C’était en fait une volonté. Ouvrir les vannes migratoires. Jusqu’ici les gouvernants, en premier lieu le président de la République, se cachaient derrière l’Union Européenne pour commenter leur impuissance face à l’immigration croissante.
Pour la première fois pris à contrepied par l’UE, voilà le président contraint de se révéler au grand jour comme le premier des immigrationistes du continent.
Les chiffres nous l’avaient montré. Ses présentes déclarations le confirment.
Au final, l’immigration, débridée et délibérée aura été la seule constance de ses mandats. Ceux qui se sont associés à ces 10 ans de mascarade destructrice sont disqualifiés.
Vivement @Nouv_Energie pour #Enfinir
la réaction de Macron suite à la décision du Parlement européen mercredi d'instaurer des hubs de retour de migrants hors UE comme quoi ce n'est "pas notre Europe" est très révélatrice et scandaleuse. C'est qui ce "nous" ? Le nous de majesté, de type Louis XIV, qui n'a pas sa place en France au XXIème siècle ? Ou un "nous" collectif supposé du peuple français... sauf qu'à une très large majorité selon les sondages il ne veut plus d'immigration massive et serait favorable à ce genre de mesures qui n'ont rien de "fasciste" (on traite les dossiers dans un territoire où le demandeur a moins de chance de devenir inexpulsable). Et ce ne serait pas "notre" Europe que celle que dessine un Parlement à Strasbourg légitimement élu et dessinant une politique restrictive conforme aux voeux de TOUS les peuples des Vingt-Sept, sauf peut être l'Espagne (et encore, on peut en douter) ? L'autoritarisme macronien est vraiment problématique, surtout sur un dossier sensible
Religion de paix et d’amour.
Je vais vous raconter un truc qui m’est arrivé il y a quelques mois et auquel je pense tous les jours. J’ai déjà écrit douze posts là-dessus, mais je ne les ai jamais publiés parce que… marre d’argumenter, marre des « Quentin Inventivo », etc.
Je discutais avec deux collègues femmes issues de l’immigration.
Je leur dis :
« Vous êtes intelligentes, vous êtes des femmes modernes, vous êtes libres. Vous exercez des métiers intellectuels dont vos arrière-grands-mères n’auraient jamais osé rêver. Quand vous voyez des barbus, en Angleterre, en Belgique et bientôt en France, sur les réseaux, qui disent en gros que lorsqu’ils seront assez nombreux ils pourront imposer la charia, ça vous fait quoi ? »
Et là , dites que j’affabule, n’y croyez pas, faites ce que vous voulez, je m’en tamponne le coquillard , elles m’ont répondu en chœur et instantanément :
« En quoi ça nous concerne ? »
J’ai compris que, quel que soit le niveau d’éducation ou d’émancipation sociale, le poids de la communauté était plus fort que tout.
Quel que soit l’amour qu’elles ont pour la liberté et le mode de vie que celle-ci leur a apporté, elles ne trouveraient pas la force de s’opposer à leur communauté pour échapper à un destin à l’iranienne ou à la libanaise.
C’est donc d’autant plus grave que ceux qui ne font pas partie de cette communauté ferment les yeux et s’enlisent dans l’immobilisme par peur de se faire traiter de racistes.
Il faut se battre pour la liberté ! Et l’effort à fournir pour la préserver est bien moindre que celui qu’il faudrait fournir pour la reconquérir.
« Notre ennemi a un visage, il s’appelle Elon Musk » a déclaré Raphaël Glucksmann.
Le président de Place publique a expliqué que le combat contre les géants de l’IA était le « grand combat anticapitaliste de notre époque ». En France, l’homme de la gauche dite « libérale », celui que l’on présente comme le plus modéré, parle encore comme Arlette Laguiller.
