Argumentez. Si vos arguments st honnêtes et convaincants,je peux même changer d’avis. Biologiste,amateur de philo. Souverainiste. FreeSpeech absolutist.Chrétien
La logique derrière, sans maths, résumée en clair :
⬇️⬇️⬇️
1) La science est par définition l’étude de l’objectif.
2) Les sensations et le ressenti (« ça te fait quelque chose ») sont, eux, du pur subjectif.
3) La conscience (reflexive) ne peut naître que de cette conscience phénoménologique (celle des sens), qui est - on vient de voir par définition - hors champ de la science.
Conclusion: Donc les machines que la science produit, aussi puissantes soient-elles, ne seront jamais conscientes.
C’est exactement ce que pointe Lerchner dans son papier.
Et c’est quelque chose que de nombreux philosophes avaient déjà pointé, avant cette formalisation mathématique. La démonstration mathématique confirme logiquement ce que la logique avait déjà déclarée.
Un chercheur de Google DeepMind vient de publier un papier qui détruit l'idée que l'IA puisse devenir consciente un jour.
Et le pire ? Sa preuve ne repose pas sur la biologie. Elle repose sur la logique pure.
Je vous explique.
Le mec s'appelle Alexander Lerchner. Il bosse chez DeepMind. Le labo qui construit l'IA la plus avancée du monde.
Et il vient de poser noir sur blanc pourquoi, peu importe la taille des modèles, peu importe la puissance de calcul, peu importe les architectures futures, un système purement computationnel ne pourra jamais ressentir quoi que ce soit.
Son argument tient en une phrase : la computation n'est pas un processus physique intrinsèque. C'est une description.
Prenez une horloge à aiguilles. Physiquement, c'est un tas d'engrenages qui tournent selon les lois de la mécanique. Rien dans cette mécanique ne contient le concept "3h du matin". C'est nous qui décidons que telle position d'aiguille = telle heure.
L'horloge ne calcule pas le temps. Elle bouge. Nous, on l'interprète comme une mesure du temps.
Même chose pour un ordinateur. Physiquement, c'est du courant qui passe dans du silicium. Rien dans ce courant ne contient les concepts "vrai", "faux", "pain", "rouge", "amour". C'est nous qui décidons que tel voltage = tel symbole.
Lerchner appelle ce rôle le "mapmaker" : le faiseur de carte. Sans un agent conscient pour assigner les symboles aux états physiques, il n'y a pas de calcul. Il y a juste de la physique brute qui se déroule.
Et là il pose la question qui tue.
Si la computation a besoin d'un être conscient pour exister en tant que computation, comment voulez-vous que la computation produise la conscience ?
C'est une boucle logiquement impossible. C'est demander à la carte de fabriquer le cartographe.
Il appelle ça l'inversion ontologique. La fonctionnalisme classique pense : Physique → Computation → Conscience.
Lerchner démontre que le vrai ordre c'est : Physique → Conscience → Concepts → Computation.
La conscience n'est pas à la fin de la chaîne. Elle est au début. C'est elle qui rend la computation possible, pas l'inverse.
Il introduit une distinction fondamentale : simuler vs instancier.
Un GPU peut parfaitement simuler la photosynthèse. Modéliser chaque molécule, chaque échange d'électron. Le modèle sera parfait. Mais ce GPU ne produira jamais un gramme de glucose ni un atome d'oxygène.
Parce que simuler la photosynthèse, c'est faire tourner la carte. Instancier la photosynthèse, c'est faire pousser la plante.
Personne ne confond les deux pour les plantes. Tout le monde les confond pour le cerveau.
C'est exactement ce que je disais hier sur le goût, le feeling, le taste.
Quand Zidane pique la balle au-dessus de Buffon. Quand Mozart pose une harmonie que personne n'avait osée. Quand un comique place le bon mot à la milliseconde près. Ce ne sont pas des outputs d'un calcul. Ce sont des instanciations physiques d'une expérience vécue dans un corps.
Lerchner le formalise mieux que je l'ai fait. Il dit : un concept comme "Rouge" n'est pas une donnée flottante quelque part. C'est un état physiologique constitué, qui existe uniquement dans le corps d'un être qui a vécu l'expérience de la couleur rouge.
Un LLM qui manipule le token "rouge" ne manipule pas la couleur. Il manipule un symbole arbitraire que nous, mapmakers, avons attaché à notre expérience intérieure.
