⚠️ BARGHOUTI EST CANDIDAT. Pourquoi Marwan Barghouti est considéré comme le "Mandela Palestinien"? 🇵🇸. Pourquoi #FreeBarghouti deviendra bientôt un cri de ralliement mondial, comme #FreeMandela dans les années 1980?
• il vient de déclarer sa candidature aux présidentielles qui seront organisées début 2027. Même depuis sa prison il restera candidat a-t-il dit.
• 40% des Palestiniens ont déjà été incarcéré à un moment de leur vie. Marwan Barghouti symbolise cette expérience carcérale: emprisonné pour la 1ère fois à 18 ans en 1976, il est actuellement emprisonné depuis 2002.
• Membre du Fatah depuis 1973, il est élu député de Ramallah en 1996 et lutte alors activement contre la corruption de l'Autorité palestinienne, pour l'égalité femmes-hommes et pour un dialogue exigeant avec les Israéliens. Il se rend plusieurs fois en Israël pour créer avec des députés de la Knesset un "groupe d'amitié parlementaire israélo-palestinien".
• Il participe activement à la 1e Intifada (il est arrêté en 1987 et expulsé en Jordanie) et à la 2e intifada (en tant que chef des Tanzim, la branche armée du Fatah). Il échappe à une tentative d'assassinat par Israël en 2001 (un missile tiré sur sa voiture tue son garde du corps). Il est arrêté en 2002 et condamné à 5 peines de prison à perpétuité.
• Depuis, il est le leader incontesté du "Mouvement des Prisonniers" qui regroupe des militants de toute les factions palestiniennes en vue d'une réconciliation nationale. En juin 2006 "L'appel des prisonniers" signé par les militants Fatah, Hamas, Jihad islamique, FDLP et FPLP, déclare qu'un Etat palestinien devra être crée "dans les frontières de juin 1967".
> Marwan Barghouti dans le texte:
• "Moi-même, ainsi que le Fatah dont je suis membre, nous opposons fermement à toute attaque contre des civils à l'intérieur d'Israël, notre futur voisin. Je cherche à libérer mon peuple, pas à tuer le peuple d'en face".
• "Nous voulons un État palestinien vivant à côté de l’Etat israélien. Je soutiens sans équivoque l'idée de deux États pour deux nations".
• "Nous ne pouvons pas dissocier la libération de la terre et la libération du peuple. Nous aurons donc besoin d'une révolution dans nos systèmes éducatif, intellectuel et culturel".
> Marwan Barghouti a aujourd'hui 66 ans et sa popularité est immense, en Cisjordanie comme à Gaza. Toutes les enquêtes d'opinion montre qu'il sera très largement élu lors des prochaines présidentielles en Palestine. #FreeBarghouti
Pour vice de procédure… Stupéfiant acharnement de l’Etat contre le lycée Averroès à qui manifestement il n’est pas pardonné qu’il se revendique musulman.
Pendant ce temps, le Collège Stanislas qui piétine la loi mais accueille enfants de ministres et de PDG du CAC40 continue de percevoir des millions et des millions d’euros d’argent public.
https://t.co/zUrqzeaEIX
@CastellionSbas1@paroles_la Excusez-moi, mais ce texte n'est pas de Robert Desnos (même s'il a été publié chez Seghers) dans les années 50. C'est une traduction de "J'ai tant rêvé de toi que tu perds ta réalité..." traduite en tchèque puis retraduite en français, comme l'a démontré Marie-Claire Dumas...
@caitoz Anti-genocide doesn't mean "antisémite" in french. The X-translator lies. What a shame !
Le traducteur du réseau X traduit l'anglais "anti-genocide" (contre le génocide, que ce soit celui contre les Tutsi au Rwanda, contre les Juifs en Europe...) par "antisémite".
Quelle honte !
En Israël, quand l'extrême droite frappe à la porte des journalistes
C'est une scène qui aurait pu se dérouler dans n'importe quelle démocratie en voie d'effondrement. Une femme chez elle, a
Tel-Aviv. Son mari qui couche leur fils de 5 ans.
Et dehors, un mégaphone qui crache des insultes. Ce n'est pas une fiction. C'est la réalité d'Israël en février 2026, et c'est un signal qu'on ne peut plus ignorer.