On se demande de quel bilan Raphaël Glucksmann peut se prévaloir pour juger avec tant d’aplomb tous ces entrepreneurs, et déclarer notre ennemis un homme qui fait atterrir des fusées à la verticale, a imposé la voiture électrique comme horizon industriel et déploie des satellites qui servent aussi bien aux soldats ukrainiens qu’aux dissidents iraniens. Mediapart parle au sujet de Space X de la première introduction en Bourse techno-fasciste de l’histoire. Les fusées sont fascistes et Elon musk est méchant. Nous avons décidément la plus gauche la plus ringarde du monde.
"Canceled" ou si vous préférez "effacé" par le gouvernement français en raison de mon combat contre l'antisémitisme, je ne pensais pas connaitre ça en 2026 !
Je devais faire une conférence ce matin devant une soixantaine de hauts dirigeants qui suivent le "cycle supérieur du développement durable" (CSDD) dirigé par Guillaume Leforestier qui dépend du Ministre de la transition écologique, Monique Barbut (aucun des deux n'a de compte X). Sujet: les résistances internes des institutions communautaires au détricotage du Green deal. Tout était calé depuis fin avril.
Vendredi, je reçois un appel de l'une des responsables de la session de formation de ce mardi: une sous-directrice (je ne sais pas qui en dépit de mes demandes) lui a demandé d'annuler ma conférence à cause de la polémique initiée par LFI qui n'a pas supporté que je publie sur ma page FB personnelle, le 29 mai, le mural de @PalomboArtist représentant Hitler portant un keffieh et un brassard "hate". La fonctionnaire, "très peinée" selon mon interlocutrice, craignait que ma seule présence provoque une polémique parmi les étudiants (qui payent). Alors même que ce n'était absolument pas le sujet de la conférence: on me fait payer mes engagements.
Autrement dit, le fait que je combatte l'antisémitisme devenu virulent depuis le 7/10 et que je déplaise à l'écosystème éléfiste est considéré par le gouvernement @SebLecornu comme un problème. Jusque-là la "canceled culture" touchait des évènements privés ou des universités qui expulsaient des juifs parce que juifs. Cette fois-ci, on franchit un seuil: c'est directement une formation gérée par un ministre de la République qui efface un supposé "complice des génocidaires", une expression chère à LFI. Autant pour la liberté d'expression garantie par la Constitution française.
J'ai évidemment demandé que la fonctionnaire ayant pris cette décision m'envoie un mail confirmant cette annulation. Elle l'a envoyé, mais pas à moi directement. Les responsables de la formation me l'ont communiqué sans signature (les pauvres chéris n'assument pas) : "les raisons" de l'annulation, lit-on, sont "techniques". C'est tellement le cas que le mail indique : "je vous remercie d'assurer l'information auprès de Mr Quatremer, de gérer les suites et en gérant également la confidentialité liées aux agents de l'Etat". Quelqu'un a oublié que l'on ne pouvait contraindre au silence un journaliste (surtout moi).
J'ai joint le cabinet de la ministre, Monique Barbut, et je n'ai eu aucun retour pour l'instant.
Cet enchainement de petites lâchetés, de peurs, de volonté de complaire à l'idéologie supposé dominante du moment me rappelle une période historique, mais laquelle?
⚠️ Delphine Ernotte a affirmé sous serment, lors de son audition, qu’aucune entreprise n’avait été sollicitée pour préparer les salariés de France Télévisions entendus par la commission d'enquête.
Marianne révèle aujourd’hui que c’est faux. Un cabinet privé a bien été mandaté par France Télévisions pour cette mission. Delphine Ernotte a même participé, en personne, à un déjeuner de travail avec les dirigeants de cette entreprise.
Le délit de parjure devant une commission d’enquête parlementaire est passible de 5 ans d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende.
Madame Ernotte, pourquoi avoir menti ? Comment les Français qui payent pour France Télévisions peuvent-ils encore vous faire confiance ?
