Co-fondateur de Bpifrance Le Lab, Directeur des Etudes de Bpifrance. Tweete sur #PME#Economie#TPE#ETI#Blockchain. Passionné par l'histoire et l'entreprise.
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📸 Retour sur la conférence régionale de l'Économie et de l'#Emploi en #CentreValdeLoire : élus et acteurs économiques réunis pour tirer le bilan du #SRDEII et préparer les enjeux à venir, autour de témoins engagés👥💬
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"Donnez-moi un autre pays que la France qui a un tel niveau de vie, un tel niveau de liberté, un tel niveau de sécurité sociale."
D'accord. On va jouer.
Niveau de vie. Le PIB par habitant de la France en 2024 c'est environ 42 000 dollars (FMI). L'Irlande c'est 100 000. La Suisse c'est 98 000. Le Danemark c'est 68 000. Les Pays-Bas c'est 57 000. L'Allemagne c'est 48 000. La France est 25e mondiale en PIB par habitant. On est pas dans le top 20. "Un tel niveau de vie" c'est du storytelling pour ceux qui n'ont jamais regardé un classement.
Niveau de liberté. L'Index of Economic Freedom du Heritage Foundation classe la France 52e mondiale en 2024. Derrière le Rwanda. Derrière le Kazakhstan. Les pays nordiques qu'on adore citer à gauche, le Danemark, la Suède, la Finlande, sont tous dans le top 15. Ils sont plus libres économiquement que nous tout en ayant un meilleur filet social. Ça devrait poser des questions.
Niveau de sécurité sociale. Oui, la France dépense 32% de son PIB en protection sociale, le taux le plus élevé d'Europe (DREES 2023). Mais est-ce que dépenser le plus veut dire être le meilleur ? Le système de santé français est classé 16e par l'OMS. Les urgences sont saturées. Les déserts médicaux explosent. Les délais pour un rendez-vous spécialiste sont parmi les pires d'Europe occidentale. On dépense le plus pour un résultat moyen. C'est pas un exploit, c'est un problème d'efficacité.
"Quel autre État a autant mis d'argent dans ses services publics ?" C'est exactement la bonne question, sauf qu'elle prouve l'inverse de ce qu'elle croit. La France dépense 57% de son PIB en dépense publique, le taux le plus élevé de l'OCDE. Et avec tout cet argent, nos écoles dégringolent dans les classements PISA (23e en 2022, en baisse continue). Nos hôpitaux sont en crise permanente. Nos infrastructures ferroviaires se dégradent. Nos universités sont sous-financées par rapport aux standards internationaux.
Le Danemark dépense 49% de son PIB en dépense publique. 8 points de moins que nous. Et il a de meilleurs hôpitaux, de meilleures écoles, de meilleurs services publics, moins de chômage, moins de dette et un niveau de vie 60% supérieur. Avec moins d'argent public, ils font mieux. Partout.
La Suisse dépense 34% de son PIB en dépense publique. 23 points de moins que nous. Et les Suisses vivent mieux, plus longtemps, avec de meilleurs services de santé, de meilleures routes, de meilleurs trains et un chômage à 2%.
Donc la question c'est pas "quel pays met autant d'argent". La question c'est pourquoi on met autant d'argent pour un résultat aussi médiocre. La réponse c'est 1153 organismes publics, des doublons administratifs à chaque étage, une absence totale d'indicateurs de performance et une culture politique qui confond dépenser plus avec servir mieux.
Être fier de dépenser le plus c'est comme être fier de mettre le plus d'essence dans ta voiture sans regarder si elle avance. Le Danemark fait 130 km/h avec 49 litres. La France fait 90 km/h avec 57 litres. Et Agnès Runacher nous dit "regardez comme on met beaucoup d'essence".
Le patriotisme c'est pas de se mentir sur l'état du pays. C'est d'avoir le courage de regarder les chiffres en face et de se demander pourquoi on fait moins bien que nos voisins avec plus de moyens. Ça c'est aimer la France. Prétendre que tout va bien pendant que le pays décroche, c'est de la complaisance.
Enfin un contradicteur sérieux. Merci. On va pouvoir avoir un vrai échange sur le fond. Je reprends point par point.
Sur "r > g n'est pas une loi mécanique, c'est une tendance historique conditionnelle."
C'est exactement le problème. Piketty présente une tendance historique conditionnelle, mais en tire des conclusions politiques absolues (impôt mondial sur le capital). Si c'est conditionnel, alors la prescription devrait l'être aussi. Or Piketty ne dit pas "parfois il faudrait taxer le capital". Il dit "il faut un impôt mondial permanent". On passe d'une observation nuancée à une prescription universelle. C'est le saut logique que je critique.
Et la période 1914-1970 que tu mentionnes comme "exception" représente 56 ans. Plus d'un demi-siècle. Si ta "loi" a une exception de 56 ans, c'est plus une loi. C'est une observation partielle que tu sélectionnes pour confirmer ta thèse.
Sur "la destruction du capital est déjà intégrée dans son modèle."
Non. Piketty utilise des rendements moyens agrégés qui lissent la destruction. C'est un choix méthodologique qui masque la réalité micro-économique. Le r agrégé inclut les survivants. Il exclut par construction les capitaux détruits. C'est du survivorship bias à l'échelle macroéconomique. Le rendement moyen du capital a l'air stable et positif parce que tu ne comptes que ceux qui sont encore là. C'est comme calculer l'espérance de vie moyenne en ne comptant que les vivants.
Quand tu dis "malgré les destructions, observe-t-on une concentration patrimoniale ?", la réponse dépend entièrement de la période et du pays. Aux Etats-Unis, la part du top 1% a baissé massivement entre 1929 et 1978, puis remonté. En France, elle est restée remarquablement stable depuis 30 ans. En Suède, elle a augmenté malgré (ou à cause de) une des fiscalités les plus lourdes au monde. Le pattern n'est pas "le capital se concentre inexorablement". C'est "ça dépend des institutions, des technologies et des politiques". Et "ça dépend" c'est pas r > g.
