L'Europe n'a pas été assassinée. Elle s'est suicidée. Et comme tout suicide confortable, elle l'a fait lentement, poliment, à coups de bonnes intentions — persuadée jusqu'au bout d'être vertueuse.
C'est pour ça que personne ici ne veut nommer la chose. Un meurtre, ça se dénonce. Un suicide, ça oblige à regarder l'arme. Et l'arme, ce n'est ni Washington, ni Pékin, ni « l'ingérence ». C'est nous.
Trois coups. Toujours les mêmes.
Premier coup : on a fait fuir ceux qui créent.
Le socialisme ne rend pas les pauvres riches. Il rend les bâtisseurs partants.
Chez nous, celui qui crée est traité comme un suspect : taxé comme un privilégié, régulé comme un danger, envié comme un voleur. Alors il part. Pas par cupidité — par épuisement. Le capital et le talent ont des jambes. Ils vont là où on les accueille, pas là où on les soupçonne.
Et ce qui s'en va, ce n'est pas seulement de l'argent. Ce sont les boîtes qui ne naîtront jamais ici. Bastiat appelait ça « ce qui ne se voit pas » : on compte fièrement l'impôt prélevé, on ne compte jamais les champions jamais construits. On a choisi.
Deuxième coup : on a tué le goût de la liberté.
Le piège le plus efficace n'est pas la misère. C'est le confort.
Tocqueville l'avait vu il y a deux siècles : un pouvoir doux, tutélaire, qui se charge de ton bonheur, prévoit, pourvoit, décide — à condition que tu renonces à être adulte. On a bâti exactement ça. Un continent où tout le monde boit aux mamelles de l'État-providence et appelle ça « solidarité ».
Mais un peuple qui attend tout de l'État finit par ne plus rien vouloir par lui-même. La liberté n'est pas un droit qu'on consomme, c'est un muscle. Et un muscle qui ne porte jamais rien s'atrophie. Taleb dirait la même chose autrement : retire tout stress d'un système, tu ne le rends pas fort — tu le rends fragile. On a choisi.
Troisième coup : on a confié les clés à ceux qui ne construisent rien.
Et pour gouverner tout ça, on a mis en haut non pas ceux qui bâtissent, mais ceux qui commentent.
Une caste de littéraires, de juristes, de communicants — qui n'ont jamais shippé une ligne de code, jamais tenu une paie, jamais risqué un euro à eux — mais qui légifèrent sur tout. Ils ne savent pas construire, alors ils régulent. Ils ne savent pas créer, alors ils interdisent. Et ils produisent à l'échelle industrielle la seule chose qu'ils maîtrisent : de la norme, de la directive, du label, du comité. De l'absurdité déguisée en progrès.
Une civilisation se définit par qui elle place au sommet. Mets des ingénieurs en haut, tu obtiens Ariane, le TGV, le programme nucléaire. Mets des administrateurs en haut, tu obtiens des études d'impact sur les études d'impact. On a choisi.
Ces trois coups ne sont pas trois maladies. C'est la même. Un continent qui punit ceux qui créent, subventionne ceux qui renoncent, et couronne ceux qui ne produisent que des règles. Punir, subventionner, couronner — toujours les mauvaises personnes.
Ce n'est pas de la malchance. C'est un tri. Les audacieux s'en vont, les dépendants restent, les commissaires gouvernent. Ce n'est pas une crise. C'est un résultat.
La bonne nouvelle avec un suicide, c'est que la main tient encore l'arme. Donc la main peut la baisser.
Arrêter de traiter l'entrepreneur en suspect et commencer à le traiter en actif national. Couper ce qui étrangle, pas ce qui produit. Rendre le goût du risque, de l'effort, de l'envie de gagner. De l'énergie abondante et pas chère. Des champions tech qu'on laisse enfin grandir au lieu de les réguler au berceau. Moins de gens qui expliquent le monde, plus de gens qui le fabriquent.
Parce qu'une civilisation ne meurt jamais de ses ennemis. Elle meurt de ce qu'elle cesse d'exiger d'elle-même. L'Europe a tout ce qu'il faut pour revenir — le capital, les talents, l'histoire, une faim enfouie sous un siècle de confort. Il lui manque une seule décision : arrêter d'administrer son déclin, et recommencer à bâtir.
Le reste n'est qu'une question de volonté.
Au travail.
@StaffanG_son@Lou_Mannheim@petite_michelle Spelar väl ingen roll. Används praktiskt i princip enbart i Sverige för 10 km. Köper du bil i Sverige så står det i annonsen att den gått 12000 mil. Ser du på en annons i Norge så står det 120.000 km. Precis som i resten av länder som har decimalsystem. Ge dig. Du gör dig fånig.
@StaffanG_son@petite_michelle So can you give any examples of other countries that actually uses mil? Norway does sometimes but as all other mostly uses kilometres.
Intäkterna av den statliga inkomstskatten uppgick 2020 till 51,5 miljarder.
Biståndsbudgeten för i år är ca 57 miljarder.
Tänk på det när du deklarerar i år, det du betalar i statlig inkomstskatt går oavkortat till Mahmoud Abbas privatjet och konsulter i biståndsindustrin
@Swedavia Ringa går inte. Kommer aldrig fram då lång ständig kö. Mejl svarar de inte på. Riktigt jävla skämt hela Hittegodssystemet som ni ytterst borde vara ansvarig för. Skämmes!
@Swedavia Hur kan ni ha en sådan undermålig underentreprenör som Bagport för hittegods på Arlanda. Helt omöjligt att nå dem på telefon. Känns viktigt att kunna fram när man tappat viktiga saker på flygplatsen och nu sitter utomlands. Skitdålig service!!