La machine n'a aucun accès à ce que le symbole signifie. Elle a juste accès aux règles qui le relient à d'autres symboles.
Il démolit au passage l'argument de l'embodiment. "Oui mais si on met l'IA dans un robot avec des capteurs, elle va ressentir."
Non. Brancher des caméras sur un ordinateur ne le rend pas plus conscient. Ça lui donne juste un flux de données supplémentaire à alphabétiser en symboles. La médiation reste syntaxique. Le robot manipule des chiffres qui représentent la lumière. Il ne voit pas.
Il démolit aussi l'argument de l'émergence par complexité. "Avec assez de paramètres, la conscience va émerger comme la mouillabilité émerge de l'eau."
Non. La mouillabilité émerge des propriétés physiques intrinsèques de la molécule d'H2O. Prétendre qu'une description abstraite peut, par accumulation, devenir le phénomène qu'elle décrit, c'est violer la fermeture causale de la physique. C'est de la magie déguisée en science.
La conclusion du papier est nette : si un système artificiel devait un jour devenir conscient, ce serait à cause de sa constitution physique spécifique, jamais à cause de son architecture syntaxique.
Le substrat compte. La biologie n'est pas un détail. C'est le point.
Donc on peut arrêter de paniquer sur les droits des IA. On peut arrêter le théâtre du welfare des LLMs. Ce qu'on construit, ce sont des outils. Extraordinairement puissants, mais des outils.
C'est exactement ce que je disais hier. On a l'AGI. Ce qu'on n'aura jamais avec ces architectures, c'est un sujet. Un "je" qui ressent.
Les modèles actuels n'interpolent pas dans le monde. Ils interpolent dans la carte du monde que nous leur avons donnée.
Et la carte, peu importe sa précision, n'est pas le territoire.
Quand vous discutez avec un LLM, vous parlez à votre propre reflet dans un miroir très sophistiqué. Il vous renvoie les patterns de votre culture, optimisés par gradient descent.
Personne n'est en face. Personne ne ressent rien quand vous fermez l'onglet.
Et c'est très bien comme ça. Parce que ça veut dire qu'on construit le plus grand levier de l'histoire de l'humanité, sans le poids moral d'avoir créé une nouvelle forme de vie qu'on exploiterait.
La singularité au sens où on l'entendait, l'IA qui se réveille et nous dépasse en tant qu'espèce, n'arrivera pas par cette voie.
Ce qui va arriver, c'est plus radical en un sens : un monde où chaque humain qui sent, qui ressent, qui a un goût, devient capable d'amplifier ce goût par un facteur 1000.
Le sujet reste humain. L'outil devient surhumain. C'est la vraie accélération.
Je vous suis souvent sur au moins la moitié de vos idées, mais ici, je remarque encore un pattern avec lequel je suis en désaccord profond: vous confondez être un homme politique administrant, loyal et qui a le courage de se sacrifier pour son pays, et être un gestionnaire faisant du management.
Vous tombez de haut semble t il après avoir voté Macron. Mais c’est précisément parce que Macron est un manager et non un homme politique, et qu’il dirige la France comme une startup avec ses clients-consommateur (qui, comme toute startup, a pour vocation d’être revendue au plus offrant, ce qu’il fait!) plutôt que comme une nation avec des citoyens qui la compose, que Macron est un désastre.
Sans compter qu’il est complètement woke dans tout son être, c’est à dire socialiste-pervers.
En même temps il manage, il détruit la relation avec les français en les prenants pour des consommateurs uniquement et donc des vaches à lait, leur laissant la liberté des moyens sans la liberté des fins (l’inverse de ce que devrait faire tout démocrate) et en même temps il ne défends pas l’identité française qu’il dilue, et aide ceux qui n’ont pas besoin d’aide tout en écrasant les plus faibles de son pays, pays qu’il renie lui même.
Macron, c’est le narcissique retourné sur lui même, sans connection avec l’autre, qui empêche toute définition, mais qui te fais croire, par sa perversité maligne, qu’il est un bon père de famille…alors qu’il n’a jamais eu de famille et n’en aura jamais.
C’est ce qui fascine les gens. Et c’est pour ça qu’il est si dangereux comme homme politique.