Sur "l'analogie de l'hôtel est trompeuse, la taille des suites reste concentrée."
Tu confonds deux choses. La concentration de la richesse au sommet peut rester stable en pourcentage pendant que le niveau de vie de tout le monde monte. Si le top 1% détient 20% de la richesse en 1980 et 20% en 2020, mais que la richesse totale a triplé, alors tout le monde est plus riche. Le bottom 50% aussi. La "taille des suites" a augmenté pour tout le monde. La question n'est pas "quelle part du gâteau" mais "quelle taille de part". Et ma part de 10% d'un gâteau de 100 est plus grande que ma part de 15% d'un gâteau de 50.
Sur "Piketty ne dit pas que la richesse est fixe, il pose la question de la distribution."
Et c'est là que le cadre normatif biaise tout. Piketty pose la question "comment les fruits de la croissance sont-ils distribués ?" en partant du principe que la distribution est le problème central. Mais pourquoi ? Si tout le monde est plus riche qu'avant, pourquoi le fait que certains le soient davantage est-il un problème ? C'est un axiome moral présenté comme une évidence scientifique. Et c'est exactement ce que je dis dans mon tweet : c'est du militantisme déguisé en économétrie.
Un économiste qui pose la question "comment maximiser la croissance pour que tout le monde en bénéficie ?" et un économiste qui pose la question "comment redistribuer les fruits de la croissance ?" vont trouver des réponses radicalement différentes. Pas parce que les données sont différentes. Parce que la question est différente. Et le choix de la question est un choix politique, pas scientifique.
Sur "le rendement moyen agrégé vs rendements individuels."
Tu dis "en économie, on raisonne sur des distributions, pas sur des anecdotes individuelles." C'est vrai. Mais Piketty fait exactement l'inverse quand ça l'arrange. Il raisonne sur des agrégats pour le rendement du capital (r moyen lissé), mais sur des individus pour les inégalités (le top 1%, les milliardaires). Tu ne peux pas agréger quand ça te sert et individualiser quand ça te sert. C'est méthodologiquement incohérent.
Et le rendement moyen agrégé masque une variance énorme. Un r moyen de 5% cache le fait que la majorité des investissements rapportent 0 à 2% (obligations, livrets, immobilier moyen) et que quelques-uns rapportent 20%+ (venture capital, tech). Agréger ça et en tirer une "loi" qui s'applique à "le capital" comme un bloc homogène, c'est une simplification qui rend la conclusion inutilisable.
Sur Zucman et les plus-values latentes.
Tu dis que c'est un "choix méthodologique explicite et débattu" pour mesurer la "capacité contributive réelle". Je dis que c'est un choix qui prédétermine le résultat. Si tu décides de compter comme "revenu" quelque chose qui n'est pas du revenu (une fluctuation de valorisation boursière non réalisée), tu vas mécaniquement trouver que les gens qui possèdent des actions sont "sous-taxés". C'est pas une découverte. C'est une tautologie.
Et le problème pratique est réel. Taxer des plus-values latentes ça veut dire forcer les gens à vendre des parts de leurs entreprises pour payer l'impôt. Un fondateur qui a créé une boîte valorisée 1 milliard devrait vendre des parts chaque année pour payer un impôt sur une valeur qui peut s'effondrer l'année suivante. C'est pas de la fiscalité. C'est de la confiscation progressive du contrôle des entreprises.
Sur "l'accusation de militantisme est symétrique."
Je suis d'accord. Friedman et Hayek avaient aussi des cadres normatifs. Mais il y a une différence fondamentale. Friedman et Hayek disaient "laissez les gens tranquilles et le système s'auto-régule". Piketty et Zucman disent "donnez plus de pouvoir à l'Etat pour redistribuer". La première position nécessite moins de pouvoir concentré. La seconde en nécessite plus. Et historiquement, concentrer le pouvoir économique dans les mains de l'Etat a un track record catastrophique. La symétrie s'arrête là.
Sur "amélioration des conditions de vie ET hausse des inégalités peuvent coexister."
Oui. Et c'est exactement mon point. Si les deux coexistent, alors l'inégalité n'est pas un problème en soi. C'est un indicateur qui, isolé, ne te dit rien sur le bien-être réel des gens. Un pays avec un Gini élevé et un niveau de vie élevé pour tous (Singapour) est préférable à un pays avec un Gini bas et un niveau de vie bas pour tous (Cuba). Se focaliser sur l'inégalité au lieu du niveau de vie absolu, c'est confondre le thermomètre avec la maladie.
En résumé : je ne dis pas que Piketty et Zucman sont idiots. Ils sont brillants. Je dis que leurs prémisses normatives biaisent leurs conclusions, que leurs choix méthodologiques prédéterminent leurs résultats, et que leurs prescriptions politiques (plus de contrôle étatique, plus de taxation, impôt mondial) ont un track record historique désastreux. Et le fait que leurs données soient "publiques et répliquées" ne change rien au fait que les conventions comptables qui les produisent sont un choix, pas une vérité.
Merci pour l'échange. C'est le genre de débat qu'il faudrait avoir plus souvent.
Il faut jamais prendre de haut quelqu'un qui est encore en train de construire ses convictions économiques. On a tous cru à des trucs faux à un moment. J'ai eu 20 ans moi aussi. J'ai lu des trucs de gauche moi aussi. C'est le chemin. Le mépris ne convainc personne. Les arguments si.