Tout le monde veut que les pauvres gagnent plus. C'est une intention juste. Le problème, c'est que Mélenchon confond un salaire avec un décret.
Un salaire n'est pas un chiffre qu'on impose. C'est le prix d'une contribution. Vous ne pouvez pas décréter la valeur, pas plus que vous ne pouvez décréter la pluie.
Quand l'État fixe le SMIC à 1700€, voici ce qu'on voit : le salarié qui garde son poste et touche un peu plus. Bastiat appelait ça "ce qu'on voit".
Voici ce qu'on ne voit pas : l'emploi qui n'est jamais créé. La PME qui n'embauche pas. Le poste remplacé par une machine. Le jeune sans expérience qu'on n'ose plus former, parce qu'il coûte désormais plus cher que ce qu'il rapporte les premiers mois.
Le salaire minimum n'aide personne qui n'a pas de travail. Il les enferme dehors.
La donnée est brutale. En France, le chômage des 15-24 ans est à 21,1%. Un jeune sur cinq. En Suisse, sans SMIC national, il est à 2,7%.
Le salaire minimum n'est pas un plancher qui protège les faibles. C'est une barrière qui protège ceux qui ont déjà un emploi contre ceux qui en cherchent un. Le moins qualifié, le jeune, celui qui vient du quartier. Ce sont eux qui paient.
Et ce mécanisme n'est pas une exception. C'est la règle de toute intervention.
À chaque fois que l'État décrète un prix, une quantité, une norme, il ne crée jamais la réalité sous-jacente. Il la déforme.
Regardez le pays le plus interventionniste du monde développé. La France dépense 57,2% de son PIB par l'État (record d'Europe). Prélèvements à 43,6%. Dette à 115%. Déficit à 5%. Chômage à 8%. Résultat de tout ce contrôle : pas la prospérité, la stagnation et la dette.
La Suisse dépense 31% de son PIB. Moitié moins d'État. Résultat : le 3e PIB par habitant du monde, des salaires deux fois plus élevés, un chômage à 3%.
Vous voulez la démonstration ultime ? Prenez le même peuple et séparez-le par un système.
Allemagne de l'Est contre Allemagne de l'Ouest. Corée du Nord contre Corée du Sud. Même langue, même culture, même histoire. La seule variable, c'est le degré de contrôle de l'État. Et l'écart de richesse est abyssal.
Ce n'est jamais le peuple. C'est le système.
Voilà ce que personne n'ose dire à un électeur de gauche : l'État n'a rien qu'il n'ait d'abord pris. Il ne crée pas la richesse, il la redistribue, moins le frottement. La vraie question n'est pas "comment partager le gâteau". C'est "comment le faire grossir". Et le gâteau grossit là où les gens sont libres de créer, d'échanger, d'entreprendre, d'échouer et de recommencer.
Un SMIC décrété à 1700€, c'est un salaire de 0€ pour celui qui perd son poste.
La vraie générosité, ce n'est pas de promettre l'argent des autres.
C'est de libérer la capacité de chacun à en créer.
Une dame de 62 ans a été condamnée récemment à 3 mois de prison avec sursis et une amende de 32 000 euros, sans doute une part substantielle de ses économies d'une vie, pour avoir tué un lynx qu'elle avait pris pour un gros chat une nuit pour défendre une de ses poules. C'est pas bien, elle a manqué de discernement et de sang froid (cela dit, les gens qui donnent des leçons de sang froid sont à 95 % des gens qui n'ont jamais eu à affronter des situations stressantes et urgentes). Mais ça laisse rêveur ; elle ne l'a pas fait exprès, disons de tuer un spécimen d'espèce protégée. En revanche, les casseurs du PSG qui ont écopé de... rien du tout, ou alors d'un stage de citoyenneté, après avoir brûlé des véhicules, pillé des magasins, blessé des policiers et des pompiers, ils l'avaient fait exprès. Et puis, le tribunal qui a poursuivi cette dame, qui y a consacré des moyens humains et du temps... il n'avait pas mieux à faire en matière d'atteintes aux gens et aux biens, par exemple poursuivre des criminels en matière d'enf... ah, non j'arrête les bien pensants à l'abri dans leurs beaux quartiers vont m'accuser de populisme.