Lucy Aharish, journaliste arabe israélienne de la chaîne 13, pionnière de l'information télévisée puisqu'elle fut en 2007 la première Arabe à présenter le journal sur une grande chaîne hébraïque, est devenue en l'espace d'une semaine le symbole d'un pays où la liberté de la presse se fracasse contre les murs de la complaisance du pouvoir. En cinq jours, du 19 au 25 février 2026, des militants d'extrême droite se sont présentés à quatre reprises devant son son immeuble, mégaphone à la main, proférant des menaces, caillassant un photographe de Haaretz présent sur place, scandant "Inshallah que tu fasses un infarctus" ou encore "Laissez l'armée vaincre, mort aux Arabes.
Tout a commencé par des mots, les siens. Le ler février, Lucy Aharish prend la parole sur son plateau pour défendre la colère des citoyens arabes d'Israël face à l'explosion de la criminalité dans leurs communautés, un fléau qui a coûté la vie à des centaines de personnes ces dernières années dans l'indifférence quasi-totale du gouvernement. Elle dit que la vie des Arabes et des Juifs n'a pas la même valeur dans ce pays. Elle dit que lors des prochaines élections, les citoyens arabes iront "en masse aux urnes" pour changer les choses. Elle ajoute "Inshallah." C'est ce mot-là, peut-être, qui a mis le feu aux poudres.
Le soir du 21 février, Mordechai David, militant d'extrême droite déjà condamné en 2021 pour tentative d'incendie criminel, et Rami Ben-Yehuda, membre du Likoud, pénètrent dans le hall de son immeuble. Tsahi Halevi, mari d'Aharish et acteur connu notamment pour son rôle dans la série Fauda, lui fait face. "Vous êtes venu chez moi. Où voulez-vous en venir ?" demande-t-il, filmé. Halevi n'est pas n'importe qui dans Israël : il a servi des centaines de jours en réserve depuis le 7 octobre 2023, s'est précipité dans les communautés frontalières lors de l'attaque du Hamas et est crédité d'avoir sauvé des dizaines de vies. Cela n'a pas empêché le couple d'être harcelé au supermarché la semaine précédente, quand deux individus s'en sont pris à Halevi avec leur fils dans les bras : "On ne comprend pas comment vous avez le droit de vivre dans ce quartier."
David et Ben-Yehuda sont interpellés, relâchés quelques heures plus tard sous conditions : interdiction d'approcher Aharish pendant quatorze jours. Résultat ? Mardi, puis mercredi, d'autres activistes reviennent. Encore plus nombreux. Une vingtaine mercredi soir. "C'est la quatrième fois et ça ne s'arrêtera pas là", lance l'un d'eux, face caméra, en reprenant lui-même le mot "Inshallah" comme une provocation. Le lendemain de la première intrusion, Aharish parle. Elle s'adresse directement à Benjamin Nétanyahou face caméra, dans une allocution télévisée qui restera dans les mémoires : "Ce sont vos sbires. Tant que vous ne rappellerez pas vos sbires, vous êtes le chef de cette meute. Un jour, ils viendront à votre porte." Elle évoque aussi "le balcon de la place Sion", en référence au discours de Nétanyahou en 1995 lors d'un rassemblement de droite à Jérusalem, un mois avant l'assassinat du Premier ministre Yitzhak Rabin par un extrémiste juif. La comparaison est cinglante. Elle n'est pas anodine dans un pays qui n'a jamais vraiment soldé ce traumatisme. Et elle pose une question que personne au sommet de l'État ne semble vouloir entendre : jusqu'où ?
Car ce qui rend ce cas particulièrement révoltant, c'est le soutien politique dont bénéficient ces activistes.
"Quoi qu’il advienne, reste en vie.
Ne meurs pas avant d’avoir vraiment vécu.
Ne te perds pas en chemin, ne laisse pas l’espoir s’éteindre, ne détourne pas ton regard de l’horizon. Reste en vie, pleinement, intensément, avec chaque parcelle de ton être, chaque fibre de ta peau, chaque souffle de ton âme.
Reste en vie. Apprends, découvre, contemple. Lis, écris, rêve, imagine. Construis des ponts, invente des mondes, crée des merveilles. Laisse ta voix porter des mots, des pensées, des promesses.
Reste en vie, en toi et au-delà de toi. Laisse le monde t’emplir de ses couleurs, de sa lumière, de sa paix. Imprègne-toi de ses nuances, accroche-toi à ses instants d’espoir. Reste en vie, pour la joie, pour les instants précieux qui illuminent le temps.