Je sais que tu es de bonne foi. "Je veux que ceux qui travaillent touchent le fruit de leur travail." C'est une intention saine. Personne ici ne veut que les travailleurs soient exploités. La question c'est pas l'intention. C'est le mécanisme. Et je vais te montrer par A+B pourquoi ce que tu proposes produit l'exact inverse de ce que tu veux.
On va prendre un exemple simple que n'importe qui peut comprendre.
Tu veux ouvrir une boulangerie. Il te faut un four (30 000€), un local (caution + loyer), de la farine, de l'électricité, et 3 mois de trésorerie avant de vendre ton premier croissant. Mettons 80 000€ au total.
Tu les as pas. Personne ne commence avec 80 000€. Donc quelqu'un doit te les avancer. C'est ça un investisseur. Un actionnaire. Un "proprio". Quelqu'un qui met son argent aujourd'hui en espérant un retour demain. Sans aucune garantie.
Si la boulangerie marche, tu rembourses et tout le monde gagne. Si elle foire, l'investisseur perd ses 80 000€. Toi tu perds ton temps. Lui il perd son argent. C'est ça le risque.
Maintenant appliquons ta logique : "les travailleurs doivent toucher le fruit de leur travail sans que les actionnaires prennent quoi que ce soit."
Ok. Qui met les 80 000€ ? Toi ? Tu les as pas. L'Etat ? Avec quel argent ? Les impôts de qui ? Et si la boulangerie foire, qui perd ? Tout le monde, via les impôts. Félicitations, tu viens de socialiser les pertes.
Et si personne ne met les 80 000€ parce qu'il n'y a plus aucun retour possible pour l'investisseur, alors il n'y a pas de boulangerie. Pas de four. Pas de croissants. Et pas de salaire pour le boulanger. Zéro. Parce que "le fruit de son travail" n'existe que parce que quelqu'un a financé les outils qui lui permettent de travailler.
C'est ça que Marx n'a jamais compris. Le salaire du boulanger c'est pas "le fruit de son travail moins le vol de l'actionnaire." C'est "le fruit de la combinaison de son travail + le four + le local + la farine + l'organisation + le risque financier de quelqu'un d'autre." Enlève un seul de ces éléments et le boulanger produit rien. Ses mains toutes seules ne font pas de croissant sans four.
L'actionnaire ne "vole" pas le fruit du travail. Il fournit le capital sans lequel le travail ne produit rien. Et il prend un risque que le salarié ne prend pas. Le salarié est payé à la fin du mois, que la boîte fasse des bénéfices ou pas. L'actionnaire n'est payé que si la boîte gagne. Et il perd tout si elle coule.
"Oui mais les gros actionnaires du CAC 40 c'est pas une boulangerie."
C'est exactement le même mécanisme à plus grande échelle. Chaque action LVMH c'est un bout de capital qui finance des ateliers, des ouvriers, des boutiques, des usines dans le monde entier. 213 000 emplois. Retire le capital et il n'y a plus d'ateliers. Plus d'ouvriers. Plus de salaires.
"Oui mais ils gagnent trop."
Peut-être. Mais "trop" par rapport à quoi ? Si Bernard Arnault gagne des milliards et que ses 213 000 employés ont un salaire, une mutuelle, un CDI, et un treizième mois, qui est lésé ? Le gâteau n'est pas fixe. Arnault n'a pas pris la part de ses employés. Il a créé un gâteau plus gros dont tout le monde a une part.
Et le test final. Si les actionnaires et les "proprios" sont des voleurs, alors fais-le sans eux. Monte ta boîte. Auto-finance-toi. Paie tes employés 100% du fruit de leur travail. Ne prends rien pour toi en tant que fondateur. L'auto-entrepreneur c'est en 15 minutes sur le site de l'URSSAF.
Personne ne t'en empêche. Si le modèle coopératif pur est meilleur, il devrait dominer le marché. Il ne le fait pas. Pas parce que le système est truqué. Parce que le capital a besoin d'un retour pour exister. Et sans capital, le travail est nu.
Je dis pas ça pour défendre les riches. Je dis ça pour défendre les emplois. Parce que tuer l'incitation à investir c'est tuer l'emploi. Et un monde sans actionnaires c'est pas un monde où les travailleurs gagnent plus. C'est un monde où ils n'ont pas de travail.
Très bonne question et elle est posée de bonne foi donc je vais y répondre sérieusement.
Le truc contre-intuitif c'est que le prix des logements explose en France non pas à cause du manque d'intervention de l'Etat, mais à cause de trop d'intervention de l'Etat. Paris est le meilleur exemple au monde de comment la régulation détruit un marché immobilier.
Prenons Paris. L'encadrement des loyers a été mis en place en 2019. Résultat ? L'offre locative a chuté. Pourquoi ? Parce que quand tu plafonnes ce qu'un propriétaire peut gagner mais que tu ne plafonnes pas ses coûts (charges, travaux, taxe foncière, normes énergétiques), il retire son bien du marché locatif. Il vend, il fait du Airbnb, ou il laisse vide. Moins d'offre, même demande. Les prix ne baissent pas. Ils deviennent juste invisibles : dessous de table, conditions abusives, discrimination accrue.
Et ça c'est juste le dernier épisode. Le vrai problème c'est 50 ans de réglementation empilée.
La loi de 1989 sur les baux d'habitation rend quasi impossible l'expulsion d'un locataire qui ne paie pas. Résultat : les propriétaires deviennent ultra-sélectifs. CDI obligatoire, 3x le loyer en revenus, garants. Pas parce qu'ils sont méchants. Parce que le risque d'un mauvais locataire est catastrophique et que le système juridique ne les protège pas. Tu crées un marché où seuls les profils les plus solides accèdent au logement. Et les autres sont exclus. Par la régulation qui était censée les protéger.
