Excellente tribune de Chantal Delsol.
Les lycéens de Mai 68, imprégnés des balivernes de Mao ou Trotsky, étaient persuadés de construire le bonheur tout court ou les « lendemains qui chantent », mais ils étaient aussi les produits de l’école républicaine. Et à ce titre, ils possédaient beaucoup de mots (trop ?), ils récitaient par cœur Aragon et Lénine (Ah ! Matérialisme et empiriocriticisme !).
Les lycéens d’aujourd’hui ont affaire à un bien autre mensonge, celui de Bourdieu, plus récent mais dans la même veine, qui ne cherche plus l’égalité parfaite à travers le renversement des institutions, mais à travers la destruction de la culture.
L’école bourdieusienne ne produit plus Camus, fils d’une analphabète, elle produit directement des analphabètes, au nom de l’égalité.
Tout ce qui s’oppose au mensonge égalitaire est frappé d’infamie, et on n’a jamais autant entendu de voix pour réclamer l’interdiction des écoles privées, encore capables de cette vertu oubliée des éducateurs : l’exigence
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Hier soir, j'ai participé à une très bonne adaptation télévisée du conte d'Andersen Les Habits neufs de l'empereur.
C'était dans C ce soir, j'y étais casté dans le rôle de la seule personne à dire que le roi est nu, les autres étaient très convaincants à louer la splendeur de l'étoffe invisible !
Scandale du périscolaire parisien : il faut lire cet article de 2013 qui en explique la genèse, avec Anne Hidalgo, Colombe Brossel et Bruno Julliard butés, sourds et obstinés pour mettre en place, malgré tous les avertissements, une réforme majoritairement rejetée. C'est dès 2013 que l'opposition, par la voix de Jean-Pierre Lecoq, alertait.
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L'extrait est plus intelligent que la citation. Il décrit bien le mur face à nous.
Problème : en tant que ministre de l'économie, il a laissé filer le transfert des dépenses de service public vers la dépense de vieillesse (typiquement, CAS pensions). Plus d'impôts, moins de service, c'est Moscovici.
Puis à la Cour des Comptes, il a toujours dit que les dépenses de vieillesse pouvaient être gérées avec des ajustements paramétriques.
En clair, un pays fauché avec des impôts élevés qui foire PISA, c'est notre dérive, mais c'est un peu plus la sienne.
"Il y a un risque très fort" de crise financière en France, selon Jean Tirole, prix Nobel d’économie 2014.
Pour en savoir plus, écoutez Le Grand entretien par Florence Paracuellos et @Ben_Duhamel ➡️ https://t.co/gWVLcdFGXF
Directeur général de l’enseignement scolaire pendant cinq ans avant d’être nommé ministre de l’Education Nationale - autrement dit numéro 2 du ministère - Édouard Geffray est en grande partie responsable de ce bilan catastrophique et des lendemains qui continueront de déchanter !
🇫🇷🌪️ EN IMAGES | Des images de vidéosurveillance très impressionnantes montrent la violence de la tornade qui a frappé Pomas, dans l’Aude, le 24 août 2026.
Hâte de voir si Anne Hidalgo adopte le même comportement lors de son audition sous serment par la commission d'enquête sénatoriale sur le périscolaire, que celui qu'elle a constamment eu sur le sujet au Conseil de Paris depuis 2015.
«Le référendum d'initiative partagé a été pensé et élaboré pour ne jamais servir. Il vous faut 4,9 millions de signatures. Et si vous les obtenez - ce qui est quasiment impossible - vous n'avez pas de référendum. Il n'y en a un que si le Parlement renonce à examiner le texte», explique @BenjaminMorel63 dans Le Club Le Figaro Politique.
Assez sidérant comme angle. Le pluralisme devrait être la norme dans l’audiovisuel public, pas une anomalie qui « crée des remous ».
Retournons donc la question : pourquoi devons-nous écouter depuis des années des chroniqueurs très à gauche sans que cela semble poser le moindre problème ?
Depuis quand le pluralisme consiste-t-il à n’entendre que les opinions que l’on juge acceptables ? Et depuis quand entendre quelqu’un avec qui l’on est en profond désaccord est-il devenu un problème ?
C’est précisément cela, le pluralisme.
🇫🇷 1er septembre 1970, mort de François Mauriac. Le Général de Gaulle envoie cette sublime lettre à sa veuve :
« Chère madame,
Dans le grand chagrin qui vous frappe, laissez-moi vous dire que ma pensée et ma prière, auxquelles ma femme joint, de tout cœur, les siennes, sont auprès des vôtres et de celles de votre chère famille. Votre peine m'émeut d'autant plus que je sais quelle affection profonde et dévouée vous unissait à M. François Mauriac.
Son souffle s'est arrêté. C'est un grand froid qui nous saisit. Qu'il s'agisse de Dieu, ou de l'Homme, ou de la France, ou de leur œuvre commune que sont la pensée, l'action et l'art, son magnifique talent savait, grâce à l'écrit, atteindre et remuer le fond des âmes, et cela d'une telle manière que nul ne reviendra jamais sur l'admiration ressentie.
Quant à moi, je lui voue une reconnaissance extrême pour m'avoir si souvent enchanté, pour être un des plus beaux fleurons de la couronne de notre pays, pour m'avoir honoré et aidé, dans mon effort national, de son ardente adhésion, de sa généreuse amitié, de son immuable fidélité. Ce concours m'aura été sans prix.
En vous transmettant, chère madame, le souvenir le meilleur et le plus sympathique de ma femme, je vous prie de bien vouloir agréer mes hommages très respectueux et très attristés.
Charles de Gaulle »