Aujourd’hui, c’est la Saint-Bernard.
Bonne fête à tous les Bernard, et notamment à Bernard, 68 ans, boomer émérite.
Bernard a acheté sa maison à une époque où un pavillon ne coûtait pas l’équivalent de 35 années de salaire. Il a connu le CDI, les augmentations, l’immobilier qui grimpe, les taux sympathiques et la retraite à un âge où ses enfants commencent à comprendre qu’ils n’en auront jamais une semblable.
Aujourd’hui, Bernard est retraité.
Sa maison est payée.
Son patrimoine a pris de la valeur.
Sa pension tombe tous les mois.
Et Bernard a enfin le temps de se consacrer à sa grande passion :
expliquer aux actifs qu’ils ne travaillent pas assez.
« Il va bien falloir faire des efforts. »
Bernard adore cette phrase.
Il faut travailler plus longtemps.
Cotiser davantage.
Accepter moins de services publics.
Réduire les déficits.
Être raisonnable.
Bernard est très favorable aux sacrifices, à condition qu’ils soient faits par quelqu’un d’autre.
Quand on parle de toucher aux retraites :
« J’ai cotisé toute ma vie ! »
Quand un actif rappelle qu’il cotise justement pour payer la sienne :
« Oui mais enfin, il faut être réaliste. »
Bernard est égoïste.
Pas discrètement. Pas honteusement.
C’est même devenu chez lui une doctrine économique : tout ce qu’il a obtenu est un droit acquis ; tout ce que les générations suivantes espèrent obtenir est une dépense insoutenable.
Sa retraite ? Un droit.
La vôtre ? Un problème budgétaire.
Son patrimoine immobilier qui a triplé ? Le fruit de son travail.
Votre incapacité à acheter le même logement ? Un problème de gestion personnelle.
Ses avantages ? Mérités.
Vos attentes ? Irréalistes.
Et si les jeunes trouvent le logement trop cher, Bernard a une solution économique d’une redoutable sophistication :
« À votre âge, nous aussi on faisait attention. »
Bernard avait acheté 80 m².
Le jeune qui l’écoute fait effectivement très attention : il hésite entre louer 28 m² et vivre en collocation ou chez ses parents.
Mais Bernard trouve que les jeunes se plaignent beaucoup.
Il a mangé le gâteau, gardé les parts restantes au congélateur, et maintenant il donne des conférences aux actifs sur les vertus du jeûne.
Alors bonne Saint-Bernard à notre héros national !
Le chanteur anglais Boy George sort une chanson Intitulée « עוד נרקוד -Od Nirkod ( en hébreu) - We Will Dance Again » (en anglais) publiée sur le compte X de l’artiste ( à écouter ci-dessous) accompagnée de la légende « Shalom ».
Le titre de la chanson reprend le cri de ralliement apparu au sein de la communauté des survivants du festival Nova après le massacre du 7 octobre 2023 où 378 personnes ont été tuées. Il répète trois fois « We will dance again » (Nous danserons à nouveau), puis ajoute : « and there will be no more war » (et il n'y aura plus de guerre). La chanson s'ouvre sur ces paroles : « Tu dis génocide / moi je dis guerre / quand on t'attaque / c'est à ça que sert l'armée / est-ce que ça devient laid ? / bien sûr que oui / quand je sais que tu veux tuer / jusqu'au dernier d'entre nous ».
Il accuse aussi l'industrie musicale de lâcheté, décrivant des musiciens qui « agitent des drapeaux et bêlent comme un troupeau de moutons ». Il affirme aussi que le monde condamne les Juifs en faisant preuve d'une mémoire sélective refusant de reconnaître le massacre du Hamas tout en employant le terme « génocide » pour qualifier la réponse militaire d'Israël. Ce qui le conduit à clamer : « Je soutiens les Juifs. Je ne me sens pas courageux ; j'ai simplement besoin d'agir en être humain. »
Le dernier vers en hébreu est sans détour : « Vous parlez de génocide, je parle de guerre — alors que vous venez pour nous tuer tous. » #WeWillDanceAgain
Je propose de voter une loi pour obliger @Elodiegossuin à signaler ses lieux de villégiature.