Hier, j'ai détruit trois constructeurs de ruines.
Aujourd'hui, je veux célébrer un constructeur français qui a tout compris et qui a façonné l'esprit de l'un des hommes les plus puissants du monde : Peter Thiel.
Cet homme s'appelle René Girard.
Il a enseigné à Stanford pendant que ses contemporains parisiens enseignaient le soupçon. Et il a découvert quelque chose que je considère, en toute sobriété, comme l'une des plus grandes intuitions anthropologiques du XXe siècle : le désir mimétique.
L'idée tient en une phrase. Nous ne désirons presque rien spontanément. Nous désirons ce que les autres désirent. Le désir n'est pas une flèche qui part de moi vers l'objet ; c'est un triangle. Moi, l'autre, l'objet. Et c'est l'autre qui m'apprend ce qui vaut d'être voulu.
Pris au sérieux, ce constat change tout.
Il explique pourquoi les rivalités les plus violentes éclatent entre les plus proches frères, associés, voisins, concurrents directs. Plus le modèle me ressemble, plus son désir devient le mien, plus nous voulons exactement la même chose, plus la haine monte. Caïn et Abel ne se battent pas malgré leur ressemblance. Ils se battent à cause d'elle.
Maintenant, lisez Peter Thiel à la lumière de ça.
Thiel a rencontré Girard à Stanford à la fin des années 80. Il dit lui-même que c'est la rencontre intellectuelle qui a structuré toute sa vie d'investisseur. Et quand vous comprenez le mimétisme, vous comprenez pourquoi Zero to One est essentiellement un livre girardien déguisé en manuel de startup.
Le cœur de la thèse de Thiel "competition is for losers" n'est pas une provocation libertarienne. C'est l'application directe de Girard à l'économie.
Voici l'argument. Quand vous entrez dans un marché compétitif, vous entrez dans une structure mimétique. Tous les acteurs veulent la même chose, fixent leurs prix les uns sur les autres, copient les features les uns des autres, recrutent dans les mêmes écoles, lèvent auprès des mêmes fonds. Les marges s'écrasent. L'innovation meurt. Le secteur converge vers la médiocrité homogène. Vous êtes Caïn et Abel en costume, à vous tuer pour un point de part de marché sur un produit qui aurait pu être génial si quelqu'un avait osé partir ailleurs.
La compétition, dans le sens où la pensée managériale standard la célèbre, est un piège mimétique. C'est exactement le mécanisme que Girard décrit : la convergence des désirs produit la violence, puis l'épuisement, puis le sacrifice sauf qu'ici la victime sacrificielle, c'est la valeur économique elle-même.
Le monopole, à l'inverse, est ce qui se passe quand vous refusez le triangle mimétique. Vous ne regardez plus ce que veut le voisin. Vous regardez ce que personne ne voit. Vous construisez quelque chose que personne d'autre ne peut construire, sur une vérité que personne d'autre n'a remarquée. Thiel appelle ça la "secret" question : quelle vérité importante très peu de gens partagent avec vous ? C'est une question girardienne pure. Elle vous demande de sortir du désir collectif pour accéder à un désir propre.
Et c'est exactement pour ça que Thiel a fait 26 ans de paris qui ressemblent, vus de l'extérieur, à de la chance, et qui sont en réalité une discipline anti-mimétique appliquée avec une rigueur quasi monastique.