Souviens-toi : il n’y a qu’une seule chose que tu ne dois jamais gaspiller,
et c’est la vie elle-même."
Virginia Woolf
Les propagandistes Olivier Pérou et Charlotte Belaïch ont l’ambition de publier au printemps prochain une « version actualisée » de leur tract anti-LFI. Il est vrai qu’ayant gagné chacun plusieurs dizaines de milliers d’euros en insultant l’ensemble des militants de la France insoumise, on comprend leur envie de recommencer.
Néanmoins, puisqu’ils n’avaient respecté aucune des règles déontologiques de base pour leur première publication et s’étaient permis de nous diffamer, de dévoiler des éléments de nos vies privées, d’animaliser les militants insoumis ou d’inventer des fausses citations, nous avons refusé de les rencontrer. Nous leur avons demandé de nous transmettre leurs questions par écrit afin que nous puissions y répondre.
À leur réception, j’ai été choqué de cette série de questions que l’on retrouve d’habitude plutôt sur CNEWS ou dans le Journal du Dimanche. Comme mes autres collègues, je diffuse donc ici, en totale transparence, l’ensemble de leurs questions et de mes réponses. Chacun pourra ainsi être juge de la malhonnêteté des questions, des obsessions qu’elles révèlent et pourra vérifier comment ces éléments seront répercutés dans leur « ouvrage ».
↘️Connaissez-vous Soufiane Iquioussen et Youssouf Feddal ? Sont-ils des militants de la France insoumise ?
Le Point et Valeurs Actuelles m’ont déjà interrogé à ce sujet. Je suis choqué de voir que les frontières de la presse d’extrême droite semblent de plus en plus poreuses. Je ne connais pas Youssouf Feddal. J’ai croisé Soufiane Iquioussen lors de réunions publiques de la France insoumise. Je vous confirme qu’il milite au sein d’un groupe d’action de la France insoumise de Denain.
Plus largement, je ne comprends pas votre acharnement et celui de la presse d’extrême droite contre ces personnes. Est-ce parce qu’ils s’appellent Sofiane et Youssouf ? Si oui, je vous rappelle que tout citoyen a le droit de s’engager en politique. Est-ce parce que Soufiane Iquioussen est le fils de Hassan Iquioussen ? Si oui, je crois utile de vous rappeler qu’une personne n’est pas responsable des prises de positions ou des actions de son père. Surtout quand il s’en est démarqué. Ce n’est pas le cas de tous. Par exemple, Marine Le Pen a indiqué que son plus grand regret était l’exclusion de son père Jean-Marie Le Pen du Rassemblement National. Je n’ai pas l’impression que vous y ayez consacré un ouvrage.
↘️Dans une vidéo publiée par Libération, Nathalie Oziol déclare de ne pas être d’accord pour qualifier l’assassin de Samuel Paty de “fanatique musulman” ? Êtes-vous d’accord avec son point de vue ? Comprenez-vous que cela ait choqué la sœur de Samuel Paty, Mickaelle Paty ?
Comme lors de la publication de l’article de Libération, vous omettez de dire que Nathalie Oziol le qualifie dans la même vidéo de terroriste islamiste. Je partage son point de vue. Comme elle, je crois en effet nécessaire de ne pas utiliser des termes qui pourraient amalgamer l’ensemble des musulmans avec les actions d’un terroriste. Je suis surpris que des « journalistes » du Monde et de Libération nient l’importance de ce choix des mots dans un contexte de montée vertigineuse de l’islamophobie.
J’ai lu que Madame Michaëlle Paty reprochait à Nathalie Oziol de “refuser de nommer l’idéologie islamiste”. C’est pourtant bien ce qu’elle fait en qualifiant l’assassin de terroriste islamiste. Je pense donc qu’elle a pu être induite en erreur par le traitement mensonger du journal Libération et je le regrette. Mais je n’ai nullement l’intention de polémiquer avec elle. Je comprends tout à fait son émotion et nos principes ont toujours été de refuser de faire de la politique sur des drames. Je pense d’ailleurs que vous vous grandiriez à faire de même.
Je m’interroge par ailleurs sur le fait que cette cabale contre Nathalie Oziol puisse être liée à sa candidature aux élections municipales de Montpellier. Il est vrai que le journal Libération a co-organisé, avec la municipalité socialiste actuelle de Montpellier, un forum en 2023 pour vanter les politiques mises en place dans cette ville. Le coût de ce forum était estimé par le site https://t.co/pCmikGMaIn à plus de 100 000 euros pour la collectivité. On peut donc légitimement se poser la question de savoir s'il n’y aurait pas ici une sorte de contrepartie.