Les normes de construction. Le PLU, le DPE, les normes accessibilité, les ABF (architectes des bâtiments de France) à Paris. Chaque couche de réglementation ajoute du coût et du délai. Construire un immeuble à Paris prend 7 à 10 ans entre le permis et la livraison. A Tokyo, c'est 2 ans. Résultat : Tokyo a des loyers stables depuis 20 ans malgré une population comparable. Parce qu'ils construisent. Parce que la réglementation le permet.
Le modèle singapourien. 90% de propriétaires. Comment ? Le système HDB : l'Etat construit massivement et vend à prix coûtant aux citoyens avec des prêts avantageux. Pas de blocage de prix. Pas de contrôle des loyers. De la construction massive et de l'accession à la propriété facilitée. L'Etat agit sur l'offre, pas sur les prix.
Le modèle texan. Pas de zonage restrictif. Construction libre. Résultat : Houston est une des grandes villes américaines les plus abordables en termes de logement. Parce que quand la demande monte, l'offre suit. Quand tu bloques l'offre par la réglementation et que tu essaies de contrôler les prix par décret, tu obtiens Paris.
La solution libérale c'est pas "laisser les prix exploser". C'est libérer la construction, simplifier les normes, accélérer les permis, fluidifier le marché locatif en protégeant les deux parties équitablement. Plus d'offre = prix qui baissent naturellement. C'est pas de la théorie. C'est ce qui se passe dans chaque ville du monde qui a fait ce choix.
L'immobilier en France c'est le meilleur exemple d'un marché détruit par les gens qui prétendaient le protéger.
"Je suis un révolutionnaire marxiste."
Ok @LouisBoyard . Puisque tu te revendiques ouvertement de cette tradition, prenons 2 minutes pour rappeler à tout le monde ce qu'il y a au bout de la "révolution marxiste".
Pas en théorie. En pratique.
A chaque fois.
Sans exception.
Etape 1 : la révolution. On renverse l'ordre établi au nom du peuple. C'est la partie sexy. Celle qui fait de belles affiches.
Etape 2 : la dictature du prolétariat. Marx l'a théorisée lui-même. Un pouvoir central fort "temporaire" pour réorganiser la société. Spoiler : le "temporaire" ne finit jamais. Jamais. Parce que le pouvoir ne se rend pas volontairement. Hayek l'a expliqué en 1944 dans La Route de la Servitude : quand tu centralises le contrôle de l'économie, tu as besoin de toujours plus de coercition pour maintenir le système. C'est pas un accident. C'est mécanique.
Etape 3 : l'élimination des dissidents. Staline a purgé les vieux bolcheviques. Mao a lancé la Révolution Culturelle. Pol Pot a vidé les villes. Castro a rempli les prisons. A chaque fois, la révolution mange ses propres enfants. Les premiers liquidés sont toujours les idéalistes qui ont cru à la promesse initiale. Ceux qui disent "c'est pas ça qu'on voulait".
Etape 4 : la planification centrale. L'Etat décide quoi produire, combien, pour qui, à quel prix. Résultat : pénuries. Parce qu'aucun comité central ne peut traiter l'information que des millions de transactions libres traitent instantanément via les prix. Hayek a formalisé ça et personne ne l'a réfuté en 80 ans.
Etape 5 : la famine. Grand Bond en Avant de Mao : 15 à 55 millions de morts de faim. Holodomor de Staline : 3.5 à 7 millions de morts. Dans un des pays les plus fertiles du monde. L'Ethiopie de Mengistu. Le Cambodge de Pol Pot. Parce que quand tu remplaces les agriculteurs par des bureaucrates et les prix de marché par des quotas, les gens meurent de faim. A chaque fois.
Etape 6 : le mur. Pas au sens figuré. Au sens propre. Mur de Berlin. Interdiction de quitter Cuba. Tir à vue sur les fugitifs en Corée du Nord. Parce qu'un système qui ne fonctionne pas a besoin d'empêcher les gens de partir. Si ton système est si génial, pourquoi tu dois tirer sur ceux qui veulent le quitter ?
Le bilan comptable de la "révolution marxiste" :
URSS : ~20 millions de morts. Chine : ~65 millions. Cambodge : ~2 millions. Corée du Nord : ~2 millions. Ethiopie : ~1.5 million. Total estimé : 65 à 100 millions de morts.
Et le résultat final à chaque fois : l'effondrement. L'URSS s'effondre en 1991. La Chine survit en abandonnant le marxisme économique (merci Deng Xiaoping). Cuba survit dans la misère. Le Venezuela passe du pays le plus riche d'Amérique du Sud à un pays où les gens mangent dans les poubelles. En 20 ans.
"Si à chaque fois que quelqu'un conduit ta voiture il finit dans le mur, c'est pas 7 mauvais conducteurs. C'est la voiture qui a pas de freins."
Louis, tu as 24 ans. Tu es député. Tu as littéralement la possibilité de changer des choses dans le cadre démocratique.
Et tu te revendiques d'une idéologie qui, à chaque application dans l'histoire, a produit la famine, la dictature et la mort de masse.
C'est pas du courage.
C'est de l'ignorance. Et pour un élu de la République, c'est impardonnable.
Prenez 3 minutes pour lire ce thread.
Ce que je vais décrire est la première cause de dépression chez les jeunes Français dont personne ne parle.
Ce n'est pas les réseaux sociaux. Ce n'est pas le covid. Ce n'est pas le chômage.
C'est un business à plusieurs dizaines de millions d'euros par an qui vend méthodiquement le désespoir à une génération entière.
Et ça s'appelle l'industrie de la décroissance.
2 : La décroissance est un business. Un business très juteux.
Et ses effets sur la jeunesse française sont dévastateurs.
3 : Vendeurs de décroissance en France : Jancovici remplit des salles à 5000 personnes. Aurélien Barrau fait des millions de vues. Bon Pote génère des centaines de milliers d'euros en dons.