PayPal en 1999 quand tout le monde construisait des portails. Facebook en 2004 quand personne ne croyait aux réseaux sociaux post-Friendster. Palantir en 2003 quand l'idée de vendre du logiciel d'analyse au gouvernement faisait rire la Silicon Valley. SpaceX, Stripe, chaque pari majeur a la même signature : tout le monde dans la pièce pense que c'est stupide, lui voit la structure que les autres ne voient pas parce qu'il a passé sa vie à se demander qu'est-ce que je désire qui ne soit pas simplement le reflet de ce que désirent les autres ?
C'est ça, l'investissement girardien. Ce n'est pas un truc d'analyse financière. C'est une hygiène du désir.
Et c'est pour ça que Girard est l'inverse exact de Foucault, Derrida, Deleuze. Là où la French Theory enseigne que tout est pouvoir, donc tout est soupçon, donc rien ne vaut d'être construit, Girard enseigne que tout est désir, donc tout dépend de qui vous écoutez, donc votre liberté commence le jour où vous arrêtez d'écouter la foule. Ce n'est pas une philosophie de la déconstruction. C'est une philosophie de l'élection au sens premier : choisir, depuis un point qui n'est pas dicté par les autres, ce qui mérite votre vie.
Pour un entrepreneur, le message est brutal et libérateur à la fois.
Si vous êtes en train de construire dans un marché bondé contre des concurrents directs, en optimisant les mêmes métriques qu'eux, en levant les mêmes rounds, en répétant les mêmes pitchs, vous êtes dans le mimétisme jusqu'au cou. Et le mimétisme, en startup, est un jeu à somme négative. Vous brûlez votre capital, votre temps, votre santé mentale, pour gagner une part d'un gâteau qui rétrécit pendant que vous vous battez.
Si au contraire vous identifiez une vérité que vos concurrents refusent de voir par paresse, par conformisme, ou parce que leur propre désir mimétique les empêche de la voir et que vous construisez à partir de là, vous accédez à un espace où la compétition n'existe pas, parce que personne d'autre n'a la même boussole.
C'est ça, le monopole girardien. Ce n'est pas une position de marché. C'est un état mental.
Alors voilà. La France a donné au monde des déconstructeurs qui ont enseigné à toute une génération à soupçonner. Mais elle a aussi donné Girard, qui a enseigné à un homme à Stanford comment construire en regardant ailleurs que la foule et cet homme a financé une part non négligeable du monde dans lequel nous vivons aujourd'hui.
Le yin de la French Theory, c'est le soupçon généralisé. Le yang, c'est Girard. Et le yang gagne, parce qu'il bâtit.
À ceux qui construisent : arrêtez de regarder vos concurrents. Trouvez le secret. C'est là que la valeur vous attend.
Biarritz a taxé à 60% les résidences secondaires.
Résultat : -1 million d'euros de recettes.
La mairie parle de "fraude massive".
Non. C'est de l'économie de niveau CE2. Déroulons.
Principe premier : un être humain agit pour améliorer sa situation. Quand vous augmentez le coût d'un comportement, il y a moins de ce comportement. Ce n'est pas une opinion. C'est une tautologie.
Donc quand vous taxez à 60% le fait de déclarer une résidence en secondaire, vous obtenez mécaniquement moins de résidences déclarées comme secondaires. Le fisc vient de découvrir, en 2026, l'existence de la courbe de Laffer. Félicitations.
La mairie appelle ça "inverser sa déclaration pour échapper à la taxe". Le vocabulaire est intéressant. "Échapper" suppose que l'argent appartenait déjà à la commune. Avant même qu'elle l'ait perçu. Avant même que le contribuable ait agi. La taxe n'est pas un prélèvement, c'est une dette pré-existante que le citoyen aurait l'indécence de ne pas honorer.
Ce glissement sémantique est tout le logiciel. L'État ne prend pas votre argent. Il récupère le sien que vous déteniez à tort.
Deuxième observation : la mairie est "surprise". Elle a voté une taxe punitive en pensant que les gens allaient docilement payer. Elle n'a pas modélisé la réaction. Elle n'a pas anticipé l'élasticité. Elle a appliqué la méthode de planification soviétique : décréter un résultat et attendre qu'il se produise.
