🔴 L’accord commercial UE-USA sonne le glas des télécoms européens
L’Europe paie aujourd’hui au prix fort l’abandon stratégique de son secteur télécom. Dans les années 1990, elle fixait les standards mondiaux (GSM), ses champions industriels dominaient, et ses opérateurs comptaient parmi les plus puissants au monde. Trois décennies plus tard, elle n’a plus ni constructeur de terminaux, ni équipementier de premier plan hors deux survivants fragilisés, et ses opérateurs sont relégués à des valorisations boursières dérisoires face à leurs homologues américains et asiatiques.
La régulation européenne, fragmentée et souvent punitive, a transformé les opérateurs en simples « tuyaux » tandis que la valeur a été captée par les grandes plateformes américaines.
L’abandon le plus symbolique est sans doute celui scellé dans l’accord commercial avec les États-Unis : Bruxelles s’est engagée à renoncer définitivement au principe de “fair share”, interdisant toute rémunération des réseaux par les grandes plateformes numériques. Autrement dit, non seulement l’Europe a cessé de défendre ses acteurs industriels, mais elle a aussi renoncé à sa souveraineté dans la négociation commerciale.
Le contraste avec la Corée du Sud est frappant : Séoul a maintenu son système de « network usage fees » protégeant ainsi ses opérateurs et affirmant sa capacité à réguler le numérique selon ses propres intérêts. L’Europe, elle, a choisi l’alignement, au prix d’un affaiblissement durable de ses opérateurs et d’une perte de puissance stratégique dans un secteur qui reste pourtant l’un des piliers de la souveraineté numérique mondiale.
Comme l’ont déjà alerté @EnricoLetta et Mario Draghi dans leurs rapports de 2024, l’Europe n’est plus « à la croisée des chemins » : dans les télécoms, elle s’est perdue.
Les discussions autour du futur Digital Networks Act #DNA sont le dernier moment de vérité. Gageons que les opérateurs membres de @ConnectEuropeX (et notamment @orange Deutsche Telekom et Telefonica) et de la @fftelecoms appelleront les États membres et le Parlement européen à un sursaut.
La responsabilité est immense : restaurer la compétitivité des télécoms européens, condition de toute souveraineté numérique. Car les télécoms ne sont pas un secteur parmi d’autres : ils sont le socle de l’écosystème digital. Les sacrifier, c’est condamner l’Europe à n’être qu’un marché captif des technologies étrangères.
🔴 L’Europe a inventé le GSM. Elle enterre aujourd’hui ses télécoms.
📡 Dans les années 1990, nous fixions les standards mondiaux.
Aujourd’hui, nos opérateurs sont réduits à de simples “
« tuyaux » et 🇪🇺 Bruxelles a renoncé au principe de « fair share » dans son accord avec Washington.
🇰🇷 La Corée du Sud protège ses opérateurs.
🇪🇺 L’Europe s’aligne et abdique.
🚨 Le Digital Networks Act #DNA est la dernière chance : sans télécoms compétitifs, pas de souveraineté numérique.
#Telecoms #SouverainetéNumérique #DigitalNetworksAct #FairShare #Europe #Numérique #Innovation
Il est décourageant de voir aujourd'hui que la force du droit international et du droit humanitaire ne semble plus être contraignate, remplacée par le prétendu droit de contraindre les autres par la force. C'est indigne de l'homme, c'est une honte pour l'humanité et pour les dirigeants des nations.
🎙️ @Cheydema's POV on tech sovereignty at #VivaTech:
Sovereignty is about empowerment. The power to choose and the power to build the scale necessary to make a difference.
💡 Orange supports a trusted, open, European tech ecosystem.
Excited to be kicking off VivaTech 2025📱Real encounters, collective energy and human intelligence all contribute to building a trusted digital world🌍. Together, let’s shape technologies that are controlled, useful and responsible #VivaTech@orange#Innovation #DigitalSovereignty #TechForGood
🇺🇸 Ces 14 secondes de Trump sont les plus effrayantes jamais prononcées par un président de la première puissance mondiale.
"Nous allons forger la civilisation la plus libre, la plus avancée, la plus dynamique et LA PLUS DOMINANTE qui ait jamais existé sur la surface de cette Terre
Mario Draghi a prononcé hier un discours fondateur.
Ce manifeste européen pour l’ère Trump part d’un impératif—«nous devons être optimistes».
Et d’un cap—«il devient évident que nous devons agir comme si nous étions un seul État.»