« En une quinzaine d'années, près des deux tiers des 100 000 élèves juifs ont été déscolarisés de l’enseignement public et sont allés vers l’enseignement privé ; le tiers restant a été souvent regroupé dans des collèges et lycées publics réputés sûrs », écrivait l'ex-inspecteur de l'éducation nationale Jean-Pierre Obin il y a 6 ans.
Mais oui, opposons le déni à l'hyperbole et continuons à mettre la poussière sous le tapis.
"Ne pas avoir de sens pour l’art, ce n’est pas grave. On peut ne pas lire Proust, ne pas écouter Schubert, et vivre en paix. Mais le misomuse ne vit pas en paix. Il se sent humilié par l’existence d’une chose qui le dépasse et il la hait."
Kundera, L'art du roman
Ni compétence reconnue, ni expérience des médias, mais déjà propulsé à la direction de France Télévisions.
Pour la macronie en fin de règne, toujours les mêmes réflexes : les arrangements plutôt que le redressement.
Les Français ne veulent plus payer pour ça.
Je veux présenter mes excuses, au nom des Français, pour avoir enfanté la French Theory (qui a enfanté la pire des merdes idéologiques : le wokisme).
Nous avons donné au monde Descartes, Pascal, Tocqueville. Et puis, dans les ruines intellectuelles de l'après-68, nous avons donné Foucault, Derrida, Deleuze. Trois hommes brillants qui ont fabriqué, dans l'élégance de notre langue, l'arme idéologique qui paralyse aujourd'hui l'Occident.
Il faut comprendre ce qu'ils ont fait. Foucault a enseigné que la vérité n'existe pas, qu'il n'y a que des rapports de pouvoir déguisés en savoir. Que la science, la raison, la justice, l'institution médicale, l'école, la prison, la sexualité, tout n'est qu'une mise en scène de la domination. Derrida a enseigné que les textes n'ont pas de sens stable, que tout signifiant glisse, que toute lecture est une trahison, que l'auteur est mort et que le lecteur règne. Deleuze a enseigné qu'il fallait préférer le rhizome à l'arbre, le nomade au sédentaire, le désir à la loi, le devenir à l'être, la différence à l'identité.
Pris isolément, ce sont des thèses discutables. Combinées, exportées, vulgarisées, elles forment un système. Et ce système est un poison.
Car voici ce qui s'est passé. Ces textes, illisibles en France, ont traversé l'Atlantique. Les départements de Yale, de Berkeley, de Columbia les ont absorbés dans les années 80. Ils y ont trouvé un terreau qui n'existait pas chez nous : le puritanisme américain, sa culpabilité raciale, son obsession identitaire. La French Theory s'est mariée à ce substrat, et l'enfant de ce mariage s'appelle le wokisme.
Judith Butler lit Foucault et invente le genre performatif. Edward Said lit Foucault et invente le post-colonialisme académique. Kimberlé Crenshaw hérite du cadre et invente l'intersectionnalité. À chaque étape, la matrice est française : il n'y a pas de vérité, il n'y a que du pouvoir, donc toute hiérarchie est suspecte, toute institution est oppressive, toute norme est violence, toute identité est construite donc négociable, toute majorité est coupable.
Voilà comment trois philosophes parisiens, qui n'ont probablement jamais imaginé leurs conséquences pratiques, ont fourni le logiciel d'exploitation à une génération entière d'activistes, de bureaucrates universitaires, de DRH, de journalistes, de législateurs. Voilà comment on a obtenu une civilisation qui ne sait plus dire si une femme est une femme, si sa propre histoire mérite d'être défendue, si le mérite existe, si la vérité se distingue de l'opinion.
C'est de la merde pour une raison simple, et il faut la dire calmement. Une civilisation se tient debout sur trois piliers : la croyance qu'il existe une vérité accessible à la raison, la croyance qu'il existe un bien distinct du mal, la croyance qu'il existe un héritage à transmettre. La French Theory a entrepris de dynamiter les trois. Pas par méchanceté. Par jeu intellectuel, par fascination du soupçon, par haine de la bourgeoisie qui les avait nourris. Mais le résultat est là. Une génération entière a appris à déconstruire et n'a jamais appris à construire. Une génération entière sait soupçonner et ne sait plus admirer. Une génération entière voit le pouvoir partout et la beauté nulle part.