Le planificateur ne voit jamais les humains. Il voit des unités fiscales. Des chiffres dans un tableur. Quand les chiffres bougent, ce n'est pas que le modèle est faux, c'est que les unités se comportent mal.
Troisième observation, et c'est là que ça devient drôle : la mairie "dénonce une fraude" tout en "reconnaissant la difficulté à prouver l'occupation réelle".
Traduction : nous accusons les gens d'un crime que nous sommes incapables de définir, encore moins de constater. Mais ils sont coupables. Parce que les recettes n'ont pas augmenté comme prévu dans notre tableur.
C'est le moment Brejnev. Le plan n'a pas marché. Donc le peuple a saboté le plan.
Quatrième niveau. Pourquoi les gens "fraudent" ? Parce qu'ils possèdent un bien immobilier qu'ils ont acheté, légalement, avec de l'argent déjà taxé, et qu'on leur explique maintenant que le simple fait de le posséder leur coûtera 60% de plus. Ils ajustent. Ils déménagent administrativement. Ils font ce que n'importe quel agent rationnel ferait face à une ponction confiscatoire.
Le mot "fraude" suppose qu'il existe un usage légitime de leur propriété, défini par la mairie, auquel ils dérogent. Or la propriété, par définition, c'est précisément le droit d'en disposer librement. Si la mairie décide à votre place de l'usage de votre bien sous peine fiscale, vous n'êtes plus propriétaire. Vous êtes locataire de la commune.
Cinquième point. Le bilan comptable est exquis. Recettes espérées : positives. Recettes réelles : -1 million d'euros. Coût administratif des "contrôles renforcés avec le fisc" annoncés : non chiffré, mais croissant. Coût pour l'attractivité de Biarritz : non chiffré. Message envoyé aux propriétaires qui hésitaient encore à investir : limpide.
La commune a réussi l'exploit de perdre de l'argent en augmentant un impôt, de détériorer son image, et de criminaliser ses propres administrés. Triple performance.
Sixième point, le fond. Cette histoire n'est pas une anomalie. C'est le fonctionnement normal d'un système qui croit que la richesse est un stock à redistribuer plutôt qu'un flux à produire. Quand vous croyez ça, taxer plus paraît toujours rationnel. Les gens ne sont que des contenants. Vous appuyez sur le contenant, l'argent sort. Sauf que les contenants ont des jambes. Et un cerveau. Et un comptable.
Mises l'a écrit il y a un siècle : tout interventionnisme appelle un interventionnisme supplémentaire pour corriger les effets du précédent. La surtaxe n'a pas marché ? Renforçons les contrôles. Les contrôles ne marcheront pas ? Créons un registre. Le registre sera contourné ? Imposons une déclaration trimestrielle. Et ainsi de suite, jusqu'à ce qu'il ne reste plus personne à taxer parce que tout le monde est parti à Saint-Sébastien.
Dernier point. Le plus important. Cette histoire est instructive parce qu'elle est petite. Une ville, un million d'euros, une taxe locale. À cette échelle, l'absurdité est lisible. À l'échelle d'un pays, elle devient invisible. Mais c'est exactement le même mécanisme.
À chaque fois qu'on entend "il faut taxer X pour financer Y", il faut entendre : "nous allons décréter que les gens se comporteront comme dans notre modèle, et nous serons stupéfaits quand ils ne le feront pas".
Biarritz vient de produire la démonstration en miniature. Encadrez-la. Elle resservira.
Monsieur Moscovici, vous posez la mauvaise question.
« Restaurer l'efficacité économique sans casser le modèle social » — c'est exactement la phrase qu'on entend depuis 30 ans. Et c'est exactement ce qui nous a menés ici.