L'effondrement, ça se monétise très bien. Livres, conférences, formations, consulting. Il y a une vraie économie de la peur.
4 : Le message est toujours le même : le futur sera pire. Il faut se restreindre. Arrêter de consommer. Arrêter de croître. Arrêter de rêver grand.
Le problème, ce n'est pas l'écologie. Le problème, c'est que ce discours tue l'ambition d'une génération entière.
5 : Les chiffres sont accablants. 75% des jeunes Français se disent anxieux face à l'avenir climatique. La moitié pensent que l'humanité est "condamnée".
On a fabriqué une génération qui a peur du futur au lieu de vouloir le construire.
6 : Un ado de 16 ans en France en 2026, il entend quoi ?
"La croissance c'est fini." "L'avion c'est mal." "La tech pollue." "Il faut décroître."
Résultat : pourquoi se lever le matin ? Pourquoi étudier l'ingénierie ? Pourquoi entreprendre ? Si tout est foutu, autant ne rien faire.
7 : Pendant ce temps, aux US :
Des startups construisent des hôtels sur la Lune. D'autres mettent des data centers en orbite alimentés par le soleil. D'autres fabriquent des médicaments en microgravité. D'autres impriment des fusées en 3D en 60 jours.
8 : La différence entre un ado américain et un ado français aujourd'hui, c'est pas le talent.
C'est le récit.
L'un grandit dans "on va coloniser Mars" et l'autre dans "il faut pisser sous la douche pour sauver la planète".
9 : L'histoire de l'humanité est une histoire de résolution de problèmes par l'innovation.
On n'a pas résolu la famine en mangeant moins. On a inventé les engrais. On n'a pas résolu les épidémies en priant. On a inventé les vaccins. On ne résoudra pas le climat en décroissant. On innovera.
10 : La France a des ingénieurs parmi les meilleurs au monde. Des mathématiciens d'élite. Des chercheurs brillants.
Et on leur dit de se restreindre au lieu de construire.
C'est un gâchis civilisationnel.
11 : Les marchands de décroissance n'ont jamais rien construit. Ils vivent de la peur qu'ils vendent. Leur modèle économique repose littéralement sur le fait que vous restiez paralysés.
12 : Il est temps de changer le récit.
Donnons aux jeunes des rêves ambitieux. Montrons-leur les startups qui construisent le futur. Célébrons les ingénieurs, les scientifiques, les entrepreneurs.
Le futur ne sera pas subi. Il sera construit. Et il sera extraordinaire.
Lors de votre prochain dîner de famille, quand le cousin avec le t-shirt Che Guevara vous sort "oui mais Cuba c'est à cause de l'embargo", vous avez maintenant la réponse définitive :
L'économiste espagnol Rallo a construit un modèle de ce que Cuba aurait été sans embargo.
Résultat : l'embargo explique 10% de l'écart de richesse.
Le socialisme explique les 90% restants.
Et si le cousin insiste, vous enchaînez :
Cuba commerce avec 190 pays sur 195. Le Canada, l'Europe, la Chine, le Brésil, la Russie. L'embargo est américain, pas mondial. Et malgré l'accès à quasi toute la planète, Cuba n'arrive pas à nourrir sa population.
Et si le cousin insiste encore :
Le Vietnam a subi le même embargo américain. Il l'a levé en 1994, a ouvert son économie au marché, et est devenu un des pays à plus forte croissance d'Asie. Cuba a choisi de blâmer l'embargo. Le Vietnam a choisi de se réformer. L'un stagne, l'autre explose.
Et si le cousin insiste toujours :
Changez de cousin.
"N'importe quel étudiant en L1 sait que c'est pas valide."
Effectivement, si tes profs de L1 sont des marxistes qui n'ont jamais créé une boîte de leur vie, qui n'ont jamais signé un bulletin de paie, qui n'ont jamais risqué un euro de leur propre argent, et dont toute la carrière dépend du financement public qu'il ne faut surtout pas remettre en question, oui, ils vont te dire que la courbe de Laffer c'est un truc écrit sur un coin de table. Et tu vas les croire parce que t'as 19 ans et que le monsieur a un doctorat.
Sauf que la courbe de Laffer c'est pas un concept controversé. C'est de la logique pure. À 0% d'imposition, l'État collecte zéro. À 100% d'imposition, l'État collecte zéro aussi, parce que plus personne ne travaille ou tout le monde fraude. Donc entre les deux, il existe forcément un point maximum. C'est pas de l'idéologie, c'est des maths. Nier la courbe de Laffer c'est nier qu'une fonction qui vaut zéro à ses deux extrémités a un maximum entre les deux. Un étudiant en L1 de maths sait ça.
Le débat c'est pas "est-ce que la courbe existe", c'est "où se situe le sommet". Et là, on a de la data.
La France est à environ 46% de pression fiscale sur le PIB. C'est le taux le plus élevé de l'OCDE avec le Danemark. Sauf que le Danemark a un taux d'imposition sur les sociétés de 22% et zéro charge sur les salaires. La France cumule IS élevé, charges sociales parmi les plus hautes du monde, impôts sur le revenu progressifs, CSG, CRDS, taxes locales. Le tout combiné fait que la pression réelle sur les créateurs de valeur est écrasante.
Et les effets sont documentés. Entre 2000 et 2014, 60 000 contribuables assujettis à l'ISF ont quitté la France, emportant avec eux des milliards de base taxable. Quand Hollande a instauré la taxe à 75%, le rendement a été quasi nul, les hauts revenus ayant restructuré ou déplacé leurs actifs. Quand Macron a remplacé l'ISF par l'IFI en 2018, les recettes fiscales globales ont augmenté parce que le capital est revenu.