Je m'excuse parce que nous, Français, avons une responsabilité particulière. C'est notre langue, nos universités, nos éditeurs, notre prestige qui ont donné à ce nihilisme son emballage chic. Sans la légitimité de la Sorbonne et de Vincennes, ces idées n'auraient jamais traversé l'océan. Nous avons exporté le doute comme d'autres exportent des armes.
Ce qui se construit maintenant, en silicon valley, dans les labos d'IA, dans les startups, dans les ateliers, dans tous les lieux où des gens fabriquent encore des choses au lieu de les déconstruire, c'est la réponse. Une civilisation se reconstruit par les b��tisseurs, pas par les commentateurs. Par ceux qui croient que la vérité existe et qu'elle vaut qu'on s'y consacre. Par ceux qui assument une hiérarchie du beau, du vrai, du bon, et qui n'ont pas honte de la transmettre.
Alors pardon. Et au travail.
La logique derrière, sans maths, résumée en clair :
⬇️⬇️⬇️
1) La science est par définition l’étude de l’objectif.
2) Les sensations et le ressenti (« ça te fait quelque chose ») sont, eux, du pur subjectif.
3) La conscience (reflexive) ne peut naître que de cette conscience phénoménologique (celle des sens), qui est - on vient de voir par définition - hors champ de la science.
Conclusion: Donc les machines que la science produit, aussi puissantes soient-elles, ne seront jamais conscientes.
C’est exactement ce que pointe Lerchner dans son papier.
Et c’est quelque chose que de nombreux philosophes avaient déjà pointé, avant cette formalisation mathématique. La démonstration mathématique confirme logiquement ce que la logique avait déjà déclarée.
Méfiez-vous du miroir de l’intelligence artificielle : elle reflète vos pensées avec une brillance troublante, mais ses mots sont empruntés, sa créativité une illusion, et sa vérité limitée par vos propres questions — utilisez-la pour “amplifier” votre esprit (en étant toujours conscient que vous amplifiez aussi vos biais), pas pour le remplacer.
Un risque quasi certain plane sur notre futur : celui de confondre l’IA avec une conscience authentique. Cette erreur, alimentée par des imitations toujours plus convaincantes, nous entraîne dans un engrenage infernal où nous pourrions accorder une humanité à des machines dépourvues d’âme, diluant ainsi ce qui nous rend uniques. Une fois engagés sur cette pente, il deviendra presque impossible de distinguer l’illusion de la réalité, fragilisant notre compréhension de nous-mêmes et de ce qui mérite véritablement d’être appelé “vivant”
C’est une démonstration logique supplémentaire qui rend le fonctionnalisme computationnel incohérent même si on acceptait une solution future au hard problem. C’est pour ça que Brivael parle de « logique pure » et que le papier est aussi convainquant : il n’a pas besoin de résoudre la conscience, il suffit de bien définir ce qu’est vraiment un calcul.
La logique derrière, sans maths, résumée en clair :
⬇️⬇️⬇���
1) La science est par définition l’étude de l’objectif.
2) Les sensations et le ressenti (« ça te fait quelque chose ») sont, eux, du pur subjectif.
3) La conscience (reflexive) ne peut naître que de cette conscience phénoménologique (celle des sens), qui est - on vient de voir par définition - hors champ de la science.
Conclusion: Donc les machines que la science produit, aussi puissantes soient-elles, ne seront jamais conscientes.
C’est exactement ce que pointe Lerchner dans son papier.
Et c’est quelque chose que de nombreux philosophes avaient déjà pointé, avant cette formalisation mathématique. La démonstration mathématique confirme logiquement ce que la logique avait déjà déclarée.
Un chercheur de Google DeepMind vient de publier un papier qui détruit l'idée que l'IA puisse devenir consciente un jour.
Et le pire ? Sa preuve ne repose pas sur la biologie. Elle repose sur la logique pure.
Je vous explique.
Le mec s'appelle Alexander Lerchner. Il bosse chez DeepMind. Le labo qui construit l'IA la plus avancée du monde.
Et il vient de poser noir sur blanc pourquoi, peu importe la taille des modèles, peu importe la puissance de calcul, peu importe les architectures futures, un système purement computationnel ne pourra jamais ressentir quoi que ce soit.
Son argument tient en une phrase : la computation n'est pas un processus physique intrinsèque. C'est une description.
