Les reflexions de Vendrell sobre la ràdio i el periodisme i la mirada dels amics, periodistes i col·laboradors de L'orquestra. Entre d'altres: @iuforn@albert_om11@vpartal@osarsanedas@benjami@jordirodon Quico Pi de la Serra, Joan Manuel Tresserras, Nurith Levy, Pep Murgades..
📢Demà recordarem la figura polièdrica de Jordi Sarsanedas a "Mitologia i realitat"!
El PEN Català, @EscriptorsAELC i l’@AteneuBCN reivindicarem el seu llegat conversant sobre la seva obra i trajectòria.
📅 6 de maig
📍Ateneu Barcelonès
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📚"La disparition progressive des temps (subjonctif, passé simple, imparfait, formes composées du futur, participe passé…) donne lieu à une pensée au présent, limitée à l’instant, incapable de projections dans le temps.
La généralisation du tutoiement, la disparition des majuscules et de la ponctuation sont autant de coups mortels portés à la subtilité de l’expression.
Supprimer le mot « mademoiselle » est non seulement renoncer à l’esthétique d’un mot, mais également promouvoir l’idée qu’entre une petite fille et une femme il n’y a rien.
Moins de mots et moins de verbes conjugués c’est moins de capacités à exprimer les émotions et moins de possibilité d’élaborer une pensée.
Des études ont montré qu’une partie de la violence dans la sphère publique et privée provient directement de l’incapacité à mettre des mots sur les émotions.
Sans mot pour construire un raisonnement, la pensée complexe chère à Edgar Morin est entravée, rendue impossible.
Plus le langage est pauvre, moins la pensée existe.
L’histoire est riche d’exemples et les écrits sont nombreux de Georges Orwell dans 1984 à Ray Bradbury dans Fahrenheit 451 qui ont relaté comment les dictatures de toutes obédiences entravaient la pensée en réduisant et tordant le nombre et le sens des mots.
Il n’y a pas de pensée critique sans pensée. Et il n’y a pas de pensée sans mots.
Comment construire une pensée hypothético-déductive sans maîtrise du conditionnel? Comment envisager l’avenir sans conjugaison au futur? Comment appréhender une temporalité, une succession d’éléments dans le temps, qu’ils soient passés ou à venir, ainsi que leur durée relative, sans une langue qui fait la différence entre ce qui aurait pu être, ce qui a été, ce qui est, ce qui pourrait advenir, et ce qui sera après que ce qui pourrait advenir soit advenu? Si un cri de ralliement devait se faire entendre aujourd’hui, ce serait celui, adressé aux parents et aux enseignants: faites parler, lire et écrire vos enfants, vos élèves, vos étudiants.
Enseignez et pratiquez la langue dans ses formes les plus variées, même si elle semble compliquée, surtout si elle est compliquée. Parce que dans cet effort se trouve la liberté. Ceux qui expliquent à longueur de temps qu’il faut simplifier l’orthographe, purger la langue de ses «défauts», abolir les genres, les temps, les nuances, tout ce qui crée de la complexité sont les fossoyeurs de l’esprit humain. Il n’est pas de liberté sans exigences. Il n’est pas de beauté sans la pensée de la beauté".
— Christophe Clavé
📷 l'actrice Barbara Laage par Nina Leen 🙏🏻 @ArianeGrammat
Kafka's Creative Block and the Four Psychological Hindrances That Keep the Talented from Manifesting Their Talent https://t.co/epTbAqRqYo via @brainpicker
“Un poema és una veu i la veu ha de ser digna”
@Carles_Torner ens ha recordat aquesta frase que repetia Jordi Sarsanedas, en l’homenatge que li ha preparat @aula_ee amb motiu del seu centenari. Una celebració molt sentida, recordant l’escriptor, el docent, l’activista cultural.
Geologist Turned Psychologist Ruth Allen on the 12 Kinds of Time and How to Be More Fully Alive – The Marginalian @Mi Browser | https://t.co/mEoMdmBH4Q
These 21st-century demagogues aren’t mavericks – they’ve repeated on us throughout history | George Monbiot | The Guardian @Mi Browser | https://t.co/soWfwzw3U7