↘️Selon nos informations, Aymeric Caron a été désigné par le comité électoral de LFI pour porter la candidature de son mouvement REV, soutenu par la France insoumise, à la mairie du 18e arrondissement à Paris. Pourtant, c’est Danièle Obono qui sera finalement la candidate. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi ?
Comme trop souvent à mon goût, vos informations sont inexactes. La tête de liste pour la mairie du 18ème arrondissement de Paris a en effet été proposée à Aymeric Caron dans le cadre de la préparation des élections municipales à Paris. Celui-ci ayant posé d’autres conditions que nous avons refusées, il a finalement décliné cette proposition. C’est donc Danièle Obono qui a été choisie par les militants insoumis du 18ème arrondissement de Paris, ainsi que par le comité électoral de la France insoumise, pour conduire cette liste. Elle est une très bonne députée, elle sera une très bonne maire.
↘️Que pensez-vous des propos de M. Chikirou, tenus en 2018 dans un SMS, concernant des journalistes du Média - “cette bande de tafioles de merde” ? Selon vous, est-ce que ces mots « entretiennent et banalisent l’homophobie », comme l’a regretté SOS homophobie à l’époque, ou est-ce du “second degré” comme l’a exprimé M. Coquerel ?
Je vous mets au défi de prouver votre affirmation dans laquelle vous prétendez qu’Eric Coquerel aurait affirmé que ces propos précis relevaient du second degré. Il n’a jamais dit ça. Je vous rappelle que le travail de journalistes doit s’appuyer sur des faits vérifiés, et non sur des interprétations basées sur une seule volonté de nuire. Je vous remercie d’ailleurs de rappeler aussi ce principe aux journalistes de Libération qui ont repris ce mensonge comme titre d’un de leur dernier article.
Eric Coquerel a condamné les procédés consistant à nous sommer de réagir sur des soi-disants extraits de conversations privées datant d’il y a près de 10 ans. Je partage pleinement son point de vue.
Quant à Sophia Chikirou, elle a déjà répondu à vos accusations mensongères. Elle n’est évidemment pas homophobe. Comme elle et comme tous mes collègues, je condamne absolument toute forme d’homophobie que je combats au quotidien, comme peuvent en attester nos déclarations publiques et nos votes à l’Assemblée Nationale. Je partage pleinement le point de vue des associations sur la nécessité de refuser tous les propos qui l’entretiennent ou la banalisent.
↘️Le 9 juin dernier, lors d’un rassemblement place de la République à Paris en soutien à Rima Hassan, Sophia Chikirou scandait « From the river to the sea » (« de la rivière à la mer ») à la tribune. Ce slogan est-il la position officielle du mouvement sur l’Etat d’Israël ? Défendez-vous toujours une solution à deux Etats ?
Il est problématique que vous posiez des questions auxquelles nous avons déjà largement répondu, notamment Rima Hassan dans un tweet du 17 mars 2024 et sur de multiples plateaux télévisions. Est-ce parce que la réponse ne convient pas à l’image mensongère que vous voulez construire de la France insoumise ?
Je répète donc : oui, la France insoumise est favorable à l’égalité des droits pour les Palestiniens « de la rivière à la mer ». Cela inclut la création d’un état palestinien libre et souverain dans les territoires définis par les résolutions de l’ONU de 1967, ainsi que la fin de l’apartheid (reconnu par l’avis de la Cour Internationale de Justice du 19 juillet 2024) dans le territoire de l’état d’Israël.
Cette idée devrait normalement rassembler largement les militantes et les militants de l’égalité et du respect des droits humains. Je peux comprendre qu’elle choque les suprémacistes du gouvernement du criminel de guerre Netanyahu et de ses complices. Mais je suis surpris qu’elle semble aussi poser problème à des personnes rattachées à Libération et au journal Le Monde, qui prétendent plutôt s’inscrire dans un courant de pensée humaniste et égalitaire.
↘️Le 20 octobre 2025, Rima Hassan a relayé un article rapportant les exécutions menées par le Hamas contre des Palestiniens accusés de collaboration avec Israël, avec le commentaire “one by one”. Que pensez-vous de ce commentaire ?