Prenez une horloge à aiguilles. Physiquement, c'est un tas d'engrenages qui tournent selon les lois de la mécanique. Rien dans cette mécanique ne contient le concept "3h du matin". C'est nous qui décidons que telle position d'aiguille = telle heure.
L'horloge ne calcule pas le temps. Elle bouge. Nous, on l'interprète comme une mesure du temps.
Même chose pour un ordinateur. Physiquement, c'est du courant qui passe dans du silicium. Rien dans ce courant ne contient les concepts "vrai", "faux", "pain", "rouge", "amour". C'est nous qui décidons que tel voltage = tel symbole.
Lerchner appelle ce rôle le "mapmaker" : le faiseur de carte. Sans un agent conscient pour assigner les symboles aux états physiques, il n'y a pas de calcul. Il y a juste de la physique brute qui se déroule.
Et là il pose la question qui tue.
Si la computation a besoin d'un être conscient pour exister en tant que computation, comment voulez-vous que la computation produise la conscience ?
C'est une boucle logiquement impossible. C'est demander à la carte de fabriquer le cartographe.
Il appelle ça l'inversion ontologique. La fonctionnalisme classique pense : Physique → Computation → Conscience.
Lerchner démontre que le vrai ordre c'est : Physique → Conscience → Concepts → Computation.
La conscience n'est pas à la fin de la chaîne. Elle est au début. C'est elle qui rend la computation possible, pas l'inverse.
Il introduit une distinction fondamentale : simuler vs instancier.
Un GPU peut parfaitement simuler la photosynthèse. Modéliser chaque molécule, chaque échange d'électron. Le modèle sera parfait. Mais ce GPU ne produira jamais un gramme de glucose ni un atome d'oxygène.
Parce que simuler la photosynthèse, c'est faire tourner la carte. Instancier la photosynthèse, c'est faire pousser la plante.
Personne ne confond les deux pour les plantes. Tout le monde les confond pour le cerveau.
C'est exactement ce que je disais hier sur le goût, le feeling, le taste.
Quand Zidane pique la balle au-dessus de Buffon. Quand Mozart pose une harmonie que personne n'avait osée. Quand un comique place le bon mot à la milliseconde près. Ce ne sont pas des outputs d'un calcul. Ce sont des instanciations physiques d'une expérience vécue dans un corps.
Lerchner le formalise mieux que je l'ai fait. Il dit : un concept comme "Rouge" n'est pas une donnée flottante quelque part. C'est un état physiologique constitué, qui existe uniquement dans le corps d'un être qui a vécu l'expérience de la couleur rouge.
Un LLM qui manipule le token "rouge" ne manipule pas la couleur. Il manipule un symbole arbitraire que nous, mapmakers, avons attaché à notre expérience intérieure.
La machine n'a aucun accès à ce que le symbole signifie. Elle a juste accès aux règles qui le relient à d'autres symboles.
Il démolit au passage l'argument de l'embodiment. "Oui mais si on met l'IA dans un robot avec des capteurs, elle va ressentir."
Non. Brancher des caméras sur un ordinateur ne le rend pas plus conscient. Ça lui donne juste un flux de données supplémentaire à alphabétiser en symboles. La médiation reste syntaxique. Le robot manipule des chiffres qui représentent la lumière. Il ne voit pas.
Il démolit aussi l'argument de l'émergence par complexité. "Avec assez de paramètres, la conscience va émerger comme la mouillabilité émerge de l'eau."
Non. La mouillabilité émerge des propriétés physiques intrinsèques de la molécule d'H2O. Prétendre qu'une description abstraite peut, par accumulation, devenir le phénomène qu'elle décrit, c'est violer la fermeture causale de la physique. C'est de la magie déguisée en science.
La conclusion du papier est nette : si un système artificiel devait un jour devenir conscient, ce serait à cause de sa constitution physique spécifique, jamais à cause de son architecture syntaxique.
Le substrat compte. La biologie n'est pas un détail. C'est le point.
Donc on peut arrêter de paniquer sur les droits des IA. On peut arrêter le théâtre du welfare des LLMs. Ce qu'on construit, ce sont des outils. Extraordinairement puissants, mais des outils.
C'est exactement ce que je disais hier. On a l'AGI. Ce qu'on n'aura jamais avec ces architectures, c'est un sujet. Un "je" qui ressent.