La Suède a vécu exactement la même chose. Dans les années 80, la pression fiscale suédoise a atteint des sommets. L'évasion fiscale est devenue un sport national. IKEA est parti. Tetra Pak est parti. La Suède a fini par baisser drastiquement son taux marginal d'imposition dans les années 90, passant de 87% à environ 50%. Résultat : les recettes fiscales ont augmenté. La courbe de Laffer en action, dans un pays scandinave socialiste.
L'Irlande a baissé son impôt sur les sociétés à 12.5% dans les années 90. Résultat : une explosion d'investissements, une croissance massive, et des recettes fiscales de l'impôt sur les sociétés qui ont été multipliées par 8 en 20 ans. Moins de taux, plus de base, plus de recettes. Laffer.
Les États-Unis sous Reagan ont baissé le taux marginal de 70% à 28%. Les recettes fiscales totales ont augmenté de 65% entre 1980 et 1990. Sous Kennedy dans les années 60, même scénario : baisse des taux, hausse des recettes.
Donc "n'importe quel étudiant en L1 sait que c'est pas valide" c'est vrai si ton L1 c'est un endoctrinement marxiste où on t'apprend que taxer plus rapporte toujours plus, que le capital ne bouge pas, que les gens ne changent pas leur comportement en fonction des incitations, et que l'économie c'est un gâteau fixe dans lequel l'État découpe les parts.
Dans le monde réel, les gens réagissent aux incitations. Quand tu taxes trop, les riches partent, les entrepreneurs s'installent ailleurs, le capital fuit, le travail au noir explose, et les recettes baissent. C'est pas de la théorie, c'est ce que la France vit depuis 30 ans. Le drapeau français sur ce graphique à 68% de taux effectif dans la zone de revenus décroissants, c'est pas une provocation, c'est un diagnostic.
Mais bon, tes profs de L1 t'ont dit le contraire. Et tes profs de L1 n'ont jamais quitté la fonction publique. Comme par hasard.
Je vais prendre le temps de répondre sérieusement à "la croissance infinie dans un monde fini c'est impossible" parce que c'est la deuxième erreur la plus répandue dans le débat économique français, juste après la théorie de la valeur-travail. C'est un raisonnement qui a l'air évident, qui semble relever du bon sens, et qui est fondamentalement faux. Et comprendre pourquoi il est faux, c'est comprendre pourquoi on n'est même pas au début du potentiel humain.
L'argument repose sur une prémisse implicite : croissance = consommation de ressources physiques. Plus de PIB = plus de pétrole brûlé, plus de minerais extraits, plus de forêts rasées. Si c'était vrai, alors oui, on finirait par tout épuiser. Sauf que ce n'est pas ce que la croissance signifie. Et ça n'a jamais été ce que ça signifie.
La croissance c'est la création de valeur. Et la valeur c'est pas de la matière, c'est de l'utilité. Un smartphone contient moins de matériaux qu'un téléphone fixe des années 80 et il remplace un appareil photo, un GPS, une encyclopédie, un lecteur de musique, un fax, une calculatrice, un réveil, une lampe torche, un magnétophone, une boussole, un carnet d'adresses et des centaines d'autres objets. Plus de valeur, moins de matière. C'est ça la croissance moderne.
Entre 1970 et 2020, le PIB américain a été multiplié par 3. Pendant la même période, la consommation d'énergie par dollar de PIB a été divisée par 2. La consommation d'acier par dollar de PIB a chuté de 60%. Le poids moyen d'une canette d'aluminium est passé de 85 grammes à 13 grammes. On fait plus avec moins. Et cette tendance s'accélère, elle ralentit pas.
Et c'est là que les gens confondent deux choses radicalement différentes. La croissance extensive, c'est produire plus en consommant plus de ressources. C'est le modèle du 19e siècle. La croissance intensive, c'est produire plus de valeur avec moins de ressources. C'est le modèle vers lequel on tend de plus en plus. Et avec l'IA, on est sur le point de passer à la vitesse supérieure.
L'IA va permettre d'optimiser la consommation de ressources à un niveau qu'aucun humain ne pourrait atteindre. Les chaînes logistiques, l'agriculture de précision, la gestion énergétique des bâtiments, l'optimisation des réseaux électriques, la réduction des déchets industriels, tout ça va être optimisé par des agents IA qui trouvent des efficiences invisibles à l'oeil humain. C'est de la vraie croissance de PIB avec moins de ressources utilisées, pas plus.
Et surtout, les gens qui disent "ressources finies" raisonnent comme si on connaissait déjà toutes les ressources. On en connaît une fraction. Google DeepMind a développé GNoME, un outil d'IA qui a découvert 2.2 millions de nouveaux cristaux, dont 380 000 matériaux stables. C'est l'équivalent de 800 ans de découvertes en matériaux condensé en un seul projet. 52 000 nouveaux composés similaires au graphène. 528 nouveaux conducteurs lithium-ion, 25 fois plus que toutes les études précédentes combinées. Des matériaux pour des batteries plus efficaces, des semi-conducteurs plus performants, des supraconducteurs potentiels. Et ce n'est que le début.
L'idée que "les ressources sont finies" suppose qu'on sait ce que sont les ressources. Mais une ressource c'est pas un truc fixe dans la nature. Le pétrole n'était pas une ressource en 1700, c'était un liquide noir inutile. L'uranium n'était pas une ressource en 1900. Le silicium n'était pas une ressource en 1950, c'était du sable. Le lithium n'était pas une ressource en 2000. L'innovation transforme ce qui était inutile en ressource. Et l'IA accélère ce processus de manière exponentielle.
Et si on veut aller encore plus loin, il suffit de lever les yeux. Musk construit SpaceX pour coloniser Mars. Bezos construit Blue Origin avec une vision encore plus ambitieuse : déplacer l'industrie lourde dans l'espace pour préserver la Terre. Un seul astéroïde de type M contient plus de fer, de nickel et de platine que tout ce qui a jamais été extrait sur Terre. La ceinture d'astéroïdes contient des ressources estimées à des quintillions de dollars. On parle pas de "ressources finies", on parle de "ressources auxquelles on n'a pas encore accès". Et la différence est fondamentale.