Manifestement elle porte la poisse, et ça serait bien que les riverains puissent prendre leurs dispositions à l'avenir (par exemple, en la renvoyant chez elle 😅)
Canicule à Paris. Notre petite-fille Léa me dit qu'elle "étouffe" sous les toits dans son 9m².
On lui aurait bien proposé l'appartement à Odéon, mais il est loué tout l'été (12 000€ la semaine à des Américains adorables).
À l'époque on mettait un gant mouillé sur le front et ça se passait très bien.
Elle peut toujours aller au parc Monceau, c'est ombragé et c'est gratuit....
🚨 NOUVELLES RÉVÉLATIONS SUR LES FRAIS DE DÉPLACEMENT D'ANNE HIDALGO 🚨
Nous avons adressé un courrier à @egregoire, pour demander la transparence sur les justificatifs de déplacement d’@Anne_Hidalgo , toujours manquants malgré nos recours.
Un thread 🧶👇
Cette vidéo a déjà été partagée, mais je pense qu’elle devrait être vue par le plus grand nombre,
Pour rappel, l’homme qui se perd dans ses fiches et qui est incapable de répondre à des questions basiques, c’est le président de la commission des finances de l’Assemblée nationale
Artemis : Le naufrage stellaire des experts en fond vert
C'est fascinant. L'humanité est sur le point de reposer le pied sur la Lune avec la mission Artemis, de repousser les limites de la physique et de l'ingénierie, et pendant ce temps, sur 𝕏, une armée de génies en pyjama nous explique que tout ça a été tourné dans un hangar avec le budget d'un court-métrage étudiant. L'évolution est censée nous tirer vers le haut, mais manifestement, au niveau des interactions fondamentales, quelque chose a foiré et une partie de l'espèce est restée coincée au fond du bac à sable.
Soyons clairs d'emblée : il n'y a pas de "débat" à avoir. Débattre de mécanique orbitale avec un type qui pense que la Terre est un frisbee surmonté d'un dôme en verre, c'est comme essayer d'apprendre l'horlogerie de précision à un macaque. Ça finit inévitablement avec des pièces cassées, du caca sur le cadran, et le macaque qui hurle victoire parce qu'il a avalé le ressort principal. Mais prenons tout de même quelques minutes pour admirer le zoo. Car le spectacle de ces anciens épidémiologistes de 2020, devenus stratèges géopolitiques en 2022, et fraîchement reconvertis en directeurs de vol de la NASA en 2026, vaut son pesant d'uranium appauvri.
Le syndrome du stagiaire BFM et les mystères du fond vert
Leur pièce à conviction numéro un ? Le fond vert qui bave et les câbles invisibles. Résumons la pensée de nos Sherlock Holmes de la timeline : la NASA, une agence gouvernementale colossale, capable de concevoir des moteurs qui crachent des milliers de tonnes de poussée, de calculer des trajectoires d'insertion orbitale avec une précision mathématique qui frôle la transcendance, serait en revanche totalement incapable de maîtriser Adobe Premiere Pro.
Selon l'élite d'𝕏, ces maîtres de l'ombre de la conspiration mondiale auraient confié la réalisation du plus grand canular du siècle à un stagiaire sous-payé qui aurait oublié d'activer un détourage propre sur fond bleu lors d'un prétendu direct. N'importe quel gamin sur TikTok fait des montages plus propres dans sa chambre, mais la NASA, elle, laisserait traîner des reflets de studio et des zips de harnais à la vue de tous. C'est le paradoxe ultime et schizophrénique du complotiste : son ennemi est à la fois omnipotent, capable de tromper des milliards d'êtres humains et la communauté scientifique mondiale, mais d'une incompétence si crasse qu'il se fait démasquer par "Kevindu73" en zoomant sur une vidéo compressée depuis ses toilettes.
Le Pôle Emploi de la Galaxie : l'ère des "Actornauts"
Et qui met-on au bout de ces câbles soi-disant visibles ? Des "Actornauts". Il faut au moins leur reconnaître cette fulgurance sémantique. L'idée est d'un comique absolu : le gouvernement mondial recruterait des intermittents du spectacle pour jouer les astronautes en apesanteur.
