L'interview de Sergueï Lavrov, ministre des Affaires étrangères russe, par Léa Salamé pour France 2, est un naufrage.
La journaliste se fait balader pendant une heure.
Le ministre déroule ses mensonges, sans être jamais corrigé.
Le culot, dès le départ, à propos du soutien russe à l'Iran: "Il ne s'agit pas de la défense de l'Iran, qui est notre partenaire stratégique et notre allié. Avant tout, nous avons défendu le droit international."
Le droit international?!
Léa Salamé y revient 11 minutes plus tard: "Ne violez vous pas le droit international en Ukraine?"
Lavrov fait un long laïus de réinterprétation totalement faux de l'histoire et du droit pour justifier la guerre d'invasion russe: "Nous avons reconnu l'indépendance de l'Ukraine de 1991, mais pas celle de l'Ukraine des nazis."
"Je vais abuser de votre temps." Il fait toute la liste des arguments fallacieux russes: Minsk, Odessa, bombardements sur les populations, "régime" néo nazi, lois anti russes inexistantes, etc. etc.
Il n'est jamais interrompu. Aucun de ces points ne sera corrigé, précisé, nuancé.
Il est relancé sur les attaques contre les infrastructures civiles en Ukraine. Il répond qu'il ne partage pas une opinion. Que ce sont les faits.
A 27", il nie la responsabilité russe à Boutcha. Pas de relance.
Ce sont des mensonges.
Les faits ne seront jamais rappelés.
A 29", Léa Salamé affirme timidement, "Monsieur le ministre", que les équipes de France 2 ont vu des victimes civiles. Sans préciser où ni quand. Sans rappeler ce que l'on sait de la responsabilité des Russes à Boutcha. Ou dans une multitude d'autres drames.
Lavrov repart de plus belles sur le mensonge de Boutcha.
Mieux. A 40", Léa Salamé relance Sergueï Lavrov à propos de ses délires sur la volonté des Européens de fournir des armes nucléaires à l'Ukraine.
Elle ne dit pas que c'est faux.
Elle dit: "Ca, je dois vous dire qu'on a jamais entendu parler de cela. Sans doutes avez vous vos informations."
Elle ne lui demande pas ses preuves. Elle ne corrige pas ses mensonges.
Elle confirme que la Russie a peut être des informations que les journalistes n'ont pas.
C'est tellement hallucinant... que c'est Sergueï Lavrov qui nuance en précisant que ce sont des informations des services de renseignement russes que les Européens "nient complètement".
Sergueï Lavrov a tellement intégré que ce n'était pas une discussion que c'est lui, tout du long, qui dicte le tempo. Il parle et remet l'oreillette de la traduction lorsqu'il daigne laisser la journaliste poser une question. Puis il l'enlève. Il ne peut donc pas être interrompu.
Léa Salamé fait la décoration. Toutes les 5 à 10 minutes on la voit hocher la tête, en faisant "ouai, Anchorage", ou "ouai, voila". Elle tente de faire des signes. Ouvre de grands yeux qui clignotent. Elle sourit benoitement en hochant la tête.
Il n'en a rien à carrer.
Il déroule.
Il maîtrise le narratif et impose le cadre de l'entretien.
Source : France 2
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𝐂𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞́ 𝐨𝐟𝐟𝐢𝐜𝐢𝐞𝐥
Le Stade Brestois 29 a été informé de l’interpellation de huit individus dans le cadre de l’enquête portant sur des faits de violences survenus dans un bar de la place Guérin, dans la nuit du samedi 20 au dimanche 21 septembre. Le club vient d’apprendre par voie de presse que ces personnes, actuellement en garde à vue, sont des habitués des matches disputés au stade Francis-Le Blé. Une situation que le club prend très au sérieux, rappelant que le Stade Brestois entretient de très bonnes relations avec ses associations de supporters qui jouent parfaitement leur rôle de 12e homme et que la dénommée « Section West » n’a jamais été reconnue par le SB29.
Le Stade Brestois 29 tient à rappeler qu’il condamne avec la plus grande fermeté toute forme de violence, verbale ou physique, qu’elle se produise dans ou en dehors de son enceinte.
« Cela reste dans le Finistère » : Jean-Pierre Bosser heureux de voir son record du nombre de matchs en première division avec Brest bientôt battu par Brendan Chardonnet
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👉En 2006, Robert Badinter livrait un long témoignage filmé sur la guerre et la déportation de ses proches.
Resté inédit jusqu’ici, cet entretien réalisé par Jean-Baptiste Péretié dans le cadre de la collection Mémoires de la Shoah est disponible sur https://t.co/CgOtCQtWUU.