« L’islam a 700 ans de moins que le christianisme et vit sa période inquisitoire. Est-ce que l’inquisition chrétienne est défendable ? Non. Eh bien l’islam inquisitoire ne l’est pas non plus. J’ai entendu que moi et mon Persepolis étions aussi islamophobes. Alors que j’ai vécu sous la dictature religieuse. Qu’ils ont exécuté une bonne partie de ma famille. Sans compter ceux qui étaient “juste” torturés. Quelle phobie ? Je n’aime pas l’islam politique comme n’importe quelle personne saine d’esprit. »
Marjane Satrapi, mars 2026
@le_Parisien
Apparemment, ça s'appelle le "syndrome crépusculaire" (sundown syndrom). Le mot est joli, à défaut de la chose... Et on pourrait se demander si, au-delà de Trump, ce n'est pas notre civilisation tout entière qui en est atteinte. (Pessimisme de boomer, je sais.)
Pourquoi, en lisant ce post de Médine, pensé-je à ce qu'écrivait Pierre Gaxotte en 1938, dans Je suis partout : « Mendès France ? disait-on au Quartier latin. Ce n’est pas un nom, c’est une adresse. Les autres Mendès s’appellent Mendès Bessarabie, Mendès Bukhovine ou Mendès Poznanie, au hasard des résidences secondaires. »
C'est idiot. Médine est un militant antiraciste...
Thiel said this in 2010:
“The basic idea was we could never win an election… because we were in such a small minority. But maybe you could actually unilaterally change the world without constantly having to convince people… through a technological means.”
He must be stopped.
En septembre 2000 en banlieue parisienne des élèves de mon collègue étaient venus me voir en me disant qu'il fallait me tabasser parce que "tu tues des Palestiniens".
J'avais 13 ans, je n'avais jamais mis les pieds en Israël.
J'étais juste juif en banlieue. Rien n'a changé.
Manon Aubry appelle de ses vœux un "Paris racialisé". Comment interpréter cette impropriété autrement que comme un lapsus révélateur ?
"Racialiser" veut dire "interpréter selon une grille de lecture raciale ou raciste". Évidemment, Manon Aubry ne peut pas vouloir dire ça. Entendons-nous bien : c'est ce que fait LFI depuis des années, mais ce n'est pas ce qu'ils affirment vouloir faire.
Manon Aubry a donc manifestement utilisé "racialisé" au lieu de "racisé". Le mot "racisé" désignant depuis plusieurs années, dans le jargon gauchiste, toute personne (mais en réalité essentiellement noire, arabe ou musulmane) présumée victime de racisme.
La confusion entre "racisé" et "racialisé" est toutefois très significative, car la vision du monde de LFI, obsédée par un racisme prétendument systémique, aboutit de facto à un approfondissement de la segmentation ethnoraciale de la France, à une "racialisation" objective de la société, c'est-à-dire, ironiquement, à une grille de lecture raciste sous prétexte d'antiracisme.
Ajoutons que l'expression "Paris racisé" elle-même ne voudrait strictement rien dire : "Paris de racisés" (i. e. avec ses minorités ethniques) pourrait à la limite signifier quelque chose. Mais "Paris racisé" serait une expression absurde.
En réalité, ce que Manon Aubry aurait voulu dire, c'est un "Paris multiracial", ou "multi-ethnique".
Mais il ne faut pas oublier une donnée essentielle de toutes ces errances sémantiques, c'est que Manon Aubry est assez vertigineusement bête, à l'image de la plupart des cadres de LFI.
Le dîner annuel du Crif est l’une des cibles préférées des antisémites. Dans sa dernière chronique, @SophiaAram démonte les fantasmes complotistes qui entourent ce rendez-vous.
➡️ https://t.co/kgpx3l7cot
Mélenchon ne se contente pas de jouer avec l'antisémitisme. On sent qu'il commence vraiment à en jouir. Telle est la vraie nouveauté que trahissent ces jeux réitérés sur les noms juifs, qui constituaient jusque-là un tabou absolu dans la culture de gauche en France.
