Le paradoxe de LFI est assez savoureux : les « Insoumis » paraissent « sont » souvent remarquablement soumis à Mélenchon.
Il est incontestablement un orateur puissant lorsqu’il tient seul la scène, face à un public acquis. Mais dès qu’il faut débattre, répondre à la contradiction et affronter un adversaire qui ne se laisse pas impressionner, l’exercice paraît beaucoup moins brillant : davantage d’agacement, moins de maîtrise, et une rhétorique qui fonctionne moins bien.
Bon tribun, donc. Piètre débatteur, à mes yeux.
Et derrière lui, des « Insoumis » qui contestent volontiers tout le monde… sauf leur propre chef. Le nom du mouvement finit presque par devenir une ironie.