Nous le traduisons.
https://t.co/o2WulYBUqm
📻@RiouxRemy était ce matin sur @radioclassique pour rappeler : "L'AFD une banque publique de développement créée par le général de Gaulle en 1941 : 85% de notre activité, ce sont des prêts qui sont remboursés. Nous sommes contrôlés et tout est accessible sur notre site internet. Tout ce que fait cette agence, s'inscrit dans le cadre d'une loi, votée en 2021 à l'unanimité de tous les groupes parlementaires à l'Assemblée Nationale et au Sénat."
🎧https://t.co/RoW9AMRdTS
Next week the European Commission will present its roadmap for a more integrated Europe as proposed by Draghi. It includes the establishment of the Capital Market Union and Investment and Savings Union. "Continental scale is our greatest asset in a world of giants"
Google vient de perdre un procès à 2,4 Milliards d'euros avec la justice européenne.
En moins de 48 heures, ce sont donc deux des plus grandes entreprises technologiques mondiales qui ont du s'incliner devant les Cours de l'UE. C'est probablement le bon moment pour rappeler un point sur lequel j'ai souvent été en difficulté dans de nombreux débats : à la fin, la technologie doit nécessairement être subordonnée au Droit. C'est vrai pour Apple, Google, Telegram, etc.
Pourquoi est-ce nécessaire de rappeler cela ? Parce que le monde de la technologie (souvent fort de son inculture politique et juridique), se pense très souvent à l'avant poste de la modernité et au-dessus de ce qui a précédé, en particulier de ces 'anciens' mécanismes de régulation que sont le droit, les processus de décision collective, et même la démocratie.
Le libertarianisme assumé de Peter Thiel, Elon Musk, Pavel Durov, Mark Andreessen, Larry Ellison... découle de cette conviction que le code est supérieur au droit, que l'affirmation technologique est supérieure aux processus démocratiques (Peter Thiel et Andreessen ont tous deux affirmés qu'entre démocratie et technologie, ils choisiraient cette dernière). C'est l'idée qui prévaut dans l'absence de régulation souhaitée par leurs vigies de X, Telegram, du Web3, des cryptomonnaies, etc.
Cette posture n'est pas anecdotique : elle est de plus en plus commune et l'avènement de l'IA lui donne une nouvelle vigueur en avançant l'argument absurde que l'IA pourra prendre des décisions 'dénuées de biais'. Ses défenseurs, -entrepreneurs à succès, abusant à outrance de postures messianiques- ont le plus généralement comme bible le fameux Atlas shrugged, de l'autrice Ayn Rand.
Si l'Europe est indiscutablement en retard sur le plan technologique (cf le rapport Draghi), elle devrait néanmoins rattraper ce retard tout en réaffirmant que l'innovation -l'utilisation de la technologie dans l'intérêt d'une petite minorité sachante, convaincue que le ruissement technologique est imparable- n'est pas le progrès, et que seules des choix assumés collectivement (et autant que se peut éclairés scientifiquement) peuvent être qualifiés de progrès. Il ne s'agit pas d'une posture de bien-pensance, mais d'une condition pour éviter des troubles sociaux à large échelle, entre ceux qui savent et décident et ceux qui ne comprennent pas et subissent. De surcroit, cela évite de recréer les travers observés lors du "gilded age", une période située à la fin du XIXème siècle, où l'accélération technologique a vu d'importants moyens se concentrer entre quelques mains, parfois au détriment du plus grand nombre.
C'est dans cet esprit que le Conseil national du numérique a pensé le dispositif Café IA : pour expliquer l'IA à tous, et ainsi chercher à revenir à cette idée initiale du progrès.
https://t.co/o0azkzSyLm
La réussite technologique des JO de Paris
"Je suis impressionné par ce qu'a fait @orange au niveau des télécommunications"
💬 @Yves_Maitre_D , Operating partner Jolt capital et consultant, ancien PDG de @htc
🎙️ @Fsorel
Regardez le vocabulaire péjoratif sur l’idée même de coalition : combinazione, béquille, roue de secours, supplétif … Il faut renoncer à ces formules faciles et ineptes. Mettez de l’eau dans votre vin, acceptez qu’aucun de vous ne détient seul la solution !
La France est devenue le leader de l'IA en Europe continentale.
Nous devons conforter et amplifier cette avance, en particulier dans les applications de l'IA générative : c'est l'objet de l'appel à projets que je présenterai à l'#AIDay de @FRdigitale.
https://t.co/wZiGPeuidF