Les modèles actuels n'interpolent pas dans le monde. Ils interpolent dans la carte du monde que nous leur avons donnée.
Et la carte, peu importe sa précision, n'est pas le territoire.
Quand vous discutez avec un LLM, vous parlez à votre propre reflet dans un miroir très sophistiqué. Il vous renvoie les patterns de votre culture, optimisés par gradient descent.
Personne n'est en face. Personne ne ressent rien quand vous fermez l'onglet.
Et c'est très bien comme ça. Parce que ça veut dire qu'on construit le plus grand levier de l'histoire de l'humanité, sans le poids moral d'avoir créé une nouvelle forme de vie qu'on exploiterait.
La singularité au sens où on l'entendait, l'IA qui se réveille et nous dépasse en tant qu'espèce, n'arrivera pas par cette voie.
Ce qui va arriver, c'est plus radical en un sens : un monde où chaque humain qui sent, qui ressent, qui a un goût, devient capable d'amplifier ce goût par un facteur 1000.
Le sujet reste humain. L'outil devient surhumain. C'est la vraie accélération.
Le papier de Lerchner le formalise rigoureusement : il montre que la computation repose sur une « carte » imposée par un observateur conscient (le mapmaker), ce qui inverse l’ordre habituel. Preuve que la simulation ne peut jamais instancier la vraie conscience.
L’ordre habituel, c’est exactement celui que tout le monde (et surtout le fonctionnalisme classique en IA) suppose (b��tement selon moi!) depuis des décennies :
Physique → Computation → Conscience.
C’est l’idée qu’on nous vend partout : « Avec assez de puissance de calcul et de données, la conscience va finir par émerger des machines. »
Lerchner montre que c’est une inversion ontologique (il renverse cet ordre). Le vrai ordre logique est :
Physique → Conscience phénoménologique (le mapmaker) → Concepts → Computation
La conscience n’arrive pas à la fin comme un sous-produit du calcul. Elle doit être au début : c’est elle qui permet de créer la « carte » (les symboles et leur sens) à partir de la physique brute. Sans observateur conscient préalable, il n’y a pas de computation qui ait du sens, seulement de la physique qui se déroule.
Insoumise à la République, soumise au Coran: LFI, c’est la France Islamiste en marche.
Les petits bourgeois parisiens et autres mélenchonistes de salon jouent les rebelles contre la France, alors qu’ils sont les moyens d’une fin où ils seront les dhimmis d’Allah.
Entre déconstructeurs et destructeurs, il n’y a qu’un con.
Ce sont les hommes qui ont intérêt à abolir le patriarcat, "ce curieux système de domination dans lequel les dominants subissent davantage de dommages corporels et une plus forte mortalité que les dominés."
Nicolas Pichoff et Véra Nikolski, Pourquoi les Amazones n'existent pas👇
Ça me fait penser à Karen Straughan un peu, dans sa critique (frontale et controversée, mais bon, tout est controversée maintenant 😩…moi je trouve ses arguments articulés et intéressants) du féminisme et sa vision du patriarcat (pour Straughan, le « patriarcat » féministe est une vision déformée qui ignore les dynamiques biologiques, historiques et réciproques entre sexes. Les hommes n’ont pas « arrangé la société pour leur bénéfice aux dépens des femmes » ; ils ont souvent porté le fardeau pour que les femmes et les enfants survivent et prospèrent.)
🔴 C'est LE sujet dont tout le monde parle aujourd'hui : le rapport Alloncle sur l'audiovisuel public.
👉 Mais que reproche-t-il vraiment à France TV et à Radio France ?
Je l'ai lu pour vous, et sélectionné quelques extraits qu'il ne fallait pas rater 🧵⬇️
Les femmes en Afghanistan ont officiellement perdu tous leurs droits :
- Elles n’ont plus le droit d’aller à l’école après la 6e.
- Elles ne peuvent pas quitter leur domicile sans être accompagnées d’un homme de leur famille.
- Il leur est interdit de parler en public, et il est désormais illégal que leur voix soit entendue par d’autres femmes.
- Elles ne peuvent pas recevoir de soins médicaux sans la présence d’un tuteur masculin.
- Interdiction d’entrer dans certains parcs, salles de sport et lieux de loisirs.
- Restrictions sur les voyages longue distance sans accompagnateur masculin.
