On va faire le point à différents sujets ce matin d'une manière très factuelle (absolument aucune technicité particulière dans ce que je vais vous dire).
Cette semaine se confirme être estivale et chaude (encore au dessus des normales) mais la canicule est terminée. Retour à des valeurs plus respirables bien que parfois vraiment chaude au sud (très chaudes au sud-est entre aujourd'hui et mercredi avec des effets de foehn attendus). Cela descendra un peu dans le sud-est en deuxième partie de semaine mais restera bien chaud. Je sais que les gens du sud-est se plaignent qu'on parle pas assez d'eux, malheureusement les températures très chaudes sans relâche sont probables jusqu'à fin août-début septembre, c'est le lot de chaque été maintenant dans le sud-est.
A noter durant cette semaine, que les orages se cantonneront aux reliefs de l'est et des Alpes. Ailleurs régime sec, on reviendra dessus.
Deuxième point qui nécessite vraiment une mise au point. Des comptes et pages peu scrupuleux surfent de nouveau sur du buzz depuis 24 h en annonçant une "nouvelle canicule historique" à partir du 6 juillet.
En l'état actuel, c'est FAUX !!!!!!! Oui, les températures vont repartir à la hausse le week-end prochain en redevenant parfois très chaudes sur la moitié sud, oui les températures vont repartir à la hausse aussi au nord, mais on restera dans un premier temps du moins bien éloigné des valeurs historiques qu'on vient de connaitre.
Qu'est ce que l'on sait de la semaine du 6 juillet qui fait office de toutes les spéculations?
Elle sera très chaude et très sèche certainement, les courbes des diagrammes sont encore à la hausse, mais on ne peut pas parler pour l'heure de canicule à l'échelle nationale et encore moins de nouveau historique. Oui on pourrait avoir de nouveau des valeurs caniculaires sur la moitié sud, je suis davantage sceptique pour le nord de la Loire pour l'heure car l'édifice anticyclonique semblerait vouloir moins remonter ver le Royaume Uni que précédemment.
Encore une fois, les mots ont du sens et la graduation des températures aussi.
Au dessus de 30°C c'est des fortes chaleurs, au dessus de 35°C c'est des très fortes chaleurs, au dessus de 40°C c'est des chaleurs extrêmes.
Et s'il vous plait, venez pas me dire que la ministre avait raison comme vous êtes plusieurs à me dire depuis ce week-end. Sortez du logiciel binaire, raison ou tort, encore une fois les mots ont du sens. Madame la ministre énonçait et tablait possiblement sur "la poursuite des températures extrêmes jusqu'au 14 juillet", en cela c'est déjà faux et rien ne dit qu'on reviendrait à des chaleurs extrêmes sur la semaine du 6 juillet. Le seuil de très fortes chaleurs pourrait ne pas être dépassé, c'est déjà pas mal me direz vous !
Pour ma part il y a quelques jours, je tablais sur un relâchement plus prolongé des très fortes températures, j'ai rapidement revu la chose même pas 48 h après en voyant l'évolution des paramètres et des modèles, mais pour moi il me semble peu probable qu'on revive immédiatement une canicule équivalente à celle qu'on vient de vivre.
Après malheureusement pas besoin de revivre une telle canicule pour continuer à souffrir, la persistance des très fortes chaleurs érode les écosystèmes et les corps humains donc en cela les nouvelles sont pas bonnes !
Dernier point et c'est le plus préoccupant selon moi, la persistance et l'accentuation de la sécheresse qui font craindre pleins de périls, avec l'anéantissement des cultures, la perte d'évaporation ce qui fait craindre des valeurs de températures encore plus élevées que ce qu'elles ne devraient être, et aussi les feux et incendies qui se multiplient depuis plusieurs jours. Feux et incendies qui ne sont pas cantonnés au milieu méditerranéen. Aucune pluie salvatrice n'est vue à horizon de 10 jours et le mois de juillet s'annonce très sec, c'est vu depuis longtemps que ce mois de juillet serait très sec. Il faudra certainement que les pouvoirs publics interdisent des feux d'artifice pour les festivités du 14 juillet. Pour ma part, c'est le point qui m'inquiète le plus avec des dégâts irréparables qui risquent de s'accompagner à petit feu d'autres conséquences.
Comme vous le voyez, les nouvelles ne sont pas bonnes mais faut nuancer un peu ! Cela ne mérite pas le buzz et le sensationnalisme et vivre dans l'irrationnalité! Faut garder la tête froide et analyser les choses avec rationnalité.
Voilà ce qu'on peut dire aujourd'hui.
La France vue du ciel avant la chaleur de la Pentecôte et après canicule du solstice. La désertification est bien visible. Je crains le pire pour la même photo dans 1 mois et à la fin de l'été 🆘 Les quelques orages isolés n'y changeront rien 🙏🙏 pour la suite
Via @SkyPhilippe
@Enzo_Sportscars@2geek4you1 Je réagis à « Putaclick challenge » chouchou. Si tu trouves ça dégueulasse, relis le titre du Parisien. Il est juste et factuel et ne sous-entend rien de plus. Le mec a joué, il a perdu.