La croissance n'est pas le problème. La croissance est la solution. C'est la croissance qui a permis de développer les panneaux solaires, les batteries, les véhicules électriques, le recyclage, la dépollution. Chaque problème environnemental qu'on a résolu l'a été grâce à la technologie, financée par le capital, produite par la croissance. Pas par la décroissance. Pas par la sobriété imposée. Par l'innovation.
Les gens qui disent "il faut faire autrement" sans dire comment veulent en réalité une chose : que tu aies moins. Moins de confort, moins de mobilité, moins de choix, moins de liberté. Tout ça au nom d'un monde "fini" dont ils ne connaissent même pas 1% des possibilités. C'est du pessimisme déguisé en sagesse. C'est du malthusianisme réchauffé. Malthus prédisait la famine pour 1 milliard d'humains. On est 8 milliards et on n'a jamais aussi bien mangé.
On est à 0.001% du potentiel de croissance de l'humanité. On vit sur une seule planète alors qu'il y a des milliards de corps célestes. On utilise une fraction des matériaux disponibles. On vient à peine de découvrir l'IA. On commence à peine à comprendre la fusion nucléaire. Dire "le gâteau ne peut plus grandir" en 2026, c'est comme un paysan en 1800 qui regarde son champ et dit "on pourra jamais nourrir plus de gens que ça". Il avait pas tort sur son champ. Il avait tort sur l'imagination humaine.
Le gâteau ne va pas arrêter de grandir. Il va grandir d'une manière que tu ne peux même pas imaginer aujourd'hui. Et la seule chose qui pourrait l'empêcher, c'est exactement ce que les décroissants proposent : arrêter d'innover, arrêter de créer, arrêter de chercher. C'est-à-dire tuer le seul moteur qui nous a sortis de la misère et qui résoudra les problèmes que la misère a créés.
@Rexecode présentait ce matin à ses adhérents ses nouvelles prévisions macroéconomiques.
Pour @Le_Figaro, je reviens sur l’un des points saillants de notre scénario : la hausse inexorable du coût de la dette d’ici 2030 (120 milliards d’euros).
Lien : https://t.co/B4m27Ug9vy
Les abus de langage traduisent souvent les dérives de la pensée. À force de verser dans les allusions les plus scabreuses, Jean-Luc Mélenchon a fini par tomber dans les formules antisémites les plus insupportables. Chacun doit désormais en tirer toutes les conclusions.
Par ses égarements antisémites et complotistes, Jean-Luc Mélenchon dessert le combat antifasciste, son unité et sa moralité. Sa sortie lyonnaise à propos de l’affaire du pédocriminel Epstein est la faute de trop. Mon parti pris à lire sur @Mediapart
https://t.co/WcdCLpAU3P
Faire rire une salle en jouant sur le « Stein » de Epstein comme Mélenchon, poser juif=sioniste=génocidaire=nazi comme Hassan, cibler les « dragons célestes » comme Guiraud,…: cela fait système. Et cela s’appelle de l’antisémitisme.
Arrêtons de nous étonner. Et combattons-les.
Melenchon et l’affaire Epstein : cela me rappelle furieusement un meeting où étaient denoncés les noms à consonnance juive des journalistes Ivan Levaï, JeanFrancois Kahn, JP Elkabbach. L’auteur de ces paroles s’appelait Jean Marie Le Pen. # Antisemitisme
Le dernier baromètre "Trésorerie, Investissement et Croissance des PME-TPE" @Bpifrance x @Rexecode pour le 1er trimestre 2026 est sorti.
Fait notable : il comporte un focus d’actualité, consacré à l’impact de l’incertitude politique et aux enjeux liés au remboursement des Prêts garantis par l'Etat (PGE) que nous avions déployé pendant la crise Covid.
Nous constatons que les signaux s’améliorent légèrement en ce début d’année 2026. Pas d'euphorie, mais une timide embellie. Ce qu’il faut en retenir, globalement :
• Trésorerie : les indicateurs des TPE-PME françaises se redressent un peu, même s’ils restent sous leurs moyennes historiques. 20 % des dirigeants déclarent rencontrer des difficultés de financement à court terme (contre 22 % au trimestre précédent).
• Freins à l’activité : la faiblesse de la demande reste le principal obstacle (63 %), même si elle pèse un peu moins qu’en fin d’année. La concurrence (34 %, +4 points) rejoint les difficultés de recrutement parmi les principales contraintes.
• Climat d’incertitude : les incertitudes politiques et économiques continuent de peser, mais moins qu’à la fin 2025. 34 % des dirigeants maintiennent leurs projets d’investissement malgré ce contexte (+6 points). En revanche, le contexte international devient une source d’inquiétude plus forte.
• Investissement : beau rebond ! 45% des dirigeants prévoient d’investir en 2026 (contre 39 % au trimestre précédent). Nous revenons à un niveau proche de celui observé début 2025. Les investissements portent d’abord sur la modernisation des équipements, mais les projets d’extension de capacités et d’innovation progressent. C'est une bonne nouvelle.
• Focus sur les Prêts garantis par l'Etat (PGE) : une grande majorité d'entre eux arrive à échéance cette année. Parmi les entreprises concernées : 27 % ont déjà remboursé intégralement ; 55 % prévoient de le faire d’ici fin 2026 ; 15 % au-delà de 2026. Et seulement 3 % craignent de ne pas pouvoir rembourser.
Pour 82 % des dirigeants encore en remboursement, l’impact sur le développement de l’entreprise est jugé modéré ou faible.
