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🔸 Jean-Dominique merchet / @jdomerchet continue en citant les experts. Ils observent néanmoins « deux évolutions depuis 8 à 9 mois ». Dans le « très haut du spectre », un passage du renseignement à des tentatives de sabotage, comme celle visant le système électrique polonais en décembre 2025, sans succès ; et dans le « très bas du spectre », l’apparition de « loups solitaires » opérant sans infrastructure sophistiquée, à l’image du piratage de la DGFiP.
Pour autant, une source affirme que la France n’est pas actuellement confrontée à un scénario d’attaques massives de drones ou de missiles. Une autre évoque la possibilité d’une « escalade horizontale », avec une éventuelle action militaire russe contre un pays de l’OTAN : des scénarios auraient été étudiés et planifiés, mais les services ne verraient pas d’intention russe actuelle de provoquer ouvertement l’Alliance. Kaliningrad est cité comme un point particulièrement sensible.
Selon les analystes interrogés par @jdomerchet, Moscou considère que la guerre actuelle est « asymétrique » à son détriment : l’Ukraine, avec le soutien occidental, peut frapper des cibles en profondeur sur le territoire russe, tandis que la Russie ne peut pas directement attaquer la logistique occidentale sur le territoire de l’OTAN sans risquer une confrontation beaucoup plus large.
Moscou chercherait donc à « rééquilibrer les formes du conflit » par des actions hybrides. Merchet souligne néanmoins que les responsables français peuvent se tromper : en février 2022, les mêmes milieux ne croyaient pas à une attaque massive russe contre l’Ukraine à la veille de son déclenchement. Il rapporte aussi que « les Américains nous disent que ce ne serait pas comme en 2022 » et qu’ils ne sont cette fois « pas sûrs de voir venir une attaque ».
- via @jdomerchet