L’article dont vous parlez évoquait la « traque, un par un, des groupes qui ont collaboré avec l’armée israélienne à Gaza ». Il est en effet désormais de notoriété publique que le gouvernement de Netanyahu a soutenu et financé des milices armées affiliées à l’Etat islamique pour l’aider dans sa guerre génocidaire à Gaza. Comme Rima Hassan, je défends l’idée que les membres de ces milices doivent être retrouvés un par un et traduit devant les juridictions compétentes.
Je n’ignore pas le sous-entendu de votre question qui a déjà largement été développé sur la chaîne CNEWS pendant plusieurs jours. Je suis donc désolé de vous décevoir. Mais non, la France insoumise ne défend pas l’idée que l’on répond à une complicité de crime contre l’humanité par des exécutions. Nous considérons au contraire que notre réponse en toutes circonstances doit s’appuyer sur la justice pour juger et condamner les coupables. C’est pourquoi, contrairement à l’extrême droite et aux macronistes, nous avons toujours réaffirmé notre soutien plein et entier aux mandats d’arrêt délivrés par la Cour Pénale Internationale contre Netanyahu et ses complices. Et c’est pourquoi nous sommes scandalisés de la décision du président Macron d’autoriser le survol de notre espace aérien par cet individu.
↘️En janvier 2025, lors du vote sur la résolution appelant à la libération de Boualem Sansal au parlement européen, avez-vous donné votre aval à Rima Hassan pour que le groupe insoumis vote contre ?
La direction de la France insoumise échange régulièrement avec ses groupes parlementaires à l’Assemblée nationale, comme au Parlement européen. C’est en effet très utile afin de faciliter les initiatives communes dans chacune des assemblées où nous siégeons. Nous avons donc échangé sur ce sujet, comme sur d’autres, avec les eurodéputés de la France insoumise.
Comme à l’Assemblée nationale, la situation inacceptable de Boualem Sansal a été utilisée par la droite extrême et par l’extrême droite au service d’une stratégie d’affrontement avec l’Algérie, dans un objectif politicien de réactiver en France un clivage issu de la guerre d’Algérie. Le sujet de cette résolution n’était en réalité pas la demande de libération de Boualem Sansal que nous avons évidemment soutenue, comme celle du journaliste Christophe Gleizes, encore détenu aujourd’hui. Le véritable sujet était la tentative d’escalade avec l’Algérie, attestée par des passages de la résolution relatifs à la remise en cause de l’accord entre l’Union européenne et l’Algérie, ou évoquant l’immigration algérienne dans les pays de l’Union européenne. Nous avons d’ailleurs prouvé cette hypocrisie quelques semaines plus tard à l’Assemblée nationale quand la droite et l’extrême droite ont refusé l’amendement des députés insoumis afin de transformer la résolution soumise au vote pour la concentrer sur la seule exigence de libération de Boualem Sansal.
Tous les militants et parlementaires de la France insoumise assument pleinement de refuser absolument toute tentative de rouvrir en France les vieilles blessures issues de la guerre d’Algérie. C’est pourquoi nous avons combattu notamment les provocations de l’ancien ministre de l’intérieur Bruno Retailleau et les instrumentalisations à cette fin de la situation de Boualem Sansal. Je note d’ailleurs que Boualem Sansal lui-même a indiqué que ces attitudes ont pu constituer des obstacles pour sa libération.
↘️Interpellé sur X par un internaute qui lui demandait si “la raison pour laquelle Israël n’est pas sanctionné, c’est parce qu’il (s'agit d')un État juif”, Aymeric Caron avait répondu “oui”. A l’époque, lui avez-vous demandé de clarifier son propos ?
Je n’ai pas l’habitude de dévoiler mes conversations privées. Aymeric Caron a lui-même précisé et documenté son point de vue dans un tweet du 24 juillet 2025. Il y rappelle les travaux de l’historienne Sophie Bessis à propos de l’impunité du gouvernement israélien face aux multiples violations du droit international. Il y dénonce les accusations grotesques du gouvernement Netanyahu qui transforme toute contestation de son action comme une forme d’antisémitisme. Je partage pleinement ce point de vue.
↘️Plusieurs députés insoumis nous racontent que des projections électorales en cas de dissolution leur ont été récemment présentées. Dans ce scénario, le groupe LFI pourrait passer de 70 à 20 députés. Selon plusieurs témoignages, vous estimez toutefois qu’une «victoire à la présidentielle assurerait une vague aux législatives» qui suivraient. Confirmez-vous la teneur de ces propos ?