Autre chiffre important : 82 % des bénéficiaires estiment que sans le PGE, leur entreprise aurait connu de graves difficultés, voire même fermé.
Les résultats de ce nouveau baromètre Rexecode x Bpifrance confirment une réalité nuancée, que nous percevons bien sur le terrain : les PME et TPE françaises restent prudentes, mais elles n’ont pas renoncé à investir. Dans un environnement incertain, leur capacité de résilience demeure forte.
L’étude complète est disponible ici 👉 https://t.co/quWZJB8lrt
La Bpi a bien grandi et fait beaucoup de choses. La publication annuelle de nos résultats permet de mettre des chiffres sur toutes nos lignes d'action. Les voici !
Pour résumer, c'est une année où plusieurs records historiques ont été battus : en volume de crédits, d'investissements directs et de souscriptions aux fonds, et d'assurance à l'export, nous n'avions jamais atteint de tels volumes.
Bonne lecture 👉 https://t.co/1QCxUWVXjH
En un an, nous avons franchi un cap sur l’Intelligence Artificielle.
Aujourd’hui, plus d’une TPE-PME sur deux utilise déjà des outils d’IA générative, comme le révèle notre étude de conjoncture publiée en janvier. Elles étaient moins d'un tiers l’an dernier. Ce basculement est rapide, profond, et il est désormais irréversible.
Chez Bpifrance, nous accélérons, dans ce qui est maintenant une révolution dont on sait qu’elle est exponentielle. Il n’y aura pas d’asymptote, tout va changer. C’est la raison pour laquelle nous avons annoncé l’an dernier le déploiement de 10 Md€ à horizon 2030 pour développer l'écosystème IA et soutenir l'appropriation de l'Intelligence Artificielle par les entreprises françaises.
Depuis un an, concrètement :
- 15 000 entreprises ont déjà été formées ou accompagnées par nous sur les usages de l’IA, notamment à travers nos deux nouveaux dispositifs : l’Accélérateur IA & Industrie et la mission de conseil “Stratégie Data IA”.
- 220 M€ ont été investis en capital développement en 2025 et 100 M€ en capital innovation.
- Près de 2,6 Md€ ont été investis par notre équipe Fonds de Fonds dans 400 sociétés IA à mi année 2025 ; investissements qui se sont par ailleurs largement intensifiés depuis 2024, représentant depuis 18 mois 50 % des montants investis sur les 10 dernières années.
- 3,5 Md€ entre 2015 et 2025 de financements de projets IA sous l'impulsion notamment de France 2030.
Mais l’enjeu n’est pas seulement technologique. L’IA est un sujet de stratégie, de management et de compétitivité. Elle pose la question du passage à l’échelle, de l’appropriation par les dirigeants et de la capacité à transformer l’essai. C’est là que notre rôle prend tout son sens : financer, former, conseiller, mettre en réseau, et réduire l’écart entre les pionniers et le reste du tissu économique.
À l’approche du India AI Impact Summit 2026 (du 16 au 20 février), une conviction nous guide : la réussite de l’IA en France se jouera dans son déploiement massif auprès des PME et des ETI, partout sur le territoire, le plus vite possible. L’histoire n’attendra pas.
Retrouver notre communiqué de presse 👉 https://t.co/OoysTBg8qA
Merci @APoussart et les équipes de la matinale de @publicsenat pour cet échange très riche.
J’y ai rappelé certaines des convictions que je porte :
- Pour pérenniser notre modèle social, il faut dire la vérité aux Français et éventer le secret de famille qui empoisonne la société : 10% des transferts sociaux que nous recevons chaque mois sont financés par la dette, c'est à dire par nos enfants et nos petits-enfants.
- Il faut à minima revenir à la situation d'avant 1982 avec une retraite à 65 ans. Aujourd’hui, la charge annuelle des pensions des retraités âgés de 60 à 65 ans, souvent des experts en pleine santé, est de 50 milliards d’euros. Plus de la moitié de l'impôt sur le revenu.
- Il faut tirer les conséquences du nouveau jeu imposé par la Chine et par les Etats-Unis et avoir le courage de défendre les intérêts commerciaux de l'Europe avec la même magnitude et la même rapidité. Nous ne pouvons nous permettre d’être libre-échangistes qu'avec ceux qui le sont encore, l'Amérique latine, l'Asie du Sud-Est est et l'Inde.
- Un peu d'immigration de travail en France est inévitable, notamment pour permettre la réindustrialisation de notre économie.
Retrouvez ici l’intégralité de l’entretien 👉 https://t.co/tTNIsOhodO
Hier soir, nous avons lancé le millésime 2026 de notre Club Excellence qui réunit désormais 2000 dirigeants d’exception.
Ces dirigeants sélectionnés par nos équipes Réseau en régions partagent avec nous, @Bpifrance, un même élan vers le progrès, un « soleil intérieur » comme j’ai aimé le nommer, la conviction que les liens entre pairs et les échanges créent des opportunités et des richesses durables.
Le Club Excellence, c’est une promesse claire pour ces dirigeants :
- Un réseau actif avec 1 600 mises en relation qualifiées réalisées en 2025
- Une proximité unique avec les équipes de Bpifrance sur l’ensemble du territoire
- Des cadres d’échanges privilégiés et inspirants, en 2025 plus de 70 événements et près de 250 visites d’entreprises et d’usines autour d’experts et de personnalités pour prendre de la hauteur.
Être membre c’est contribuer au succès collectif et incarner une ambition responsable tournée vers l’impact, comme l’ont démontré nos grands témoins de la soirée que je remercie chaleureusement pour leur témoignage.
En 2026, Le Club Excellence sera plus que jamais celui de l'excellence entrepreneuriale, au service des dirigeants, pour transformer leurs ambitions en réussites durables, avec volonté et optimisme.
Ensemble, continuons d’oser !
#LeClubExcellence