📍 #Mali | Récit d’un chauffeur routier 😒
Ce jour-là, alors que j’étais en attente, j’ai entendu des bruits de véhicules. En m’approchant j’ai constaté la présence de militaires qui disaient : « Préparez-vous, nous allons partir pour #Bamako. » J’ai immédiatement appelé ma famille pour les prévenir. Ma femme, inquiète, m’a souhaité « bonne route » en priant pour notre protection.
De retour dans mon camion-citerne, nous avons démarré. Le convoi était composé de véhicules militaires et de motos ; le premier véhicule ouvrait la voie. Quelques heures plus tard, après environ 100 km parcourus, un sentiment de soulagement passager s’est installé, puis une explosion a retenti un militaire a dit qu’on avait probablement mis au jour un engin explosif. J’ai cru que nous étions #attaqués ; je me suis courbé à l’intérieur du camion. Après quelques instants, le convoi a repris la route.
Plus loin, la chaussée était fortement dégradée : les militaires se sont positionnés pour protéger et faire passer les camions. J’ai ressenti une peur intense, mais l’arrivée d’hélicoptères m’a apporté un certain réconfort. Nous avons pu continuer. Quelques heures plus tard, des tirs nourris ont éclaté. J’ai passé trente minutes à réciter des sourates, sans savoir si j’allais m’en sortir. Quand les tirs se sont calmés, j’ai vu un militaire à terre, couvert de sang, et d’autres camarades prendre les corps. Le chef d’opération a annoncé avoir perdu deux hommes 😟 et côté ennemi, plusieurs ont été neutralisés et d’autres ont été blessés. Les appuis aériens ont fini par frapper les positions ennemies.
Finalement, le convoi a repris et nous sommes arrivés à #Bamako sans autre incident. Bilan pour notre trajet : deux militaires tués et trois camions perdus.
Réflexion personnelle :
Dans mon for intérieur, je me suis dit que je ne referais plus cette route tant que la situation ne sera pas plus calme. Mais en voyant le sacrifice des #FAMas, j’ai compris que je ne pouvais pas abandonner. Eux aussi ont des familles ; ils risquent leur vie pour le #Mali. Moi non plus je ne dois pas me dérober : si nous ne le faisons pas, qui le fera ? Nous devons continuer à assurer notre rôle pour le pays.
Chauffeur routier : L. Fofana
Texte transcrit : @CheickIbtidiani
Vidéo d’illustration
👉🏿 N’hésitez pas à me contacter si vous connaissez des chauffeurs ou des opérateurs économiques prêts à témoigner de leur quotidien en cette période de crise.
#AESFort et #AESUnis
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@EmmanuelMacron Macron, il y a un agresseur : Le Rwanda.
Il y a un peuple agressé : La RDC.
Vous avez totalement tort de ne pas sanctionner le Rwanda qui continue à tuer en RDC.
Que votre hypocrisie vous conduise en enfer.
#AESinfo | #Edito
Paramilitaires un jour, mercenaires jamais : le double discours des médias occidentaux
Le traitement médiatique occidental des conflits africains est d'une géométrie variable qui frise l'indécence. Quand il s'agit d'évoquer la présence de russes au Mali, au Burkina Faso etc, le terme de "mercenaires" fuse, sans nuance aucune. Un vocabulaire qui se veut accusateur, stigmatisant, et qui sert à merveille le narratif anti-russe.
Seulement voilà, quand d'autres supplétifs, d'obédience occidentale, foulent le sol africain, la sémantique se fait soudainement plus discrète, voire euphémiste. Le vocable "mercenaires" disparaît comme par enchantement, laissant place à de plus neutres "paramilitaires", "contractuels" ou "instructeurs".
Dernier exemple en date : la présence au Congo de près de 300 "paramilitaires" roumains exflitrés au Rwanda, selon RFI. On imagine déjà les gros titres et les plateaux télé enflammés si ces hommes avaient eu le malheur de parler en russe. Mais là, rien. Circulez, il n'y a rien à voir.
Alors qu'il se trouve que ces soldats d'élite travaillent pour une société dirigée par un certain Horatiu Potra, un Franco-Roumain au passé trouble de légionnaire, visiblement bien introduit dans les arcanes de la Françafrique.
Comment expliquer un tel écart de traitement ? Comment expliquer cette cécité sélective ? Serait-ce parce que ces "paramilitaires" made in France, pardon, roumains, bénéficient d'un traitement de faveur parce qu'ils servent les intérêts économiques et politiques des puissances occidentales ? On serait tenté de paraphraser le célèbre adage : "Ce qui est un crime quand il est commis par un Russe, est une simple incartade quand il est le fait d'un Occidental".
Le confrère français Thomas Dietrich dénonce a juste titre ce double standard et rappelle l'exemple, des mercenaires français, tel un certain Olivier Bazin, ont opéré en République Démocratique du Congo dans la plus grande discrétion médiatique. Comme quoi, le phénomène n'est pas nouveau.
On comprend mieux pourquoi, dans les pays de l'AES, la méfiance grandit à l'égard de ces médias occidentaux, si prompts à pointer du doigt les autres, mais si discrets sur leurs propres "protégés". À croire que l'objectivité, dans ces cas-là, est une denrée rare.
Alors, à quand une information plus équilibrée, moins manichéenne ? Quand les médias occidentaux cesseront-ils de faire le tri entre "bons" et "mauvais" mercenaires, entre ceux qui servent leurs intérêts et les autres ? Sans doute quand ils cesseront de prendre leurs lecteurs et auditeurs pour des idiots.
Aboubacar Ouedraogo - AESinfo
#AESinfo | #Mali 🇲🇱
Acclamation populaire pour les héros du GTIA KAMANDJAN, libérateurs de Kidal
Après 19 mois d'une mission éprouvante dans le nord du Mali, les soldats du Groupement Tactique Interarmes KAMANDJAN ont été accueillis en héros à Kati. Déployés en octobre 2023 pour participer à la reconquête de Kidal, ces braves hommes ont écrit une nouvelle page de l'histoire militaire malienne.
Accueillis par une foule immense et émue, les soldats ont reçu les honneurs militaires qu'ils méritent amplement. Le Commandant de la Zone de Défense de la 3ème Région Militaire, le Colonel-major Mamadou S. Koné, a salué leur courage et leur dévouement. Il a également rendu hommage aux soldats tombés au champ d'honneur, soulignant leur sacrifice ultime pour la patrie.
Grâce à leur détermination, les FAMa ont réussi à sécuriser une région longtemps considérée comme un bastion des groupes armés.
Le chef de mission du GTIA KAMANDJAN, le Lieutenant Ibrahim FANE, a souligné la difficulté de la mission et les nombreux défis rencontrés. Il a toutefois salué la cohésion et la discipline de ses troupes, qui ont permis de neutraliser un nombre important d'ennemis et de libérer la population de Kidal.