Wim Wenders explains why Jean Renoir's "The Rules of the Game" (1939) is one of his favourite movies:
"'The Rules of the Game' (1939) appears on many lists of the greatest films of all time, and Renoir is one of the great filmmakers. He's also the lead actor in his own movie. It's a film made before the Second World War that anticipates that war in an amazing way. It was another film that was a revelation when I saw it for the first time, and then I saw it again and again.
It played in a little neighborhood theater where I lived, and I saw it every day. I don't know how many times I have seen it, but it's one of the films I know by heart. For me, it's almost the ideal movie. It's very funny, fluid, and has an incredible range of characters. It also has the premonition that war is in the air. Nobody knew that a World War was coming, but he anticipated it, and it is a totally amazing film."
('Perfect Days' Director Wim Wenders' Top 5, Aframe Oscars, 2023)
Michael Cimino : "La vision des Américains a été façonnée par le cinéma. Leur histoire de l'Ouest, c'est l'histoire du Western."
Michael Cimino, à propos de l'échec de La Porte du Paradis : "Les gens ont premièrement rejeté la réalité matérielle du film. Or notre perception de l'Ouest a été façonnée plus par les films que par la véritable histoire de l'Ouest. Même les gens dont nous estimons qu'ils sont plus cultivés ont le sentiment que l'Ouest a quelque chose à voir avec ce que le cinéma nous en a montré. Ce qu'ils ont vu, ou ce qu'ils se rappellent, ce à quoi ils sont habitués, ce sont de mauvais films bâclés, où il n'y avait jamais de figurants à l'arrière-plan, les rues étaient toujours vides, parce que c'était simplement moins cher à faire.
J'ai entendu des gens me dire : "Pourquoi des poteaux télégraphiques, est-ce qu'ils avaient l'électricité à l'époque ?", "Pourquoi les rues sont-elles si pleines de gens, que font là tous ces gens ?".
Avez-vous déjà vu une photographie d'époque ? Ce qui impressionne toujours, c'est le dynamisme de ces villes en développement, en construction, la foule qui se pressait dans les grand'rues, le commerce, on ne nous a jamais montré cela. Nous sommes habitués à voir des décors de cinéma, pas des endroits réels. Ce qu'on compose, en fait, c'est une réalité cinématographique plutôt qu'une réalité historique.
Les gens n'ont pas voulu se confronter à cette idée, alors ils ont commencé par refuser la réalité matérielle représentée, les foules, les commerces, les poteaux télégraphiques, les patins, les vêtements des gens, le formalisme de la façon de parler du 19ème siècle.
Dans ce film, il n'y a pas un seul édifice, un seul décor intérieur qui ne soit inspiré, d'une manière ou d'une autre, de photographies d'époque. Chaque élément de garde-robe, les principaux costumes, les costumes des figurants, ont été dessinés à partir de photographies, et pourtant cela a été complètement rejeté." (Extraits de
"Entretien avec Michael Cimino", par Bill Krohn, avril 1982, Cahiers du cinéma MADE IN USA, numéro spécial 337, juin 1982)
Michael Cimino : "La vision des Américains a été façonnée par le cinéma ; ils ont vu et revu les mêmes décors, les mêmes paysages, dans des centaines de films. Leur histoire de l'Ouest, c'est l'histoire du Western : des maisons de bois, des rues désertes, un héros solitaire qui fait son entrée à cheval. Ce n'est pas l'Ouest industrieux du commerce, de l'argent, de la surpopulation. Pourtant Leadville dans le Colorado ou Butte dans le Montana, pour ne citer que celles-là, étaient des villes bourdonnantes d'activité. Enrichies par l'argent ou le cuivre, elles disposaient de larges avenues, de trottoirs pavés, d'immeubles en briques, et même d'un opéra. Elles s'efforçaient d'imiter New-York !
Or dès que vous lui présentez une telle image, le public rechigne - et ce avant même que vous n'ayez abordé le sujet. Il rejette cette vision, puis les personnages, ensuite l'intrigue, et enfin le film tout entier." (Cannes, 21 mai 1981, Positif n°246)
Michael Cimino : "Si on essaie de représenter un membre de la mafia comme il est réellement en Sicile et non comme dans les films américains, on nous accuse de falsifier la vérité." (Cahiers du cinéma n°439, janvier 1991)
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Michael Mann’s Thief was released 45 years ago today.
It helped popularize the look of wet-down streets at night. Water trucks were used to spray roads so neon lights and street lamps would reflect off the surface, enhancing the moody, cinematic feel.
Thief (1981)
Dir. Michael Mann
Quentin Tarantino on Michael Mann and the influence of Thief.
'"Everyone heard about after the fact that he just kept a water truck on his set all the time just to constantly wet down streets. And then all of a sudden that became the thing for directors to do. "Thief looks fantastic. Let's get a water truck and let's just wet down these night streets and throw lights on them."
...when you're saying it affected your work, I mean, there's lines in Thief that affected my life. Insofar as I have always lived my life trying to be like James Caan insofar as I am Joe Boss of my own life. I am Joe Boss! and I am Joe Boss of my own life!"'
Without Collateral, John Wick wouldn't exist. This night club scene is easily one of the best action sequences ever, outside of the Heat bank robbery.
It's such a great movie and IMO Tom Cruise's best work.
Collateral might be one of the most under-appreciated stone cold masterpieces I’ve ever seen.
I wish we got more films like this today.
Just a banger top to bottom.
Heat (1995)
Dir. Michael Mann
"Don't let yourself get attached to anything you are not willing to walk out on in 30 seconds flat if you feel the heat around the corner."