Vos informations sont à nouveau inexactes ou biaisées. J’atteste sur l’honneur qu’il n’y a jamais eu de projections électorales présentées en réunion de groupe parlementaire de la France insoumise, ni dans aucune instance de notre mouvement. Aucune projection de ce type n’a d’ailleurs été réalisée par nos équipes. Je vous mets au défi de prouver l’inverse, autrement que par des citations trafiquées qui sont votre marque de fabrique.
J’assume par contre pleinement avoir dit que la stratégie de la France insoumise ne serait jamais guidée par des intérêts politiciens. Dès lors, je revendique avoir déclaré en réunion d’intergroupe parlementaire de la France insoumise que notre décision de censure du gouvernement Lecornu ne dépendrait jamais du nombre de députés que les sondeurs voudraient bien nous accorder dans l’hypothèse d’une dissolution de l’Assemblée nationale et de l’organisation de nouvelles élections législatives. La France insoumise n’agit pas pour elle-même, mais pour ce qu’elle pense juste pour notre peuple.
Quant à la dernière partie de votre question, il ne me semble pas avoir besoin d’une très longue connaissance de nos institutions et de notre histoire politique pour savoir que le nombre de députés aux élections législatives dépend généralement assez fortement du résultat réalisé lors des élections présidentielles quand elles les précèdent de quelques semaines.
↘️Avez-vous affirmé devant Lucie Castets que tout n’est pas théorisé à LFI, mais que le mouvement “gère aussi les débordements des uns et des autres” ?
Je vois que vous semblez vous intéresser de près à mes conversations privées. Cela pourrait presque être flatteur pour moi si ce n’était pas en permanence pour tenter de nuire à la France insoumise. Je vous précise donc que je n’ai jamais prononcé cette phrase.
Je vous confirme toutefois que, de mon point de vue, la France insoumise dispose de la stratégie et du programme les plus solidement travaillés et théorisés. C’est sans doute la raison pour laquelle ce mouvement a réussi en moins de 10 ans à devenir l’une des principales forces politiques du pays, à représenter le 3ème groupe parlementaire le plus important à l’Assemblée nationale et à fédérer des centaines de milliers de personnes partout dans le pays.
Certes, contrairement à vous sans-doute, je n’aurais pas l’arrogance de considérer que nous ne faisons jamais d’erreur. Il peut en effet arriver qu’un mot soit mal choisi ou une expression ne résume pas parfaitement notre point de vue. Nous ne sommes que des êtres humains. La France insoumise en a d’ailleurs largement subi les conséquences, à travers d’intenses campagnes de dénigrement parfaitement injustes auxquelles vous avez d’ailleurs largement participé.
Mais nous ne sommes pas naïfs pour autant. Nous savons surtout que la cause de cet acharnement se trouve dans les intérêts économiques et de pouvoir que l’application de notre programme pourrait déranger. Puisque nous n’avons pas l’intention de l’abandonner et voulons rester fidèle en toutes circonstances à la parole donnée devant le peuple, nous avons compris que nous étions condamnés à subir ces calomnies chaque fois que nous ne serons pas parfaits. C’est pourquoi nous cherchons chaque jour qui passe à être meilleur, à faire mieux. Nous y travaillons d’arrache-pied. C’est un objectif auquel vous devriez réfléchir également.
"Nicolas Sarkozy n'est pas une victime [...] ça ne nous intéresse pas de savoir combien il a de m² dans sa cellule ni quel bouquin il a emmené dans son paquetage"
Écoutez bien cette Dame qui fait partie d'une des familles de victimes de l'attentat du DC10 d'UTA !
Elle a totalement raison de pointer l'indécence des soutiens de Sarkozy et le traitement médiatique ahurissant de son incarcération et de demander qu'on recentre un peu le débat sur pourquoi il est aujourd'hui derrière les barreaux !
Merci et total soutien à elle et aux autres familles des victimes de cet attentat !