Rappel utile du parcours :
→ Ministre délégué aux Affaires européennes (1997-2002)
→ Ministre de l'Économie (2012-2014), choc fiscal record à 46,6% de PO
→ Commissaire européen aux Affaires économiques (2014-2019)
→ Premier président de la Cour des comptes aujourd'hui
Et depuis ce dernier fauteuil, vous constatez vous-même :
• 58% de dépense publique / PIB — record absolu de la zone euro (moyenne : 49%)
• 3 200 Md€ de dette, 115% du PIB
• déficit le plus élevé de la zone euro
• charge de la dette triplée en 3 ans
Vous êtes le médecin qui diagnostique aujourd'hui la maladie qu'il a contribué à prescrire hier. Et la réponse que vous proposez, c'est encore une dose du même traitement.
Einstein l'avait dit : « on ne peut pas résoudre un problème avec le mode de pensée qui l'a engendré. »
Le socialisme à la française est une partition qui sonne faux : on prétend financer la solidarité, on finance en réalité une bureaucratie qui étouffe ceux qui créent la richesse à redistribuer.
Je ne crois pas que vous soyez le vrai méchant de l'histoire. Mais comme l'écrivait Hayek en 1944 : ce sont les bonnes intentions des planificateurs qui pavent la route vers la servitude. À force de refuser de remettre en cause ce système, vous ne le préservez pas — vous préparez son effondrement.
La seule campagne 2027 qui vaille : baisse massive de la dépense d'État, libération du travail, fiscalité pro-production. Faire confiance à ceux qui construisent réellement le pays — l'artisan, l'indépendant, le commerçant, l'entrepreneur tech — plutôt qu'à ceux qui gèrent le déclin avec élégance depuis la rue Cambon.
LA BUREAUCRATIE EST L'ANTÉCHRIST
Peter Thiel a donné une interview à Ross Douthat l'année dernière. Tout le monde a retenu une phrase : "2024, c'est l'année où Elon a cessé de croire à Mars."
Personne n'a compris ce que ça signifiait vraiment.
Voici l'histoire, telle que Thiel la raconte. Elon Musk dîne avec Demis Hassabis, le fondateur de DeepMind. Elon dit la phrase qu'il a dite mille fois, celle qui structure sa vie depuis 20 ans : "Je travaille sur le projet le plus important au monde, je transforme l'humanité en espèce interplanétaire."
Demis répond, calmement : "Tu sais que mon IA pourra te suivre sur Mars."
Elon s'est tu. Thiel dit qu'il a fallu des années pour qu'Elon digère cette phrase. Et que 2024 est l'année où il a compris.
Mars n'est pas une fuite. La bureaucratie woke, l'État socialiste, l'IA conformiste, tout cela vous suit. Il n'y a nulle part où aller. Le combat ne peut pas être spatial. Il doit être terrestre. Et il ne peut pas être technologique. Il doit être politique.
C'est à ce moment précis qu'Elon a pris DOGE.
Maintenant remontez d'un cran. Pourquoi Thiel parle-t-il d'antéchrist depuis trois ans ? Parce qu'il a une thèse simple, et que cette thèse est terrifiante quand on la prend au sérieux.
La thèse, en une phrase : la stagnation technologique est le retour mécanique du monde au jeu à somme nulle, et un monde à somme nulle finit toujours en sang.
Voilà la mécanique. Pendant 200 ans, l'Occident a vécu dans un monde à somme positive. Chaque génération avait plus que la précédente. Personne ne devait perdre pour qu'un autre gagne. Le gâteau grossissait. C'est cette croissance qui a rendu la démocratie libérale possible. Pas l'inverse.
Mais depuis 1971, l'innovation s'est arrêtée dans tous les domaines physiques. Énergie, transport, médecine, agriculture, infrastructure. Le seul endroit où il s'est encore passé quelque chose, c'est le monde des bits. Logiciel, internet, crypto, IA. Tout le reste est figé. On vole moins vite qu'en 1969. On guérit moins de maladies qu'on ne le promettait en 1980. La fusion nucléaire est toujours dans 30 ans. Comme en 1960.
