne, j’ai la conviction qu’elle doit avoir sa place dans le débat démocratique et que, si elle venait à en être ostracisée, la République se couperait pour de longues années d’une partie du peuple et laisserait prospérer l’instabilité, le conflit social permanent. Au détriment de tous.
Je crois qu’il y a un chemin pour revenir dans le giron républicain. Un chemin exigeant.
Cela suppose des conditions simples, immédiates. Il passe par une clarification sans appel sur l’antisémitisme, la dénonciation de toute dérive au sein du mouvement, la condamnation de toute violence politique, la rupture avec toute organisation recourant à la violence, le respect des institutions et de l’Etat de droit, le respect des règles républicaines au Parlement.
Le chemin de la République commence par un choix. J’en appelle aujourd’hui au vôtre : le choix d’assumer pleinement la responsabilité qui vous incombe. On peut perdre une élection, mais pas prendre le risque de perdre la République.
Dominique de Villepin
📣 Ce soir à 23h25 sur #France2, @LeaSalame et toute l'équipe de #QuelleEpoque reçoivent :
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➡️ Le saxophoniste @JimJimmySax 🎷
Après avoir dû annuler certaines cérémonies du 9 mai par craintes d attaques de drones le Kremlin invente un nouveau concept pour protéger sa parade
La trêve les jours qui m'arrangent
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"Je suis assez irrité de voir cette béatitude universelle sur l’#IA. Cela reflète l’obsession de nos élites pour l’intelligence (…) Je crains que cette obsession nous empêche de voir le vivant et que cela accélère la perspective de l’effondrement de l’humanité". @MouvementSimple