⚡️🇫🇷|🇧🇪CITATION - La journaliste Joëlle Meskens du journal belge Le Soir au sujet de l’incarcération de Nicolas #Sarkozy : « Cela fait plus de 20 ans que je suis correspondante ici et je n’avais jamais connu un événement d’une telle ampleur. La voilure médiatique est cohérente avec cette information inouïe. J’avais connu les affaires Chirac ou Juppé, mais on parlait “simplement” d’un financement occulte de la vie politique. Là c’est autrement plus grave : une association de malfaiteurs avec un régime dictatorial et sanguinaire. C’est donc logique que cela prenne beaucoup de place dans les médias. J’étais dans la salle d’audience au moment du jugement et il y a eu un effet de sidération au moment du prononcé. Cependant, une question a occulté le reste : celle de l’exécution provisoire. Son effet spectaculaire empêche de parler du fond. Et sans remettre en cause la décision de justice, c’est vrai que de Belgique on peut s’interroger sur la nécessité qu’il aille immédiatement en prison. En tout cas, cet aspect-là fait qu’on occulte la gravité des faits, qu’on n’a par exemple pas entendu les familles des victimes de l’attentat du DC-10, que j’avais trouvées si dignes lors des audiences auxquelles j’avais pu assister. L’incarcération est encore l’occasion d’un grand spectacle, notamment sur les chaînes d’information en continu. La détention provisoire est très fréquente en France ? Oui, mais il ne faut pas se voiler la face : il n’est pas un justiciable comme un autre. C’est un ancien président de la République. En revanche, l’aura dont il dispose me met très mal à l’aise. Qu’il soit reçu à l’Élysée, qu’il soit appelé le soir de sa condamnation, qu’il s’entretienne avec Marine Le Pen, que les journalistes l’interrogent encore sur ses analyses politiques, je trouve ça sidérant. C’est un repris de justice. Il y a une dimension sacrée du président de la République qui est extrêmement surprenante vue de Belgique. D’ailleurs, même quand ils ne sont plus présidents, même quand ils n’ont plus de pouvoir, on les appelle toujours “Monsieur le président”. Quand on voit les rituels, les ors, la dimension sacrée de la fonction, on se demande lequel de nos 2 pays vit en monarchie ».
Ce 21 octobre, Nicolas Sarkozy est incarcéré.
Alors que ses soutiens continuent de charger les juges dans les médias, Emma Taillefer, présidente d'Anticor, revient pour @blast_france sur le bien-fondé du jugement de première instance et le caractère indépendant de la décision.
📕 L’Echo Hugo 2024 (n° 23) en format PDF a été envoyé aux adhérents ce 19-10-2025.
La version papier est encore chez l'imprimeur.
Voici la page de couverture ainsi que le sommaire.
https://t.co/Fp46jLstfC
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#VictorHugo
En plus des 3 pour lesquels il a déjà été jugé, Sarkozy est menacé par au moins 3 autres dossiers judiciaires : la fausse rétractation de Takieddine ; ses relations avec le Qatar ; ses liens financiers avec la Russie de Poutine. 3 + 3 = 6. Beaucoup non ? https://t.co/ItkgfeVHV4
Les enfants de l’immigration qui se soulèvent contre l’injustice seront toujours plus des enfants de la République que ne le seront jamais les racistes qui méprisent la liberté, l’égalité et la fraternité.
N’importe quelle armée au monde — sauf peut-être une ou deux dans toute l’Histoire — serait intervenue pour sauver Hind Rajab.
Une enfant, prise au piège dans une voiture criblée d’éclats, encore vivante quand la Croix-Rouge a appelé à l’aide.
Les secouristes ont prévenu, supplié, demandé l’autorisation d’approcher.
Ils ont été tués à leur tour.
Alors la question n’est plus militaire, mais spirituelle :
une armée qui laisse mourir une enfant après avoir abattu ceux venus la sauver,
peut-elle encore prétendre avoir une âme ?
À méditer,
dans le silence que la guerre transforme en mensonge.
https://t.co/juQdoN1PUz
L’autre affaire libyenne qui attend Sarkozy : avec sa femme Carla Bruni et la communicante Michèle Marchand, il est mis en examen pour association de malfaiteurs dans le dossier de la fausse rétractation de l’intermédiaire Ziad Takieddine.
https://t.co/lDKThA4Z3Y
Dans l’affaire Sarkozy, cet utile rappel du chef du Parquet national financier : pas moins de 100 magistrats ont été amenés à se prononcer dans l’affaire des financements libyens en raison des recours de la défense (22 décisions en appel, 15 en cassation)
“L'organisation de défense de la presse @RSF_inter a dénoncé "avec force et colère l'assassinat revendiqué" par l'armée israélienne de “l’un des journalistes les plus célèbres de la bande de Gaza, qui était la voix de la souffrance imposée par Israël aux Palestiniens.”
via @BFMTV