Et qu'est-ce qui a remplacé l'innovation ? La bureaucratie. Mécaniquement. Quand on ne peut plus créer de nouvelles richesses, on gère la décroissance des anciennes. C'est exactement ça, le métier d'un bureaucrate. Redistribuer, arbitrer, tamponner, autoriser, interdire. Une bureaucratie est, par définition pure, une machine à transformer des jeux à somme positive en jeux à somme nulle. C'est sa fonction biologique.
Et dans un jeu à somme nulle, il n'y a qu'une issue. Si je ne peux pas devenir plus riche en créant, je deviens plus riche en prenant. À toi. À ton voisin. À l'autre tribu. À l'autre nation. C'est ce que Thiel appelle le retour du tribalisme, du ressentiment, du mimétisme girardien à l'échelle civilisationnelle.
Or nous avons quelque chose que les civilisations stagnantes du passé n'avaient pas. Des armes nucléaires. Des armes biologiques. Bientôt des armes autonomes pilotées par IA. Une civilisation à somme positive avec ces armes peut survivre. Une civilisation à somme nulle avec ces armes ne peut pas. C'est mathématique. La première bagarre de cour de récréation à l'échelle géopolitique se termine en extinction.
C'est ça que Thiel appelle l'antéchrist. Pas une figure démoniaque à cornes. Un État mondial bureaucratique qui, pour empêcher la guerre, étouffe toute innovation, fige tous les rapports de force, criminalise tout dépassement, et finit par produire exactement la guerre qu'il prétendait empêcher. Parce qu'une humanité qui ne peut plus créer ne peut que se dévorer.
Maintenant relisez Elon Musk de février 2025, dans le Bureau Ovale : "Si le peuple ne peut pas voter et voir sa volonté décidée par ses représentants élus, alors nous ne vivons pas en démocratie. Nous vivons en bureaucratie."
Et chez Joe Rogan, deux semaines plus tard : "DOGE est la première menace contre la bureaucratie. Normalement, la bureaucratie mange les révolutions au petit-déjeuner. C'est la première fois que la révolution pourrait réussir."
Vous croyiez qu'il parlait de coupes budgétaires. Il parlait d'extinction.
Voilà la conclusion, et elle est dure. Si Thiel a raison, il n'y a pas de neutralité possible. Chaque norme, chaque règlement, chaque agence, chaque procédure d'autorisation, chaque interdiction préventive est une petite contribution à la transformation du monde en jeu à somme nulle. Et chaque jeu à somme nulle, à l'ère nucléaire, est une marche vers la fin.
La hiérarchie des priorités est claire. On doit prioriser le risque sur le confort. La création sur la redistribution. L'asymétrie sur l'égalité. L'innovation sur la précaution. Pas parce que c'est cool, ou libéral, ou de droite. Parce que c'est la condition mathématique de la survie de l'espèce.
L'Europe ne l'a pas compris. Elle régule l'IA pendant que d'autres la construisent. Elle interdit le nucléaire pendant que ses voisins l'arment. Elle fiscalise la création pendant que ses élites partent. Elle a choisi, sans le savoir, le camp de la somme nulle. Le camp de l'antéchrist, dans le langage de Thiel.
Il n'est pas trop tard. Mais il est plus tard qu'on ne le croit.
Et quelque part dans le silence d'Elon Musk après la phrase de Demis Hassabis, il y a peut-être déjà la réponse à la question que personne ne pose : que faire quand il n'y a nulle part où fuir.
Construire. Vite. Sur Terre. Avant que la bureaucratie ne mange aussi ce qui reste de futur.
Voilà voilà.
Le retour du réel (annoncé sur ce compte depuis des années) est enfin acté.
Une pensée pour les armées d'idéologues qui ont entraîné le continent dans ce désastre.