Imaginons la logistique. Des dizaines de milliers de chercheurs, d'ingénieurs, de sous-traitants, de mathématiciens travaillent sur Artemis à travers le monde. Des universités entières, des agences spatiales indépendantes européennes, japonaises, canadiennes, valident des montagnes de calculs thermochimiques et de données télémétriques... tout ça pour justifier l'emploi de quatre acteurs suspendus à des cordes Décathlon devant un ventilateur. Et cerise sur le gâteau de l'absurde : personne ne parle. Jamais. Le secret est si bien gardé qu'aucun technicien, aucun ingénieur, aucun de ces fameux "actornauts" n'a jamais craqué après trois bières au bar du coin. Une logistique du mensonge tellement complexe et parfaite que la théorie des cordes, en comparaison, ressemble à un livre de coloriage pour enfants hyperactifs.
La branlette sémantique et le trou noir cognitif
Mais attendez, ils ont une "preuve" absolue. Le slip of the tongue. La confession accidentelle. Un astronaute d'Artemis lâche en interview : "C'est la première fois que nous allons aussi loin avec ce nouveau vaisseau", ou "C'est une première pour notre génération". Et là, le cerveau du troll s'allume. Faiblement, certes, comme une ampoule de 5 watts en fin de vie, mais il s'allume. "HA ! IL A DIT PREMIÈRE FOIS ! DONC APOLLO N'A JAMAIS EXISTÉ ! ÉCHEC ET MAT LA SCIENCE !"
Nous sommes face à des gens qui souffrent d'un analphabétisme fonctionnel de stade terminal. La simple notion de "contexte" a totalement déserté leur encéphale. C'est la même mécanique intellectuelle ravagée que l'on retrouve chez les adeptes de QAnon, qui cherchent des messages codés satanistes dans une commande de pizzas ou un clignement d'yeux. Un astronaute parle des capacités techniques inédites d'Orion, et le complotiste entend "Je vous avoue tout, Stanley Kubrick a tout filmé au Nevada". C'est une paresse intellectuelle monumentale qui se résume à une stupide boucle récursive : "Je suis trop bête pour comprendre la mission Artemis aujourd'hui, donc je décrète qu'elle est fausse, ce qui prouve rétroactivement que j'avais raison de ne pas comprendre Apollo hier." Imparable.
Le Paradoxe du Smartphone (ou l'ironie cinglante)
Mais c'est dans la conclusion de cette farce qu'on touche au sublime. Le coup de grâce ironique qui rend la situation presque poétique.
Nos génies incompris publient leur "vérité" sur 𝕏. Pour ce faire, ils tapotent sur un écran tactile capacitif, un concentré technologique qui n'existerait pas sans des décennies de recherche fondamentale. Leur smartphone fonctionne grâce à des microprocesseurs gravés à l'échelle nanométrique, obéissant aux lois de la mécanique quantique. Leur tweet fustigeant la NASA est envoyé via des ondes électromagnétiques vers des antennes relais, transite par des câbles sous-marins transocéaniques, et leur propre position est triangulée par des satellites GPS en orbite. Des satellites qui, pour ne pas dériver, doivent constamment appliquer des corrections basées sur la relativité générale et restreinte d'Einstein (le temps ne s'écoulant pas à la même vitesse en orbite qu'à la surface de la Terre).
Ils utilisent littéralement l'aboutissement de la science spatiale et physique la plus pointue et la plus rigoureuse de l'histoire humaine pour hurler que la science spatiale est un mensonge. C'est utiliser l'alphabet pour prouver que l'écriture est un mythe. C'est respirer de l'air en hurlant que l'oxygène est une construction sociale.
Alors laissons-les scruter les pixels de leurs vidéos en 144p. Laissons-les s'enfoncer dans ce trou noir intellectuel où la gravité de la bêtise est si forte qu'aucune lumière n'en sortira jamais. Pendant ce temps, de vrais esprits, mus par la pensée critique, la curiosité et la rigueur, font décoller des fusées de plusieurs milliers de tonnes pour repousser les frontières du connu.
Houston, on a un problème, c'est vrai. Mais il n'est pas en orbite lunaire. Il est sur Terre, il a le Wi-Fi, beaucoup trop de temps libre, et un avis sur tout.
Depuis 48h, t'as l'impression que AUCUN politique n'est responsable de la fermeture de Fessenheim.
A croire que ça a été fermé parce qu'un gars d'EDF a perdu la clé pour ouvrir les bureaux.