Substitution des pansements par le pharmacien : les infirmières entendues… mais pas écoutées ?
La Haute Autorité de Santé vient de rendre son avis sur le projet de substitution des dispositifs médicaux en officine.
La HAS reconnaît désormais que deux dispositifs appartenant à une même ligne générique ne sont pas forcément équivalents et que leurs différences peuvent avoir un impact sur le patient.
C’est exactement ce que Convergence Infirmière défendait dans son argumentaire fondé sur des situations cliniques réelles de patients porteurs d’ulcères, de pieds diabétiques, d’escarres ou de plaies postopératoires.
Mais une question demeure :
👉 Qui voit la plaie ?
👉 Qui suit son évolution chaque jour ?
👉 Qui adapte les soins en fonction de la douleur, de l’exsudat, de l’infection ou des complications ?
👉 Qui connaît l’environnement du patient ?
L’infirmière.
Pourtant, dans ce dispositif, l’expertise clinique infirmière reste largement absente alors qu’elle constitue le fondement même de la qualité et de la sécurité des soins à domicile.
On reconnaît que les dispositifs sont différents.
On reconnaît que ces différences peuvent avoir des conséquences pour le patient.
Mais on continue à considérer que l’avis du professionnel qui réalise les soins au quotidien n’est pas indispensable.
Convergence Infirmière maintient sa position :
❌ Les pansements, compresses et sets de soins ne doivent pas entrer dans le champ de la substitution automatique.
La prise en charge des plaies ne se résume pas à une ligne générique de la LPPR.
Elle repose sur une évaluation clinique, une expertise de terrain et une adaptation permanente au patient.
La HAS reconnaît que tous les pansements d’une même catégorie ne sont pas équivalents.
La HAS reconnaît que ces différences peuvent avoir des conséquences pour le patient.
Mais alors sur quels critères le pharmacien choisira-t-il le produit de remplacement ?
👉Puisqu’il ne voit pas la plaie.
👉Puisqu’il ne suit pas son évolution.
👉Puisqu’il ne réalise pas les soins.
👉Puisqu’il ne dispose pas de l’évaluation clinique qui a conduit au choix initial.
Une substitution doit-elle être guidée par les besoins du patient ou par les produits disponibles dans le stock de l’officine ?
C’est toute la question.
Évitons le gaspillage! Il coûte 1,4 milliards par an!
@stephanie_rist@SebLecornu@ThomasFatome@yannickneuder@Jordan_challier@fredvalletoux@CaumesGregory@NicoleDubre17@ViryStephane@DrMartyJer@barriere_dr@davidlisnard@ConvergenceInf
Exclure les infirmières libérales des aides carburant est une erreur.
On ne peut pas parler à longueur de temps de virage domiciliaire et de « aller-vers » tout en oubliant celles et ceux qui en sont le pilier, qui vont chaque jour au domicile des Français âgés, dépendants, malades.
Les annonces du gouvernement sur les aides au carburant comportent un angle mort que je regrette : les soignants libéraux qui se déplacent chaque jour au domicile des patients.
Ce matin encore, je rencontrais une partie des infirmiers libéraux dans ma circonscription. Cette semaine, j’ai également pu échanger avec eux à Santexpo.
Partout, le même constat : une profession épuisée, qui voit ses charges exploser sans aucune marge pour s’adapter.
Les aides à domicile sont incluses dans le dispositif, c’est une bonne chose. Mais les infirmiers libéraux, qui parcourent souvent plusieurs centaines de kilomètres pour assurer la continuité des soins, restent à la porte du plan. C’est un signal difficile à entendre pour des professionnels dont les tarifs sont encadrés et qui ne peuvent pas répercuter la hausse. C’est d’autant plus incompréhensible qu’ils participent de plus en plus et de mieux en mieux au rôle préventif des professionnels de santé.
Le virage domiciliaire c’est l’un des piliers du système de santé de demain. Sans soignants mobiles, en ville comme dans la ruralité, il n’y a pas de maintien à domicile, pas de désengorgement de l’hôpital, pas de prise en charge digne du grand âge et des maladies chroniques.