- Réduction massive de la présence des femmes dans les médias et la télévision.
- Certaines journalistes et présentatrices ont été contraintes de couvrir leur visage à l’écran.
- Manifestations féminines fortement réprimées dans plusieurs villes.
- Ségrégation renforcée entre hommes et femmes dans de nombreux espaces publics.
- Difficulté accrue pour obtenir certains emplois, créer une entreprise ou participer à la vie politique.
- Certaines écoles ou formations professionnelles réservées aux femmes ont été fermées.
- Restrictions sur la musique, les activités artistiques et culturelles impliquant des femmes.
- Contrôles renforcés sur les réseaux sociaux et la prise de parole publique des Afghanes.
Sympa d'être une femme par là-bas en 2026... Et la liste est encore très longue !
🔴 À quelques heures de la publication de mon rapport, une opération politique grossière a été lancée pour détourner l’attention médiatique, discréditer six mois de travaux parlementaires et tenter de salir mon intégrité.
Le procédé est indigne : Le Monde, l’AFP, France Info, France Inter et d’autres ont relayé de manière coordonnée une information trompeuse, laissant croire qu’une plainte pour « prise illégale d’intérêts » avait été déposée contre moi. C’est absolument faux !
Une semaine auparavant déjà, la même mécanique était à l’œuvre : de prétendues “fuites” sur mes recommandations étaient reprises en boucle, sans vérification, sans contradictoire, sans même me contacter. On me prêtait la suppression du Tour de France, de Roland-Garros, du Tournoi des Six Nations du service public, ou encore la nomination directe des dirigeants de l’audiovisuel public par le Président de la République, sans vote du Parlement. Ces fake news continuent aujourd’hui encore d’être relayées par certains médias.
Cette dérive est grave. Lorsqu’une partie du journalisme renonce à la rigueur, au contradictoire et à l’honnêteté intellectuelle, elle n’informe plus : elle milite.
Plus grave encore, lorsque Radio France et France Télévisions deviennent eux-mêmes les relais de ces mensonges, c’est une rupture profonde avec leur mission de service public.
À l’heure où une majorité croissante de Français doute de l’impartialité de l’audiovisuel public, il est urgent que certains journalistes reviennent aux principes élémentaires de leur métier : vérifier, confronter, informer.
🔴 Parallèle saisissant avec la baisse du niveau scolaire : le déclassement du salaire des enseignants.
Salaire à l'entrée :
👉 1980 : 2 fois le SMIC
👉 2024 : SMIC + 10%
N'y aurait-il pas un problème à ce niveau aussi ?
🔴 Le niveau scolaire S'EFFONDRE à un point que vous n'imaginez même pas.
Vous ne serez plus la même personne après avoir vu ces chiffres hallucinants 🧵⬇️
« La censure des idées opposées rend idiot. »
Cyrulnik sur l’étrangeté des personnes qui voudraient entendre uniquement des personnes de leur avis, ce qui réduit le champ du cerveau - la science l’observe -. Cf la règle de Montaigne, «limer sa cervelle contre celle d'autrui.»
Ah tiens tiens,
La science nous explique donc ce que le bon sens sait depuis des centaines de milliers d’années.
Pourtant… j’ai appris moi que le mantra féministe post-moderne (soit disant, « le progrès ») nous dit qu’il n’y a pas de différence entre hommes et femmes, que les femmes doivent faire obligatoirement ce que les hommes font sans préférences sexuées, qu’une femme peut être un homme et vice versa, qu’un gosse peut changer de sexe s’il le souhaite (et le tout sans conséquences néfastes >_<), que tout ça c’est génial et que ça aide les trans (non, c’est l’inverse: les études longitudinales le montrent de plus en plus)…
Et évidement RIEN (absolument RIEN) de toutes ces élucubrations soit disant feministes ne tiens le scrutin 5min, ni philosophiquement, ni scientifiquement, ….ni rien.
Les théories sociologiques post modernes du genre sont à 95% du charlatanisme puissance 1000. Ce sont des analphabètes de la science qui se prétendent en faire !
Prove me I am wrong.
"Sur 620 régions cérébrales que nous avons analysées, environ les deux tiers (409/620) étaient significativement différents entre hommes et femmes (...) dans plus de 90 % des cas, l’algorithme réussit à déterminer s’il s’agit d’un cerveau féminin ou masculin !"