Ma chère Lola,
Tu aurais pu être ma nièce, ma petite sœur.
Tu as vécu l’abominable, il y a trois ans.
Tes parents ne t’ont pas vue rentrer à la fin de la sonnerie de ta classe.
Ton papa, qui était gardien de l’immeuble, inquiet, a regardé les caméras de vidéosurveillance.
Il t’a vue disparaître avec une femme qui te suivait.
Tes parents ont tout de suite appelé la police, et ils ont retrouvé des traces d’enlèvement dans le sous-sol de ton immeuble.
Et puis, tu as été retrouvée sans vie, dans une malle, avec de nombreuses plaies à la gorge.
Tu as subi l’horreur, parce que tu as été violée et tuée.
Je n’imagine même pas la peur que tu as dû avoir, celle de croiser son regard pervers de meurtrière.
Dans trois jours se tiendra le procès de celle qui t’a arrachée à la vie et brisé ta famille.
Il leur faudra une force immense, à eux, les oubliés de la douleur.
Et en tant que femme, je te promets d’être présente, debout pour toi, pour que justice soit rendue.