Oublier ces professionnels, c’est se préparer demain à une dépense de santé démultipliée, en réhospitalisations évitables et en pertes d’autonomie. Le sujet est d’autant plus préoccupant que les véritables sources d’économies pour notre protection sociale sont ailleurs : dans la lutte contre la fraude, dans la prévention, dans une organisation territoriale des soins qui mise vraiment sur l’ambulatoire.
@CerfiaFR Pour la guerre les caisses se remplissent d argent magique ...mais pour la santé des français et pour revaloriser les soignants de terrain il disparaît voir il n a jamais existé...bref ils ont de l' argent quand ils veulent mais pas pour les bonnes raisons
@yannickneuder Merci pour votre véritable engagement auprès des patients et des soignants ..comme vous dîtes prévenir pourrait bien faire baisser les coûts de santé mais ça ils s en moquent ..ne compte que l' instant présent ...sauf qu'en santé ...la première évidence est la prévention
Se soigner en France est devenu une épreuve.
Nous dépensons 12 % du PIB en santé, soit 60 milliards de plus que la moyenne européenne. Et pourtant : 87 % du territoire est en désert médical, 7 millions de Français n'ont pas de médecin traitant, 22 % des urgences publiques n'assurent plus la continuité du soin, deux Français sur trois renoncent à se soigner.
Ce paradoxe a une cause bien identifiée : la suradministration. 34 % des effectifs hospitaliers sont non-soignants, contre 24 % en Allemagne et 20 % au Danemark. Un médecin consacre 20 heures par semaine à des tâches administratives. Les ARS emploient 9 000 agents pour produire des schémas directeurs déconnectés du terrain. Nous les supprimerons, nous rendrons la présidence des conseils d'administration d'hôpitaux aux maires, et nous confierons l'organisation locale aux préfets et aux élus.
Il est grand temps de passer d'une politique de soins à une politique de santé. La prévention ne représente que 2 % de nos dépenses, alors qu'elle est le seul investissement qui rapporte : chaque euro engagé dans le dépistage précoce, l'accompagnement des malades chroniques et la lutte contre les facteurs de risque évite des dépenses curatives bien supérieures.
Nous devons aussi reconquérir notre leadership en innovation - intelligence artificielle diagnostique, robotique, télésurveillance, recherche pharmaceutique - pour soigner mieux et redevenir souverains.
Notre projet repose sur six objectifs : lutter contre les déserts médicaux, redonner de l'attractivité aux métiers de santé, simplifier l'organisation et décentraliser, investir dans la prévention et la santé mentale, moderniser le financement, reconquérir notre souveraineté sanitaire.
Libérer les soignants pour libérer l'accès aux soins pour tous.
@simeasol@Idelencolere@davidlisnard@MichelGabas On parle surtout de promesses d un futur candidat ...c est louable et réaliste tant pour la rémunération que pour les ars mais encore faut il qu il soit élu...et une fois élu...
@FNIofficiel Il serait temps de se battre vraiment ..le SMIC indexé a l' inflation et nous 17 ans sans revalorisation ..et que dire des frais de déplacement qui font bondir de honte les patients et nous encore plus
Fier d’être infirmier ou infirmière libérale 💙
La loi de juin 2025 reconnaît notre rôle propre : nous demandons un accès direct à l’intégralité de nos compétences, pas une version tronquée en deux items seulement.
#InfirmierLiberal#RolePropre#Sante#Soignants#AccesAuxSoins #Loi2025
@rist
@CricridelaCoti@tislaetis@FNIofficiel@presidentFNI Scandaleux mais ça ne choque pas nos énarques ..se déplacer pour environ 4.5 net la plus part du temps mais bon vu qu on roule en suv pour notre dos car c est notre outils et qu on ne fait pas les 35 h tous le monde s en fout
On refuse désormais toutes les sorties d’hospitalisation
On ne cédera pas! Ce n est pas à nous d’absorber seuls la hausse des carburants!
La moitié du prix sont des taxes. À qui profite la hausse?
#fni#idel