« Ca aurait pu arriver à n’importe quel cyclo » c’est du Whataboutisme.
Jamais vu cette interview qui conforte mon amour pour l’auvergnat. Un mec droit. Il a raison, quand on aime vraiment l’amour, le plaisir et la sensualité, c’est dans l’égalité et le respect.
#JeanLouisMurat#Gentilhomme
@chroniconoklast Je voudrais savoir à quel moment il a été considéré comme acceptable de poster publiquement qu’on a le droit de remuer une plume le plus rapidement possible pour s’amuser le minou et…
Ah ? Ah d’accord (remet ses lunettes). Ah oui !
World Cup scoring strategies:
Argentina: pass the ball to Messi
Portugal: pass the ball to Ronaldo
England: pass the ball to Kane
Spain: pass the ball to Lamal
France: pass the ball to Mbappé or Dembélé or Olise or Doué or Barcola or Cherki or Thuram or
a good middle manager looks like a guy who just drinks coffee and forwards emails, but his actual job is secretly absorbing insane executive requests so the team can just do their work
+1000% de mortalité chez les poules, +200% chez les porcs, +45% chez les bovins.
Plusieurs millions d'animaux d'élevage sont morts sous l'effet de la canicule. Nous sommes en train de vivre une catastrophe agricole majeure, qui rejoint le traumatisme de 2003 comme étant les deux plus grandes hécatombes animales de l'histoire récente de l'agriculture française.
Face à l’afflux de carcasses, les autorités bretonnes autorisent à titre exceptionnel l’enfouissement des animaux morts dans le sol même des exploitations agricoles.
Et cette surmortalité est observée dans l'ensemble des élevages : du Label Rouge (accès à un parc extérieur arboré) au bâtiment ventilé, du bio au conventionnel. Sans compter le traumatisme de l'éleveur.
Je suis en colère. Nos débats se focalisent sur la climatisation ce qui nous fait passer à côté du véritable problème : écosystèmes souffrants, eau eutrophiée et prolifération de cyanobactéries, mortalité forestière, mortalité des oiseaux... Depuis des décennies, les gouvernements successifs appliquent une politique du sparadrap à court terme : on s'efforce de limiter les dégâts plutôt que de s'attaquer aux causes du problème...
L'adaptation de l'agriculture française au changement climatique reste largement insuffisante au regard des défis qui nous attendent. Les agriculteurs sont prêts à s'adapter. Ce qui fait défaut, ce sont une vision politique ambitieuse, des investissements à la hauteur des enjeux et une stratégie cohérente pour préparer l'agriculture de demain.
Il faut un véritable plan national de rénovation des bâtiments d’élevage, soutenu par une politique publique ambitieuse, et qui ne repose pas uniquement sur les épaules des agriculteurs : ventilation, brumisation, douches, gestion des flux d'air et des matériaux, ombrage des bâtiments, parcs arborés, aménagements extérieurs.
Tant qu'on parle d'ambition ? Donner aux éleveurs les moyens de produire en France, durablement et avec fierté, plutôt que de dépendre d'importations de viande à bas coût.
La production de viande (notamment rouge) émet des gaz à effet de serre. Autant privilégier une viande française, issue autant que possible d'élevages au pâturage, qui répondent à des exigences environnementales et de bien-être animal plus élevées. Cela implique sans doute d'en consommer moins, mais de meilleure qualité, pour celles et ceux qui choisissent d'en manger.
On vit une catastrophe agricole, mais on pourra au moins manger des cailloux dans une bulle d'air climatisée. C'est tellement agréable. J'ai besoin de prendre l'air après ces jours intenses. Je suis fatigué.
BREAKING: June's temperature record has been broken for a third time today, with the mercury hitting 37.1C at Cavendish in Suffolk.
https://t.co/wLIsk4LY3P
📺 Sky 501 and YouTube
Les presque 30°C (29.5°C) de T° minimale à la station @meteofrance de #Paris Lariboisiere la nuit dernière sont possiblement un record mondial à une latitude aussi nord (48°51'), venant souligner le caractère absolument hors norme et dangereux de la chaleur nocturne dans Paris…
Je viens d'échanger avec un ami de Météo France, passionné comme moi par le climat du passé. Cet épisode caniculaire apparaît tellement exceptionnel qu’il pourrait falloir remonter au précédent interglaciaire, il y a environ 120 000 ans, pour retrouver des températures comparables en France.
Une telle affirmation reste difficile à confirmer avec certitude, faute de mesures précises sur ces périodes très anciennes. Mais les indices paléoclimatiques, notamment les carottes de glace et les reconstitutions du climat passé, semblent aller dans ce sens.
En revanche, il paraît presque certain qu’aucune vague de chaleur d’une telle intensité n’a été observée en France depuis le début des mesures météorologiques, c’est-à-dire depuis le XVIIIᵉ siècle.