Certes, le vieux Le Pen se plaisait aussi à transgresser l'interdit, mais c'était parce qu'il trouvait anormal qu'il ne lui fût permis d'exprimer un antisémitisme qui faisait partie de sa culture politique, et dans lequel il avait baigné toute sa vie. Ses transgressions étaient aussi assumées qu'elles pouvaient l'être.
Mélenchon, lui, s'initie depuis quelques années à des libertés nouvelles, s'adonne à des penchants honteux qu'il a de plus en plus de mal à refouler. Sa jouissance est d'ordre pervers ; il tutoie la ligne en frissonnant. Cet interdit qui semble décidément l'exciter s'accompagne toujours d'un déni, car ces choses-là "ne se font pas", dans sa famille. Il barbote donc dans l'inavouable, mais chaque parole, chaque geste devient un symptôme. Et ça tourne à la manie gênante.
Son public se divisera. Il y aura d'un côté les connivents, ceux qu'on entend glousser dans la salle, ravis de voir leur tribun se déboutonner enfin, franchir un nouveau palier d'affranchissement à l'égard du dernier tabou. Les plaisirs jusque-là réservés à l'autre camp, ils apprécieront de s'y vautrer, moyennant quelques ruses et concessions qui ne tromperont plus personne...
D'autres, peut-être, finiront par se détourner de lui, comme on se sépare, un peu dégouté, d'un papy pervers qui ne peut plus se retenir de s'exhiber à tous les repas de famille avec la braguette grande ouverte.
Oui, c'est vrai ! Quelle drôle d'idée a eue Einstein de se réfugier aux États-Unis... Pourquoi diable n'est-il pas rentré tranquillement en Allemagne en 1933 ?
Ah, oui, mais c'étaient des "bouffées délirantes" !
De Sarah Halimi à René Hadjadj, de défenestration de juif en défenestration de juif, les bouffées délirantes me semblent un tantinet ciblées. Mais c'est sans doute moi qui délire...
Si l'on me démontre que ce film est un canular, je serai ravi de supprimer ce post. En attendant, je ne sais plus quoi dire :
Amy Horowitz, cinéaste, s'est rendu à l'Université d'État de San Francisco en se faisant passer pour un collecteur de fonds cherchant à financer des attaques contre des cibles juives (cafés, synagogues, hôpitaux, écoles...).
Sur 35 étudiants, 28 ont approuvé le projet, 17 ont proposé des dons en espèces allant de 5 à 30 dollars.
La réponse est assez évidente pourtant :
Les ukrainiens sont des hommes et ils ne se planquent pas dans des tunnels et au milieu de la population civile
Les Ukrainiens ne sont pas allés prendre des bébés, des femmes et vieillards comme otages
Les ukrainiens ne tuent pas leur propre peuple à coup de balles dans la tête dans les rues
Les ukrainiens ne violent pas leurs propres femmes en échange d’aides humanitaires
Les ukrainiens ne planquent pas les laits pour bébé dans des hangars pour faire crever leurs propres gosses
Les Ukrainiens ne sont pas en guérillas urbaines avec leurs militaires habillés en civil
Les ukrainiens fabriquent des abris et alertent leur population sur les frappes au lieu de fabriquer des tunnels et de se terrer comme des rats laissant les civils à la surface
Les Ukrainiens n’empêchent leur propre population de fuir les zones annoncées comme prochaines cibles
Et enfin les Ukrainiens donnent les chiffres de leurs réelles pertes civiles sans y inclure morts naturelles et terroristes.
En comparaison également : Syrie entre 500 000 et un million de mort
Irak et Afghanistan : plus d un million de morts
Yémen : plus de 350 000 morts
Etc etc etc … mais on n’a jamais entendu personne s’en indigner. LFI soutenait même Assad par exemple … expliquant qu’une « guerre » faisait forcément des victimes civiles ( en parlant des massacres commis par poutine assad Khamenei et Nasrallah contre les syriens et même les palestiniens en Syrie )
Le + gd documentariste de notre temps se nomme Fred Wiseman, américain vivant souvent en France. A compris qu'il fallait se passer de commentaire, planter sa caméra en un lieu public où passent des gens et laisser tourner en vérifiant la lumière; ensuite, c'est affaire de montage